Caisse CARPV · mise à jour
Prévoyance vétérinaire libéral
Vétérinaire libéral, vous recevez les indemnités de la CPAM du 4e au 90e jour d'arrêt, 197,51 € par jour au plus en 2026. La CARPV ne verse pas d'indemnités journalières : sa rente démarre à 66 % d'invalidité reconnue depuis plus d'un an. Pendant un arrêt de huit mois après une fracture, vous passez cinq mois sans indemnité de vos régimes obligatoires.
Votre écart en cas d'arrêt
Indemnités d'arrêt et reste à charge
Revenu annuel (bénéfice)
60 000 €
Durée de l'arrêt
Reste à votre charge
7 644 €
- CPAM, jours 4 à 90
- 7 151 € · 82,19 €/jour
- Revenu perdu sur 3 mois
- 14 795 €
Risques spécifiques au métier
Un assureur étudie d'abord ces risques dans un dossier vétérinaire. Vérifiez que votre contrat couvre chacun pour toute la durée de l'arrêt.
Prestations de la caisse CARPV
La CARPV fixe vos prestations selon la classe que vous choisissez (minimum, médium ou maximum) et inscrit tout nouveau vétérinaire en classe maximum, sauf demande dans le mois qui suit la réception de son questionnaire d'affiliation. En 2026, la cotisation invalidité-décès vaut 390 €, 780 € ou 1 170 € par an selon la classe. Installé avant 35 ans, vous payez 647,40 € en médium et 780 € en maximum pendant vos trois premières années. Une montée de classe prend effet après au moins six mois de carence, et ses rentes d'invalidité couvrent les seules causes postérieures à l'option.
| Prestation | Montant et conditions |
|---|---|
| Nom complet | Caisse Autonome de Retraite et de Prévoyance des Vétérinaires |
| Arrêt jusqu’au 90e jour | La CPAM verse du 4e au 90e jour 1/730 du revenu annuel moyen des 3 dernières années, 197,51 € par jour au plus en 2026 |
| Indemnités journalières | La CARPV ne verse aucune indemnité journalière après le 90e jour (barème 2026) |
| Pension d’invalidité | À partir de 66 % d'invalidité reconnue depuis plus d'un an : 8 560 à 25 680 € par an selon la classe, 13 375 à 40 125 € à 100 % |
| Capital décès caisse | 37 985 à 113 955 € selon la classe |
| Prestations enfants et conjoint | Rente d'éducation de 4 280 à 12 840 € par an et par enfant, rente de survie de 4 815 à 14 445 € par an au conjoint |
Du 4e au 90e jour d'arrêt, la CPAM verse 1/730 du revenu annuel moyen des 3 dernières années, retenu dans la limite de 144 180 € (3 plafonds annuels de la Sécurité sociale), soit 197,51 € par jour au plus en 2026. La CARPV ne verse pas d'indemnités journalières au-delà : son régime invalidité-décès couvre le décès et l'invalidité d'au moins 66 % reconnue depuis plus d'un an. En classe maximum, le capital décès atteint 113 955 € et la rente d'invalidité 40 125 € par an à 100 %. La caisse calcule la rente sur le plus favorable des deux taux, professionnel ou fonctionnel. Les zoonoses et les morsures graves restent sous-couvertes dans les contrats standards.
Garanties recommandées
Incapacité Temporaire
Visez 85 % du revenu avec une franchise de 30 jours.
Chez le vétérinaire, l'ITT vient des TMS (40 %, sur le rachis, les épaules et les hanches que la contention des animaux sollicite), des accidents (25 %, morsures, coups de pied, écrasements), des zoonoses et infections (15 %), des affections psychiques (15 %) et d'autres pathologies (5 %). La CPAM verse 197,51 € par jour au plus du 4e au 90e jour. La CARPV ne verse ensuite aucune indemnité journalière. L'indemnité complémentaire démarre au 15e ou au 30e jour et remplace seule le revenu à partir du 91e jour. En pratique équine ou rurale, fixez la franchise accident à 3 jours et faites nommer les morsures et les écrasements dans la garantie.
Invalidité
Visez 80 % du revenu avec un seuil d’invalidité de 33 %.
Chez le vétérinaire, l'invalidité vient le plus souvent de TMS accumulés sur le rachis, les épaules et les hanches, ou d'un accident grave (fracture, écrasement). La rente CARPV dépend de la classe : en maximum, elle atteint 25 680 € par an à 66 % et 40 125 € à 100 %, soit 20 à 35 % du revenu d'un cabinet stable. Elle démarre après un an d'invalidité reconnue. En invalidité totale, le contrat complémentaire porte le total à 80 % du revenu. L'assureur évalue le taux sur un barème croisé qui nomme la pratique exercée. Un vétérinaire équin atteint d'une hernie discale est évalué à 40 % sur le barème fonctionnel et à 95 % sur le barème professionnel s'il ne peut plus manipuler les chevaux.
