Caisse CARCDSF · mise à jour
Prévoyance chirurgien-dentiste libéral
Chirurgien-dentiste libéral, vous recevez deux indemnités successives pendant un arrêt. La CPAM vous verse 1/730 de votre revenu annuel moyen des 3 dernières années du 4e au 90e jour, 197,51 € par jour au plus en 2026. La CARCDSF vous verse ensuite 113,22 € par jour à partir du 91e jour, pendant 3 ans au plus. Pour un dentiste qui déclare 120 000 € par an, ce relais couvre 34 % du revenu journalier. Les charges du cabinet restent dues pendant tout l'arrêt.
Votre écart en cas d'arrêt
Indemnités d'arrêt et reste à charge
Revenu annuel (bénéfice)
60 000 €
Durée de l'arrêt
Reste à votre charge
7 644 €
- CPAM, jours 4 à 90
- 7 151 € · 82,19 €/jour
- Revenu perdu sur 3 mois
- 14 795 €
Risques spécifiques au métier
Un assureur étudie d'abord ces risques dans un dossier dentiste. Vérifiez que votre contrat couvre chacun pour toute la durée de l'arrêt.
Prestations de la caisse CARCDSF
En 2026, la CARCDSF prélève 1 235 € par an au titre de son régime invalidité-décès, dont 841 € pour les indemnités journalières. Sa rente d'invalidité de 31 824,20 € par an exige une incapacité professionnelle totale et définitive, reconnue par sa commission d'inaptitude avant 62 ans, et l'arrêt de toute activité avec cession ou fermeture du cabinet. La caisse ne prévoit aucune rente pour une invalidité partielle : une main blessée qui laisse exercer à mi-temps relève du seul contrat complémentaire.
| Prestation | Montant et conditions |
|---|---|
| Nom complet | Caisse Autonome de Retraite des Chirurgiens-Dentistes et des Sages-Femmes |
| Arrêt jusqu’au 90e jour | La CPAM verse du 4e au 90e jour 1/730 du revenu annuel moyen des 3 dernières années, 197,51 € par jour au plus en 2026 |
| Indemnités journalières | 113,22 € par jour à partir du 91e jour, pendant 3 ans au plus (barème 2026) |
| Pension d’invalidité | 31 824,20 € par an en invalidité totale et définitive, plus 9 314,40 € par enfant à charge |
| Capital décès caisse | Allocation immédiate de 500 points versée au conjoint |
| Capital décès Sécurité sociale | La CPAM le verse si le dentiste était conventionné et en activité |
| Prestations enfants et conjoint | Rente de conjoint de 532 points par an, rente d'éducation de 360 points par an et par enfant |
Du 4e au 90e jour d'arrêt, la CPAM verse 1/730 du revenu annuel moyen des 3 dernières années, retenu dans la limite de 144 180 € (3 plafonds annuels de la Sécurité sociale), soit 197,51 € par jour au plus en 2026. La CARCDSF prend le relais à partir du 91e jour. Son indemnité de 113,22 € par jour représente 34 % du revenu journalier d'un dentiste qui déclare 120 000 € par an, soit 3 396,60 € pour 30 jours d'arrêt. Elle reste très inférieure aux 600 à 1 200 € de chiffre d'affaires journalier d'un cabinet dentaire moderne. La rente d'invalidité de 2 652 € par mois ne couvre pas les charges fixes d'un cabinet équipé en imagerie 3D et en CFAO (conception et fabrication assistées par ordinateur).
Garanties recommandées
Incapacité Temporaire
Visez 85 % du revenu avec une franchise de 30 jours.
Chez le dentiste, l'ITT vient des pathologies musculo-squelettiques (50 %, rachis cervical et lombaire, épaules, mains), des affections psychiques (15 %, burn-out lié à la pression économique du cabinet équipé), des allergies et affections respiratoires (10 %, résines et solvants) et des accidents et autres causes (25 %). La CARCDSF verse 113,22 € par jour à partir du 91e jour, moins de 15 % d'une recette journalière typique de cabinet. L'indemnité complémentaire démarre au 15e ou au 30e jour et porte le total à 85 % du revenu net journalier. La garantie frais professionnels paie les charges fixes du cabinet pendant 18 à 24 mois d'arrêt.
Invalidité
Visez 85 % du revenu avec un seuil d’invalidité de 33 %.
Chez le dentiste, l'invalidité touche le plus souvent les mains, le rachis cervical (posture penchée prolongée) ou les épaules. La rente CARCDSF de 31 824,20 € par an couvre 26,5 % d'un revenu de 120 000 €. Pour un implantologue à 300 000 €, la part tombe à 10,6 %. La caisse exige l'arrêt définitif de toute activité et ne prévoit aucune rente pour une invalidité partielle. Visez une rente totale de 80 % du revenu, calculée sur un barème croisé fonctionnel et professionnel qui nomme la spécialité. Pour un implantologue atteint d'un déficit fonctionnel de 25 % sur la main droite, ce barème doit reconnaître 95 à 100 % d'incapacité professionnelle.
Capital Décès
Visez un capital de 4 fois le revenu.
