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Comparateur de livrets 2026

Livret A, LDDS, LEP, super-livret : taux nets 2026 et stratégie de remplissage optimale.

Livret A 1,50 % · 22 950 €LDDS 1,50 % · 12 000 €LEP 2,50 % · 10 000 €
Barèmes 2026 officielsChiffres mis à jour : HCSF, droits d'enregistrement, plafonds PTZ, indices INSEE.
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4 livrets comparés : Livret A, LDDS, LEP, super livret bancaire.

20 000 €
5 ans

Plafonds 2026 (RFR 2024) : 23 028 € pour 1 part, 35 326 € pour 2 parts, 47 624 € pour 3 parts.

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Livrets réglementés 2026

Livrets réglementés, PEL et super livrets en 2026 : arbitrer intelligemment

Depuis le 1er février 2026, la Banque de France a réajusté la grille officielle : Livret A et LDDS à 1,50 % net, LEP remonté à 3,50 % net pour protéger les revenus modestes dans un contexte d'IPC à 1,7 % sur douze mois glissants (INSEE, mars 2026), CEL à 1,25 % net et PEL nouvelle génération à 2,00 % brut (soit 1,40 % net après PFU). Face à cette grille, le Livret Jeune conserve son attrait pour les 12·25 ans avec un plancher à 1,50 % et des offres bancaires qui atteignent 4 %. Comprendre la hiérarchie des plafonds, des fiscalités et des conditions d'accès permet de remplir la poche sécurité dans l'ordre exact qui maximise le rendement net, avant de basculer le surplus vers l'assurance vie fonds euros (2,60 % en 2024, France Assureurs) ou les SCPI (4,72 % de distribution moyenne 2024, ASPIM).

Les six enveloppes réglementées passées au crible

Le marché français de l'épargne réglementée repose sur six enveloppes distinctes, toutes encadrées par la Banque de France et garanties par l'État français ou par le FGDR à hauteur de 100 000 € par déposant et par établissement. Chacune combine un taux, un plafond, une fiscalité propre et des conditions d'accès qui la rendent pertinente pour un profil précis. Le taux d'épargne des ménages français, à 18,2 % du revenu disponible brut en 2025 (INSEE), signale une appétence forte pour ces produits lisibles, liquides et sécurisés.

  • Livret A · 1,50 % net depuis le 1er février 2026, plafond 22 950 €, intérêts et retraits exonérés d'impôt et de prélèvements sociaux, un seul par personne physique.
  • LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire) · 1,50 % net, plafond 12 000 €, même fiscalité que le Livret A, réservé aux majeurs fiscalement domiciliés en France, complément naturel du Livret A.
  • LEP (Livret d'Épargne Populaire) · 3,50 % net depuis le 1er février 2026, plafond 10 000 €, sous conditions de revenus (RFR 2024 inférieur à 22 823 € pour une personne seule selon le barème 2026 en vigueur), totalement exonéré.
  • Livret Jeune · plancher légal à 1,50 %, taux bancaire libre pouvant atteindre 4 %, plafond 1 600 €, réservé aux 12·25 ans résidant en France, exonération complète.
  • CEL (Compte Épargne Logement) · 1,25 % net (règle Livret A moins 0,25 point), plafond 15 300 €, droits à prêt épargne logement attachés, exonération maintenue sur les plans ouverts avant 2018.
  • PEL 2026 · 2,00 % brut, soumis au PFU 30 % soit 1,40 % net, plafond 61 200 €, versements mensuels minimum 45 € ou trimestriels 135 €, droit à prêt épargne logement à 3,45 % sur 15 ans.

L'ordre de remplissage optimal en 2026

La hiérarchie 2026 est dictée par le rendement net et par la liquidité. Le LEP domine largement la grille avec 3,50 % nets, soit 2 points de plus que le Livret A : un ménage éligible qui laisse 10 000 € sur son Livret A plutôt que sur son LEP perd 200 € par an, pour exactement le même niveau de sécurité et de disponibilité. Ensuite, Livret A et LDDS partagent le même taux de 1,50 % net, donc l'ordre entre les deux est indifférent techniquement, mais il est plus simple de remplir d'abord le Livret A (plafond plus élevé) puis le LDDS en complément.

Le Livret Jeune, lorsqu'il est disponible (12·25 ans), doit systématiquement être saturé en premier : à 1 600 € seulement, un taux de 3 ou 4 % net représente 48 à 64 € d'intérêts défiscalisés par an pour un effort minimal. Le CEL à 1,25 % net passe après les trois exonérés, sauf si un projet immobilier est planifié à court terme et exige d'activer des droits à prêt. Le PEL à 1,40 % net perd toute compétitivité brute face au Livret A, mais conserve son intérêt patrimonial grâce au droit à prêt garanti à 3,45 %, verrouillé pour quinze ans, particulièrement précieux si les taux immobiliers remontent.

