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Comparateur de livrets 2026

Livret A, LDDS, LEP, super livret : taux nets 2026 et stratégie de remplissage optimale.

Livret A 1,70 % · 22 950 €LDDS 1,70 % · 12 000 €LEP 2,50 % · 10 000 €
Barèmes 2026 officielsChiffres mis à jour : HCSF, droits d'enregistrement, plafonds PTZ, indices INSEE.
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4 livrets comparés : Livret A, LDDS, LEP, super livret bancaire.

20 000 €
5 ans

Plafonds 2026 (RFR 2024) : 23 028 € pour 1 part, 35 326 € pour 2 parts, 47 624 € pour 3 parts.

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Livrets réglementés 2026

Livrets réglementés, PEL et super livrets en 2026 : arbitrer intelligemment

Depuis le 1er août 2026, la grille officielle fixe le Livret A et le LDDS à 1,70 % net et maintient le LEP à 2,50 % net, face à une inflation de 2,4 % sur un an (INSEE, août 2026). Le CEL rapporte 1,25 % brut et le PEL nouvelle génération 2,00 % brut (soit 1,40 % net après PFU). Face à cette grille, le Livret Jeune conserve son attrait pour les 12·25 ans avec un plancher à 1,70 % et des offres bancaires qui atteignent 4 %. Comprendre la hiérarchie des plafonds, des fiscalités et des conditions d'accès permet de remplir la poche sécurité dans l'ordre qui maximise le rendement net, avant de basculer le surplus vers l'assurance vie fonds euros (2,60 % en 2024, France Assureurs) ou les SCPI (4,72 % de distribution moyenne 2024, ASPIM).

Les six enveloppes réglementées passées au crible

Le marché français de l'épargne réglementée repose sur six enveloppes distinctes, toutes encadrées par la Banque de France et garanties par l'État français ou par le FGDR à hauteur de 100 000 € par déposant et par établissement. Chacune combine un taux, un plafond, une fiscalité propre et des conditions d'accès qui la rendent pertinente pour un profil précis. Le taux d'épargne des ménages français, à 18,2 % du revenu disponible brut en 2025 (INSEE), signale une appétence forte pour ces produits lisibles, liquides et sécurisés.

  • Livret A · 1,70 % net depuis le 1er août 2026, plafond 22 950 €, intérêts et retraits exonérés d'impôt et de prélèvements sociaux, un seul par personne physique.
  • LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire) · 1,70 % net, plafond 12 000 €, même fiscalité que le Livret A, réservé aux majeurs fiscalement domiciliés en France, complément naturel du Livret A.
  • LEP (Livret d'Épargne Populaire) · 2,50 % net, maintenu au 1er août 2026, plafond 10 000 €, sous conditions de revenus (RFR 2024 inférieur à 23 028 € pour une personne seule selon le barème 2026 en vigueur), totalement exonéré.
  • Livret Jeune · plancher légal à 1,70 %, taux bancaire libre pouvant atteindre 4 %, plafond 1 600 €, réservé aux 12·25 ans résidant en France, exonération complète.
  • CEL (Compte Épargne Logement) · 1,25 % brut (deux tiers du taux du Livret A, arrondi au quart de point le plus proche), plafond 15 300 €, droits à prêt épargne logement attachés. Les intérêts des comptes ouverts avant 2018 restent exonérés d'impôt sur le revenu, ceux des comptes ouverts depuis supportent le PFU de 30 %, et tous supportent les prélèvements sociaux de 17,2 %.
  • PEL 2026 · 2,00 % brut, soumis au PFU 30 % soit 1,40 % net, plafond 61 200 €, versements mensuels minimum 45 € ou trimestriels 135 €, droit à prêt épargne logement à 3,45 % sur 15 ans.

L'ordre de remplissage optimal en 2026

La hiérarchie 2026 est dictée par le rendement net et par la liquidité. Le LEP domine la grille avec 2,50 % nets, soit 0,8 point de plus que le Livret A : un ménage éligible qui laisse 10 000 € sur son Livret A plutôt que sur son LEP perd 80 € par an, pour le même niveau de sécurité et de disponibilité. Livret A et LDDS partagent ensuite le même taux de 1,70 % net, donc l'ordre entre les deux est indifférent techniquement, et il est plus simple de remplir d'abord le Livret A (plafond plus élevé) puis le LDDS en complément.

Le Livret Jeune, lorsqu'il est disponible (12·25 ans), gagne à être saturé en premier : à 1 600 € seulement, un taux de 3 ou 4 % net représente 48 € à 64 € d'intérêts défiscalisés par an pour un effort minimal. Le CEL à 1,25 % brut passe après les trois livrets exonérés, sauf si un projet immobilier est planifié à court terme et exige d'activer des droits à prêt. Le PEL à 1,40 % net rapporte moins que le Livret A et garde un intérêt patrimonial grâce au droit à prêt garanti à 3,45 %, verrouillé pour quinze ans, particulièrement précieux si les taux immobiliers remontent.