Capital Décès
Visez un capital de 3 fois le revenu.
Le capital décès CARPV va de 37 985 € (classe minimum) à 113 955 € (classe maximum) en 2026. La CARPV verse aussi une rente de conjoint de 4 815 à 14 445 € par an et une rente d'éducation aux orphelins jusqu'à 21 ou 25 ans. Même en classe maximum, ces montants restent en dessous du train de vie d'une clinique équipée. Visez un capital décès de 4 à 5 fois le revenu net annuel (400 000 à 800 000 € selon la pratique), une rente d'éducation de 1 200 € par mois et par enfant jusqu'à 25 ans, et une rente de conjoint de 40 % du revenu jusqu'à la retraite. Pour une clinique financée à crédit (bloc chirurgical, imagerie, laboratoire), ajoutez une garantie de remboursement du capital restant dû.
Combien coûte une prévoyance vétérinaire ?
De 90 à 150 € par mois pour un collaborateur de 28 à 33 ans, jusqu'à 320 à 500 € pour un vétérinaire équin, spécialiste ou NAC de 40 à 55 ans.
| Profil | Âge | Revenu | Cotisation |
|---|---|---|---|
| Vétérinaire collaborateur | 28 à 33 | 50 000 à 80 000 €/an | 90 à 150 € par mois |
| Vétérinaire cabinet individuel | 32 à 45 | 80 000 à 130 000 €/an | 160 à 260 € par mois |
| Vétérinaire en clinique équipée | 38 à 50 | 120 000 à 200 000 €/an | 240 à 380 € par mois |
| Vétérinaire spécialiste, équin, NAC | 40 à 55 | 150 000 à 280 000 €/an | 320 à 500 € par mois |
Fourchettes indicatives. Le tarif définitif dépend du questionnaire de santé et des garanties choisies.
Pièges fréquents à éviter
Le risque zoonose
Le vétérinaire côtoie chaque jour des agents pathogènes transmissibles à l'homme : rage, leptospirose, brucellose, fièvre Q, tuberculose bovine, dermatophytoses, salmonelloses. Une zoonose grave entraîne une hospitalisation prolongée et des séquelles durables. Vérifiez que les maladies d'origine animale, dont celles des tableaux 7 (tétanos), 24 (brucelloses) et 56 (rage) des maladies professionnelles du régime général, ouvrent droit à toutes les garanties sans franchise spécifique. Déclarez les espèces soignées (canine, féline, équine, bovine, NAC pour nouveaux animaux de compagnie) au questionnaire de souscription.
Les morsures et griffures graves
Les morsures de chiens, chats, équidés ou animaux exotiques causent des plaies infectées, des fractures, des sections de tendons ou de nerfs, voire des syndromes des loges. Le vétérinaire blessé passe alors plusieurs semaines à l'hôpital, puis suit une longue rééducation. Vérifiez que la garantie accident couvre morsures et griffures sans franchise spécifique et sans exclusion selon l'animal : certains contrats standards excluent les NAC, les reptiles et les primates. Le vétérinaire équin ou rural, qui soigne des animaux de 500 à 800 kg, est le plus exposé.
La classe de cotisation CARPV
Passer de la classe maximum (1 170 € par an en 2026) à la classe minimum (390 €) économise 780 € par an. Chaque prestation est alors divisée par trois. Le capital décès tombe de 113 955 € à 37 985 €. La rente de survie du conjoint passe de 14 445 € à 4 815 € par an. Un vétérinaire en pleine activité a intérêt à choisir la classe médium ou maximum, puis à compléter cette base par un contrat complémentaire.
L'usure physique de la pratique rurale ou équine
Le vétérinaire rural ou équin manipule des animaux de 500 à 800 kg dans des étables, des prés et des écuries, sous la menace permanente d'un coup de pied, d'un écrasement ou d'une morsure. Après 15 à 20 ans de pratique, les pathologies du rachis, des épaules et des hanches sont fréquentes. La garantie invalidité doit reconnaître l'impossibilité de poursuivre la pratique rurale ou équine comme une invalidité quasi totale, même si la pratique canine reste possible en théorie. Exigez pour cela un barème croisé professionnel.
Questions fréquentes
Les vétérinaires libéraux cotisent à la CARPV (Caisse autonome de retraite et de prévoyance des vétérinaires), qui gère les régimes de base, complémentaire et invalidité-décès. La CARPV ne verse pas d'indemnités journalières : la CPAM indemnise l'arrêt du 4e au 90e jour. En 2026, le régime invalidité-décès compte trois classes (minimum, médium, maximum) qui fixent la cotisation, de 390 à 1 170 € par an, et les prestations. Le capital décès va de 37 985 € à 113 955 €, la rente de survie du conjoint de 4 815 € à 14 445 € par an jusqu'à ses 65 ans. La rente d'éducation est versée aux orphelins jusqu'à 21 ans, ou 25 ans en cas d'études. La rente d'invalidité démarre à 66 % d'invalidité reconnue depuis plus d'un an et cesse au plus tard à 65 ans. Une invalidité inférieure à 66 % reste hors du régime, comme la maladie de longue durée.
