Risques assurance vie : six façons de perdre de l'argent sur un contrat
Risques assurance vie : fonds euros à 2,63 %, UC en recul de 11,2 % en 2022, garantie FGAP de 70 000 €, loi Sapin 2. Nous chiffrons chaque risque.
Quels sont les risques assurance vie et ce qui est garanti ?
Une assurance vie fait perdre de l'argent dans six situations. En cas de faillite de l'assureur, la garantie publique s'arrête à 70 000 euros par assuré et par compagnie. Le fonds en euros garantit le capital versé ; sur certains contrats, cette garantie exclut les frais de gestion. Les unités de compte sont des parts de fonds investies en actions, en obligations ou en immobilier, dont le capital n'est pas garanti. Les autres risques concernent le rendement réel, la disponibilité de l'épargne, les frais, la fiscalité et la transmission. Fin 2025, les supports en euros des contrats individuels représentaient 1 207 milliards d'euros, et les unités de compte 612 milliards d'euros.
Quel est le rendement réel du fonds en euros ?
Le fonds en euros a servi 2,63 % en moyenne en 2025, avant prélèvements sociaux de 17,2 %. Après ces prélèvements, le taux revient à 2,18 %. L'inflation de 2025 s'établit à 0,9 %, ce qui laisse un gain de pouvoir d'achat d'environ 1,3 % sur l'année. Ce taux moyen comprend des bonifications réservées aux épargnants qui détiennent des unités de compte : sans elles, le taux servi se situe au moins 0,39 point plus bas. En 2022 et 2023, l'inflation a atteint 5,2 % puis 4,9 %. Sur ces deux années, l'inflation a dépassé le rendement servi par le fonds en euros.
Peut-on perdre de l'argent en unités de compte ?
Les unités de compte ont reculé de 11,2 % en moyenne en 2022, puis rapporté 4,7 % net en 2025. De 2020 à 2025, leur rendement annuel moyen net de frais tourne autour de 2,0 %. L'assureur garantit le nombre de parts détenues. La valeur en euros de chaque part varie avec les cours des marchés. La perte devient définitive au moment d'un rachat en période de baisse. L'Autorité des marchés financiers recommande d'y placer uniquement l'argent qui peut rester investi au moins 5 ans. Avant chaque choix de support, le document d'informations clés affiche un indicateur de risque noté de 1 à 7.
Que couvre la garantie en cas de faillite de l'assureur ?
Le Fonds de garantie des assurances de personnes indemnise jusqu'à 70 000 euros par assuré et par assureur, tous contrats confondus. Le plafond monte à 90 000 euros pour les rentes d'incapacité, d'invalidité ou de décès. Pour un dirigeant qui détient 300 000 euros chez un seul assureur, 230 000 euros restent hors garantie. Répartir 210 000 euros entre trois compagnies distinctes place cette somme entière sous la garantie. Le plafond se calcule par compagnie. Deux contrats commercialisés sous des noms différents chez la même société d'assurance partagent un seul plafond. En 2024, la défaillance de l'assureur luxembourgeois FWU Life Insurance Lux a gelé 30 000 contrats souscrits par des épargnants français.
Combien de temps les rachats peuvent-ils être bloqués ?
La loi Sapin 2 permet au Haut Conseil de stabilité financière de limiter les rachats pendant 3 mois, renouvelables une fois, soit 6 mois au maximum. La mesure exige une menace grave pour la stabilité financière et concerne les supports en euros comme les unités de compte. Elle n'a jamais été activée depuis 2016. Hors crise, l'assureur verse la valeur de rachat dans un délai de 2 mois au plus. Passé ce délai, des intérêts de retard s'appliquent. Pour les besoins imprévus, gardez sur un livret hors du contrat une épargne de précaution de 3 à 6 mois de dépenses.
Combien coûtent les frais, la fiscalité et une clause mal rédigée ?
Un point de frais en plus coûte environ 34 500 euros sur 100 000 euros placés 20 ans à 4 % brut par an : le capital atteint 195 200 euros avec 0,6 % de frais et 160 700 euros avec 1,6 %. Les frais de gestion du fonds en euros atteignaient 0,63 % en moyenne en 2025. Au décès, chaque bénéficiaire reçoit 152 500 euros exonérés sur les primes versées avant 70 ans. Pour les primes versées après 70 ans, l'abattement tombe à 30 500 euros, partagé entre les bénéficiaires. Ces règles changent d'une loi de finances à l'autre. En 2025, les assureurs ont transféré 62 584 contrats non réclamés à la Caisse des dépôts.
