Le placement préféré des Français

Tout comprendre sur l’Assurance Vie

2 107 milliards d’euros d’encours, 54 millions de contrats. Fonds euros, unités de compte, fiscalité, succession : nos conseillers décryptent chaque aspect pour vous aider à investir sereinement.

2 107Mds €

d’encours en France

+50,6Mds €

collecte nette en 2025

54M

de contrats actifs

48+

articles experts

Chiffres Clés

2 107 Mds €
Encours total
+6,1 %
France Assureurs, déc. 2025
+50,6 Mds €
Collecte nette
Record depuis 2010
France Assureurs, 2025
54 millions
Contrats actifs
FFA
2,60 % net
Rendement fonds euros
Jusqu’à 4,65 %
ACPR, moyenne 2024
45 %
Part des UC
889 Mds €
France Assureurs, encours 2024
38 millions
Bénéficiaires désignés
France Assureurs
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Sans engagement — 3 questions pour une première orientation

1/3

Quel est votre horizon de placement ?

Comprendre

Qu’est-ce que l’Assurance Vie ?

Avec 2 107 milliards d’euros d’encours et 18 millions de détenteurs, l’assurance vie est bien plus qu’un simple produit d’épargne : c’est le couteau suisse du patrimoine français. Épargne, retraite, transmission, fiscalité — un seul contrat répond à une multitude d’objectifs patrimoniaux.

« L’assurance vie représente 43 % de l’épargne financière des ménages français, loin devant le Livret A ou le PEA. »

France Assureurs, 2026

Un cadre fiscal privilégié

L'assurance vie bénéficie d'une fiscalité dégressive dans le temps. Après 8 ans de détention, vous profitez d'un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) sur les plus-values lors des rachats. Le taux d'imposition passe à seulement 7,5 % au-delà de l'abattement pour les versements inférieurs à 150 000 €, contre 12,8 % via le PFU standard.

Un outil de transmission unique

L'assurance vie se situe hors succession civile. Chaque bénéficiaire désigné profite d'un abattement de 152 500 € sur les capitaux transmis (primes versées avant 70 ans). Un couple avec deux enfants peut ainsi transmettre jusqu'à 610 000 € en franchise de droits.

Une diversification sur mesure

Le contrat multisupport donne accès à un fonds euros (capital garanti, rendement moyen 2,65 % en 2025) et à des unités de compte variées : ETF, SCPI (4-7 % de rendement), fonds obligataires, private equity. Vous modulez votre allocation entre sécurité et performance selon votre profil.

Une liquidité totale

Contrairement aux idées reçues, votre épargne reste disponible à tout moment. Le rachat partiel préserve l'ancienneté fiscale du contrat. L'avance permet d'obtenir des liquidités sans fiscalité. Les rachats programmés offrent un complément de revenus régulier, idéal à la retraite.

Que vous souhaitiez faire fructifier votre épargne, préparer votre retraite ou organiser la transmission de votre patrimoine, l’assurance vie s’adapte à chaque étape de votre vie. Chez France Épargne, nos conseillers vous aident à construire une stratégie sur mesure.

Fiscalité

Les avantages fiscaux de l’Assurance Vie

La fiscalité de l’assurance vie se décompose en trois temps distincts : à l’entrée, pendant la détention et à la sortie. C’est cette architecture progressive qui en fait l’un des placements les plus avantageux du patrimoine français, en particulier après huit ans de détention.

Contrairement au PER, qui offre un avantage fiscal à l’entrée mais taxe lourdement à la sortie, l’assurance vie privilégie une approche inverse : aucun avantage immédiat, mais une fiscalité dégressive dans le temps qui récompense la patience. Plus vous conservez votre contrat longtemps, plus l’impôt diminue.

À l’entrée

  • Pas de déduction fiscale à l’entrée (contrairement au PER, les versements ne réduisent pas votre revenu imposable).
  • Les versements ne sont pas plafonnés : vous pouvez investir 500 € comme 500 000 €, sans limite réglementaire.
  • Aucune condition de revenus : l’assurance vie est ouverte à tous, quel que soit votre niveau d’imposition.
  • Liberté totale sur les montants et la fréquence des versements : ponctuels, mensuels, ou selon vos opportunités.

Pendant la détention

  • Prélèvements sociaux (17,2 %) prélevés au fil de l’eau sur les intérêts du fonds euros, chaque année.
  • Les unités de compte ne sont taxées qu’au moment du rachat : tant que vous ne retirez rien, aucune imposition.
  • Les arbitrages entre supports (fonds euros → UC, UC → UC) sont réalisés sans aucune fiscalité sur les plus-values.
  • Capitalisation nette : vos gains génèrent eux-mêmes des gains, sans frottement fiscal. C’est l’effet boule de neige.