Une fois l'empilement LEP + Livret A + LDDS + Livret Jeune saturé (soit environ 46 550 € pour un adulte éligible LEP, ou 34 950 € hors LEP), le surplus doit basculer hors univers réglementé : assurance vie fonds euros à 2,60 % moyen en 2024, SCPI diversifiées à 4,72 % de distribution, ou unités de compte en PEA pour l'horizon long.

PEL et CEL : l'angle épargne logement souvent négligé

Le PEL ouvert en 2026 délivre un taux brut de 2,00 %, ramené à 1,40 % net après prélèvement forfaitaire unique de 30 %. Ce rendement nominal est inférieur au Livret A, mais le PEL conserve un atout structurel : le droit à un prêt épargne logement à taux fixe de 3,45 % sur quinze ans, activable après quatre ans de détention, pour un plafond de prêt pouvant atteindre 92 000 €. Dans un scénario de remontée des taux immobiliers au dessus de 4,5 %, ce prêt redevient très compétitif face aux offres de marché. Le PEL est donc moins un produit de rendement qu'une option sur les taux futurs, à conserver pour un ménage qui planifie un achat à cinq ou dix ans.

Le CEL, plus souple, accepte retraits partiels et versements libres, avec un plafond de 15 300 € et un taux net de 1,25 %. Il joue le rôle d'antichambre du PEL : il permet d'activer des droits à prêt épargne logement plus modestes (plafond 23 000 €) tout en restant liquide. Les plans ouverts avant 2018 bénéficient encore de l'exonération d'impôt sur le revenu sur les intérêts, ce qui en fait un actif à conserver même lorsque son rendement nominal paraît modeste.

Super livrets bancaires : taux d'appel et fiscalité réelle

Les super livrets distribués par les banques en ligne (ING, Boursorama, Fortuneo, Hello bank, Distingo, Cashbee) affichent régulièrement des taux promotionnels de 3 à 4 % bruts pendant deux à six mois, avant de retomber à 1 ou 1,5 %. Ces produits sont fiscalisés au PFU de 30 % (12,8 % d'impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux), soit un taux net effectif souvent compris entre 1,26 % et 2,80 % même en phase promotionnelle.

Exemple concret : un taux boosté à 4 % brut pendant quatre mois puis 1,5 % brut le reste de l'année donne un rendement brut pondéré de 2,33 %, ramené à 1,63 % net après PFU. À comparer au Livret A à 1,50 % net, sans fiscalité, sans plafond de versement promotionnel et sans date butoir. Le super livret reste donc une solution d'attente utile uniquement lorsque les livrets réglementés sont saturés, ou comme poche tampon pour un capital temporairement liquide (vente immobilière, prime exceptionnelle, attente de réinvestissement).

Au delà des plafonds : passer à l'assurance vie et aux SCPI

Un couple éligible LEP peut accumuler jusqu'à 89 900 € de livrets réglementés (2 LEP + 2 Livret A + 2 LDDS), auxquels s'ajoutent Livret Jeune des enfants, CEL et PEL familiaux. Au delà, la logique change : la poche sécurité est constituée, les livrets ne doivent plus accueillir que le précautionnement courant (3 à 6 mois de dépenses), et le surplus doit être travaillé selon l'horizon et la tolérance au risque.

Les fonds euros d'assurance vie ont servi un rendement moyen de 2,60 % en 2024 (France Assureurs, bilan 2025), avec garantie du capital, liquidité sous huit jours et fiscalité avantageuse après huit ans de détention (abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple). Les SCPI de rendement ont distribué 4,72 % en moyenne en 2024 (ASPIM), avec volatilité modérée et sans effort de gestion. Enfin, le PEA et les unités de compte diversifiées offrent une espérance de rendement long terme supérieure, au prix d'une volatilité annuelle. La bonne règle reste : empiler les livrets réglementés pour la précaution, puis diversifier le reste.

Taux réel après inflation : le seul vrai indicateur

L'inflation française mesurée par l'INSEE sur douze mois glissants s'établit à 1,7 % en mars 2026, après un pic à 5,9 % en 2022·2023. Dans ce contexte, le Livret A à 1,50 % net présente un taux réel légèrement négatif (−0,2 point), ce qui signifie qu'un capital laissé sur le Livret A perd très lentement en pouvoir d'achat. Le LEP à 3,50 % net offre à l'inverse un taux réel positif de +1,8 point, le plaçant parmi les meilleures protections anti inflation du marché français, à sécurité équivalente.

