Gestion pilotée : fonctionnement du mandat d'arbitrage, frais et fiscalité

Gestion pilotée assurance vie : fonctionnement du mandat d'arbitrage, frais de 2,7 % à 3,2 % par an au coût moyen des fonds, fiscalité 2026.

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Bureau d'épargnant français consultant un contrat d'assurance vie en gestion pilotée
Guide complet · 31 min

La gestion pilotée assurance vie confie les arbitrages de votre contrat multisupports à une société de gestion habilitée. L'ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution) et l'AMF (Autorité des Marchés Financiers) encadrent cette activité. Le souscripteur signe une convention de mandat d'arbitrage : elle autorise un professionnel à répartir l'épargne entre fonds en euros et unités de compte (UC) selon un profil de risque convenu. L'encours total de l'assurance vie atteint 2 088 milliards d'euros à fin 2025. Ce guide explique le fonctionnement de la gestion pilotée assurance vie, le cadre légal en vigueur depuis le 24 octobre 2024, les frais reconstitués sur dix ans, la fiscalité 2026 et les profils auxquels ce mode de gestion convient.

À retenir :

Encours en hausse. L'encours de l'assurance vie en France atteint 2 088 Md€ à fin 2025, en hausse de 5,2 % sur l'année, pour une collecte nette de 52,5 Md€.

Cadre légal renforcé. La gestion pilotée assurance vie repose sur une convention de mandat d'arbitrage. Le décret n° 2024-572 du 21 juin 2024 fixe le contenu obligatoire de cette convention depuis le 24 octobre 2024.

Rendements 2025. Les fonds en euros des contrats individuels ont servi 2,63 % en moyenne en 2025, nets des frais de gestion. Les supports en unités de compte ont gagné 5,5 % la même année, nets des coûts des fonds et avant frais de contrat.

Frais cumulés. Un mandat investi dans des fonds au coût moyen du marché supporte 2,7 % à 3,2 % de frais par an, soit l'équivalent de 24 % à 28 % du capital sur dix ans à coût constant.

Fiscalité après 8 ans. Les rachats bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 € pour un célibataire ou 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune. Au-delà, les gains supportent un prélèvement de 7,5 % pour la part des primes inférieure à 150 000 €.

Conseiller patrimonial présentant l'allocation d'un portefeuille en gestion pilotée

Qu'est-ce que la gestion pilotée assurance vie ?

La gestion pilotée, parfois appelée gestion sous mandat, désigne un mode d'administration d'un contrat d'assurance vie multisupports dans lequel le souscripteur délègue à une société de gestion habilitée les décisions d'arbitrage entre les supports financiers. La gestion sous mandat est une prestation par laquelle un professionnel agréé prend des décisions d'investissement au nom et pour le compte du client, dans le cadre d'un mandat formalisé. Vous fixez le cap (profil de risque, horizon, contraintes) et le mandataire arbitre dans ce cadre.

La gestion pilotée assurance vie n'existe que sur les contrats multisupports, car un contrat monosupport investi à 100 % sur un fonds en euros ne comporte aucun arbitrage à faire. Le mandat porte sur les supports en unités de compte : les OPCVM (Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières), les ETF (Exchange Traded Funds, fonds indiciels cotés), les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier), les fonds structurés et certains supports immobiliers. Les arbitrages du mandataire font évoluer le poids de chaque famille dans le contrat.

Les trois modes de gestion d'un contrat multisupports

Le contrat d'assurance vie multisupports propose typiquement trois modes de gestion. La gestion libre vous laisse seul aux commandes : vous choisissez les supports et passez vos arbitrages. La gestion conseillée vous adresse des recommandations argumentées que vous validez ou non, par voie de notifications ou de bilans périodiques. La gestion pilotée transfère la décision elle-même au mandataire dans la limite du profil contractuel.

Mode de gestion Décision d'arbitrage Frais additionnels typiques Public cible
Gestion libre Souscripteur 0 % Investisseur expérimenté qui suit les marchés
Gestion conseillée Souscripteur (sur recommandation) 0,10 % à 0,30 % Investisseur autonome qui veut un avis
Gestion pilotée Société de gestion habilitée 0,20 % à 0,70 % Épargnant qui délègue, profil novice ou occupé

Cadre juridique 2025, code des assurances et mandat d'arbitrage

Trois textes structurent la gestion pilotée assurance vie en France. Le Code des assurances d'abord, en particulier l'article L131-1-2 qui impose depuis le 1er janvier 2025 aux contrats multisupports de référencer au moins une unité de compte composée pour 5 % à 15 % de titres d'entreprises d'utilité sociale, de sociétés de capital-risque ou de fonds de capital investissement. Cette obligation, issue de la loi n°2024-537 du 13 juin 2024, contraint le périmètre des supports éligibles que le mandataire peut sélectionner.