À la sortie — rachats

  • C’est ici que la fiscalité devient véritablement avantageuse par rapport aux autres placements.
  • Seule la part de plus-values contenue dans le rachat est imposée : le capital investi n’est jamais taxé.
  • Après 8 ans de détention : abattement annuel de 4 600 € (personne seule) ou 9 200 € (couple marié ou pacsé).
  • Taux réduit de 7,5 % (+ 17,2 % PS) sur les gains liés aux versements inférieurs à 150 000 €.

Fiscalité selon l’ancienneté du contrat

L’ancienneté de votre contrat d’assurance vie détermine directement le taux d’imposition appliqué sur vos plus-values lors d’un rachat. Le cap des 8 ans est déterminant : c’est à partir de cette date que vous bénéficiez d’un abattement annuel et d’un taux réduit.

AnciennetéImposition sur les gainsAbattement annuel
Moins de 4 ansPFU 30 % (12,8 % IR + 17,2 % PS) ou barème progressif + 17,2 % PSAucun
De 4 à 8 ansPFU 30 % (12,8 % IR + 17,2 % PS) ou barème progressif + 17,2 % PSAucun
Plus de 8 ans7,5 % + 17,2 % PS (versements < 150k€) / 12,8 % + 17,2 % PS (au-delà)4 600 € / 9 200 € couple

Le PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique), aussi appelé « flat tax », inclut 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. L’option pour le barème progressif peut être intéressante pour les contribuables faiblement imposés.

Exemple concret

Marc et Isabelle, mariés, détiennent un contrat d’assurance vie de 200 000 € ouvert depuis 12 ans, dont 60 000 € de plus-values. Ils souhaitent effectuer un rachat partiel de 30 000 €.

1
Part de plus-values dans le rachat(30 000 × (60 000 / 200 000))
9 000 €
2
Abattement annuel couple
9 200 €
3
Plus-values imposables(9 000 < 9 200)
0 €
4
Impôt sur le revenu
0 €
5
Prélèvements sociaux(9 000 × 17,2 %)
1 548 €

Résultat : un taux effectif de seulement 5,16 %

Sur 30 000 € retirés, seuls 1 548 € de prélèvements sociaux sont dus. L’impôt sur le revenu est nul grâce à l’abattement couple de 9 200 € qui couvre intégralement les 9 000 € de plus-values. Aucun autre placement financier ne permet une telle efficacité fiscale.

Transmission : un régime d’exception

L’assurance vie bénéficie d’un cadre fiscal spécifique en matière de transmission, distinct du droit commun des successions. L’âge au moment du versement des primes détermine le régime applicable. C’est un outil inégalé pour transmettre un capital à ses proches dans des conditions fiscales optimales.

Avant 70 ans

Art. 990 I CGI
  • Abattement de 152 500 € par bénéficiaire désigné, tous contrats confondus.
  • Au-delà : taxation à 20 % jusqu’à 700 000 €, puis 31,25 % au-delà.
  • Conjoint ou partenaire de PACS : exonération totale, quel que soit le montant.
  • Capitaux transmis hors succession civile : pas de réintégration dans la masse successorale.

Couple + 2 enfants = jusqu’à 610 000 € en franchise de droits

Après 70 ans

Art. 757 B CGI
  • Abattement global de 30 500 € partagé entre tous les bénéficiaires, tous contrats confondus.
  • Seuls les versements effectués après 70 ans sont soumis aux droits de succession.
  • Les intérêts et plus-values générés par ces versements sont totalement exonérés de droits.
  • Réintégration dans la succession civile : ces sommes entrent dans le calcul de la réserve héréditaire.

Même après 70 ans, l’assurance vie reste pertinente : l’exonération des intérêts peut représenter un gain fiscal considérable sur un horizon long.

Optimisez votre fiscalité avec un conseiller

Chaque situation patrimoniale est unique. Nos conseillers analysent votre profil fiscal pour déterminer la stratégie de rachat et de transmission la plus avantageuse.

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Comparatif

Les différents types de contrats d’Assurance Vie

Monosupport, multisupport, gestion libre ou pilotée : chaque formule répond à un profil d’épargnant différent. Comprenez les spécificités de chaque option pour faire le bon choix.

