Une analyse complète de votre situation financière, fiscale et successorale. Nos experts CGP identifient vos leviers d'optimisation et construisent un plan d'action personnalisé, sans engagement.
Un bilan patrimonial complet est un audit approfondi de l'ensemble de votre situation patrimoniale : actifs immobiliers, placements financiers, contrats d'assurance, fiscalité, retraite et transmission. L'objectif est d'établir une photographie précise de votre patrimoine net, d'identifier les déséquilibres structurels et de formuler un plan d'action chiffré avec des priorités claires.
En France, le patrimoine net moyen des ménages s'élève à 446 000 € en 2025 (source : INSEE), mais la grande majorité des Français n'ont jamais réalisé d'audit patrimonial structuré. Résultat : des impôts payés en trop, des successions mal préparées et des retraites sous-financées. Le patrimoine national des ménages représente 19 559 milliards d'euros fin 2024, dont 58 % concentrés dans l'immobilier, souvent sans stratégie fiscale optimisée (INSEE). L'assurance vie totalise à elle seule 1 800 milliards d'euros d'encours, premier produit d'épargne financière des ménages, mais ses clauses bénéficiaires sont rarement actualisées.
Le conseil patrimonial n'est pas réservé aux grandes fortunes. Tout détenteur d'un patrimoine supérieur à 100 000 €, toute personne en transition de vie (mariage, héritage, cession d'entreprise) ou approchant de la retraite a intérêt à confier cet audit à un professionnel qualifié. Les événements déclencheurs les plus fréquents sont le mariage ou le PACS, la naissance d'un enfant, un héritage reçu, la vente d'un bien immobilier ou d'une entreprise, une prime exceptionnelle, des stock-options ou l'approche de la préretraite entre 55 et 65 ans. À chacun de ces moments, l'équilibre patrimonial existant est bouleversé et de nouvelles opportunités s'ouvrent, avec une fenêtre d'action souvent limitée dans le temps.
France Épargne mobilise ses conseillers en gestion de patrimoine (CGP) inscrits à l'ORIAS pour conduire un audit complet couvrant six dimensions : immobilier, actifs financiers, fiscalité, optimisation, succession et retraite. La démarche aboutit à un rapport écrit avec des recommandations concrètes, hiérarchisées et chiffrées. Contrairement à une banque qui ne présente que sa gamme interne, France Épargne accède à l'ensemble du marché : assurance vie, PER, SCPI, prévoyance de nombreux assureurs, sans exclusivité.
Concrètement, un audit bien conduit révèle systématiquement des leviers non exploités. Pour un salarié cadre de 45 ans avec 400 000 € de patrimoine (résidence principale, assurance vie, quelques livrets), les opportunités classiquement identifiées incluent : l'activation des plafonds PER non utilisés sur les 3 dernières années (réduction d'impôt immédiate à la TMI), la révision des clauses bénéficiaires des contrats d'assurance vie, la diversification vers des SCPI de rendement (7,32 % à 8,25 % en 2024 contre 2,5 % pour les fonds euros), et la planification d'une première donation aux enfants avant 50 ans pour commencer à utiliser l'abattement de 100 000 € par enfant tous les 15 ans.
Le marché du conseil patrimonial est en pleine croissance et professionnalisation. Les 7 054 CIF enregistrés à l'ORIAS au 31 décembre 2024 (+5,1 % sur un an) gèrent collectivement 105 milliards d'euros d'encours via les seuls membres CNCGP, avec une collecte annuelle de 13,6 milliards d'euros en hausse de 12 % (baromètre CNCGP 2025). Cette dynamique illustre la prise de conscience croissante sur la nécessité d'un suivi patrimonial professionnel, indépendant des réseaux bancaires traditionnels.
Identifiez les leviers fiscaux inexploités : PER, déficit foncier, holding patrimoniale, démembrement. Un bilan bien mené génère plusieurs milliers d'euros d'économies annuelles dès la première année.