La CARCDSF verse au conjoint une allocation immédiate de 500 points, puis une rente annuelle de 532 points jusqu'à ses 65 ans, et 360 points par an à chaque enfant. Pour une famille de dentiste, visez un capital décès de 4 à 5 fois le revenu net annuel (600 000 à 900 000 € pour un cabinet stable), une rente d'éducation de 1 200 à 1 800 € par mois et par enfant jusqu'à 25 ans, et une rente de conjoint de 40 à 50 % du revenu jusqu'à la retraite. Un cabinet financé à crédit (200 000 à 600 000 € pour l'équipement complet) appelle une garantie de remboursement du capital restant dû. Entre associés, une garantie décès croisée finance le rachat des parts du confrère décédé.
Combien coûte une prévoyance dentiste ?
De 120 à 200 € par mois pour un collaborateur de 28 à 33 ans, jusqu'à 420 à 700 € pour un implantologue ou un orthodontiste de 40 à 55 ans.
| Profil | Âge | Revenu | Cotisation |
|---|---|---|---|
| Dentiste collaborateur | 28 à 33 | 70 000 à 100 000 €/an | 120 à 200 € par mois |
| Dentiste cabinet individuel | 32 à 45 | 120 000 à 180 000 €/an | 220 à 380 € par mois |
| Dentiste cabinet équipé CFAO | 38 à 50 | 180 000 à 280 000 €/an | 320 à 520 € par mois |
| Implantologue, orthodontiste | 40 à 55 | 250 000 à 450 000 €/an | 420 à 700 € par mois |
Fourchettes indicatives. Le tarif définitif dépend du questionnaire de santé et des garanties choisies.
Pièges fréquents à éviter
Le coût d'un arrêt avec cabinet équipé
Un cabinet dentaire moderne supporte 4 000 à 12 000 € de charges fixes mensuelles : loyer, leasings du fauteuil, de la CFAO et de la radiographie 3D, salaires de l'assistante et de la secrétaire, URSSAF, CARCDSF, abonnements aux logiciels métier. Ces charges courent pendant l'arrêt alors que le chiffre d'affaires tombe à zéro. À partir du 91e jour, la CARCDSF verse 3 396,60 € pour 30 jours d'arrêt, moins que le bas de cette fourchette. Une garantie frais professionnels dimensionnée sur 18 à 24 mois paie ces charges et laisse l'indemnité journalière au budget du foyer.
Les pathologies de la main et du poignet
L'odontologie repose sur des gestes au millimètre : tenue de l'instrument rotatif, manipulation des fraises, extraction à l'élévateur et au davier. Une tendinite chronique, un syndrome du canal carpien ou une rhizarthrose du pouce empêchent ces gestes alors que le reste du corps fonctionne. La CARCDSF verse sa rente à la seule condition d'une incapacité professionnelle totale et définitive, qui interdit aussi l'enseignement et l'expertise. Avec un déficit de 25 % sur la main droite, le dentiste n'a aucun droit auprès d'elle. Le contrat complémentaire doit apprécier l'invalidité sur un barème professionnel qui nomme la spécialité exercée (omnipratique, implantologie ou orthodontie).
L'exposition au mercure et aux résines
Le dentiste manipule chaque jour des résines composites, des solvants de désinfection, des poussières de prothèse et le mercure des amalgames anciens. Les maladies causées par le mercure figurent au tableau 2 des maladies professionnelles du régime général. Les affections allergiques, cutanées et respiratoires qui en découlent restent souvent mal couvertes dans les contrats standards. Vérifiez que le contrat les indemnise en pleine durée et sans franchise spécifique, et déclarez les techniques employées au questionnaire de souscription.
La rente d'invalidité des implantologues et des orthodontistes
Un implantologue ou un orthodontiste déclare 300 000 à 500 000 € de bénéfice annuel. La rente CARCDSF de 31 824,20 € par an représente 10,6 % d'un revenu de 300 000 €. Une rente contractuelle de 80 000 €, courante dans les contrats moyens, n'en ajoute que 26,7 %. Pour ces revenus, négociez une rente d'invalidité totale égale à 80 % du bénéfice moyen des trois dernières années, soit 240 000 à 400 000 € par an, pour une cotisation de 450 à 700 € par mois.
Questions fréquentes
Les chirurgiens-dentistes libéraux et les sages-femmes cotisent à la CARCDSF (Caisse autonome de retraite des chirurgiens-dentistes et des sages-femmes). En 2026, le dentiste lui verse une cotisation invalidité-décès de 1 235 €, dont 841 € pour les indemnités journalières et 394 € pour l'invalidité et le décès. La caisse verse 113,22 € par jour à partir du 91e jour d'arrêt (41 325,30 € pour 365 jours), pendant 3 ans au plus. Sa rente d'invalidité atteint 31 824,20 € par an (2 652 € par mois), plus 9 314,40 € par enfant à charge, pour une incapacité totale et définitive reconnue avant 62 ans. Au décès, elle verse au conjoint une allocation immédiate de 500 points, puis une rente annuelle de 532 points jusqu'à ses 65 ans, et une rente d'éducation de 360 points par an et par enfant.