Monosupport

Sécurité maximale

Le contrat monosupport investit exclusivement sur un fonds en euros à capital garanti. Simple et sécurisé, il convient aux épargnants qui refusent toute prise de risque, mais offre un potentiel de rendement limité dans un environnement de taux bas.

100 % fonds euros
Capital garanti par l'assureur
Rendement moyen : 2,65 % en 2025
Idéal pour : épargnants très prudents, horizon court terme
Rendement plafonné par les taux obligataires, en voie de disparition dans les catalogues des assureurs.

Multisupport

Recommandé

Le contrat multisupport combine la sécurité du fonds euros avec le potentiel de performance des unités de compte (UC). Vous ajustez librement la répartition entre sécurité et dynamisme selon votre horizon et votre tolérance au risque.

Fonds euros + unités de compte
Allocation personnalisable à volonté
Accès ETF, SCPI, PE, fonds obligataires
Idéal pour : tous les profils d'épargnants
95 %+ des nouvelles souscriptions sont des contrats multisupport.

Luxembourgeois

Patrimoine élevé

Le contrat luxembourgeois offre une protection renforcée grâce au triangle de sécurité (séparation des actifs entre assureur, banque dépositaire et commissariat aux assurances). Il donne accès à des supports exclusifs comme les fonds internes dédiés.

Super-privilège et triangle de sécurité
Protection illimitée (vs 70 000 € FGAP France)
Accès fonds dédiés (FID, FAS)
Idéal pour : patrimoine > 250 000 €
Neutralité fiscale : le contrat luxembourgeois s'adapte à la résidence fiscale du souscripteur.

Notre recommandation

Pour la majorité des épargnants, le contrat multisupport en gestion pilotée offre le meilleur équilibre entre performance, diversification et simplicité. Ce duo permet de bénéficier du potentiel des marchés financiers tout en déléguant les décisions d’allocation à un professionnel, avec des frais maîtrisés. Vous conservez la flexibilité de modifier votre profil de risque à tout moment, et la liquidité de votre épargne reste totale.

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Transparence

Comprendre les frais de l'Assurance Vie

Les frais impactent directement votre rendement net. Voici comment les identifier et les minimiser pour optimiser la performance réelle de votre contrat sur le long terme.

Frais d'entrée / versement

Fourchette : 0 % à 5 %
Banques traditionnelles
2-5 %prélevés sur chaque versement
Courtiers en ligne
0 %la norme chez les acteurs digitaux

Impact : Sur 100 000 € versés, 3 % de frais = 3 000 € de capital en moins dès le départ.

Choisissez un contrat sans frais d'entrée.

Frais de gestion annuels

Fourchette : 0,50 % à 1,00 % / an
Fonds euros
0,50 - 1,00 %par an
Unités de compte
0,50 - 1,00 %par an

Impact : 0,30 % de différence sur 100 000 € pendant 20 ans = environ 7 000 € d'écart sur votre capital final.

Visez moins de 0,60 % sur les UC.

Frais d'arbitrage

Fourchette : 0 % à 1 %
En ligne
0 %arbitrages gratuits illimités
Banques
0,50 - 1 %1 à 2 gratuits par an

Impact : Chaque arbitrage payant réduit la performance de votre réallocation. Les frais s'accumulent si vous ajustez régulièrement votre allocation.

Privilégiez les arbitrages gratuits illimités.

Frais des supports (UC)

Fourchette : 0,20 % à 2,50 % / an
ETF (trackers)
0,20 - 0,40 %par an
Fonds actifs
1,50 - 2,50 %par an
SCPI
5 - 10 %frais de souscription

Impact : Les frais des supports s'ajoutent aux frais de gestion du contrat. C'est souvent la couche de frais la plus sous-estimée.

Privilégiez les ETF pour minimiser la couche de frais.

L'effet boule de neige des frais

Sur 20 ans, la différence entre un contrat à 1 % de frais totaux et un contrat à 2,5 % peut représenter plus de 30 000 € sur un capital de 100 000 €. C'est l'équivalent de 3 années de rendement perdues uniquement en frais. Les frais se composent année après année, érodant silencieusement votre capital.

Contrat A (1 % frais)~148 000 €

Rendement brut 5 % / an sur 20 ans

Contrat B (2,5 % frais)~116 000 €

Même rendement brut, frais plus élevés

Écart : plus de 32 000 € de manque à gagner sur 20 ans

Quel profil d’épargnant êtes-vous ?

Répondez à 5 questions pour découvrir le contrat et l’allocation adaptés à votre situation.2 min · gratuit · sans engagement

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Profils

À qui s’adresse l’Assurance Vie ?