Vérifiez la conformité et l'adéquation de vos clauses bénéficiaires, de votre régime matrimonial et de vos garanties prévoyance. 65 % des familles françaises n'ont pas anticipé leur succession.
Consolidez l'ensemble de vos actifs en un tableau de bord unique. Repérez les déséquilibres de répartition (trop d'immobilier, pas assez de liquidités, risque de concentration).
Calculez le gap entre vos droits à la retraite estimés et votre niveau de vie cible. Construisez une stratégie d'accumulation adaptée à votre horizon (PER, assurance vie, immobilier locatif).
Profitez des abattements légaux : 100 000 € par enfant tous les 15 ans en ligne directe, 152 500 € par bénéficiaire sur l'assurance vie (hors succession). Un bilan anticipe et maximise ces dispositifs.
Réduisez les frais cachés, réorientez les placements sous-performants. Les experts estiment une amélioration de performance de 15 à 25 % via les optimisations identifiées lors d'un bilan complet.
Nos conseillers CGP analysent votre situation et vous remettent un premier diagnostic sans engagement. Réponse sous 6 heures.
Demander mon bilan gratuitRassemblement de 15 à 20 documents clés : relevés bancaires et d'épargne, contrats d'assurance vie, actes de propriété, avis d'imposition des 3 dernières années, bulletins de retraite, statuts de société le cas échéant. France Épargne vous fournit une checklist complète.
Calcul du patrimoine net (actif brut moins passif), analyse de la répartition par classe d'actif, identification des déséquilibres. Cartographie fiscale complète : TMI, IFI, prélèvements sociaux, revenus fonciers.
Projection sur trois horizons : court terme (1 à 3 ans), moyen terme (3 à 10 ans), long terme (au-delà de 10 ans). Évaluation du profil investisseur (prudent, équilibré ou dynamique) et des contraintes de liquidité.
Identification des leviers fiscaux mobilisables, des lacunes de protection (prévoyance, clause bénéficiaire), des actifs sous-performants et des axes d'optimisation successorale. Chaque recommandation est chiffrée.
Rapport écrit complet avec plan d'action hiérarchisé : économies fiscales immédiates, réorganisation des placements, actions successorales prioritaires. Projection chiffrée à 10 ans avec scénarios comparatifs.
Exécution coordonnée des recommandations en lien avec votre notaire et expert-comptable si nécessaire. Revue annuelle du bilan pour ajuster la stratégie aux évolutions de votre situation et de la réglementation.

Un audit patrimonial véritablement complet couvre six périmètres distincts. Chaque dimension génère ses propres recommandations et s'articule avec les autres pour former un plan cohérent et sans angles morts. L'analyse d'une seule dimension (par exemple, uniquement le fiscal) produit des recommandations incomplètes et parfois contradictoires avec les objectifs successoraux ou de retraite.
Audit immobilier : évaluation de la résidence principale (valeur vénale, crédit résiduel, plus-value latente), des investissements locatifs (rendement brut et net après charges et fiscalité), des parts de SCPI ou d'OPCI, des SCI (structure, associés, régime fiscal IS ou IR). Analyse de la pertinence du régime fiscal retenu (réel ou micro) et des arbitrages possibles. Pour un propriétaire bailleur imposé au réel, le déficit foncier permet de déduire jusqu'à 10 700 € du revenu global par an (21 400 € pour les travaux d'économie d'énergie jusqu'en 2025). L'immobilier représente 58 % du patrimoine moyen des ménages français, souvent sans stratégie fiscale coordonnée avec les autres actifs.
Audit financier : consolidation de l'épargne réglementée (Livret A plafonné à 22 950 €, LDDS, LEP à 7 700 €), des contrats d'assurance vie (fonds euros et unités de compte, frais d'entrée et de gestion), des PEA, comptes-titres et PER. Analyse des frais supportés et de la performance réelle nette de charges. Les SCPI de rendement ont affiché 7,32 % à 8,25 % en 2024, très au-dessus des 2,5 % de rendement moyen des fonds euros. Cette comparaison de performance nette est au coeur des décisions de réallocation d'actifs.