Le PEL à 1,40 % net est en territoire négatif réel (−0,3 point), mais cette comparaison ignore la valeur d'option du droit à prêt. Les super livrets, à 1,26 à 2,80 % net selon période, oscillent autour du point mort. Conclusion opérationnelle : saturer le LEP est l'arbitrage le plus rentable du marché français en 2026, bien avant tout autre produit de taux sans risque.

Questions fréquentes

Combien de Livrets A peut on détenir ?

Un seul par personne physique, depuis 2013. Le cumul reste possible avec LDDS, LEP, Livret Jeune, CEL et PEL, dans la limite des plafonds propres à chaque enveloppe.

Le LEP bat il vraiment le Livret A en 2026 ?

Oui, et largement. Depuis le 1er février 2026, le LEP sert 3,50 % net contre 1,50 % pour le Livret A, soit 2 points d'écart. Sur 10 000 € pendant un an, cela représente 200 € d'intérêts supplémentaires, pour une sécurité et une liquidité strictement identiques.

Qui peut ouvrir un LEP en 2026 ?

Les personnes dont le revenu fiscal de référence 2024 (indiqué sur l'avis d'imposition 2025) ne dépasse pas le plafond en vigueur, soit environ 22 823 € pour une part, 35 032 € pour deux parts, avec majorations selon la composition familiale. L'administration fiscale transmet directement l'éligibilité aux banques depuis 2023.

Les livrets sont ils garantis par l'État ?

Livret A, LDDS et LEP bénéficient de la garantie directe de l'État français via la Caisse des Dépôts qui centralise les dépôts. Le CEL, le PEL, le Livret Jeune et les super livrets bancaires sont couverts par le FGDR à hauteur de 100 000 € par déposant et par établissement.

Quand les taux des livrets sont ils révisés ?

Les livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP) sont révisés deux fois par an, au 1er février et au 1er août, par arrêté du ministre de l'Économie sur proposition de la Banque de France. Le CEL suit le Livret A moins 0,25 point. Le PEL fixe son taux à l'ouverture pour toute la durée du plan.

Peut on cumuler LEP, Livret A et LDDS ?

Oui, le cumul est autorisé et recommandé. Un adulte éligible LEP peut porter 10 000 € sur le LEP, 22 950 € sur le Livret A et 12 000 € sur le LDDS, soit 44 950 € au total d'épargne totalement défiscalisée, hors intérêts capitalisés au delà des plafonds.

Livret A ou LDDS : quelle différence concrète ?

Le taux et la fiscalité sont identiques (1,50 % net, exonération totale). Seuls les plafonds diffèrent, 22 950 € contre 12 000 €, ainsi que la destination des fonds : le LDDS finance le développement durable et l'économie sociale via la Caisse des Dépôts, le Livret A finance principalement le logement social.

Les prélèvements sociaux s'appliquent ils sur les livrets ?

Non pour Livret A, LDDS, LEP, Livret Jeune et CEL ouvert avant 2018 (exonération complète de CSG·CRDS et d'impôt sur le revenu). Oui pour le PEL, les CEL ouverts depuis 2018 et les super livrets bancaires, soumis à 17,2 % de prélèvements sociaux et à l'impôt sur le revenu ou au PFU.

Le PEL conserve t il un intérêt en 2026 ?

Pas pour le rendement brut, car 1,40 % net reste inférieur au Livret A. Son intérêt est le droit à prêt épargne logement à 3,45 % sur 15 ans, activable après 4 ans, plafond 92 000 €. C'est une option sur les taux futurs, précieuse pour un projet immobilier planifié à 5 ou 10 ans.

Que vaut le Livret Jeune face au Livret A ?

Sur un plafond limité à 1 600 €, beaucoup de banques servent 3 à 4 % net, contre 1,50 % sur le Livret A. Le Livret Jeune doit donc être saturé en priorité pour les 12·25 ans, avant tout autre livret, même si le plafond bas limite le gain absolu (48 à 64 € par an).

Les super livrets bancaires valent ils encore le coup ?

Rarement après fiscalité. Un taux promotionnel à 4 % brut pendant quatre mois, puis 1,5 % brut ensuite, donne environ 1,63 % net annuel après PFU 30 %. C'est légèrement supérieur au Livret A, mais uniquement si les plafonds réglementés sont déjà saturés et si le capital reste en attente d'un réinvestissement.

Que faire quand tous les plafonds sont atteints ?

Basculer le surplus vers l'assurance vie fonds euros (2,60 % moyen 2024, France Assureurs), les SCPI de rendement (4,72 % moyen 2024, ASPIM), ou le PEA pour l'horizon long. Chacune apporte un couple rendement·fiscalité supérieur aux super livrets bancaires une fois sortis du périmètre réglementé.