La CARCDSF ne verse rien avant le 91e jour d'arrêt. Du 4e au 90e jour, la CPAM verse 1/730 du revenu annuel moyen des 3 dernières années, 197,51 € par jour au plus en 2026, soit 164,38 € pour un dentiste qui déclare 120 000 € par an. Sur ces trois mois, un cabinet moderne perd 50 000 à 90 000 € de chiffre d'affaires, et ses charges fixes de 4 000 à 12 000 € par mois restent dues. Un contrat complémentaire à franchise de 15 ou 30 jours comble l'écart avant la CARCDSF, puis complète ses 113,22 € par jour jusqu'au plafond contractuel. Pour un cabinet très équipé, ajoutez une garantie frais professionnels sur 18 ou 24 mois.
Un syndrome du canal carpien, une tendinite chronique du poignet ou une rhizarthrose du pouce interdisent les gestes de précision du dentiste. Exigez un barème croisé fonctionnel et professionnel : un déficit fonctionnel de 25 % sur la main droite peut représenter 100 % d'incapacité professionnelle pour un implantologue. Vérifiez l'absence d'exclusion sur les TMS (troubles musculo-squelettiques) de la main et la mention de votre spécialité (omnipratique, implantologie, orthodontie) dans la définition de l'invalidité professionnelle. La CARCDSF ne prend pas ce risque en charge tant que vous pouvez enseigner ou expertiser : sa rente suppose l'arrêt définitif de toute activité.
Pour un dentiste de 38 ans qui déclare 160 000 € de bénéfice, une couverture complète coûte 280 à 380 € par mois : indemnité journalière de 400 € à partir du 15e jour, rente d'invalidité de 130 000 € en cas d'inaptitude totale, capital décès de 500 000 €, frais professionnels à 6 000 € par mois sur 24 mois. Un implantologue de 50 ans qui déclare 350 000 € paie 500 à 700 € par mois pour des garanties proportionnelles. À 160 000 € de bénéfice, les cotisations d'un contrat Madelin se déduisent jusqu'à 9 364,20 € par an. Pour une TMI (tranche marginale d'imposition) de 45 %, le coût net descend à 55 % du coût brut.
Oui, pour un dentiste qui pose des composites ou dépose des amalgames. Il respire et touche chaque jour des résines composites, des solvants, des poussières de prothèse et le mercure résiduel des amalgames. L'eczéma de contact aux résines et l'asthme professionnel rendent l'exercice au fauteuil impossible tant qu'ils durent. Les maladies causées par le mercure figurent au tableau 2 des maladies professionnelles du régime général. Vérifiez que les affections inscrites aux tableaux des maladies professionnelles ouvrent droit à toutes les garanties, sans franchise spécifique ni plafond de durée. Déclarez les techniques utilisées (composite, dépose d'amalgame, prothèse en résine) au questionnaire de souscription.
Pour un cabinet équipé, retenez une garantie frais professionnels de 18 à 24 mois de charges fixes. Pendant ce délai, le dentiste peut céder son cabinet. Une franchise de 30 jours correspond au délai moyen d'organisation d'un remplacement. Le montant couvre la totalité des charges fixes mensuelles : loyer, leasings du fauteuil, de la CFAO et de la radiographie, salaires chargés, logiciels, URSSAF et CARCDSF. Pour un cabinet moderne, prévoyez une garantie de 6 000 à 10 000 € par mois. Elle ajoute 30 à 80 € par mois à la cotisation.
Oui, dans un contrat Madelin, au titre de l'article 154 bis du Code général des impôts. Le plafond de déduction vaut 3,75 % du bénéfice imposable plus 7 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 3 364,20 € en 2026, dans la limite de 11 534,40 €. Pour un bénéfice de 160 000 €, il atteint 9 364,20 € par an. Une cotisation de 4 000 € réduit l'impôt de 1 800 € à une TMI de 45 %, pour un coût net de 2 200 €. Les prestations d'invalidité de long terme doivent prendre la forme d'une rente. La garantie frais professionnels se déduit en charges quand elle sert au maintien de l'activité du cabinet.
Dès la collaboration ou l'installation, entre 28 et 32 ans. À cet âge, le contrat coûte 120 à 200 € par mois et accepte les garanties standards sans questionnaire médical approfondi. À 40 ou 45 ans, le tarif est majoré de 50 à 80 %. Une cervicalgie liée à la posture penchée ou une tendinite de la main diagnostiquée entre-temps expose à une exclusion. Les conditions acceptées à 30 ans restent acquises pour les 30 à 35 ans de carrière.
Un dentiste qui déclare 120 000 € par an depuis trois ans et s'arrête 180 jours reçoit 24 490,86 € de ses régimes obligatoires en 2026. La CPAM lui verse 164,38 € par jour du 4e au 90e jour, soit 14 301,06 € pour 87 jours. La CARCDSF lui verse ensuite 113,22 € par jour du 91e au 180e jour, soit 10 189,80 €. Son revenu habituel sur ces 180 jours atteint 59 178 € : il lui manque 34 687 €, charges du cabinet non comprises. Le contrat complémentaire se dimensionne sur cet écart et sur les charges fixes du cabinet.