Assurance décennale

Comment vérifier l'attestation décennale d'un artisan ?

Comment vérifier l'attestation décennale d'un artisan : 9 mentions obligatoires, contrôle ORIAS, détection des fausses attestations et recours en cas de doute.

15 janvier 202616 min de lectureMis à jour le 25 mai 2026

Pour vérifier l'attestation décennale d'un artisan, contrôlez les 9 mentions imposées par l'arrêté du 5 janvier 2016 (identité du souscripteur, numéro SIRET, assureur, numéro de contrat, dates de validité, activités garanties, plafond de couverture, zone géographique), puis confirmez l'authenticité du document en appelant directement la compagnie d'assurance et en croisant le SIRET sur le répertoire SIRENE de l'INSEE. Cette vérification, prévue par l'article L. 243-2 du Code des assurances, prend une dizaine de minutes et reste votre seule garantie d'être indemnisé en cas de désordre grave dans les dix années suivant la réception des travaux.

À retenir :

  • L'arrêté du 5 janvier 2016 impose un modèle standardisé d'attestation avec 9 mentions minimales obligatoires (article A. 243-2 du Code des assurances).
  • 64 % des désordres décennaux relevés par l'AQC en 2025 concernent l'étanchéité, soit plus de 670 000 dommages dans la base Sycodés.
  • Une fausse attestation expose l'artisan à 5 ans de prison et 375 000 € d'amende au titre de l'escroquerie (article 313-1 du Code pénal).
  • L'absence de souscription est punie de 6 mois d'emprisonnement et 75 000 € d'amende (article L. 243-3 du Code des assurances).
  • Le maître d'ouvrage doit toujours croiser trois sources : l'attestation, le répertoire SIRENE de l'INSEE et un appel direct à l'assureur.

Pourquoi le contrôle de l'attestation est non négociable

L'article L. 241-1 du Code des assurances oblige toute personne physique ou morale dont la responsabilité décennale peut être engagée à souscrire une assurance avant l'ouverture du chantier (source : Légifrance, Code des assurances, version consolidée au 1er janvier 2026). Cette obligation pèse sur le constructeur, mais le maître d'ouvrage subit la sanction économique en cas de défaut de couverture.

Si l'artisan n'est pas assuré au moment de la réception des travaux, vous perdez le mécanisme d'indemnisation présumée prévu par les articles 1792 et suivants du Code civil. Vous devez alors prouver la faute du professionnel, ce qui transforme un dossier d'expertise en procédure contentieuse de plusieurs années. Le coût d'une malfaçon non couverte oscille en général entre 15 000 € et 80 000 € pour un sinistre courant en maison individuelle, selon les chiffres de l'Agence Qualité Construction (rapport AQC 2025 sur les désordres décennaux).

L'enjeu dépasse le simple risque financier individuel. Selon l'AQC, 64 % des désordres décennaux relevés depuis 1995 concernent l'étanchéité à l'eau, soit plus de 670 000 dommages enregistrés dans la base Sycodés (source : qualiteconstruction.com, rapport Flop 10 publié en juin 2025). Pour les maisons individuelles, les revêtements de sol intérieur représentent 14 % des coûts de réparation. Vérifier que votre artisan est correctement assuré, c'est s'assurer d'être indemnisé sur ces postes statistiquement les plus risqués.

Les obligations de l'artisan vis-à-vis du client

L'artisan doit présenter l'attestation spontanément, avant tout commencement de chantier. L'article L. 243-2 du Code des assurances impose qu'elle soit jointe aux devis et factures des professionnels assurés. Toute attestation remise après la signature du devis ou produite à la demande répétée du client constitue déjà un signal d'alerte.

Les mentions obligatoires sur les devis et factures sont précisées dans notre guide mentions obligatoires sur devis et factures. Un artisan qui n'inscrit pas ses coordonnées d'assurance sur ses documents commerciaux contrevient à l'article 22 de la loi Pinel du 18 juin 2014.