Une fois saturé l'empilement LEP, Livret A et LDDS (44 950 € pour un adulte éligible au LEP, 34 950 € sans LEP, plus 1 600 € de Livret Jeune entre 12 et 25 ans), le surplus bascule hors univers réglementé : assurance vie fonds euros à 2,60 % moyen en 2024, SCPI diversifiées à 4,72 % de distribution, ou unités de compte en PEA pour l'horizon long.

PEL et CEL : l'angle épargne logement souvent négligé

Le PEL ouvert en 2026 délivre un taux brut de 2,00 %, ramené à 1,40 % net après prélèvement forfaitaire unique de 30 %. Ce rendement nominal est inférieur au Livret A. Le PEL conserve en revanche le droit à un prêt épargne logement à taux fixe de 3,45 % sur quinze ans, activable après quatre ans de détention, pour un plafond de prêt pouvant atteindre 92 000 €. Si les taux immobiliers remontent au dessus de 4,5 %, ce prêt redevient très compétitif face aux offres de marché. Le PEL sert donc surtout d'option sur les taux futurs, utile pour un ménage qui planifie un achat à cinq ou dix ans.

Le CEL, plus souple, accepte retraits partiels et versements libres, avec un plafond de 15 300 € et un taux brut de 1,25 %. Il joue le rôle d'antichambre du PEL : il permet d'activer des droits à prêt épargne logement plus modestes (plafond 23 000 €) tout en restant liquide. Les comptes ouverts avant 2018 restent exonérés d'impôt sur le revenu sur leurs intérêts, prélèvements sociaux de 17,2 % mis à part, ce qui justifie de les conserver même lorsque leur rendement nominal paraît modeste.

Super livrets bancaires : taux d'appel et fiscalité réelle

Les super livrets distribués par les banques en ligne (ING, Boursorama, Fortuneo, Hello bank, Distingo, Cashbee) affichent régulièrement des taux promotionnels de 3 à 4 % bruts pendant deux à six mois, avant de retomber à 1 ou 1,5 %. Ces produits sont fiscalisés au PFU de 31,4 % (12,8 % d'impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux depuis 2026), soit un taux net effectif souvent compris entre 1,23 % et 2,74 % même en phase promotionnelle.

Exemple concret : un taux boosté à 4 % brut pendant quatre mois puis 1,5 % brut le reste de l'année donne un rendement brut pondéré de 2,33 %, ramené à 1,60 % net après PFU. À comparer au Livret A à 1,70 % net, sans fiscalité, sans plafond de versement promotionnel et sans date butoir. Le super livret reste donc une solution d'attente utile lorsque les livrets réglementés sont saturés, ou comme poche tampon pour un capital temporairement liquide (vente immobilière, prime exceptionnelle, attente de réinvestissement).

Au delà des plafonds : passer à l'assurance vie et aux SCPI

Un couple éligible LEP peut accumuler jusqu'à 89 900 € de livrets réglementés (deux LEP, deux Livret A, deux LDDS), auxquels s'ajoutent Livret Jeune des enfants, CEL et PEL familiaux. Au delà, la poche sécurité est constituée : les livrets n'ont plus à accueillir que la réserve courante (3 à 6 mois de dépenses), et le surplus se place selon l'horizon et la tolérance au risque.

Les fonds euros d'assurance vie ont servi un rendement moyen de 2,60 % en 2024 (France Assureurs, bilan 2025), avec garantie du capital, liquidité sous huit jours et fiscalité avantageuse après huit ans de détention (abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple). Les SCPI de rendement ont distribué 4,72 % en moyenne en 2024 (ASPIM), avec volatilité modérée et sans effort de gestion. Le PEA et les unités de compte diversifiées offrent une espérance de rendement long terme supérieure, au prix d'une volatilité annuelle.

Taux réel après inflation

L'inflation française atteint 2,4 % sur un an (INSEE, août 2026), après un pic à 5,9 % en 2022·2023. Le Livret A à 1,70 % net présente donc un taux réel de −0,7 point : un capital laissé sur ce livret perd du pouvoir d'achat. Le LEP à 2,50 % net affiche un taux réel de 0,1 point, le meilleur des livrets réglementés à sécurité équivalente.

Le PEL à 1,40 % net affiche un taux réel de −1,0 point, une comparaison qui laisse de côté la valeur d'option du droit à prêt. Les super livrets, entre 1,23 % et 2,74 % net selon la période, ressortent entre −1,2 point et 0,3 point de taux réel. Pour un foyer éligible, remplir le LEP reste en 2026 l'arbitrage le plus rentable parmi les produits de taux sans risque.