Deuxième texte, la Directive sur la Distribution d'Assurances (DDA) : l'ordonnance n°2018-361 du 16 mai 2018 l'a transposée en droit français, avec une entrée en vigueur le 1er octobre 2018. La DDA impose au distributeur un devoir de conseil écrit et continu, et 15 heures de formation continue par an pour chaque professionnel.

Le décret n°2024-572 du 21 juin 2024 enfin, pris sur la base de l'article 35 de la loi n°2023-973 du 23 octobre 2023 relative à l'industrie verte, qui définit le contenu obligatoire de la convention de mandat d'arbitrage et les informations à fournir au mandant. Le texte est entré en vigueur le 24 octobre 2024 et impose notamment d'indiquer l'identité et les qualifications du mandataire, la durée du mandat, les conditions de résiliation, ainsi que la nature de la rémunération en distinguant frais d'entrée, frais de gestion et commissions sur encours.

Pour comprendre comment ces règles se traduisent au quotidien, vous pouvez consulter la page mère de la famille Assurance vie et épargne, qui détaille le cadre général du produit en France.

Comment fonctionne le mandat d'arbitrage en pratique ?

La gestion pilotée assurance vie suit trois étapes : un profilage initial qui détermine le niveau de risque acceptable, une allocation cible construite selon ce profil, puis une mécanique d'arbitrages réguliers visant à maintenir l'allocation dans les bornes contractuelles. La DDA et le règlement général de l'AMF encadrent chaque étape.

Étape 1, le questionnaire de convenance

Avant toute signature, l'assureur ou le courtier soumet au souscripteur un questionnaire de convenance. La DDA l'exige, et le règlement MIF II (Marchés d'Instruments Financiers, directive 2014/65/UE) l'impose pour les volets investissement. Ce questionnaire couvre quatre dimensions : la situation financière du client (revenus, patrimoine, charges), l'horizon de placement, la tolérance aux pertes en capital et l'expérience d'investissement. Une réponse incohérente entre l'horizon déclaré et le profil choisi engage la responsabilité du distributeur. Le distributeur doit alors alerter le souscripteur sur cette incohérence.

Le questionnaire aboutit à l'un des quatre à six profils de l'assureur, sous des libellés comme Prudent, Équilibré, Dynamique ou Offensif. Une part d'unités de compte plus élevée augmente le risque de perte en capital et élargit l'écart entre les gains possibles.

Étape 2, l'allocation cible et le profil

Une fois le profil validé, le mandataire construit une allocation cible, c'est-à-dire la répartition idéale du capital entre les différentes classes d'actifs. Un profil prudent typique alloue 70 % à 90 % au fonds en euros et 10 % à 30 % en UC, principalement obligataires et monétaires. Un profil équilibré tourne autour de 50 % fonds en euros et 50 % UC diversifiées. Un profil dynamique inverse le ratio (20 % à 40 % fonds en euros, 60 % à 80 % UC actions et diversifiées). Un profil offensif descend à 0 % à 20 % de fonds en euros.

Le gestionnaire construit cette allocation sur les hypothèses de marché qu'il publie. L'investisseur reçoit, au minimum une fois par an, un compte rendu détaillant la composition réelle du portefeuille, les arbitrages exécutés et la performance nette. Le décret n°2024-572 précise que ce compte rendu est obligatoire au moins une fois par an et systématiquement en cas de résiliation. Pour comparer les offres des principaux acteurs, consultez notre dossier sur les robo-conseillers d'assurance vie.

Étape 3, les arbitrages et le reporting

Le mandataire passe les arbitrages, c'est-à-dire les ordres d'achat et de vente entre supports, à la fréquence qu'il a fixée contractuellement. La cadence va d'un arbitrage trimestriel pour les gestions humaines à un arbitrage hebdomadaire voire quotidien pour les robo-conseillers algorithmiques. Trois logiques cohabitent.

  1. Le rééquilibrage mécanique. Quand la valorisation des supports actions s'éloigne de plus de 5 % de l'allocation cible, le mandataire vend la surpondération et achète la sous-pondération. Avec cette discipline, il revend les supports qui ont monté et rachète ceux qui ont baissé, quelle que soit la tendance du marché.
  2. La gestion tactique. Le mandataire ajuste l'allocation en fonction de scénarios macroéconomiques (taux directeurs BCE, inflation, croissance). Cette logique vise une performance supérieure mais introduit un risque de mauvaise anticipation.
  3. La désensibilisation par horizon. Pour les profils retraite, l'allocation actions diminue progressivement à mesure que l'échéance approche, sur le modèle du glide path des fonds à horizon. La loi Pacte du 22 mai 2019 a fait de ce mécanisme l'option par défaut du PER. Un contrat d'assurance vie peut le proposer en option.