Les 9 mentions obligatoires fixées par l'arrêté du 5 janvier 2016

L'arrêté du 5 janvier 2016 fixe un modèle d'attestation comprenant des mentions minimales obligatoires, codifié aux articles A. 243-2 à A. 243-5 du Code des assurances. Ce modèle s'applique à toutes les attestations émises pour des chantiers ouverts après le 1er juillet 2016 (source : Légifrance, JORF n° 0006 du 8 janvier 2016).

Mention obligatoire Information à contrôler
Identité de l'assuré Nom ou raison sociale, adresse, numéro SIRET
Identité de l'assureur Nom de la compagnie, adresse du siège social, succursale le cas échéant
Numéro de contrat Référence unique attribuée par l'assureur
Date d'établissement Date à laquelle l'attestation a été émise
Période de validité Date d'effet et date d'échéance du contrat
Activités garanties Liste exhaustive des métiers couverts (gros œuvre, plomberie, électricité, etc.)
Plafond de garantie Montant maximum d'indemnisation par sinistre et par année d'assurance
Zone géographique Territoire couvert (France entière, départements listés, DOM, etc.)
Mentions centrales « Attestation d'assurance » et « Assurance de responsabilité décennale obligatoire »

L'absence d'une seule de ces mentions rend l'attestation non conforme. Un document non conforme n'a aucune valeur probante face à un assureur dommages-ouvrage ni devant un tribunal de grande instance.

Le piège des activités garanties

C'est la mention la plus régulièrement contournée. Les libellés d'activités assurées sont normalisés par les compagnies, mais le grand public lit rarement la nomenclature précise. Quelques exemples concrets de divergences récurrentes :

  • « Électricité courants forts » ne couvre pas les installations photovoltaïques, qui exigent une activité distincte.
  • « Plomberie sanitaire » ne couvre pas la pose de chaudière à condensation, classée en chauffage.
  • « Maçonnerie » exclut généralement les fondations spéciales et les ouvrages en infrastructure profonde, selon les nomenclatures publiées par la SMABTP et l'Auxiliaire (sources : smabtp.fr et auxiliaire.fr, fiches métiers 2025).
  • « Carrelage » ne couvre pas la pose de revêtements en pierre naturelle au-delà d'un certain format.

Pour un projet de rénovation complet, exigez que chaque corps de métier figure expressément dans les activités garanties. Notre guide décennale multi-activités BTP détaille les configurations à exiger pour les artisans polyvalents.

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Comment authentifier l'attestation en quatre étapes

Une attestation conforme aux mentions obligatoires reste un document papier qui peut être falsifié. Selon les estimations sectorielles, plusieurs centaines de cas de faux contrats sont identifiés chaque année dans le bâtiment, avec une hausse marquée depuis 2022 portée par la crise économique et la facilité de retouche numérique des PDF (source : analyse Cerfrance, dossier Faux contrats d'assurance dans le bâtiment, 2025).

Étape 1 : appel direct à l'assureur

C'est la procédure la plus fiable. Recherchez le numéro de la compagnie sur son site officiel, jamais sur le document remis par l'artisan. Communiquez le numéro de contrat et le SIRET de l'assuré. Demandez explicitement :

  • Le contrat est il actif à la date du jour ?
  • Les activités précisément concernées par mes travaux sont elles couvertes ?
  • Existe il des exclusions ou des sous limites de garantie ?
  • Le plafond annuel a t il été déjà entamé par un autre sinistre ?

Demandez une confirmation écrite par courrier ou courriel. Cette pièce constituera votre preuve en cas de litige ultérieur.

Étape 2 : croisement avec le répertoire SIRENE

Le répertoire SIRENE, géré par l'INSEE, est la base officielle des entreprises françaises. Sa mise à jour est quotidienne et son accès gratuit (source : INSEE, page Sirene mise à jour 2026). Saisissez le SIRET indiqué sur l'attestation sur l'Annuaire des entreprises de l'INSEE ou sur le site annuaire-entreprises.data.gouv.fr.

Vérifiez :

  • L'entreprise existe et n'est pas en liquidation judiciaire.
  • Le code APE correspond à une activité de bâtiment cohérente avec les travaux confiés.
  • L'adresse coïncide avec celle figurant sur le devis et l'attestation.
  • La date de création n'est pas postérieure au début de la prestation.