Audit fiscal : détermination précise de la tranche marginale d'imposition (TMI), calcul du revenu fiscal de référence et de son impact sur les prélèvements sociaux, exposition à l'IFI pour les patrimoines immobiliers nets supérieurs à 1,3 million d'euros (taux progressif de 0,5 % à 1,5 %), identification des déficits fiscaux reportables et des plafonds PER non utilisés des 3 dernières années. Ces plafonds reportables constituent souvent un levier fiscal immédiat significatif, ignoré par la majorité des contribuables. Pour un foyer avec un TMI à 30 %, chaque euro versé sur le PER dans la limite du plafond génère 30 centimes d'économie fiscale immédiate.
Optimisation fiscale : sélection des leviers pertinents selon votre profil (versements PER déductibles, déficit foncier, loi Malraux pour les patrimoines culturels, GFI, FCPI/FIP avec réduction d'IR, holding patrimoniale pour les entrepreneurs). Chaque levier est évalué avec son impact chiffré sur votre impôt et sa cohérence avec vos objectifs patrimoniaux. Pour un chef d'entreprise avec 1,2 million d'euros de patrimoine, une holding patrimoniale bien structurée peut générer jusqu'à 45 000 € d'économies fiscales annuelles.
Planification successorale : cartographie complète des héritiers légaux et de leurs rangs, estimation des droits de succession futurs selon la masse successorale projetée, vérification des clauses bénéficiaires (de nombreux contrats comportent des clauses standardisées inadaptées aux recompositions familiales), identification des stratégies de transmission anticipée. Les abattements légaux disponibles : 100 000 € par enfant tous les 15 ans en ligne directe, 31 865 € pour les petits-enfants, 152 500 € par bénéficiaire désigné sur l'assurance vie pour les versements avant 70 ans. La loi de finances 2025 a confirmé le maintien de ce régime favorable.
Planification retraite : estimation des droits tous régimes via le relevé individuel de situation (RIS) accessible sur info-retraite.fr, calcul précis du gap entre les pensions estimées et le niveau de vie cible, construction d'une stratégie d'accumulation personnalisée avec calendrier de liquidation optimale des droits. Une stratégie bien construite peut générer 2 800 € de revenus complémentaires mensuels à partir de 65 ans pour un couple de 55 ans disposant de 850 000 € de patrimoine productif.
Source: INSEE, Patrimoine des ménages 2025
| Indicateur | Valeur | Source |
|---|---|---|
| CIF enregistrés à l'ORIAS | 7 054 (décembre 2024, +5,1 %) | ORIAS / AMF |
| Encours gérés par les membres CNCGP | 105 milliards d'euros | Baromètre CNCGP 2025 |
| Collecte annuelle CNCGP 2024 | 13,6 milliards d'euros (+12 %) | Baromètre CNCGP 2025 |
| Chiffre d'affaires moyen par cabinet | 650 000 € (+9 % sur 1 an) | Baromètre CNCGP 2025 |
| Patrimoine net moyen par ménage | 446 000 € | INSEE 2025 |
| Encours assurance vie en France | 1 800 milliards d'euros | FFA 2025 |
| Encours total gestion d'actifs France | 5 033 milliards d'euros (+8,7 %) | AFG 2025 |
| Croissance des cabinets CGP sur 3 ans | +19 % | Baromètre CNCGP 2025 |
La réalisation d'un audit patrimonial est encadrée par plusieurs statuts réglementaires. Un conseiller compétent doit être habilité sur l'ensemble des dimensions couvertes. Cela exclut de facto les conseillers bancaires classiques, dont le périmètre d'agrément se limite aux produits de leur établissement.