Questions fréquentes

Combien de Livrets A peut on détenir ?

Un seul par personne physique, depuis 2013. Le cumul reste possible avec LDDS, LEP, Livret Jeune, CEL et PEL, dans la limite des plafonds propres à chaque enveloppe.

Le LEP bat il vraiment le Livret A en 2026 ?

Oui. Depuis le 1er août 2026, le LEP sert 2,50 % net contre 1,70 % pour le Livret A, soit 0,8 point d'écart. Sur 10 000 € pendant un an, cela représente 80 € d'intérêts supplémentaires, avec la même sécurité et la même liquidité.

Qui peut ouvrir un LEP en 2026 ?

Les personnes dont le revenu fiscal de référence 2024 (indiqué sur l'avis d'imposition 2025) ne dépasse pas le plafond en vigueur, soit 23 028 € pour une part et 35 326 € pour deux parts en métropole, avec majorations selon la composition familiale. L'administration fiscale transmet directement l'éligibilité aux banques depuis 2023.

Les livrets sont ils garantis par l'État ?

Livret A, LDDS et LEP bénéficient de la garantie directe de l'État français via la Caisse des Dépôts qui centralise les dépôts. Le CEL, le PEL, le Livret Jeune et les super livrets bancaires sont couverts par le FGDR à hauteur de 100 000 € par déposant et par établissement.

Quand les taux des livrets sont ils révisés ?

Les livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP) sont révisés deux fois par an, au 1er février et au 1er août, par arrêté du ministre de l'Économie sur proposition de la Banque de France. Le taux du CEL vaut deux tiers du taux du Livret A, arrondi au quart de point le plus proche, soit 1,25 % aujourd'hui. Le PEL fixe son taux à l'ouverture pour toute la durée du plan.

Peut on cumuler LEP, Livret A et LDDS ?

Oui, le cumul est autorisé et recommandé. Un adulte éligible LEP peut porter 10 000 € sur le LEP, 22 950 € sur le Livret A et 12 000 € sur le LDDS, soit 44 950 € au total d'épargne défiscalisée, hors intérêts capitalisés au delà des plafonds.

Livret A ou LDDS : quelle différence concrète ?

Le taux et la fiscalité sont identiques (1,70 % net, exonération totale). Seuls les plafonds diffèrent, 22 950 € contre 12 000 €, ainsi que la destination des fonds : le LDDS finance le développement durable et l'économie sociale via la Caisse des Dépôts, le Livret A finance principalement le logement social.

Les prélèvements sociaux s'appliquent ils sur les livrets ?

Livret A, LDDS, LEP et Livret Jeune en sont exonérés, comme de l'impôt sur le revenu. Le PEL et le CEL supportent les prélèvements sociaux de 17,2 % quelle que soit leur date d'ouverture ; ceux ouverts depuis 2018 supportent en plus l'impôt au taux forfaitaire de 12,8 %, soit un PFU de 30 %. Les super livrets bancaires supportent 18,6 % de prélèvements sociaux depuis 2026, dans un PFU de 31,4 %.

Le PEL conserve t il un intérêt en 2026 ?

Pas pour le rendement brut, car 1,40 % net reste inférieur aux 1,70 % du Livret A. Son intérêt tient au droit à prêt épargne logement à 3,45 % sur 15 ans, activable après 4 ans, plafond 92 000 €. Ce droit fonctionne comme une option sur les taux futurs, utile pour un projet immobilier planifié à 5 ou 10 ans.

Que vaut le Livret Jeune face au Livret A ?

Sur un plafond limité à 1 600 €, beaucoup de banques servent 3 à 4 % net, contre 1,70 % sur le Livret A. Le Livret Jeune gagne donc à être saturé en priorité pour les 12·25 ans, avant tout autre livret, même si le plafond bas limite le gain absolu (48 € à 64 € par an).

Les super livrets bancaires valent ils encore le coup ?

Rarement après fiscalité. Un taux promotionnel à 4 % brut pendant quatre mois, puis 1,5 % brut ensuite, donne environ 1,60 % net annuel après PFU de 31,4 %, moins que les 1,70 % nets du Livret A. Le super livret sert donc une fois les plafonds réglementés saturés, pour un capital en attente de réinvestissement.

Que faire quand tous les plafonds sont atteints ?

Basculer le surplus vers l'assurance vie fonds euros (2,60 % moyen 2024, France Assureurs), les SCPI de rendement (4,72 % moyen 2024, ASPIM), ou le PEA pour l'horizon long. Chacune apporte un couple rendement·fiscalité supérieur aux super livrets bancaires une fois sortis du périmètre réglementé.