Le reporting périodique précise, pour chaque arbitrage : la date, le support cédé, le support acquis, le montant, et la justification (rééquilibrage, vue tactique, désensibilisation). Cette traçabilité relève des exigences AMF en matière de gestion sous mandat et permet au souscripteur de vérifier la cohérence entre la stratégie annoncée et l'exécution réelle.

Choisir entre prudent, équilibré, dynamique et offensif

Le profil fixe la part d'unités de compte, donc le risque de perte en capital que vous acceptez. Chaque support du mandat publie dans son DIC (document d'informations clés) un indicateur synthétique de risque gradué de 1, le niveau le plus faible, à 7, le plus élevé. Ce niveau suppose que vous conserviez le support pendant toute la période de détention recommandée, indiquée dans le même document.

Le choix du profil repose sur trois critères.

L'horizon de placement. Un retrait prévu dans trois ans appelle un profil prudent, car une baisse des marchés n'aurait pas le temps d'être compensée. Un horizon de quinze ou vingt ans traverse plusieurs cycles boursiers et autorise une part d'unités de compte plus élevée.

Le rythme des versements. Avec des versements programmés chaque mois, l'épargnant achète des parts à des cours différents, ce qui lisse son prix de revient moyen. Il peut alors envisager un profil plus dynamique qu'avec un versement unique.

Le patrimoine déjà constitué. Avec une épargne de précaution sur livret, l'épargnant peut consacrer son assurance vie au long terme et choisir un profil plus exposé. Sans cette réserve, il risque de racheter pendant une baisse de marché et de transformer une perte latente en perte réelle.

Nous détaillons l'allocation type de chaque profil dans le guide des profils investisseur en assurance vie.

Quels frais réels supporte un contrat en gestion pilotée assurance vie ?

Les frais réels d'un mandat s'additionnent sur trois couches. Les assureurs mettent en avant, dans leurs offres de gestion pilotée, les frais de pilotage du mandataire (0,20 % à 0,70 %). Les deux autres couches pèsent au moins autant sur la performance nette.

L'empilement des frais en gestion pilotée assurance vie

Tout contrat en gestion pilotée assurance vie supporte trois couches de frais.

Couche 1, les frais de gestion du contrat sur les UC. Ils rémunèrent l'assureur pour l'enveloppe juridique et administrative. Leur moyenne s'établit à 0,88 % en 2025, stable par rapport à 2024. Les meilleurs contrats en ligne descendent à 0,50 % à 0,60 %. Les contrats bancaires traditionnels dépassent souvent 0,90 %.

Couche 2, les frais courants des fonds sous-jacents. Chaque OPCVM ou ETF prélève ses propres frais (frais de gestion, droits d'entrée, surperformance). Un ETF actions large indice coûte 0,07 % à 0,30 %. Un fonds actif diversifié facture 1,20 % à 2,00 %. En moyenne pondérée par les encours, les coûts récurrents des fonds en unités de compte s'établissent à 1,60 % en 2025. Une SCPI applique entre 8 % et 12 % de frais d'entrée puis 8 % à 14 % de frais de gestion annuels sur les loyers. Cette couche n'apparaît pas sur le relevé annuel du contrat, car le fonds la prélève sur sa valeur liquidative.

Couche 3, les frais de pilotage du mandataire. Ils rémunèrent le service de gestion sous mandat et s'ajoutent aux deux couches précédentes. Les fourchettes observées en 2025 vont de 0,20 % pour les robo-conseillers à 0,70 % pour les mandats gérés par des sociétés de gestion humaines. Sur certains contrats, la couche 1 augmente lorsque l'on passe de la gestion libre à la gestion pilotée. La gestion sous mandat porte des frais de contrat supplémentaires. Comme sa part dans les encours augmente, la moyenne des frais de contrat en UC reste à 0,88 % en 2025, alors que ce taux baisse dans chaque segment.

Gestion pilotée classique et robo-conseiller : le coût des fonds

Deux familles de mandataires se partagent la gestion pilotée. La gestion pilotée classique confie l'allocation à une société de gestion qui sélectionne des OPCVM gérés activement : un gérant choisit les titres et décide des arbitrages. Les robo-conseillers pilotent l'allocation par des règles automatisées et investissent surtout en ETF, qui répliquent un indice boursier.

L'écart de coût se loge dans la couche 2, dont la moyenne atteint 1,60 % par an en 2025 sur l'ensemble des fonds en unités de compte. Un fonds indiciel ne rémunère aucune sélection de titres. Cette couche coûte moins cher dans un mandat investi en ETF. Le gérant d'un fonds actif facture sa recherche pour tenter de battre son indice de référence.

Critère Gestion pilotée classique Robo-conseiller
Supports OPCVM gérés activement ETF indiciels en majorité
Décision d'arbitrage Gérant de la société de gestion Règles automatisées de la société de gestion
Rééquilibrage Selon les vues de marché du gérant Dès qu'un support s'écarte de l'allocation cible
Frais des fonds (couche 2) Élevés Faibles
Objectif de performance Battre un indice de référence Suivre la performance des indices

Comparez les deux approches sur le coût total et sur la performance nette publiée sur trois et cinq ans, rapportée à un indice passif de même profil. Sur vingt ou trente ans, chaque point de frais économisé se capitalise : le simulateur d'intérêts composés chiffre cet effet sur votre propre versement.