Le statut CIF (Conseiller en Investissements Financiers) est le socle principal. Créé par la loi de sécurité financière de 2003 et supervisé par l'AMF, il autorise la formulation de recommandations personnalisées sur l'ensemble des instruments financiers : assurance vie, PEA, PER, comptes-titres, SCPI, OPCI. Toute personne exerçant sous ce statut doit être inscrite à l'ORIAS et adhérer à une association professionnelle agréée (CNCGP, ANACOFI, CNCEF, COMPAGNIE DES CGP). Au 31 décembre 2024, 7 054 CIF étaient enregistrés en France, en hausse de 5,1 % sur un an (source : ORIAS / AMF). L'AMF publie chaque année les chiffres clés de la profession, et les dernières données de 2023 montrent que 81 % des cabinets CGP détiennent simultanément les statuts CIF et IAS, confirmant la tendance vers le conseil patrimonial global.
Le statut IAS (Intermédiaire en Assurance) est indispensable pour conseiller et distribuer des contrats d'assurance vie, de prévoyance ou de retraite. Sans ce statut, le conseiller ne peut formuler aucune recommandation sur les volets assurantiels du bilan. Il existe trois sous-catégories : agent général (AGA), courtier (COA) et mandataire (MFCA). France Épargne exerce en qualité de courtier, ce qui lui confère un accès à l'ensemble des assureurs du marché sans exclusivité ni obligation de résultat envers un réseau.
Le statut IOBSP (Intermédiaire en Opérations de Banque et Services de Paiement) couvre les volets crédit immobilier : restructuration de prêts, optimisation du financement locatif, renégociation de taux. Son intégration dans un cabinet patrimonial permet d'analyser l'impact complet du passif (crédits en cours, capacité d'endettement résiduelle, coût du capital) sur la stratégie globale d'accumulation.
Les obligations réglementaires communes à tous ces statuts incluent : le questionnaire de connaissance client (KYC), le Document d'Entrée en Relation (DER), la lettre de mission avec modalités de rémunération, le rapport de situation patrimoniale, le rapport d'adéquation des recommandations, et l'archivage sécurisé des preuves de signature. Ces obligations garantissent la traçabilité du conseil et protègent le client en cas de désaccord ultérieur.
La réforme du courtage de 2022 (applicable depuis 2023) impose à tous les CGP d'adhérer à une association professionnelle agréée, sous peine d'interdiction d'exercice. Cette réforme a profondément professionnalisé le secteur, renforcé les protections des clients, et accéléré la consolidation du marché : la fusion Cyrus-Herez a créé un acteur à 16,7 milliards d'euros d'encours, et Astoria Finance a dépassé 10 milliards d'euros après 6 acquisitions.
À retenir : vérifiez systématiquement l'inscription ORIAS de votre conseiller sur le registre officiel orias.fr. Un cabinet multi-statuts (CIF + IAS + IOBSP) garantit une couverture complète des six dimensions d'un audit patrimonial. La détention du seul statut CIF exclut tout conseil sur les produits d'assurance, pourtant au coeur de la majorité des stratégies patrimoniales.
Source: Estimations France Épargne sur cas types, 2025. Les économies réelles dépendent de chaque situation.
Il n'existe pas de seuil absolu, mais plusieurs signaux indiquent qu'un audit patrimonial devient indispensable. La majorité des Français attendent trop longtemps avant d'agir, au détriment de leur situation fiscale et successorale. Le taux d'épargne des ménages français atteint 18,2 % du revenu disponible, l'un des plus élevés d'Europe, mais cette épargne est rarement structurée de manière optimale sans accompagnement professionnel.
Seuil de pertinence financière : à partir de 100 000 € de patrimoine net hors résidence principale, les enjeux fiscaux et de répartition justifient un audit formel. Pour les patrimoines entre 200 000 € et 1 million €, qui constituent le coeur de cible des CGP indépendants, le conseil patrimonial complet est le levier le plus efficace pour générer un retour sur investissement immédiat sur les économies fiscales. Pour les patrimoines supérieurs à 500 000 €, une revue annuelle s'impose compte tenu des enjeux IFI, successoraux et de suivi des actifs. Au-delà de 1,3 million € de patrimoine immobilier net, l'IFI s'applique à des taux progressifs de 0,5 % à 1,5 %, ce qui rend l'optimisation de l'assiette une priorité absolue.