À compter du 1er janvier 2027, les codes APE seront associés à la nouvelle nomenclature d'activité française (source : INSEE, communication officielle 2026), ce qui imposera une lecture renouvelée des libellés.

Étape 3 : vérification de l'assureur via ORIAS

Si l'attestation a été émise par un courtier ou un intermédiaire, son immatriculation au registre ORIAS est obligatoire (article L. 512-1 du Code des assurances). Le registre, placé sous la tutelle de la Direction Générale du Trésor, est consultable gratuitement sur orias.fr. L'inscription est renouvelée chaque année, et un courtier non immatriculé n'a pas le droit de distribuer des produits d'assurance en France.

Étape 4 : examen formel du document

Une attestation authentique présente plusieurs marqueurs visuels. La présence d'un papier à en tête, d'un cachet original ou numérique vérifiable, d'un format de numérotation cohérent avec les autres documents de la compagnie, et l'absence de fautes d'orthographe sont autant d'indices. Plusieurs grands assureurs intègrent désormais un QR code de vérification ou un lien vers une page de contrôle en ligne. L'absence totale de signature, un logo pixélisé ou une mise en page approximative justifient une vérification approfondie.

Les six signaux qui doivent vous alerter

L'expérience accumulée par les juridictions et les fédérations professionnelles permet d'isoler les situations les plus à risque.

  1. L'artisan refuse ou retarde la transmission. Un professionnel régulièrement assuré fournit son attestation en moins de 48 heures, dès la remise du devis dans la plupart des cas.
  2. L'attestation date de plus de douze mois. Les contrats d'assurance se renouvellent annuellement et peuvent être résiliés en cours d'année. Demandez systématiquement un document récent.
  3. Le SIRET ne correspond pas exactement à celui du devis. Une différence d'un seul chiffre peut révéler une attestation issue d'une autre entité juridique.
  4. L'assureur mentionné n'existe pas ou ne confirme pas le contrat. C'est le critère absolu de la fausse attestation.
  5. Les activités garanties sont décrites de façon vague ou ne mentionnent pas explicitement votre nature de travaux.
  6. Le plafond de garantie est anormalement bas. Sur un chantier de rénovation lourde, un plafond inférieur à 1 million d'euros par sinistre exige des explications.

La Cour de cassation a validé en 2019 la condamnation à deux ans de prison, dont un avec sursis, d'un entrepreneur ayant produit une fausse attestation pour décrocher un marché (source : revue de jurisprudence Ordre des avocats Cusset Vichy). Les faits cumulaient faux, usage de faux et escroquerie. L'article 313-1 du Code pénal punit l'escroquerie de cinq ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende. Le défaut de souscription, lui, est puni de six mois d'emprisonnement et 75 000 € d'amende au titre de l'article L. 243-3 du Code des assurances. Pour le détail des peines, consultez notre dossier sanctions pénales et civiles du défaut d'assurance décennale.

Que faire en cas de doute avéré

Trois leviers s'offrent à vous, à actionner dans l'ordre.

Demander une attestation de moins d'un mois

Formulez la demande par écrit (courriel suffit). « Pouvez vous me transmettre une attestation décennale datée de moins de trente jours, mentionnant explicitement [liste précise de vos travaux] ? » Un artisan régulièrement assuré obtient ce document en 24 à 48 heures auprès de sa compagnie. Une réticence prolongée vaut réponse.

Suspendre la signature du devis

Tant que l'attestation n'est pas conforme et confirmée par l'assureur, ne signez pas le devis et ne versez aucun acompte. La signature du devis ne déclenche pas l'obligation décennale (le déclenchement intervient à l'ouverture du chantier), mais elle vous engage contractuellement et complique le retrait.