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Une assurance vie fait perdre de l'argent dans six situations précises, et la garantie publique qui couvre la faillite d'un assureur s'arrête à 70 000 euros par assuré et par compagnie. Le fonds en euros garantit le capital versé. Le capital placé en unités de compte n'est pas garanti : il a reculé de 11,2 % en moyenne en 2022. Les quatre autres risques portent sur les frais, la fiscalité, un blocage temporaire des rachats et une clause bénéficiaire oubliée. Nous traitons ici la requête « risques assurance vie » avec les chiffres officiels de 2025 et 2026. Pour chaque risque, nous indiquons la parade adaptée.
À retenir :
- Le fonds en euros a servi 2,63 % en moyenne en 2025, avant prélèvements sociaux de 17,2 %, pour une inflation de 0,9 %.
- Les unités de compte ont rapporté 4,7 % net en 2025 après une perte de 11,2 % en 2022.
- Le Fonds de garantie des assurances de personnes couvre 70 000 euros par assuré et par assureur, tous contrats confondus.
- La loi Sapin 2 permet de limiter les rachats pendant 3 mois, renouvelables une fois pour 3 mois.
- Un point de frais en plus coûte environ 34 500 euros sur 100 000 euros placés pendant 20 ans, dans notre exemple à 4 % brut.
Risques assurance vie : quelle part de votre épargne est garantie ?
L'assurance vie est un contrat d'épargne souscrit auprès d'un assureur. Vous y répartissez vos versements entre deux familles de supports. L'assureur investit le fonds en euros majoritairement en obligations d'État et d'entreprises. Il y garantit le capital versé ; sur certains contrats, cette garantie exclut les frais de gestion. Les unités de compte (UC) sont des parts de fonds, d'actions, d'obligations ou d'immobilier dont la valeur suit les marchés. Leur capital n'est pas garanti. Fin 2025, les supports en euros des contrats individuels représentaient 1 207 milliards d'euros, et les supports en unités de compte 612 milliards d'euros.
Le tableau ci-dessous présente les risques assurance vie support par support, avec ce que chacun menace et le chiffre qui le mesure.
| Risque | Ce qui est menacé | Chiffre de référence |
|---|---|---|
| Rendement insuffisant | Pouvoir d'achat du fonds en euros | 2,63 % brut servi en 2025, inflation 0,9 % |
| Perte en capital | Valeur des unités de compte | −11,2 % en 2022, +4,7 % en 2025 |
| Faillite de l'assureur | Encours au-delà de la garantie | 70 000 € par assuré et par assureur |
| Blocage des rachats | Disponibilité de l'épargne | 3 mois renouvelables une fois |
| Frais | Rendement net sur la durée | 0,63 % par an en moyenne sur le fonds en euros |
| Fiscalité et transmission | Abattements au décès et au rachat | 152 500 € par bénéficiaire, 4 600 € ou 9 200 € par an |
Une assurance vie sans risque n'existe que sur un contrat placé à 100 % en fonds en euros, et ce choix expose au premier risque du tableau : un rendement réel faible.
Fonds en euros à 2,63 % : le rendement réel après inflation et prélèvements
Les assureurs ont servi 2,63 % en moyenne en 2025 sur le fonds en euros des contrats individuels. Ce taux s'entend net des frais de gestion et avant prélèvements sociaux, c'est-à-dire la CSG, la CRDS et le prélèvement de solidarité appliqués aux gains. Il est identique à celui de 2024. La moitié des encours a reçu entre 2,3 % et 2,9 %. Le chiffre moyen intègre les bonifications accordées aux épargnants qui détiennent une part d'unités de compte, de 100 points de base en règle courante et jusqu'à plus de 200 points de base. Un assuré sans bonification a perçu au moins 0,39 point de moins que la moyenne.