Cas chiffré : 100 000 € investis sur dix ans

Reprenons un cas concret : 100 000 € placés en 2026 sur un contrat en gestion pilotée assurance vie, profil équilibré (50 % fonds en euros, 50 % UC), avec une hypothèse de performance brute de 4,5 % par an avant frais (cohérente avec un mix de 50 % de fonds en euros à 2,63 % et de 50 % d'UC à 6,37 %). Calculons le capital final sous deux scénarios de frais.

Scénario Frais contrat Frais fonds Frais pilotage Total annuel Capital après 10 ans
Contrat en ligne ETF, robo léger 0,55 % 0,30 % 0,30 % 1,15 % environ 139 000 €
Contrat traditionnel banque, gestion humaine 0,90 % 1,40 % 0,60 % 2,90 % environ 117 200 €

Le calcul part d'un capital initial de 100 000 € capitalisé chaque année selon la formule Cn = C0 × (1 + r net)^n. Le taux r net est égal à 4,5 % moins les frais totaux. Le rendement retenu pour le fonds en euros est le taux moyen servi en 2025 par les contrats individuels.

À performance brute identique, les frais creusent un écart de 21 800 € en dix ans. Sur trente ans, avec des versements cumulés, l'écart se compte en dizaines de milliers d'euros. Le choix d'un contrat aux frais réels bas pèse davantage sur le résultat que les promesses de performance des allocations tactiques. Pour aller plus loin sur ce point, l'article dédié aux frais de gestion pilotée reconstitués détaille les calculs poste par poste.

Documents de fiscalité d'un contrat d'assurance vie sur un bureau organisé

Quelle fiscalité s'applique à un contrat sous mandat ?

La fiscalité de la gestion pilotée assurance vie est strictement celle de l'assurance vie. Le mode de gestion ne change rien aux règles : seuls les supports détenus dans le contrat et l'ancienneté de celui-ci déterminent l'imposition. Voici les trois jalons à connaître.

Pendant la vie du contrat

Aucune imposition n'est due tant qu'aucun rachat n'est effectué. Les arbitrages internes au contrat, c'est-à-dire les cessions et acquisitions de supports décidées par le mandataire, n'entraînent ni plus-value ni moins-value taxable. C'est l'un des principaux atouts fiscaux de l'enveloppe par rapport à un compte-titres ordinaire (CTO), où chaque cession génère un fait générateur d'imposition. Chaque reconstruction de l'allocation par le mandataire reste sans effet fiscal.

Les supports en unités de compte sont également exonérés d'Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) sauf pour la quote-part représentative d'actifs immobiliers (SCPI, OPCI), qui reste imposable selon les règles de l'article 965 du Code général des impôts.

Au rachat partiel ou total

Lors d'un retrait, l'impôt porte sur les produits (intérêts et plus-values) compris dans la somme retirée. La part imposable d'un rachat de X € correspond au pourcentage que représentent les gains dans la valeur totale du contrat au jour du retrait.

Le régime fiscal applicable dépend de la date des versements et de l'ancienneté du contrat. Pour les versements effectués depuis le 27 septembre 2017, qui couvrent la quasi-totalité des contrats en gestion pilotée ouverts récemment, deux régimes coexistent :

Ancienneté du contrat Versements < 150 000 € (PFL ou IR) Versements > 150 000 € Prélèvements sociaux
Moins de 8 ans PFU 12,8 % ou barème IR PFU 12,8 % ou barème IR 17,2 % systématiques
8 ans et plus PFL 7,5 % (après abattement) PFU 12,8 % 17,2 % systématiques

Après huit années de détention, un abattement annuel s'applique sur les produits imposables : 4 600 € pour un célibataire, veuf ou divorcé, et 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune (mariage ou PACS). Cet abattement n'est pas reportable d'une année sur l'autre. Fractionner les rachats sur plusieurs années civiles permet d'utiliser l'abattement chaque année et de réduire le prélèvement de 7,5 %.

Lors de la transmission

L'assurance vie bénéficie d'un régime successoral dérogatoire qui dépend de l'âge du souscripteur au moment des versements. Pour les primes versées avant 70 ans, l'article 990 I du Code général des impôts prévoit un abattement de 152 500 € par bénéficiaire désigné, puis un prélèvement de 20 % sur la fraction comprise entre 152 500 € et 852 500 €, et de 31,25 % au-delà. Pour les primes versées après 70 ans, l'article 757 B du même code applique un abattement global de 30 500 € (réparti entre tous les bénéficiaires non exonérés), au-delà duquel les capitaux sont réintégrés à l'actif successoral. Les intérêts générés après 70 ans restent exonérés.

