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Airbus s'allie au pôle danois CenSec pour associer l'industrie danoise à l'A400M et à l'A330 MRTT

Airbus Defence and Space et CenSec, le pôle danois de la défense, de l'espace et de la sécurité, ont signé mercredi à Copenhague un partenariat pour rapprocher entreprises et laboratoires danois des programmes A400M et A330 MRTT.

Rédacteur en chef, France Épargne
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Collage d'un avion de transport militaire et de pièces aéronautiques près d'un drapeau danois, image du partenariat entre Airbus et CenSec

Airbus Defence and Space et CenSec, le pôle d'innovation danois consacré à la défense, à l'espace et à la sécurité, ont signé mercredi 7 octobre 2026 à Copenhague un accord de partenariat. Selon l'agence Reuters, qui a relayé l'annonce commune des deux organisations, l'accord doit rapprocher les entreprises et les instituts de recherche danois des programmes du groupe européen, en particulier l'avion de transport militaire A400M et l'avion ravitailleur A330 MRTT.

Ce que prévoit l'accord

La signature a eu lieu lors de la Homeland Security Conference, la conférence annuelle organisée par CenSec à Copenhague. Le texte vise à renforcer la coopération entre le tissu industriel et scientifique danois et les programmes d'Airbus. Aucun montant ni volume de commandes n'a été communiqué à ce stade.

« Notre partenariat avec CenSec nous aidera à entrer en contact avec des entreprises et des organismes de recherche danois dont les compétences complètent les technologies et les priorités commerciales d'Airbus », indique Airbus dans le communiqué commun cité par Reuters.

Le communiqué complet n'était pas encore en ligne sur les sites d'Airbus et de CenSec au moment de la rédaction de cet article.

Qui est CenSec ?

CenSec (Center for Defence, Space & Security) se présente comme la grappe nationale d'innovation et d'entreprises du Danemark pour la défense, l'espace et la sécurité. Né en 2004 sous la forme d'un réseau, il fonctionne depuis 2007 comme une association privée financée par ses membres. Son siège est à Viborg, dans le Jutland, avec des bureaux à Vojens et à Aarhus. Son annuaire de membres recense déjà deux entités du groupe européen, Airbus Defence and Space GmbH et Airbus Helicopters.

Le Danemark, partenaire de la flotte de ravitailleurs

Le choix des deux appareils cités a une logique opérationnelle. Le Danemark fait partie des neuf pays de la flotte multinationale d'A330 MRTT (MMF), aux côtés des Pays Bas, du Luxembourg, de la Norvège, de l'Allemagne, de la Belgique, de la Tchéquie, de la Suède et de la Finlande, intégrée en juillet 2026. Selon Airbus, neuf A330 MRTT sont en service sur une commande totale de 12 appareils, détenus par l'OTAN et exploités en commun depuis 2020.

Le cas de l'A400M est différent. Le 7 juillet 2026, lors du sommet de l'OTAN à Ankara, la Belgique, la Croatie, la France, la Pologne, l'Espagne, la Turquie et le Royaume Uni ont lancé un projet de flotte multinationale autour de cet avion. Le Danemark ne figurait pas parmi ces sept pays fondateurs. Airbus revendique plus de 135 A400M en service et plus de 270 000 heures de vol pour l'ensemble de la flotte.

Un budget de défense en forte hausse

L'accord intervient alors que Copenhague accélère ses dépenses militaires. En février 2025, le gouvernement et les partis signataires de l'accord de défense ont créé un fonds d'accélération de 50 milliards de couronnes danoises (environ 7 milliards de dollars) pour 2025 et 2026, ce qui porte l'effort de défense au delà de 3 % du PIB, selon le ministère danois de la Défense. Ce plan prévoit aussi un recours accru aux attributions directes de marchés pour livrer les équipements plus vite.

Les industriels américains restent bien placés sur ce marché. En juillet 2026, Copenhague a retenu le P 8A Poseidon de Boeing pour sa patrouille maritime, une sélection saluée par le constructeur américain. Pour Airbus, le partenariat avec CenSec offre surtout un accès organisé à des fournisseurs et à des laboratoires danois, à un moment où les clients européens attendent davantage de retombées industrielles locales.

Ce que les investisseurs peuvent retenir

L'annonce reste un accord de coopération industrielle, sans effet chiffré sur les comptes d'Airbus. Le même jour, le groupe a annoncé une commande de la Roumanie pour 12 hélicoptères militaires H225M. À la Bourse de Paris, l'action Airbus s'échangeait à 187,34 € vers 14h, en repli de 0,35 %, loin de son plus haut sur 52 semaines de 221,30 €.

À suivre : la publication du texte complet de l'accord, les premiers projets confiés à des entreprises danoises et une éventuelle participation du Danemark au projet de flotte multinationale d'A400M.

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À propos de l'auteur

Emmanuel d'Ibelin

Rédacteur en chef, France Épargne

Emmanuel d'Ibelin dirige la rédaction de France Épargne. Juriste de formation, titulaire d'un master de droit des affaires, il analyse au quotidien les annonces des banques centrales, les évolutions réglementaires et les opportunités d'investissement pour les épargnants français.