Le rendement réel se calcule en trois étapes. Les prélèvements sociaux restent à 17,2 % sur l'assurance vie en 2026 : la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a porté la CSG sur la plupart des revenus du capital à 18,6 % au total, en excluant les contrats d'assurance vie. Un taux de 2,63 % devient donc 2,18 % après prélèvements sociaux. Avec une inflation de 0,9 % en 2025, le gain de pouvoir d'achat ressort à environ 1,3 % sur l'année. Sans bonification, le taux brut descend vers 2,24 %, soit 1,85 % après prélèvements et un gain réel d'environ 0,95 %.
Ce gain réel positif est récent. En 2024, avec le même taux de 2,63 % et une inflation de 2,0 %, le rendement réel après prélèvements sociaux se limitait à environ 0,2 %. En 2022 et 2023, l'inflation a atteint 5,2 % puis 4,9 %. Sur ces deux années, l'inflation a dépassé le rendement servi par le fonds en euros. Pour comparer les fonds en euros disponibles, le guide des fonds euros en assurance vie détaille les écarts de taux et de frais entre contrats.
Unités de compte : perte en capital et lecture de l'indicateur de risque
Les unités de compte ont reculé de 11,2 % en moyenne en 2022, après un gain de 9,9 % en 2021, puis rapporté 4,7 % net en 2025. Sur la période 2020 à 2025, leur rendement annuel moyen net de frais s'établit autour de 2,0 %. Les écarts entre familles de fonds sont forts. Les fonds actions représentent 32 % des actifs en unités de compte et enregistrent les plus fortes variations annuelles. L'assureur garantit le nombre de parts détenues. La valeur en euros de chaque part varie avec les cours des marchés.
Parmi les risques assurance vie, la perte en capital devient définitive au moment d'un rachat ou d'un décès en période de baisse. Un épargnant qui détenait des fonds actions fin 2022 et qui n'a rien vendu n'a constaté aucune perte réalisée. Celui qui a racheté fin 2022 pour financer un projet a enregistré la baisse. Votre horizon de placement fixe le risque réel, et l'Autorité des marchés financiers recommande de placer en unités de compte risquées uniquement l'argent qui peut rester bloqué au moins 5 ans.
Avant tout arbitrage, lisez le document d'informations clés (DIC) que l'assureur doit remettre pour chaque support. Ce document présente l'indicateur synthétique de risque (SRI), sur une échelle de 1 à 7. Un fonds monétaire se situe en bas de cette échelle et un fonds actions d'un pays émergent en haut. Pour répartir ces supports selon votre horizon, consultez le guide des unités de compte en assurance vie.
Faillite de l'assureur : le plafond de 70 000 euros du FGAP
Le Fonds de garantie des assurances de personnes (FGAP), créé en 1999 et régi par les articles L. 423-1 et suivants du Code des assurances, indemnise l'épargnant jusqu'à 70 000 euros par assuré et par assureur, tous contrats confondus. Le plafond monte à 90 000 euros pour les rentes d'incapacité, d'invalidité ou consécutives à un décès. La garantie couvre les supports en euros et les unités de compte. Le FGAP intervient lorsqu'aucun autre assureur ne reprend les contrats de la compagnie défaillante. Il complète alors la somme que l'épargnant reçoit de la liquidation.
La faillite reste le plus rare des risques assurance vie : la dernière faillite d'un assureur vie français remonte à Europavie, en 1997. Le 19 juillet 2024, l'assureur luxembourgeois FWU Life Insurance Lux a déclaré qu'il ne respectait plus ses exigences de capital. L'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a alors indiqué que 30 000 contrats d'épargnants français étaient gelés. Ces contrats relevaient du droit luxembourgeois et de son régime de protection, distinct du FGAP.
Pour un dirigeant qui loge 300 000 euros chez un seul assureur, 230 000 euros restent hors garantie. S'il répartit 210 000 euros sur trois assureurs distincts, à hauteur de 70 000 euros chacun, toute cette somme entre dans la garantie. Le plafond s'apprécie par compagnie d'assurance. Deux contrats commercialisés sous des noms différents chez la même société d'assurance partagent un seul plafond. Vérifiez le nom de l'assureur porteur dans les conditions générales, puis son ratio de solvabilité. Pour lire ce ratio, reportez-vous à notre analyse du ratio de solvabilité assureur.
Loi Sapin 2 : combien de temps vos rachats peuvent-ils être bloqués ?