Les événements déclencheurs les plus fréquents : mariage, PACS ou divorce ; naissance ou adoption d'un enfant ; recomposition familiale avec des enfants de différentes unions, situation qui crée souvent des conflits successoraux sans anticipation ; héritage ou donation reçue ; vente d'un bien immobilier ou d'une entreprise dégageant une plus-value significative ; prime exceptionnelle, exercice de stock-options ou déblocage PEE ; arrivée à la préretraite entre 55 et 65 ans ; expatriation ou retour en France avec des implications fiscales complexes sur les placements détenus à l'étranger. Chacun de ces événements bouleverse l'équilibre patrimonial existant et ouvre des fenêtres d'action souvent limitées dans le temps, notamment pour les dons à abattement ou les dispositifs fiscaux à engagement de conservation.
Le timing a un impact direct et mesurable sur les résultats : un audit réalisé à 45 ans avec un horizon de 20 ans laisse le temps de maximiser les effets de la capitalisation, de planifier des transmissions progressives via les abattements légaux (100 000 € par enfant, renouvelés tous les 15 ans), et d'accumuler progressivement via le PER sur 20 ans de déductions à la TMI. Le même audit réalisé à 62 ans, avec un départ à la retraite dans 3 ans, conduit à des recommandations fondamentalement différentes, orientées vers la sécurisation des acquis, la réduction du risque et la liquidation optimale des droits.
L'âge idéal pour un premier bilan se situe autour de 40 ans, pour anticiper la retraite sur un horizon de 20 à 25 ans et maximiser les effets cumulatifs de la capitalisation. La préretraite entre 55 et 65 ans constitue le segment le plus actif du marché, avec des enjeux simultanés de sécurisation progressive, de planification successorale urgente et de liquidation optimale des droits tous régimes. Passé 62 ans, certains arbitrages fiscaux (notamment sur les PER) et successoraux ne sont plus réalisables dans les mêmes conditions d'optimisation.
"Le bilan patrimonial, c'est l'équivalent d'un bilan de santé pour votre argent. On identifie ce qui va bien, ce qui est sous-optimisé, et on construit un plan d'action sur mesure. La plupart de nos clients découvrent des économies fiscales qu'ils ignoraient totalement.
| Modèle de conseil | Coût du bilan | Rémunération du conseiller | Pour qui |
|---|---|---|---|
| CGP à rétrocommissions (modèle dominant) | Gratuit | Commissions sur produits distribués (1 à 2 % par an) | Patrimoine 50 000 € à 500 000 € |
| Conseil en honoraires (fee-only) | 800 € à 3 000 € | Honoraires transparents, sans commission | Patrimoines complexes, HNWI |
| Banque privée | Souvent gratuit | Frais de gestion intégrés (1 à 2 % par an) | À partir de 300 000 € voire 1 million € |
| Néo-patrimonial digital (Finary, Neofa...) | Gratuit à 99 €/an | Abonnement + apport sur certains produits | Primo-accédants, profils digitaux |
| France Épargne | Gratuit (premier diagnostic) | Courtage multi-produits, transparent | Patrimoine à partir de 100 000 € |
Le cadre du conseil patrimonial évolue significativement sur la période 2024 à 2026. Ces transformations réglementaires et de marché impactent directement la qualité du conseil disponible, la transparence des coûts et l'urgence d'agir sur certains dispositifs avant leur éventuelle modification.
Retail Investment Strategy (RIS) européenne : le texte final a été publié début 2026, avec une transposition nationale attendue dans les 24 mois. La RIS renforce la transparence sur les frais et commissions dans le conseil financier aux particuliers. Sans interdire les rétrocommissions (contrairement aux craintes initiales), la directive impose leur justification documentée : les conseillers devront prouver que leur rémunération améliore réellement la qualité du service rendu. Pour les investisseurs particuliers, cette réforme signifie plus de clarté sur les coûts réels de leur conseil et une meilleure comparabilité entre les offres. La CNCGP milite pour la sanctuarisation d'un modèle hybride combinant commissions et honoraires. Les effets concrets sont attendus pour 2027 à 2028 après transposition.