Signaler les fraudes avérées

En cas de fausse attestation établie, plusieurs canaux permettent de signaler le manquement :

  • La DGCCRF via la plateforme SignalConso pour les pratiques commerciales trompeuses.
  • La gendarmerie ou le commissariat de police au titre de l'escroquerie et du faux.
  • La chambre des métiers et de l'artisanat dont dépend l'artisan, qui peut exclure le professionnel de son répertoire.
  • L'assureur dont le nom a été usurpé, qui dispose de services contentieux dédiés.

Le dépôt de plainte est gratuit et n'oblige à aucune action ultérieure. Il alimente la connaissance des autorités sur les réseaux frauduleux.

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Le cas particulier de la sous traitance

L'article L. 241-1 du Code des assurances impose que chaque entreprise dont la responsabilité décennale peut être engagée soit assurée. La sous traitance ne dispense personne de cette obligation. Si votre artisan principal externalise tout ou partie du chantier, demandez :

  • L'attestation décennale du sous traitant pour les activités sous traitées.
  • La liste nominative des sous traitants avant ouverture du chantier.
  • Une déclaration écrite de l'artisan principal acceptant la responsabilité du choix de ses sous traitants.

L'absence d'attestation pour un sous traitant ne vous prive pas du recours contre l'artisan principal, mais elle vous expose à un délai d'indemnisation allongé. Notre guide sous traitance BTP et décennale détaille la chaîne de responsabilité et les attestations à exiger pour chaque configuration.

L'assurance dommages ouvrage : la double protection du maître d'ouvrage

Vérifier l'attestation de l'artisan ne suffit pas pour les chantiers les plus lourds. La loi Spinetta du 4 janvier 1978, codifiée aux articles L. 242-1 et suivants du Code des assurances, impose à toute personne faisant réaliser des travaux de construction de souscrire avant l'ouverture du chantier une assurance dommages ouvrage. Cette assurance préfinance les réparations sans recherche préalable de responsabilité, puis l'assureur dommages ouvrage exerce un recours subrogatoire contre l'artisan responsable et son assureur décennale.

Le double mécanisme prend tout son sens si l'attestation de l'artisan se révèle invalide a posteriori : l'assureur dommages ouvrage indemnise quand même le sinistre puis assume seul le risque de l'insolvabilité ou de l'absence d'assurance du constructeur. Notre comparatif dommages ouvrage vs décennale détaille les avantages combinés des deux dispositifs et les seuils financiers à partir desquels la dommages ouvrage devient indispensable.

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FAQ : vérifier l'attestation décennale d'un artisan

Combien de temps une attestation décennale reste elle valable ?

Une attestation est valide pour la période figurant entre la date d'effet et la date d'échéance, généralement douze mois. Elle peut toutefois être résiliée en cours d'année pour non paiement de prime ou aggravation du risque. Demandez systématiquement une attestation datée de moins d'un mois avant le démarrage des travaux et conservez la avec le devis et la facture.

Que faire si l'artisan refuse de fournir son attestation ?

Le refus est un signal d'alerte majeur. L'article L. 243-2 du Code des assurances impose la transmission de l'attestation jointe aux devis et factures. En cas de refus persistant, suspendez la signature du devis, ne versez aucun acompte, et orientez votre choix vers un autre professionnel. Un artisan correctement assuré transmet ce document spontanément.

Peut on vérifier une attestation décennale en ligne gratuitement ?

Aucun registre national centralisé ne permet la vérification directe des attestations elles mêmes. Vous pouvez en revanche croiser les informations via trois bases gratuites : le répertoire SIRENE de l'INSEE pour l'identité de l'entreprise, l'Annuaire des entreprises sur annuaire-entreprises.data.gouv.fr, et le registre ORIAS pour l'intermédiaire en assurance. La validation finale du contrat passe nécessairement par un appel à l'assureur émetteur.

Que se passe t il si je découvre que l'artisan était mal assuré après les travaux ?

Si le défaut d'assurance est constaté avant la réception, refusez la réception des travaux ou prononcez une réception avec réserves. Si la découverte intervient après réception et qu'un sinistre survient, l'assurance dommages ouvrage si elle a été souscrite préfinance les réparations puis exerce un recours. À défaut, le maître d'ouvrage doit engager la responsabilité personnelle de l'artisan, recouvrement difficile en cas d'insolvabilité ou de cessation d'activité.