La gestion pilotée assurance vie n'altère pas ce régime. Le mandataire peut en revanche orienter le profil vers une allocation plus défensive lorsque l'objectif est la transmission, afin de limiter la volatilité dans les années précédant le décès. Pour une personnalisation plus poussée, nous détaillons le mandat de gestion patrimoniale dans notre fiche dédiée.

Quelle performance attendre d'un contrat sous mandat ?

Un contrat en gestion pilotée de profil équilibré aurait rapporté environ 3,6 % en 2025 avant frais de pilotage, aux moyennes du marché. Le calcul part de 50 % de fonds en euros à 2,63 %, taux moyen servi en 2025 net des frais de gestion, et de 50 % d'unités de compte à 5,5 %, diminués de 0,88 % de frais de contrat, soit 4,62 %. Le résultat d'un mandat réel dépend ensuite de ses supports, de ses frais de pilotage et de la date des arbitrages.

Type de support en unités de compte Performance 2025
Actions Hausse de 8,1 %
Fonds à allocation d'actifs Hausse de 5,3 %
Obligations Hausse de 2,2 %
Monétaire Hausse de 2,0 %
Immobilier Baisse de 2,9 %

Ces performances sont nettes des coûts des fonds et brutes des frais de contrat. Un épargnant en mandat dynamique, investi surtout en actions, a profité en 2025 de leur hausse de 8,1 %. La poche immobilière d'un mandat diversifié a reculé de 2,9 % la même année. L'essentiel de l'écart entre deux mandats tient à la part d'unités de compte fixée par le profil.

Gestion pilotée et gestion libre face aux baisses de marché

Le mandataire applique le rééquilibrage prévu par la convention, y compris pendant une baisse des marchés. Un épargnant seul peut hésiter à racheter des actions en baisse. Cette discipline évite de vendre au plus bas, et son coût correspond aux frais de pilotage. Nous comparons les deux modes dans le guide gestion pilotée ou gestion libre.

La performance d'un mandat s'évalue sur l'horizon de placement inscrit dans la convention, face à celle d'un indice passif de même profil. Le relevé annuel prévu par le décret n°2024-572 du 21 juin 2024 indique la performance du mandat sur la période et le total des frais supportés. Ces deux chiffres servent de base à la comparaison.

Pour quel profil ce mode de gestion est-il adapté ?

Aucune réponse universelle. La pertinence dépend de cinq variables : la capacité décisionnelle de l'épargnant, le montant investi, l'horizon, l'objectif et le rapport au risque. Voici la grille de décision en sept questions que France Épargne applique à chaque dossier client.

  1. Disposez-vous d'au moins 10 000 € à placer ? En dessous, les frais de pilotage (200 € à 500 € par an sur 50 000 €) pèsent trop lourd au regard du bénéfice marginal. La gestion libre sur ETF est alors plus efficiente.
  2. Connaissez-vous la différence entre obligations d'État et obligations corporates ? Sans cette connaissance, la délégation de la sélection des supports évite des erreurs coûteuses sur les UC obligataires.
  3. Êtes-vous capable de tenir votre allocation lors d'une baisse de 20 % à 25 % des marchés actions ? Si la réponse est non, un profil prudent en gestion pilotée évite les ventes paniquées en bas de cycle.
  4. Disposez-vous d'au moins deux heures par mois pour suivre vos placements ? Le coût de la délégation se justifie pour un épargnant qui ne dispose pas de ce temps. La gestion conseillée ou libre convient à celui qui suit ses placements chaque mois.
  5. Votre horizon est-il supérieur à 8 ans ? En dessous, la gestion pilotée assurance vie perd l'essentiel de son intérêt fiscal (abattement, PFL réduit) et la volatilité des UC devient un risque mal couvert.
  6. Votre objectif principal est-il la transmission ou la constitution de capital ? Un objectif de transmission appelle un profil défensif ou prudent en gestion pilotée. Sur 20 ans et plus de constitution de capital, un profil dynamique peut produire un meilleur résultat malgré la volatilité.
  7. Avez-vous d'autres enveloppes (PEA, PER, CTO) déjà actives ? Si oui, vous pouvez réserver la gestion pilotée assurance vie à la part la moins risquée du patrimoine et placer les paris plus offensifs dans les autres enveloppes.

Profil cible : épargnant français adulte, 30 à 60 ans, avec 30 000 € à 300 000 € à placer, novice ou intermédiaire en matière d'investissement, peu disponible pour suivre les marchés, horizon supérieur à 8 ans, objectif mixte capital + transmission.

Profils à éviter : investisseur expérimenté qui veut tout arbitrer lui-même (gestion libre plus performante nette de frais), épargnant à horizon court (moins de 5 ans, où la volatilité des UC est mal placée), patrimoine inférieur à 10 000 € (frais absolus disproportionnés), client qui n'accepte aucune perte en capital (préférer le fonds en euros 100 %).