Loi de finances 2025 et assurance vie : l'amendement visant à soumettre les capitaux-décès des contrats d'assurance vie au barème successoral général a été rejeté lors des débats parlementaires. Le régime fiscal de l'assurance vie reste intact pour 2025 : abattement de 152 500 € par bénéficiaire désigné pour les versements effectués avant 70 ans, avec taxation forfaitaire de 20 % à 31,25 % au-delà. Les versements après 70 ans bénéficient d'un abattement global de 30 500 € (tous bénéficiaires confondus) puis des droits de succession normaux. Une réforme structurelle est annoncée pour l'examen parlementaire 2026, ce qui renforce l'urgence d'optimiser les clauses bénéficiaires dans un contexte réglementaire encore favorable.
Réforme du courtage 2022 : depuis 2023, tous les CGP doivent adhérer à une association professionnelle agréée sous peine d'interdiction d'exercice. Ce mouvement a engendré une professionnalisation et une consolidation du secteur : fusion Cyrus-Herez créant un acteur à 16,7 milliards d'euros d'encours, Astoria Finance dépassant 10 milliards d'euros après 6 acquisitions, Groupe Crystal s'imposant comme leader du marché. Cette consolidation pousse les petits cabinets vers la spécialisation sectorielle ou géographique.
Évolution Pacte Dutreil : des modifications sur les exonérations applicables aux transmissions d'entreprises sont en vigueur depuis le 15 février 2025. Le Pacte Dutreil permet en principe d'exonérer 75 % de la valeur des titres transmis de droits de donation ou de succession, sous conditions de détention et d'exercice de la direction. Les dirigeants projetant une cession ou une transmission dans les 3 à 5 ans doivent intégrer ces évolutions dans leur planification patrimoniale sans attendre.
Digitalisation accélérée du secteur : 76 % des cabinets CGP utilisent désormais des agrégateurs de comptes clients pour le suivi patrimonial en temps réel, 49 % exploitent des services d'analyse de fonds (baromètre CNCGP 2025). Ces outils améliorent la précision et la réactivité des diagnostics. Les néo-patrimoniaux (Finary, Neofa, Grisbee, Yomoni) démocratisent l'accès au premier diagnostic en ligne. Ils ne remplacent pas l'expertise humaine pour les situations complexes : chef d'entreprise, expatrié, succession internationale, patrimoine mixte ou dépassant 500 000 €.

Le choix d'un conseiller en gestion de patrimoine conditionne directement la qualité de votre audit et la pertinence des recommandations. Six critères permettent d'évaluer un cabinet de façon objective avant tout engagement.
Vérifiez l'inscription ORIAS : tout conseiller doit être enregistré sur orias.fr. La consultation est gratuite, prend 30 secondes et affiche les statuts détenus (CIF, IAS, IOBSP), les associations d'appartenance et les éventuelles sanctions. Un cabinet non référencé ne peut pas légalement conseiller sur les placements financiers ou les produits d'assurance. Cette vérification est non négociable : aucun conseiller sérieux ne refusera de vous communiquer son numéro ORIAS.
Identifiez le modèle de rémunération : demandez la lettre de mission avant tout engagement. Un conseiller transparent indique clairement ses sources de revenus (honoraires, commissions, ou les deux). Seuls environ 5 % des CGP pratiquent un conseil en honoraires purs, sans aucune rétrocommission (source : Prosper Conseil). La majorité des conseillers se rémunèrent sur les produits distribués, ce qui n'exclut pas la qualité du conseil mais crée des biais de sélection à identifier et à questionner. La question clé à poser : quelles gammes de produits le conseiller ne distribue-t-il pas ?
Exigez un cabinet multi-statuts : un cabinet détenant uniquement le statut CIF ne peut pas conseiller sur les produits d'assurance. Un cabinet CIF + IAS + IOBSP couvre l'intégralité des six dimensions d'un audit patrimonial complet. France Épargne est un courtier multi-produits détenant ces statuts combinés, accédant à l'ensemble du marché sans exclusivité envers un assureur ou une banque.