L'attestation décennale couvre t elle automatiquement tous les travaux du devis ?

Non. La couverture est strictement limitée aux activités énumérées dans la section « activités garanties » de l'attestation. Tout travail relevant d'une activité non listée n'est pas couvert, même si le contrat global est en cours de validité. Comparez ligne à ligne le descriptif du devis et la nomenclature d'activités assurées avant de signer.

Une attestation peut elle être valable rétroactivement ?

Non. La couverture débute à la date d'effet inscrite sur l'attestation et ne peut couvrir les chantiers ouverts antérieurement. C'est pour cette raison que l'article L. 241-1 impose la justification de l'assurance à l'ouverture du chantier, jamais après. Un artisan qui ouvre un chantier sans contrat actif commet un délit instantané, consommé dès la première heure de travail.

Quelle est la différence entre l'attestation décennale et la responsabilité civile professionnelle ?

L'attestation décennale couvre les dommages compromettant la solidité de l'ouvrage ou le rendant impropre à sa destination, pour une durée de dix ans à compter de la réception. La responsabilité civile professionnelle (RC Pro) couvre les dommages causés à des tiers pendant l'exécution des travaux. Les deux assurances sont distinctes et complémentaires. Pour comprendre le périmètre exact, consultez notre guide RC Pro vs décennale.

Comment France Épargne Vous Accompagne

France Épargne accompagne les particuliers et les maîtres d'ouvrage professionnels dans la sécurisation juridique et assurantielle de leurs chantiers de construction et de rénovation. Notre équipe de courtiers indépendants vérifie pour vous la conformité des attestations remises par vos artisans, confirme la validité du contrat directement auprès de la compagnie, et identifie les zones de couverture insuffisante avant la signature du devis.

Pour un projet de construction neuve ou de rénovation lourde, nous proposons une assurance dommages ouvrage adaptée à votre chantier, avec un accompagnement intégré en cas de sinistre. La souscription d'une dommages ouvrage est obligatoire dès lors que vous réalisez des travaux relevant de la garantie décennale, conformément à l'article L. 242-1 du Code des assurances. Nos experts comparent les offres du marché et négocient pour vous des conditions tarifaires alignées sur l'envergure réelle du projet.

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Conclusion

Vérifier l'attestation décennale d'un artisan n'est pas une formalité de défiance, c'est un acte de prudence économique encadré par le Code des assurances et confirmé par la jurisprudence. Les neuf mentions obligatoires de l'arrêté du 5 janvier 2016, la confirmation directe auprès de l'assureur, le croisement avec le répertoire SIRENE de l'INSEE et l'examen formel du document constituent un protocole simple, réplicable, et accessible à tout maître d'ouvrage en moins d'une heure.

Au regard des chiffres de l'AQC sur la sinistralité décennale et des sanctions pénales lourdes prévues pour les fausses attestations, le coût de la vérification reste sans commune mesure avec le coût d'un sinistre non couvert. Pour les chantiers d'envergure, doublez cette vérification d'une assurance dommages ouvrage qui vous garantit une indemnisation rapide, indépendamment de la situation finale de l'artisan.


À lire également :

Sources :

  • Légifrance, Code des assurances, articles L. 241-1, L. 242-1, L. 243-2 et L. 243-3 (version consolidée 2026) : legifrance.gouv.fr
  • Légifrance, Arrêté du 5 janvier 2016 fixant un modèle d'attestation d'assurance comprenant des mentions minimales : JORF n° 0006 du 8 janvier 2016
  • Agence Qualité Construction, rapport Flop 10 désordres décennaux 2025 : qualiteconstruction.com
  • INSEE, répertoire SIRENE des entreprises et de leurs établissements, mise à jour 2026 : insee.fr
  • ORIAS, registre des intermédiaires en assurance : orias.fr
  • Code pénal, articles 313-1 et 441-1 sur l'escroquerie et le faux : legifrance.gouv.fr
  • Service Public, Garantie décennale des constructeurs (fiche F2034) : service-public.gouv.fr
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