Quel que soit votre âge, votre situation ou votre patrimoine, l’assurance vie offre une solution adaptée. Retrouvez votre profil.

Le jeune actif

25-35 ans

Vous démarrez votre vie professionnelle et souhaitez constituer un capital à long terme. L'assurance vie multisupport en gestion pilotée dynamique vous permet de profiter pleinement de votre horizon d'investissement de 30+ ans, avec une allocation majoritairement en UC (ETF, actions) pour maximiser la croissance.

200 €/mois pendant 30 ans à 5 % = 166 000 € de gains

Contrat multisupport en gestion pilotée dynamique

En savoir plus

L'investisseur diversifié

35-50 ans

Vous avez un patrimoine en construction et cherchez à diversifier au-delà du Livret A et du PEA. L'assurance vie vous donne accès à des supports variés (SCPI, ETF internationaux, private equity) dans un cadre fiscal avantageux, tout en gardant la liquidité pour vos projets de vie.

50 000 € diversifiés : 40 % fonds euros, 30 % ETF, 30 % SCPI

Contrat multisupport en gestion libre avec SCPI et ETF

En savoir plus

Le cadre supérieur

40-55 ans

Votre TMI à 30 % ou 41 % rend l'optimisation fiscale essentielle. L'assurance vie vous permet de capitaliser sans fiscalité annuelle et de bénéficier d'abattements avantageux après 8 ans. Combinée avec un PER pour la déduction à l'entrée, c'est le tandem idéal pour votre stratégie patrimoniale.

TMI 30 % : économie de 7,5 % vs PFU sur les rachats après 8 ans

Stratégie combinée AV + PER avec conseil patrimonial

En savoir plus

Le senior patrimonial

55-70 ans

La transmission devient votre priorité. L'assurance vie est l'outil n°1 pour transmettre hors succession avec un abattement de 152 500 € par bénéficiaire. Vous devez maximiser vos versements avant 70 ans et rédiger une clause bénéficiaire optimisée (potentiellement démembrée) avec votre conseiller.

Couple + 2 enfants : jusqu'à 610 000 € transmis sans droits

Assurance vie transmission avec clause bénéficiaire sur mesure

En savoir plus

Le TNS / indépendant

Tout âge

Sans filet de sécurité salarié, vous avez besoin d'un véhicule d'épargne flexible. L'assurance vie combine épargne de précaution (fonds euros disponible à tout moment), constitution de capital pour la retraite et optimisation fiscale. L'avance vous permet d'accéder à des liquidités sans déclencher de fiscalité.

L'avance : obtenez des liquidités sans fiscalité ni perte d'ancienneté

Contrat avec fonds euros performant + poche UC progressive

En savoir plus

Le retraité

65+ ans

Vous cherchez un complément de revenus et une optimisation de la transmission. Les rachats programmés transforment votre assurance vie en rente flexible avec une fiscalité allégée (abattement 4 600 € / 9 200 €). Les versements après 70 ans restent intéressants : les intérêts générés sont exonérés de droits de succession.

30 500 € d’abattement après 70 ans + intérêts totalement exonérés

Rachats programmés + versements stratégiques après 70 ans

En savoir plus

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Guide pratique

Comment bien choisir son Assurance Vie ?

6 étapes pour sélectionner le contrat adapté à votre situation patrimoniale.

1

Définissez vos objectifs

Avant toute chose, clarifiez votre motivation : épargne de précaution, préparation de la retraite, transmission du patrimoine, financement d'un projet ? Chaque objectif oriente le choix du contrat, de l'allocation et de l'horizon de placement. Un jeune actif de 30 ans qui épargne pour la retraite n'aura pas les mêmes besoins qu'un senior de 65 ans qui prépare sa succession.

Conseil d’expert

Combinez plusieurs contrats si vous avez des objectifs distincts (un pour la retraite, un pour la transmission).

2

Évaluez votre profil de risque

Votre tolérance au risque détermine la répartition entre fonds euros (sécurité) et unités de compte (performance). Un profil prudent privilégiera 70-80 % de fonds euros. Un profil dynamique pourra investir 60-80 % en UC avec un horizon long terme (> 10 ans).

Conseil d’expert

Un test de profil de risque est obligatoire lors de la souscription. Prenez-le au sérieux.

3

Comparez les frais

Les frais sont le critère le plus objectif pour départager les contrats. Concentrez-vous sur : frais d'entrée (visez 0 %), frais de gestion UC (visez < 0,60 %), frais d'arbitrage (visez 0 €), et frais des supports (ETF < 0,40 %).