Contrôlez les certifications professionnelles : l'adhésion à la CNCGP, l'ANACOFI ou la CNCEF garantit le respect d'un code de déontologie, l'obligation de formation continue (minimum 15 heures par an pour les IAS), et un mécanisme de traitement des réclamations indépendant. Ces associations publient leurs membres sur leur site, ce qui permet une double vérification indépendante de l'ORIAS.
Évaluez la spécialisation sur votre profil : un conseiller expert en optimisation fiscale d'entrepreneurs n'est pas le même profil qu'un spécialiste de la transmission pour cadres supérieurs en approche de retraite. Demandez des exemples de situations similaires à la vôtre, les types de recommandations formulées et leurs résultats mesurables. La présence d'un notaire, d'un expert-comptable ou d'un avocat fiscaliste dans le réseau du cabinet est un signal positif pour les situations complexes.
Vérifiez la Responsabilité Civile Professionnelle (RCP) : toute erreur de conseil peut avoir des conséquences financières significatives sur le long terme. La RCP du cabinet doit couvrir l'ensemble des statuts exercés. Sa mention doit figurer dans la lettre de mission et dans le Document d'Entrée en Relation (DER), remis obligatoirement avant toute prestation de conseil.
Le bon réflexe France Épargne : pour tout patrimoine à partir de 100 000 €, nos conseillers inscrits à l'ORIAS réalisent un premier diagnostic gratuit et sans engagement. Si votre situation nécessite une expertise spécialisée (notaire, avocat fiscal), nous coordonnons les intervenants pour un suivi patrimonial global et cohérent.
Nos conseillers CGP inscrits à l'ORIAS analysent votre situation sur les six dimensions clés et vous remettent un plan d'action personnalisé. Premier diagnostic gratuit et sans engagement.
Démarrer mon bilan patrimonialLa planification successorale est la dimension la plus souvent négligée lors d'un premier bilan patrimonial, et pourtant l'une des plus impactantes financièrement pour les héritiers. En France, 65 % des familles n'ont pas anticipé leur succession, exposant leurs proches à des droits de succession élevés et à des conflits familiaux évitables.
L'assurance vie reste le véhicule successoral le plus puissant disponible en France. Pour les versements effectués avant 70 ans, chaque bénéficiaire désigné bénéficie d'un abattement de 152 500 € hors droits de succession, suivi d'une taxation à taux réduit (20 % jusqu'à 700 000 €, 31,25 % au-delà). Pour un couple avec deux enfants adultes, cela représente 610 000 € de capitaux transmissibles hors succession, soit une économie potentielle de plusieurs dizaines de milliers d'euros sur les droits. La loi de finances 2025 a confirmé le maintien de ce régime. Toutefois, une réforme reste à l'agenda pour 2026 : agir avant sa mise en oeuvre est une priorité.
La donation est l'autre pilier de la transmission anticipée. L'abattement de 100 000 € par enfant se renouvelle tous les 15 ans. Pour un couple avec deux enfants, cela représente une capacité de transmission de 400 000 € sans droits de donation sur une période de 15 ans. La donation en nue-propriété d'un bien immobilier permet de transmettre la valeur du bien à valeur fiscale réduite tout en conservant l'usufruit (et donc les revenus) jusqu'au décès. À 60 ans, la nue-propriété représente 50 % de la valeur en pleine propriété selon le barème légal.
Le bilan patrimonial identifie les situations à risque : clauses bénéficiaires obsolètes qui mentionnent un ex-conjoint ou une formule standard inadaptée à la famille recomposée, contrats d'assurance vie détenus depuis 30 ans jamais revus, absence de testament dans les familles avec enfants de différentes unions, ou patrimoine entièrement en communauté sans stratégie de protection du conjoint survivant.
