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Stellantis investit plus d'un milliard d'euros à Mulhouse pour trois nouvelles Peugeot électriques

Emmanuel Macron a annoncé le 26 mai 2026 un investissement de plus d'un milliard d'euros de Stellantis sur son site de Mulhouse. L'usine alsacienne produira à partir de 2029 trois nouvelles Peugeot compactes électriques sur la plateforme STLA One.

Rédacteur en chef, France Épargne
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Illustration abstraite de l'industrie automobile française et de la transition vers le véhicule électrique, formes dynamiques bleu profond et vert émeraude évoquant l'usine et la production

Le site Stellantis de Mulhouse tient son avenir industriel. Emmanuel Macron a annoncé le 26 mai 2026, lors d'une réunion à l'Élysée consacrée à l'électrification automobile, un investissement de plus d'un milliard d'euros du constructeur sur l'usine alsacienne. Cet engagement doit y faire naître, à partir de 2029, une nouvelle génération de véhicules électriques signés Peugeot.

Ce que prévoit l'investissement

Le milliard d'euros annoncé financera la production de trois futures Peugeot compactes du segment C, appelées à remplacer les actuelles Peugeot 308 et 408 assemblées sur le site. Ces modèles reposeront sur la nouvelle plateforme STLA One, l'une des trois architectures globales sur lesquelles Stellantis veut concentrer la moitié de ses volumes mondiaux à l'horizon 2030.

L'usine de Mulhouse emploie un peu plus de 4 000 salariés et produit aujourd'hui les Peugeot 308, 408 ainsi que la DS 7. Le site figurait jusqu'ici parmi les grands oubliés du plan industriel du groupe. Avec celle de Poissy, près de Paris, l'usine alsacienne était la seule à ne pas avoir reçu l'attribution d'un nouveau modèle, ce qui nourrissait l'inquiétude des équipes sur la pérennité de l'activité.

« C'est un véritable avenir industriel que nous offrons à ce site de Mulhouse. Cela nous permet d'aborder avec confiance la montée en puissance de la production de véhicules électriques en France », a déclaré Emmanuel Macron.

Un volet du plan FaSTLAne 2030

Cette annonce s'inscrit dans le plan stratégique FaSTLAne 2030 dévoilé par Stellantis, qui prévoit 60 milliards d'euros d'investissements sur cinq ans, dont 24 milliards consacrés aux plateformes, aux motorisations et aux technologies. Le groupe vise le lancement de plus de 60 nouveaux véhicules et la modernisation d'une cinquantaine de modèles existants d'ici à 2030, toutes marques et toutes motorisations confondues.

« FaSTLAne 2030 est le fruit de plusieurs mois de travail rigoureux à l'échelle de l'entreprise et vise à générer une croissance rentable de long terme », a indiqué Antonio Filosa, directeur général de Stellantis. La feuille de route s'appuie sur une rationalisation des plateformes et sur des partenariats, notamment avec le chinois Dongfeng pour certaines productions européennes.

Pourquoi cet investissement compte pour l'industrie française

La décision sécurise la charge d'un site dont le taux d'utilisation restait limité, autour de 60 % d'une capacité proche de 200 000 unités annuelles, alors que Mulhouse produit environ 135 000 véhicules par an. L'attribution de trois modèles de segment C, le cœur de marché européen, change l'équation pour l'emploi local et pour la chaîne de sous-traitance régionale.

L'enjeu dépasse l'Alsace. La montée en cadence des véhicules électriques assemblés en France conditionne la capacité du pays à conserver une base industrielle automobile face à la concurrence asiatique et aux usines d'Europe de l'Est. L'engagement de Stellantis répond à une demande récurrente des pouvoirs publics : ancrer la production des futurs modèles électriques sur le sol national plutôt que de la délocaliser.

Les points de vigilance

Plusieurs zones d'ombre subsistent. Stellantis n'a pas détaillé publiquement la nomenclature exacte des trois Peugeot ni le calendrier précis de chaque lancement, au delà de l'horizon 2029. Le groupe a par ailleurs rappelé qu'il poursuit le dialogue avec les partenaires sociaux sur l'avenir de l'ensemble de ses sites, Mulhouse compris.

La réussite du pari dépendra aussi de la demande pour les véhicules électriques du segment C, dont la croissance reste sensible aux dispositifs d'aide publique et au prix de l'énergie. Pour les épargnants exposés à Stellantis ou au secteur automobile européen, l'exécution du plan FaSTLAne 2030 et la maîtrise des coûts de la transition électrique constitueront les principaux indicateurs à suivre dans les prochains trimestres.

Ce qu'il faut surveiller

  • La confirmation officielle des trois modèles Peugeot et de leur calendrier de lancement.
  • Le démarrage effectif de la production sur la plateforme STLA One en 2029.
  • Le sort de l'usine de Poissy, dernier site français en attente d'attribution.
  • Les volumes de vente du segment C électrique en Europe et leur sensibilité aux aides.

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À propos de l'auteur

Emmanuel d'Ibelin

Rédacteur en chef, France Épargne

Emmanuel d'Ibelin dirige la rédaction de France Épargne. Juriste de formation, titulaire d'un master de droit des affaires, il analyse au quotidien les annonces des banques centrales, les évolutions réglementaires et les opportunités d'investissement pour les épargnants français.

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