Conseil d’expert

0,5 % de frais de gestion en plus = 10 % de capital en moins après 20 ans.

4

Vérifiez les supports disponibles

Un bon contrat doit proposer : un fonds euros performant (> 2,50 %), des ETF diversifiés (MSCI World minimum), des SCPI accessibles, et idéalement du private equity. Plus l'offre est large, plus vous pourrez adapter votre allocation dans le temps.

Conseil d’expert

Le nombre d'UC n'est pas tout : vérifiez la qualité (ETF, SCPI performantes) plutôt que la quantité.

5

Analysez le rendement du fonds euros

Le fonds euros reste le socle sécuritaire du contrat. Comparez les rendements sur 3 ans, pas seulement le dernier taux affiché. Méfiez-vous des offres « boostées » temporaires et privilégiez la régularité.

Conseil d’expert

Un fonds euros à 2,50 % net sans bonus vaut mieux qu'un fonds à 3,50 % avec conditions restrictives.

6

Choisissez votre mode de gestion

Gestion libre si vous êtes autonome et aimez gérer. Gestion pilotée si vous préférez déléguer à un professionnel. Chez France Épargne, nos conseillers vous accompagnent pour définir l'allocation idéale et l'ajuster au fil du temps.

Conseil d’expert

Vous pouvez combiner : gestion pilotée pour le cœur du portefeuille, gestion libre pour une poche satellite.

Besoin d’aide pour choisir ?

Nos conseillers patrimoniaux vous accompagnent gratuitement dans le choix du contrat le plus adapté à votre situation.

Coûts

Combien coûte une Assurance Vie ?

Le coût total dépend du distributeur, du mode de gestion et des supports choisis. Voici les fourchettes réelles par profil d’épargnant.

ProfilFrais d’entréeGestion /anMandat /anCoût total /an

Primo-épargnant

1 000 – 10 000 € initial + 100–300 €/mois

0 %0,50 – 0,75 %0 – 0,30 %0,50 – 1,05 %

Investisseur diversifié

50 000 – 200 000 € en gestion libre

0 %0,50 – 0,60 %0,50 – 0,90 %

Patrimonial accompagné

200 000 €+ avec conseil personnalisé

0 – 1 %0,60 – 0,85 %0,20 – 0,50 %0,80 – 1,85 %

Banque traditionnelle

Contrat agence bancaire standard

2 – 5 %0,80 – 1,00 %0,30 – 0,50 %3,10 – 4,50 %

Ce qui influence le tarif

Le distributeur

Banque, courtier en ligne ou CGP indépendant : le canal de distribution détermine largement le niveau de frais.

Le mode de gestion

La gestion pilotée ajoute 0,20 à 0,50 %/an de frais de mandat par rapport à la gestion libre.

Le type de supports

Les ETF coûtent 0,20-0,40 %/an contre 1,50-2,50 % pour les fonds actifs. Le choix des UC impacte fortement le coût total.

Le montant investi

Certains contrats offrent des frais dégressifs au-delà de 100 000 € ou des conditions préférentielles pour les gros encours.

Exemple concret

Sophie investit 100 000 € à un rendement brut de 5 %/an pendant 20 ans. Voici l’impact des frais sur son capital final :

Contrat optimisé (1 % de frais totaux)

220 000 €

Rendement net : 4 %/an

Contrat bancaire (3 % de frais totaux)

149 000 €

Rendement net : 2 %/an

Différence : 71 000 € de capital en moins — l’équivalent de 7 années de rendement perdues en frais.

Pièges à éviter

Les 6 erreurs à éviter avec l’Assurance Vie

Des milliers d’épargnants perdent de l’argent chaque année à cause de ces erreurs classiques. Identifiez-les pour protéger et faire fructifier votre patrimoine.

01

Garder 100 % en fonds euros

Erreur

Laisser la totalité de son épargne sur le fonds euros par peur du risque. Avec un rendement moyen de 2,65 % et une inflation à 2 %, votre pouvoir d’achat stagne. Après impôts et prélèvements sociaux, le rendement net réel peut même devenir négatif.

Solution

Diversifiez progressivement vers des UC (ETF MSCI World, SCPI). Même 20-30 % d’UC sur un horizon de 10+ ans améliore significativement la performance tout en conservant un socle sécurisé.

Sur 20 ans, 100 000 € à 2,5 % (tout fonds euros) = 164 000 € vs 100 000 € à 5 % (mix) = 265 000 €

+101 000 €
02

Ignorer les frais du contrat

Erreur

Souscrire via sa banque sans comparer les frais. Les banques traditionnelles facturent 3-5 % de frais d’entrée et 0,80-1 % de frais de gestion sur les UC. Ces frais cumulés érodent considérablement la performance sur le long terme.