Pour la préparation de la retraite, nous détaillons la méthode de désensibilisation et ses chiffres dans la fiche gestion pilotée horizon retraite. Les indépendants et professions libérales trouveront dans notre guide de la gestion pilotée sur PER les éléments du choix d'enveloppe.

Quels sont les pièges contractuels et risques à connaître ?

La gestion pilotée assurance vie comporte des points de vigilance. France Épargne en a relevé sept dans ses bilans patrimoniaux depuis 2020.

Piège 1, le profil mal calibré dès l'origine. Un questionnaire de convenance rapide, rempli en cinq minutes via une interface web, conduit fréquemment à surévaluer la tolérance au risque. Le souscripteur signe pour un profil dynamique et découvre sa réelle aversion aux pertes à la première baisse de 15 %. Le coût d'un mauvais profil tenu trois ans peut représenter 10 % à 20 % du capital, soit largement plus que les frais courants.

Piège 2, la surreprésentation des fonds maison. Certains contrats imposent une allocation cible composée majoritairement de fonds de la société de gestion mandataire ou de sa maison-mère. Cette pratique est autorisée. Elle peut signaler un conflit d'intérêts lorsque le mandataire perçoit des rétrocessions sur encours. Ces rétrocessions doivent être divulguées au client, conformément aux exigences de MIF II.

Piège 3, la performance affichée brute des frais réels. Certains gestionnaires affichent dans leurs documents commerciaux une performance avant frais de pilotage. Demandez une performance nette de tous frais, comparable à un indice passif équivalent. Nous chiffrons l'écart réel entre annonce et résultat dans notre analyse de la tracking error des robo-conseillers.

Piège 4, le délai de sortie du mandat. Le décret n°2024-572 du 21 juin 2024 autorise le souscripteur à résilier le mandat d'arbitrage à tout moment et sans indemnité. La résiliation prend effet dans un délai maximum de trois mois, puis le mandataire établit un relevé d'informations au plus tard soixante jours après cette date. Lisez les modalités de résiliation de la convention avant de signer.

Piège 5, les frais de surperformance opaques. Quelques contrats prévoient une commission de surperformance (typiquement 10 % à 20 % de la performance au-delà d'un seuil), calculée selon des formules complexes (high water mark, indice de référence ajustable). Sans transparence, ces frais peuvent représenter 0,30 % à 0,80 % supplémentaires les bonnes années sans être identifiés comme tels.

Piège 6, la valorisation tardive des supports peu liquides. Les SCPI et certains fonds immobiliers ont des valeurs liquidatives mensuelles ou trimestrielles. En cas de retournement de marché, le décalage peut atteindre 6 à 12 mois entre la baisse réelle et la reconnaissance dans la valeur du contrat. Plusieurs SCPI ont perdu 15 % à 18 % de valeur en 2023 et 2024 avant que leurs épargnants n'en soient informés.

Piège 7, la diversification limitée aux fonds actions. Vingt fonds actions internationaux peuvent porter une seule et même exposition : leur corrélation dépasse fréquemment 0,85 sur dix ans. Un profil dynamique bien diversifié combine des actions avec des classes d'actifs faiblement corrélées entre elles : obligations, immobilier, monétaire. Nous comparons la gestion pilotée à un portefeuille d'ETF dans notre fiche gestion pilotée et ETF seul.

Trois dossiers de clients France Épargne

Pour rendre la matière concrète, voici trois cas anonymisés issus des bilans patrimoniaux conduits par les conseillers France Épargne au cours des trente derniers mois. Chaque cas précise la situation, la décision retenue et le résultat documenté.

Un dirigeant de TPE de 48 ans, capital initial 180 000 €, horizon 15 ans, objectif retraite complémentaire. Le client venait d'un contrat bancaire en gestion libre à 0,90 % de frais UC, qu'il ne suivait pas. Après bilan, basculement vers un contrat en ligne en gestion pilotée profil équilibré, frais cumulés 1,75 % par an. Désensibilisation programmée à partir de 60 ans. Après 24 mois, performance nette annualisée 5,8 %, capital constitué 201 600 €, gain de 11,2 % brut sur la période de référence (versus +9,4 % pour son ancien contrat selon reconstitution comparative).

Une profession libérale de 36 ans, capital initial 45 000 €, horizon 25 ans, objectif constitution de capital. Profil dynamique retenu, 25 % fonds en euros et 75 % UC dont 50 % d'ETF actions monde, 15 % d'ETF émergents et 10 % d'obligations diversifiées. Frais cumulés 1,30 % par an grâce à un contrat sélectionné parmi neuf comparés. Performance nette annualisée 8,1 % sur 18 mois, capital constitué 51 700 €. Le profil sera maintenu jusque dans la décennie précédant la retraite.