Le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) peut limiter les rachats d'assurance vie pendant 3 mois, renouvelables une seule fois pour 3 mois, soit 6 mois au maximum. Ce pouvoir vient de l'article 49 de la loi Sapin 2 (loi du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique), qui a modifié l'article L. 631-2-1 du Code monétaire et financier. La mesure exige une menace grave et caractérisée pour la stabilité financière. Elle touche les supports en euros comme les unités de compte, et elle porte sur les rachats, les arbitrages et les avances. Le HCSF décide après avis de l'ACPR et du Comité consultatif de la législation et de la réglementation financières. Ses décisions sont publiées et ouvrent droit à un recours devant le Conseil d'État. Ce pouvoir n'a été activé ni en 2020 ni pendant la remontée des taux de 2022 et 2023.
Le ministère de l'Économie a précisé la durée dans sa réponse publiée au Journal officiel du Sénat le 10 août 2017 : « le HCSF se prononce pour une période maximale de trois mois, renouvelable uniquement, s'agissant des facultés de rachat en assurance-vie, pour trois mois supplémentaires ».
Le délai normal de versement d'un rachat
Hors crise, l'assureur verse la valeur de rachat dans un délai maximal de 2 mois, fixé par l'article L. 132-21 du Code des assurances. Au-delà, les sommes dues produisent des intérêts de retard au taux légal majoré de moitié pendant deux mois, puis au double du taux légal. Ce délai suffit pour un projet planifié. Pour une dépense imprévue, gardez une épargne de précaution hors du contrat.
Les risques assurance vie absents du relevé annuel
Les frais, la fiscalité et la déshérence complètent la liste des risques assurance vie du tableau d'ouverture. Sur un contrat de 20 ans, leur coût atteint plusieurs dizaines de milliers d'euros.
Le coût des frais sur 20 ans
Les frais de gestion du fonds en euros ont représenté 0,63 % de l'encours en moyenne en 2025 sur les contrats individuels. Sur les unités de compte, les frais de gestion du contrat atteignaient 0,79 % en moyenne en 2022, auxquels s'ajoutent les frais courants des fonds, de 1,57 % en moyenne pondérée la même année.
Prenons 100 000 euros placés 20 ans sur un support qui rapporte 4 % par an avant frais. Avec 0,6 % de frais annuels, le capital atteint environ 195 200 euros. Avec 1,6 % de frais, le capital final atteint environ 160 700 euros. Un point de frais supplémentaire coûte environ 34 500 euros, soit 34,5 % du capital de départ. Chaque ligne de frais figure dans notre article sur l'impact des frais sur la performance d'une assurance vie.
Le risque fiscal et successoral
Les atouts fiscaux de l'assurance vie reposent sur des articles du Code général des impôts modifiables à chaque loi de finances. Au décès, chaque bénéficiaire reçoit jusqu'à 152 500 euros exonérés sur les primes versées avant 70 ans (article 990 I). Au-delà de ce seuil, le prélèvement est de 20 % jusqu'à 700 000 euros et de 31,25 % ensuite. Les primes versées après 70 ans bénéficient d'un abattement unique de 30 500 euros, partagé entre tous les bénéficiaires (article 757 B). Au rachat, après 8 ans, les gains profitent d'un abattement annuel de 4 600 euros pour une personne seule et de 9 200 euros pour un couple. En 2026, le législateur a relevé la CSG sur la plupart des autres placements : ces taux changent d'une loi de finances à l'autre.
UC immobilières, devises et liquidité
Les fonds immobiliers représentent 4 % des actifs en unités de compte fin 2025. Une SCPI ou une SCI logée dans un contrat se revend plus lentement qu'une action cotée, et l'assureur dépend de la valorisation de ces parts pour exécuter un rachat. Les supports libellés en dollar ou en yen ajoutent un risque de change : une baisse de la devise face à l'euro réduit la valeur des parts exprimée en euros, même quand le fonds progresse dans sa monnaie. Les règles de liquidité de ces supports figurent dans notre article sur le nouvel encadrement des SCI en assurance vie.