Solution

Passez par un courtier ou un conseiller indépendant. Visez 0 % de frais d’entrée et moins de 0,60 % de frais de gestion UC. La différence sur 20 ans est colossale.

3 % de frais d’entrée sur 50 000 € = 1 500 € perdus dès le jour 1

-1 500 €
03

Ne pas ouvrir avant 8 ans d’ancienneté

Erreur

Reporter l’ouverture en attendant d’avoir un capital à placer. Le compteur fiscal ne démarre qu’à l’ouverture du contrat, pas au premier versement significatif. Chaque année perdue est irrécupérable.

Solution

Ouvrez un contrat dès que possible, même avec le minimum (quelques centaines d’euros). Le compteur des 8 ans commence immédiatement. Vous pourrez alimenter le contrat plus tard.

Chaque année de retard, c’est une année de moins d’avantage fiscal

-1 an fiscal
04

Négliger la clause bénéficiaire

Erreur

Laisser la clause standard « mon conjoint, à défaut mes enfants, à défaut mes héritiers ». Cette rédaction peut créer des situations fiscales défavorables et des litiges successoraux coûteux.

Solution

Rédigez une clause sur mesure avec un conseiller. Envisagez le démembrement de la clause (usufruit/nue-propriété) pour optimiser la transmission entre générations.

Une clause mal rédigée peut générer des droits de succession de 60 % pour certains bénéficiaires

jusqu’à 60 %
05

Faire un rachat total au lieu d’un rachat partiel

Erreur

Clôturer entièrement son contrat quand on a besoin de liquidités. Vous perdez l’ancienneté fiscale et la totalité des plus-values est imposée d’un coup, souvent dans une tranche d’imposition élevée.

Solution

Privilégiez toujours le rachat partiel. Vous conservez votre contrat, son ancienneté fiscale et pouvez utiliser l’abattement de 4 600 € (9 200 € pour un couple) chaque année.

Un rachat total sur un contrat de 15 ans = retour à zéro fiscal

0 an fiscal
06

Ne pas diversifier entre assureurs

Erreur

Concentrer toute son épargne chez un seul assureur. Le Fonds de Garantie des Assurances de Personnes (FGAP) ne couvre que 70 000 € par assuré et par assureur en cas de défaillance.

Solution

Répartissez votre épargne sur 2-3 contrats chez des assureurs différents, surtout si votre capital dépasse 70 000 €. Diversifier les assureurs, c’est aussi diversifier les fonds euros et les UC disponibles.

Au-delà de 70 000 €, votre capital excédentaire n’est plus garanti chez le même assureur

70 000 € max

Le coût réel de ces erreurs

Cumulées, ces six erreurs peuvent représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros de manque à gagner sur la durée de vie d’un contrat. La bonne nouvelle : la plupart sont évitables avec un accompagnement adapté et quelques vérifications simples dès l’ouverture de votre contrat.

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Combien rapporte votre assurance vie ?

Visualisez la puissance des intérêts composés sur votre épargne. Capital initial, versements mensuels, durée, frais de gestion : simulez différents scénarios pour prendre la bonne décision.

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FAQ

Questions fréquentes sur l’Assurance Vie

Tout ce que vous devez savoir avant de souscrire, expliqué simplement.

L’assurance vie est un contrat d’épargne à long terme entre un souscripteur et un assureur. Vous versez de l’argent (primes) que l’assureur investit selon vos directives. Contrairement à son nom, ce n’est pas une assurance décès mais bien un produit d’épargne polyvalent qui permet de constituer un capital, préparer sa retraite, optimiser sa fiscalité et transmettre son patrimoine dans des conditions avantageuses.

Oui, il n’y a aucune limite au nombre de contrats. C’est même recommandé pour diversifier les assureurs (protection FGAP limitée à 70 000 € par assureur), accéder à différentes gammes de supports, et optimiser la fiscalité en fonction des dates d’ouverture et des montants versés.

Non, votre épargne reste disponible à tout moment via un rachat partiel ou total. Il n’y a aucune durée minimum de détention obligatoire. Cependant, conserver le contrat au moins 8 ans permet de bénéficier d’avantages fiscaux significatifs sur les plus-values.