La protection du conjoint survivant est un axe systématiquement analysé lors de l'audit. Les outils disponibles : testament au profit du conjoint, donation entre époux au dernier vivant, régime matrimonial adapté (séparation de biens avec société d'acquêts, communauté universelle avec attribution intégrale au survivant), et optimisation des clauses bénéficiaires des contrats d'assurance vie. Le choix entre ces options dépend de la composition familiale, du régime matrimonial en place et de la nature des actifs détenus.
France Épargne coordonne l'ensemble du processus en lien avec votre notaire pour les aspects successoraux formels (testament, donation-partage, modification du régime matrimonial) et votre expert-comptable pour les dimensions fiscales complexes (entrepreneur, patrimoine professionnel, SCI). Notre rôle de coordinateur patrimonial garantit la cohérence des recommandations entre tous les intervenants.
Les audits patrimoniaux révèlent systématiquement des déséquilibres que les clients n'avaient pas identifiés. Les chiffres sectoriels sont parlants : 60 % des particuliers ont un patrimoine incomplet avec des actifs non consolidés, 45 % souffrent d'un manque de diversification (concentration excessive dans l'immobilier), 70 % ignorent les frais réels de leurs placements, 65 % des familles n'ont pas anticipé leur succession, et 80 % des patrimoines ne sont jamais mis à jour après le premier placement.
Cas type 1 : cadre supérieur, 47 ans, 650 000 € de patrimoine
Situation initiale : résidence principale (400 000 €), deux contrats d'assurance vie anciens (150 000 €) avec 90 % en fonds euros à 2,3 % net, livret A saturé (22 950 €), PEA ouvert mais non alimenté. TMI à 41 %.
Opportunités identifiées lors du bilan : plafonds PER non utilisés sur 3 ans représentant 38 000 € de capacité de déduction (économie fiscale immédiate de 15 580 € à la TMI 41 %) ; réorientation de 80 000 € du fonds euros vers des unités de compte SCPI (passage de 2,3 % à 7,5 % de rendement estimé) ; activation du PEA pour investissement long terme avec exonération d'IR après 5 ans ; première donation de 30 000 € à l'enfant majeur utilisant 30 % de l'abattement disponible de 100 000 €. Économies fiscales annuelles dégagées sur l'exercice suivant le bilan : 18 000 €.
Cas type 2 : couple, 57 ans, 1,2 million € de patrimoine, préretraite dans 5 ans
Situation initiale : résidence principale (550 000 €), deux appartements locatifs (300 000 €, rendement brut 3,8 % imposés au réel), assurance vie (250 000 €), PER récent (50 000 €), pas de testament ni de mandat de protection future. Droits à la retraite estimés : 3 800 €/mois à 2 revenus.
Opportunités identifiées lors du bilan : restructuration des investissements locatifs via une SCI à l'IS pour sortir les revenus fonciers du barème progressif (économie de 8 000 €/an) ; intensification des versements PER les 5 dernières années avant la retraite (déductibilité à la TMI 30 %, puis sortie en rente ou capital à taux réduit) ; donation en nue-propriété de l'appartement le moins rentable aux enfants (transmission de 80 000 € de valeur nue-propriété avec abattement fiscal) ; rédaction des testaments et mandats de protection future. Revenu complémentaire à la retraite projeté : 2 400 €/mois supplémentaires grâce à la stratégie SCPI et PER.
Indicateurs sectoriels sur le retour sur investissement
Les professionnels du secteur estiment un retour sur investissement de 3 à 10 fois le coût du bilan dès la première année pour les patrimoines supérieurs à 200 000 €. Pour les patrimoines supérieurs à 500 000 €, passer d'un modèle à rétrocommissions à un modèle en honoraires peut représenter une économie de 45 000 € sur 10 ans pour 250 000 € investis, grâce à la réduction des frais de gestion intégrés (source : Prosper Conseil). La collecte des membres CNCGP a progressé de 12 % en 2024 à 13,6 milliards d'euros, signe que les clients voient un intérêt concret et mesurable à un accompagnement patrimonial professionnel.
Nos experts sont à votre disposition pour répondre à vos questions et vous guider dans vos choix.