Macroéconomie

Voitures neuves : le marché français bondit de 11,6 % en septembre, l'électrique atteint 42 %

Les immatriculations de voitures neuves ont progressé de 11,60 % en septembre 2026 en France, à 156 629 unités, selon la PFA. L'électrique atteint 42 % des ventes, porté par le leasing social. Renault gagne 10,99 %, Stellantis 6,65 % et Tesla 61,86 %.

Rédacteur en chef, France Épargne
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Illustration abstraite de silhouettes automobiles lumineuses et de flux d'énergie électrique ascendants sur fond bleu et vert

Le marché français des voitures particulières neuves a progressé de 11,60 % en septembre 2026 sur un an, avec 156 629 immatriculations, selon les chiffres provisoires publiés le 1er octobre par la Plateforme automobile (PFA) à partir des données d'AAA Data. Septembre comptait 22 jours ouvrés, exactement comme en 2025 : la hausse est donc entièrement imputable à la demande.

Sur les neuf premiers mois de l'année, 1 234 952 voitures neuves ont été immatriculées en France, soit une progression de 4,06 % par rapport à la même période de 2025 (188 jours ouvrés contre 187). Les véhicules utilitaires légers suivent la trajectoire inverse : 27 113 unités en septembre, en baisse de 9,96 %, et un repli de 5,37 % depuis janvier. Toutes catégories légères confondues, le marché gagne 7,79 % sur le mois.

La voiture électrique franchit le seuil de 40 % des ventes

Le graphique mensuel du dossier de presse de la PFA situe la part des voitures électriques (hydrogène compris) à 42 % en septembre, contre 38 % en août et 22 % en septembre 2025. Le niveau d'août constituait déjà un record, selon Le Journal de l'Automobile, et AAA Data relevait alors un bond de 113 % des immatriculations électriques sur un an.

Le cumul annuel confirme ce basculement. De janvier à septembre, 387 345 voitures électriques ont été immatriculées, soit 31,4 % du marché contre 18,3 % un an plus tôt. L'essence tombe à 169 331 unités (13,7 % des ventes contre 22,3 %) et le diesel à 29 125 unités (2,4 %). Les motorisations hybrides restent les plus vendues, avec 606 214 unités et 49,1 % du marché, dont 71 360 hybrides rechargeables.

Cette accélération coïncide avec la troisième édition du leasing social, ouverte le 16 juillet 2026. D'après l'Avere France, le dispositif plafonne les loyers à 200 € TTC par mois pour les ménages dont le revenu fiscal de référence par part ne dépasse pas 16 880 €, grâce à une aide couvrant 29 % du prix TTC du véhicule dans la limite de 6 500 €. Les voitures commandées depuis l'été arrivent désormais chez leurs locataires et gonflent les statistiques. En août, Le Journal de l'Automobile attribuait déjà la vigueur des ventes électriques au leasing social et à la fiscalité des véhicules de société, tandis qu'AAA Data soulignait le verdissement accéléré des flottes d'entreprise sous la pression fiscale.

Renault devance Stellantis sur le mois

Le groupe Renault (Renault, Dacia, Alpine) totalise 40 065 immatriculations en septembre, en hausse de 10,99 %, pour une part de marché de 25,58 %. La marque Renault progresse de 22,43 %, à 28 844 unités, alors que Dacia recule de 14,45 %, à 10 398 unités. Sur neuf mois, le groupe reste toutefois en léger repli (1,03 % de baisse).

Stellantis immatricule 38 468 voitures, en hausse de 6,65 %, avec 24,56 % du marché. Citroën gagne 21,25 % et Fiat 52,12 %, tandis que Peugeot se stabilise (hausse de 1,48 %) et qu'Opel recule de 19,90 %. Depuis janvier, Stellantis conserve la première place avec 327 026 unités et 26,48 % des ventes, devant Renault (25,46 %).

Plusieurs constructeurs étrangers perdent du terrain. Le groupe Volkswagen cède 12,06 %, à 18 984 unités, le groupe Toyota 3,25 % et le groupe BMW 5,63 %. À l'inverse, Kia bondit de 62,16 %, à 3 574 voitures.

Tesla et les marques non détaillées en forte hausse

Tesla affiche 9 038 immatriculations en septembre, en hausse de 61,86 %, soit 5,77 % du marché français. Sur neuf mois, le constructeur américain cumule 45 199 unités, plus du double de 2025 (hausse de 124,37 %). Le Model Y est la quatrième voiture la plus immatriculée en France depuis janvier, avec 37 841 unités.

La ligne « autres » du tableau de la PFA, qui regroupe les marques absentes du détail publié, dont BYD et MG, progresse de 121,14 %, à 15 139 unités. Sa part de marché passe de 4,88 % à 9,67 % en un an.

Un marché soutenu par l'aide publique, selon la filière

La reprise reste fragile aux yeux des industriels. En juillet, la PFA publiait une étude réalisée avec Roland Berger sur la baisse du marché. Son président, Luc Chatel, y déclarait : « L'Europe nous demande de fabriquer des voitures que les consommateurs n'achètent pas, en tout cas pas assez et pas assez vite, et la France taxe les dernières voitures qu'on vend. »

Pour les épargnants exposés aux constructeurs cotés à Paris, ces chiffres livrent une indication sur la demande domestique, l'un des marchés historiques de Renault et de Stellantis. La progression repose largement sur des véhicules électriques dont une partie bénéficie d'un financement public, ce qui rend la dynamique dépendante de la durée et de l'enveloppe du leasing social.

Les prochaines échéances

  • Les chiffres européens de septembre de l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA), attendus dans le courant d'octobre, permettront de situer la France par rapport à ses voisins.
  • Les immatriculations d'octobre, publiées par la PFA début novembre, diront si la part électrique reste supérieure à 40 %.
  • L'évolution du leasing social, conditionne une partie des volumes du quatrième trimestre.

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Tags :

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À propos de l'auteur

Emmanuel d'Ibelin

Rédacteur en chef, France Épargne

Emmanuel d'Ibelin dirige la rédaction de France Épargne. Juriste de formation, titulaire d'un master de droit des affaires, il analyse au quotidien les annonces des banques centrales, les évolutions réglementaires et les opportunités d'investissement pour les épargnants français.