Le fonds euros offre une garantie en capital avec un rendement modéré (2,65 % en moyenne en 2025). Les unités de compte (UC) sont investies sur les marchés financiers (actions, obligations, immobilier) sans garantie de capital mais avec un potentiel de rendement supérieur. Un contrat multisupport combine les deux.

La plupart des contrats en ligne acceptent une ouverture dès 100 à 500 €. Il n’existe pas de plafond de versement réglementaire. Vous pouvez alimenter votre contrat par versements ponctuels ou programmés selon vos capacités d’épargne.

Non, l’assurance vie n’est pas garantie par l’État. En cas de faillite de l’assureur, le Fonds de Garantie des Assurances de Personnes (FGAP) intervient à hauteur de 70 000 € par assuré et par assureur. C’est pourquoi il est prudent de diversifier entre plusieurs assureurs au-delà de ce seuil.

L’assurance vie est un produit d’épargne : vous constituez un capital que vous pouvez récupérer à tout moment. L’assurance décès est un produit de prévoyance : vous payez des cotisations et un capital n’est versé aux bénéficiaires qu’en cas de décès. Les deux répondent à des besoins très différents.

Les plus-values sont soumises au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % (12,8 % d’impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux). Vous pouvez opter pour le barème progressif si c’est plus avantageux. Seule la part de plus-values contenue dans le rachat est imposée, pas le capital versé.

Après 8 ans, vous bénéficiez d’un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) sur les plus-values lors des rachats. Au-delà, le taux d’imposition est réduit à 7,5 % pour les versements inférieurs à 150 000 €, contre 12,8 % avec le PFU standard.

Non, contrairement au PER (Plan d’Épargne Retraite), les versements sur une assurance vie ne sont pas déductibles du revenu imposable. L’avantage fiscal intervient à la sortie (rachats) et en cas de transmission (succession).

Lors d’un rachat partiel, seule la part de plus-values est imposée. La formule est : montant imposable = montant racheté × (total des plus-values / valeur totale du contrat). Ainsi, sur un contrat de 100 000 € dont 20 000 € de gains, un rachat de 10 000 € ne sera taxé que sur 2 000 €.

Pour le fonds euros, oui : les prélèvements sociaux (17,2 %) sont prélevés chaque année sur les intérêts crédités. Pour les unités de compte, ils ne sont prélevés qu’au moment du rachat, sur les plus-values réalisées.

Oui. En ouvrant des contrats à des dates différentes, vous pouvez utiliser l’abattement de 4 600 €/9 200 € sur les contrats de plus de 8 ans tout en conservant des contrats plus récents pour d’autres objectifs. C’est la stratégie des « contrats millésimés ».

Non. Les arbitrages (transferts entre supports au sein du même contrat) ne déclenchent aucune fiscalité. C’est l’un des grands avantages de l’assurance vie : vous pouvez modifier votre allocation sans frottement fiscal, contrairement à un compte-titres.

Les meilleurs contrats en ligne affichent 0 % de frais d’entrée, 0,50 à 0,60 % de frais de gestion annuels sur les UC, et des arbitrages gratuits illimités. En comparaison, les banques traditionnelles facturent souvent 2 à 5 % de frais d’entrée.

Le rendement moyen des fonds euros s’établit à 2,65 % net de frais de gestion en 2025. Les meilleurs fonds euros dépassent 3,50 %. Attention : ces rendements sont nets de frais de gestion mais bruts de prélèvements sociaux (17,2 %).

La gestion pilotée ajoute généralement 0,20 à 0,50 % de frais de mandat par an. En 2025, les profils équilibrés en gestion pilotée ont généré entre 5 et 9 % de performance. Le surcoût peut être justifié si vous n’avez pas le temps ou les connaissances pour gérer seul.

Additionnez tous les frais : frais d’entrée (amortis sur la durée), frais de gestion annuels du contrat, frais de mandat (si gestion pilotée), et frais des supports (ETF vs fonds actifs). Un contrat à 1 % de frais totaux vs 2,5 % représente une différence de plus de 30 000 € sur 20 ans pour un capital de 100 000 €.

Oui, de plus en plus de contrats proposent des ETF (trackers). Leurs frais internes (0,20 à 0,40 % par an) sont nettement inférieurs à ceux des fonds actifs (1,50 à 2,50 %). Un ETF MSCI World constitue une excellente base de diversification internationale.

L’effet cliquet signifie que les intérêts crédités sur le fonds euros sont définitivement acquis. Même si les marchés baissent l’année suivante, votre capital + intérêts passés sont garantis. C’est la particularité du fonds euros par rapport aux UC.