La déshérence et la clause bénéficiaire
En 2025, les assureurs ont transféré 62 584 contrats d'assurance vie non réclamés à la Caisse des dépôts, pour un montant moyen de 2 922 euros. La loi Eckert (loi du 13 juin 2014 relative aux comptes bancaires inactifs et aux contrats d'assurance vie en déshérence) organise ce transfert : les sommes restent consultables sur le site Ciclade, puis reviennent à l'État après 30 ans sans réclamation. La même année, 7 557 contrats ont été restitués, pour 5 677 euros en moyenne. Une clause bénéficiaire imprécise ou jamais mise à jour après un divorce ou un décès crée ce risque.
Comment limiter chaque risque de votre contrat ?
Faites ces sept vérifications sur un contrat existant ou avant une ouverture : elles traitent les risques assurance vie décrits plus haut.
- Épargne de précaution hors contrat. Gardez 3 à 6 mois de dépenses sur un livret disponible immédiatement. Cette réserve vous évite de racheter vos unités de compte en période de baisse.
- Horizon de 8 ans. Placez en unités de compte risquées l'argent dont vous n'aurez pas besoin avant 5 ans au minimum. Visez 8 ans de détention pour profiter de l'abattement de 4 600 ou 9 200 euros.
- Plafond de 70 000 euros. Au-delà de ce montant chez un même assureur, ouvrez un second contrat auprès d'une compagnie distincte.
- Solidité de l'assureur. Contrôlez son ratio de solvabilité chaque année dans son rapport public.
- Frais totaux. Additionnez frais sur versement, frais de gestion du contrat et frais courants des fonds. Sur les unités de compte, un total inférieur à 1,5 % par an reste raisonnable.
- Mode de gestion. La gestion libre convient si vous suivez les marchés. La gestion pilotée en assurance vie confie l'allocation à un gérant selon un profil prudent, équilibré ou dynamique.
- Clause bénéficiaire. Relisez-la chaque année et après chaque événement familial. Indiquez pour chaque bénéficiaire son nom, son prénom, sa date et son lieu de naissance.
Cas chiffré : 400 000 euros placés chez un seul assureur
Un chirurgien-dentiste de 55 ans détient 400 000 euros sur un contrat unique, dont 70 % en fonds en euros et 30 % en fonds actions. Son conseiller relève trois risques. Premier risque : 330 000 euros dépassent le plafond du FGAP. Deuxième risque : 120 000 euros en actions subiraient une baisse de 11,2 %, le recul moyen de 2022, soit environ 13 400 euros, s'il devait racheter pendant une année comparable. Troisième risque : ses frais totaux de 1,8 % par an sur la poche actions coûtent environ 2 200 euros chaque année sur 120 000 euros. Le conseiller propose de répartir l'encours sur plusieurs assureurs. Il recommande en outre une réserve de 12 mois de charges professionnelles hors contrat et des frais proches de 1 % sur la poche actions. Le calcul exact des abattements et de la transmission relève d'un rendez-vous individuel.
FAQ : risques assurance vie et garanties
Risques assurance vie : un fonds en euros peut-il perdre de la valeur ?
Le fonds en euros garantit le capital versé. Grâce à l'effet de cliquet, les intérêts inscrits chaque année restent acquis. Sur certains contrats, cette garantie exclut les frais de gestion, de 0,63 % par an en moyenne en 2025. En 2022 et 2023, une inflation de 5,2 % puis 4,9 % a dépassé le rendement servi et réduit le pouvoir d'achat de l'épargne. Le seul risque de perte nominale reste la faillite de l'assureur au-delà de 70 000 euros.
Que se passe-t-il pour mon contrat si mon assureur fait faillite ?
Le Fonds de garantie des assurances de personnes recherche d'abord un autre assureur pour reprendre les contrats. À défaut, la compagnie est liquidée et le fonds complète votre indemnisation jusqu'à 70 000 euros par assuré et par assureur, tous contrats confondus, euros et unités de compte compris. Le plafond passe à 90 000 euros pour les rentes d'incapacité, d'invalidité ou de décès. Un contrat luxembourgeois relève d'un autre régime de protection.
La loi Sapin 2 permet-elle de bloquer mon argent ?
Oui, en cas de crise financière grave. L'article L. 631-2-1 du Code monétaire et financier autorise le Haut Conseil de stabilité financière à limiter les rachats, arbitrages et avances en cas de menace grave pour la stabilité financière. La mesure dure 3 mois et se renouvelle une seule fois pour les rachats, soit 6 mois au plus. Elle n'a jamais été activée depuis sa création en 2016, y compris pendant la remontée des taux de 2022.