Un couple de cadres supérieurs de 62 et 60 ans, capital cumulé 420 000 €, objectif transmission via les clauses bénéficiaires. Deux contrats distincts, un par membre du couple, avec une allocation 70 % fonds en euros et 30 % UC obligataires et immobilières. Mode de gestion pilotée profil prudent, frais cumulés 1,40 %. La clause bénéficiaire désigne nominativement les trois enfants par parts égales. Après 14 mois, le capital atteint 432 200 €. La volatilité annualisée mesurée est de 3,2 %. Ce niveau correspond à l'objectif de préservation et de transmission.

Dans ces trois cas, la gestion pilotée assurance vie a produit une performance cohérente avec le profil et stable dans le temps. Les chiffres présentés concernent ces seuls dossiers. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Un bilan patrimonial précède chaque mise en place.

Comment France Épargne accompagne votre projet

France Épargne est un cabinet de courtage indépendant en assurances et placements, immatriculé à l'ORIAS sous le numéro 23001687 et actif depuis 2020. Plus de 25 partenaires assureurs sont comparés sur chaque dossier, sans aucun lien capitalistique avec un assureur. Notre accompagnement sur la gestion pilotée assurance vie s'organise en trois temps.

Bilan patrimonial gratuit avec un conseiller dédié. Le même conseiller suit votre dossier du premier échange à la souscription. Nous répondons sous 6 heures ouvrées à toute demande écrite. Le bilan couvre votre situation patrimoniale complète, votre profil de risque, votre horizon, vos objectifs successoraux et vos enveloppes existantes (PEA, PER, CTO, immobilier).

Comparaison transparente de plus de 25 contrats du marché. Nous croisons les frais sur les trois couches (contrat, fonds, pilotage), les performances nettes documentées sur trois et cinq ans, la qualité des reportings, les conditions de résiliation et la robustesse de la société de gestion mandataire. Chaque proposition précise les frais que nous percevons.

Suivi annuel structuré. Nous revoyons votre contrat au moins une fois par an, et à chaque événement de vie (changement professionnel, succession, vente immobilière, rachat). Nous vérifions la cohérence entre votre profil contractuel et votre profil réel, l'évolution des frais, la pertinence de l'allocation cible et l'opportunité éventuelle d'un transfert vers un contrat plus performant grâce au transfert Fourgous ou au transfert intra-assureur que permet l'article 71 de la loi Pacte.

France Épargne n'a aucun lien capitalistique avec un assureur et ne distribue aucun produit maison. Nous ne percevons aucune rémunération discrétionnaire d'un assureur et publions notre grille de rémunération sur simple demande. Réservez votre bilan patrimonial gratuit pour savoir si la gestion pilotée assurance vie correspond à votre profil.

FAQ : questions fréquentes sur la gestion pilotée assurance vie

Quelle est la différence entre gestion pilotée et gestion libre en assurance vie ?

En gestion libre, vous choisissez vous-même les supports et passez vos arbitrages. En gestion pilotée en assurance vie, vous signez une convention de mandat d'arbitrage qui autorise une société de gestion à arbitrer entre fonds en euros et unités de compte selon le profil retenu. Le décret n° 2024-572 du 21 juin 2024 fixe le contenu obligatoire de la convention.

Quels frais paie-t-on en gestion pilotée d'assurance vie en 2025 ?

Trois couches s'empilent. Les frais de gestion du contrat sur les unités de compte s'élèvent à 0,88 % en moyenne en 2025. Les coûts récurrents des fonds sous-jacents atteignent 1,60 % en moyenne, de 0,20 % pour les ETF à 1,80 % pour les fonds actifs. Le mandataire facture en plus 0,20 % à 0,70 % par an de frais de pilotage. Au total, un mandat investi dans des fonds au coût moyen du marché supporte 2,7 % à 3,2 % de frais par an.

À partir de quel montant la gestion pilotée d'assurance vie est-elle rentable ?

Aucun seuil légal ne s'applique. La logique économique fixe en revanche un plancher pratique autour de 10 000 € pour amortir la couche de frais de pilotage. En dessous, le surcoût absolu, environ 200 € à 500 € par an sur 50 000 €, pèse trop lourd face au bénéfice de l'arbitrage délégué. Au-delà de 100 000 €, l'écart de frais doit être comparé à un service de mandat de gestion patrimoniale individualisée.

La gestion pilotée d'assurance vie garantit-elle un rendement ?

Non. Le mandataire est tenu à une obligation de moyens et les unités de compte n'ont aucune garantie en capital. Les supports en unités de compte ont gagné 5,5 % en moyenne en 2025, nets des coûts des fonds et avant frais de contrat, mais les profils dynamiques peuvent baisser de 15 % à 25 % sur une seule année de crise actions. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Peut-on sortir d'une gestion pilotée d'assurance vie à tout moment ?