La gestion libre convient aux investisseurs autonomes qui souhaitent choisir eux-mêmes leurs supports (ETF, SCPI, fonds). La gestion pilotée délègue les décisions d’allocation à un professionnel selon votre profil de risque. Pour la majorité des épargnants, la gestion pilotée offre un bon équilibre rendement/simplicité.

Oui, vous pouvez effectuer des arbitrages à tout moment pour modifier la répartition entre fonds euros et UC, ou entre différentes UC. Ces arbitrages sont généralement gratuits chez les courtiers en ligne et ne génèrent aucune fiscalité.

Non, les versements programmés sont facultatifs. Vous pouvez alimenter votre contrat uniquement par versements ponctuels quand vous le souhaitez. Cependant, les versements programmés (100 à 300 €/mois) permettent de lisser le risque d’entrée sur les marchés (stratégie DCA).

Oui, de nombreux contrats proposent des SCPI en unités de compte. L’avantage : vous bénéficiez du cadre fiscal de l’assurance vie sur les revenus SCPI. L’inconvénient : des frais supplémentaires liés au contrat et une liquidité qui dépend de l’assureur plutôt que de la SCPI.

L’avance est un prêt consenti par l’assureur, gagé sur votre contrat. Vous obtenez des liquidités sans effectuer de rachat, donc sans déclencher de fiscalité et sans perdre l’ancienneté du contrat. Vous remboursez l’avance avec intérêts dans un délai convenu (généralement 3 ans renouvelable).

Les capitaux sont transmis hors succession aux bénéficiaires désignés dans la clause bénéficiaire. Pour les primes versées avant 70 ans, chaque bénéficiaire bénéficie d’un abattement de 152 500 €. Au-delà : 20 % jusqu’à 700 000 €, puis 31,25 %. Le conjoint/partenaire PACS est totalement exonéré.

Les primes versées après 70 ans sont soumises aux droits de succession, avec un abattement global de 30 500 € partagé entre tous les bénéficiaires. Cependant, les intérêts et plus-values générés par ces versements sont totalement exonérés de droits de succession.

Oui, sauf si le bénéficiaire a formellement accepté sa désignation. La modification se fait par avenant au contrat, par testament, ou par lettre recommandée à l’assureur. Il est recommandé de réviser sa clause régulièrement, notamment après un mariage, un divorce ou une naissance.

Le démembrement consiste à désigner un bénéficiaire en usufruit (souvent le conjoint, qui perçoit les revenus) et un ou plusieurs bénéficiaires en nue-propriété (souvent les enfants, qui recevront le capital au décès de l’usufruitier). Cette technique optimise la transmission sur deux générations.

En principe non pour les primes versées avant 70 ans : elles sont transmises hors succession civile. Pour les primes versées après 70 ans, les primes (hors intérêts) sont réintégrées dans la succession. Dans tous les cas, les primes manifestement exagérées peuvent être contestées par les héritiers réservataires.

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L’assurance vie est le placement financier préféré des Français, avec plus de 2 107 milliards d’euros d’encours et 54 millions de contrats en cours. Ce contrat d’épargne, souscrit auprès d’un assureur, permet de constituer un capital sur le long terme grâce à deux types de supports : le fonds euros, à capital garanti avec un rendement moyen de 2,50 % net en 2024, et les unités de compte (actions, obligations, ETF, SCPI), qui offrent un potentiel de performance supérieur en contrepartie d’un risque de perte en capital.

Fiscalité avantageuse

L’assurance vie bénéficie d’une fiscalité privilégiée. Après 8 ans de détention, les gains profitent d’un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule (9 200 € pour un couple marié ou pacsé). Au-delà, le taux d’imposition est réduit à 7,5 % pour les versements inférieurs à 150 000 €, contre 12,8 % en régime standard (PFU). Les prélèvements sociaux de 17,2 % s’appliquent dans tous les cas. En matière de succession, chaque bénéficiaire désigné profite d’un abattement de 152 500 € sur les capitaux transmis via les primes versées avant 70 ans.

Choisir le bon contrat

Le choix d’un contrat d’assurance vie repose sur plusieurs critères : les frais (entrée, gestion annuelle, arbitrage), la qualité du fonds euros, la diversité des unités de compte proposées, et les options de gestion (libre ou pilotée). Les contrats en ligne offrent généralement 0 % de frais d’entrée et des frais de gestion de 0,50 à 0,60 %, contre 2 à 5 % de frais d’entrée et 0,80 à 1 % de gestion en banque traditionnelle. Sur 20 ans, cette différence représente plus de 30 000 € sur un capital de 100 000 €.

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