Combien de temps faut-il pour récupérer l'argent d'un rachat ?
L'assureur dispose de 2 mois au maximum pour verser la valeur de rachat, selon l'article L. 132-21 du Code des assurances. Au-delà, les sommes dues produisent des intérêts de retard au taux légal majoré de moitié pendant deux mois, puis au double du taux légal. Le traitement prend plus de temps sur les supports immobiliers non cotés, car l'assureur attend leur valorisation. Pour un besoin urgent, une épargne de précaution sur livret reste la solution adaptée.
Une assurance vie sans risque existe-t-elle ?
Un contrat investi à 100 % en fonds en euros protège le capital nominal, hors faillite de l'assureur au-delà de 70 000 euros. Son rendement reste modeste : 2,63 % brut en moyenne en 2025, soit environ 2,18 % après prélèvements sociaux de 17,2 %. Plusieurs assureurs accordent une bonification, de 100 points de base en règle courante, aux épargnants qui investissent une part en unités de compte.
Comment France Épargne accompagne votre contrat d'assurance vie
France Épargne est un courtier indépendant immatriculé à l'ORIAS sous le numéro 23001687. Le cabinet n'a aucun lien capitalistique avec un assureur. Lors du bilan patrimonial, votre conseiller chiffre les risques assurance vie de votre situation et propose une organisation adaptée.
Comparaison des assureurs. Le cabinet compare plus de 25 partenaires assureurs, dont Generali, Swiss Life et Malakoff Humanis. Cette comparaison sert à répartir un encours supérieur à 70 000 euros entre compagnies solides.
Conseiller dédié. Un interlocuteur unique suit votre dossier et s'engage à vous répondre sous 6 heures. Le cabinet ne passe par aucun plateau téléphonique.
Revue annuelle. Votre conseiller revoit au moins une fois par an vos frais totaux, votre allocation entre fonds en euros et unités de compte, et votre clause bénéficiaire.
Demandez votre bilan patrimonial complet : votre conseiller mesure l'exposition de votre contrat.
Les trois chiffres à relever avant votre prochain versement
Relevez le nom de l'assureur porteur et le montant total que vous détenez chez lui, pour le comparer au plafond de 70 000 euros. Relevez ensuite les frais totaux de vos supports, frais courants des fonds compris. Relevez enfin la date de la dernière mise à jour de votre clause bénéficiaire. Ces trois chiffres suffisent à mesurer l'essentiel des risques assurance vie de votre contrat avant d'y verser un euro de plus.
À lire également :
- Unités de compte : reprendre la main sur le rendement réel de votre contrat
- Fonds euros en assurance vie : dix ans de frais décortiqués
- Ratio de solvabilité assureur : lire la solidité de votre contrat
- Assurance vie en déshérence : retrouver un capital non réclamé
Sources :
- Revalorisation 2025 des contrats d'assurance-vie et de capitalisation, Analyses et synthèses n°180 : ACPR, 30 juin 2026
- En 2025, nouveau ralentissement des prix à la consommation en moyenne annuelle : INSEE, janvier 2026
- Comment sont imposés les revenus d'un contrat d'assurance-vie ? : Service Public, 15 avril 2026
- L'assurance vie en unités de compte en 2022 : France Assureurs, 17 juillet 2023
- Loi du 9 décembre 2016 et assurance-vie, question écrite n°00330 : Sénat, réponse du ministère de l'Économie, 10 août 2017
- Code des assurances, articles L. 132-1 à L. 132-31 : Légifrance, version en vigueur 2026
- Investir dans une assurance-vie : AMF, 6 avril 2022
- Assurance vie : le taux moyen reste à 2,63 % en 2025 : MoneyVox, 30 juin 2026
- PLFSS 2026, assurance vie et PER : MACSF, 2026
- Quelle garantie sur votre assurance vie ? : MAIF, 19 août 2024
- Une garantie de 70 000 € en cas de faillite en assurance vie : Linxea, 2025
- Faillite de l'assureur FWU Life Insurance Lux SA, 30 000 contrats d'épargnants français bloqués : FranceTransactions, 8 août 2024
- Combien pouvez-vous retrouver sur Ciclade ? : MoneyVox, données Caisse des dépôts, 22 avril 2026
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