Le vétérinaire manipule chaque jour des animaux porteurs d'agents pathogènes transmissibles à l'homme. La rage (rare et grave), la leptospirose, la brucellose, la fièvre Q, la tuberculose bovine, les dermatophytoses et les salmonelloses forment les zoonoses professionnelles les plus fréquentes. Une fièvre Q chronique se complique d'endocardite et laisse des séquelles cardiaques durables chez une partie des malades. Une brucellose mal soignée évolue vers une spondylodiscite invalidante. Vérifiez que ces maladies sont couvertes en pleine durée, sans exclusion liée à leur origine professionnelle. L'éviction sanitaire imposée par l'administration après une exposition à la rage doit ouvrir droit aux indemnités journalières.
Après les TMS, les morsures graves de chiens, chats ou équidés forment la deuxième cause d'arrêt de travail chez les vétérinaires. En pratique équine ou rurale, s'ajoutent les coups de pied, les écrasements et les projections. Vérifiez trois points dans votre contrat : une franchise accident de 3 jours au plus, aucune exclusion sur les NAC, les reptiles ou les primates si vous les soignez, et un capital décès accidentel doublé pour un accident survenu en exercice. Déclarez les espèces soignées au questionnaire pour éviter tout litige sur la nature de l'animal en cause.
Pour un vétérinaire de 35 ans qui déclare 100 000 € de BNC (bénéfices non commerciaux) en pratique mixte canine et rurale, une couverture complète coûte 180 à 260 € par mois : indemnité journalière de 250 € à partir du 30e jour, rente d'invalidité de 70 000 € en cas d'inaptitude totale, capital décès de 350 000 €, frais professionnels sur 18 mois. Un vétérinaire équin de 45 ans qui déclare 180 000 € paie 320 à 450 € par mois pour des garanties proportionnelles, en raison du risque physique. À 100 000 € de bénéfice, les cotisations Madelin se déduisent jusqu'à 7 114,20 € par an.
Oui. Les contrats majorent la cotisation de 15 à 30 % pour les vétérinaires équins (coup de pied, projection, écrasement par un animal de 500 kg) et de 10 à 20 % pour les vétérinaires ruraux (mêmes risques avec les bovins, plus les zoonoses bovines). Les statistiques de sinistralité expliquent cet écart. Indiquez au questionnaire la part de pratique équine ou rurale en pourcentage du chiffre d'affaires : une part sous-déclarée expose à une requalification et à une réduction de garantie au moment du sinistre.
En clinique équipée avec collaborateurs, une franchise de 30 jours en maladie convient, car les confrères reprennent la patientèle pendant l'arrêt. En exercice individuel rural ou équin, choisissez 15 jours : aucun confrère n'assure les urgences (vêlage, colique équine) à votre place. Les morsures et les écrasements sont fréquents : gardez une franchise accident de 3 jours quelle que soit la pratique.
Les vétérinaires figurent parmi les professions de santé les plus exposées au suicide et au burn-out, devant les médecins. Les causes s'additionnent : urgences de nuit et de week-end, euthanasies, clients qui négocient le prix des actes, isolement en zone rurale, accès aux produits euthanasiants. Les enquêtes professionnelles estiment qu'environ 25 % des vétérinaires présentent un burn-out caractérisé. Vérifiez que votre contrat couvre les affections psychiques en pleine durée, sans plafond de durée ni clause restrictive sur les MNO (maladies non objectivables), que certains assureurs appliquent.
Entre 28 et 32 ans, au début de la collaboration ou à l'installation, le contrat coûte 90 à 150 € par mois avec les garanties standards et un questionnaire médical simple. À 40 ans, le tarif augmente de 40 à 60 %. Une lombalgie, une épaule ou une hanche soignée entre-temps expose à une exclusion. En pratique équine ou rurale, une fracture ou une entorse grave des premières années conduit à une exclusion ou à une surprime lors d'une souscription tardive.
Un vétérinaire qui déclare 90 000 € par an depuis trois ans et s'arrête 240 jours après une fracture reçoit 10 726,23 € en 2026. Cette somme vient de la CPAM, qui paie 123,29 € par jour pendant 87 jours, du 4e au 90e jour. Du 91e au 240e jour, la CARPV ne verse rien. Sur la période, il perd 48 452 € de ses 59 178 € de revenu habituel. Si son invalidité est reconnue à 66 % plus d'un an après l'accident, la rente CARPV atteint 25 680 € par an en classe maximum, soit 28,5 % de son revenu. La garantie complémentaire se dimensionne d'abord sur les cinq mois sans indemnité.