Oui. Le décret n°2024-572 du 21 juin 2024 permet au souscripteur de résilier la convention de mandat d'arbitrage à tout moment et sans indemnité, avec une prise d'effet dans un délai maximum de trois mois. Vous reprenez alors la main sur les arbitrages, soit en gestion libre, soit en confiant la délégation à une autre société de gestion. Le contrat reste ouvert avec son antériorité fiscale.

La gestion pilotée d'assurance vie est-elle compatible avec un objectif de transmission ?

Oui, sous réserve d'aligner l'allocation et l'horizon. Pour un souscripteur de plus de 70 ans qui privilégie la transmission via la clause bénéficiaire, un profil prudent ou défensif limite la volatilité avant le décès. L'article 990 I du Code général des impôts accorde un abattement de 152 500 € par bénéficiaire sur les capitaux décès issus des versements effectués avant 70 ans.

Conclusion

La gestion pilotée assurance vie est un service utile pour l'épargnant qui veut accéder aux unités de compte sans gérer lui-même les arbitrages, à condition d'en payer le juste prix. Le mode de gestion laisse la fiscalité inchangée : elle reste celle de l'assurance vie classique. Il ajoute une couche de frais de pilotage, et l'ensemble des frais d'un mandat investi dans des fonds au coût moyen du marché représente 24 % à 28 % du capital sur dix ans. Le décret n°2024 572 du 21 juin 2024 a renforcé la transparence des conventions de mandat d'arbitrage depuis le 24 octobre 2024, mais l'analyse comparative reste indispensable. Avant de signer une convention, validez votre profil par un bilan patrimonial, reconstituez les trois couches de frais et comparez la performance nette annoncée à un benchmark passif équivalent.

France Épargne propose un bilan gratuit pour évaluer si la gestion pilotée assurance vie correspond à votre profil et, le cas échéant, sélectionner le contrat le mieux calibré parmi plus de vingt-cinq partenaires assureurs comparés en toute indépendance.

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Sources :

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre gestion pilotée et gestion libre en assurance vie ?

En gestion libre, vous choisissez vous-même les supports et passez vos arbitrages. En gestion pilotée en assurance vie, vous signez une convention de mandat d'arbitrage qui autorise une société de gestion à arbitrer entre fonds en euros et unités de compte selon le profil retenu. Le décret n° 2024-572 du 21 juin 2024 fixe le contenu obligatoire de la convention.

Quels frais paie-t-on en gestion pilotée d'assurance vie en 2025 ?

Trois couches s'empilent. Les frais de gestion du contrat sur les unités de compte s'élèvent à 0,88 % en moyenne en 2025. Les coûts récurrents des fonds sous-jacents atteignent 1,60 % en moyenne, de 0,20 % pour les ETF à 1,80 % pour les fonds actifs. Le mandataire facture en plus 0,20 % à 0,70 % par an de frais de pilotage. Au total, un mandat investi dans des fonds au coût moyen du marché supporte 2,7 % à 3,2 % de frais par an.

À partir de quel montant la gestion pilotée d'assurance vie est-elle rentable ?

Aucun seuil légal ne s'applique. La logique économique fixe en revanche un plancher pratique autour de 10 000 € pour amortir la couche de frais de pilotage. En dessous, le surcoût absolu, environ 200 € à 500 € par an sur 50 000 €, pèse trop lourd face au bénéfice de l'arbitrage délégué. Au-delà de 100 000 €, l'écart de frais doit être comparé à un service de mandat de gestion patrimoniale individualisée.

La gestion pilotée d'assurance vie garantit-elle un rendement ?

Non. Le mandataire est tenu à une obligation de moyens et les unités de compte n'ont aucune garantie en capital. Les supports en unités de compte ont gagné 5,5 % en moyenne en 2025, nets des coûts des fonds et avant frais de contrat, mais les profils dynamiques peuvent baisser de 15 % à 25 % sur une seule année de crise actions. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Peut-on sortir d'une gestion pilotée d'assurance vie à tout moment ?

Oui. Le décret n°2024-572 du 21 juin 2024 permet au souscripteur de résilier la convention de mandat d'arbitrage à tout moment et sans indemnité, avec une prise d'effet dans un délai maximum de trois mois. Vous reprenez alors la main sur les arbitrages, soit en gestion libre, soit en confiant la délégation à une autre société de gestion. Le contrat reste ouvert avec son antériorité fiscale.

La gestion pilotée d'assurance vie est-elle compatible avec un objectif de transmission ?

Oui, sous réserve d'aligner l'allocation et l'horizon. Pour un souscripteur de plus de 70 ans qui privilégie la transmission via la clause bénéficiaire, un profil prudent ou défensif limite la volatilité avant le décès. L'article 990 I du Code général des impôts accorde un abattement de 152 500 € par bénéficiaire sur les capitaux décès issus des versements effectués avant 70 ans.

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