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BNP Paribas : le bénéfice bondit d'un tiers au deuxième trimestre, porté par le trading

BNP Paribas a publié un bénéfice net de 4 345 millions d'euros au deuxième trimestre 2026, en hausse de 33,4 %. La banque doit cette performance à un trimestre exceptionnel de sa banque de financement et d'investissement, dont les activités de marché ont progressé de 17,5 %.

Rédacteur en chef, France Épargne
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Illustration abstraite évoquant la solidité d'une grande banque et la dynamique haussière des marchés financiers

La première banque de la zone euro a dévoilé le 23 juillet 2026 des résultats trimestriels en forte hausse, tirés par l'envolée de ses activités de marché. Le bénéfice net part du groupe atteint 4 345 millions d'euros au deuxième trimestre, contre 3 258 millions un an plus tôt, soit une progression de 33,4 %. Le produit net bancaire, mesure des revenus, s'établit à 14 091 millions d'euros, en hausse de 12,0 % sur un an.

Cette accélération repose largement sur la banque de financement et d'investissement (CIB), dont les revenus grimpent de 12,7 %, à 5 281 millions d'euros. Au sein de ce pôle, les activités de marché (Global Markets) signent un trimestre particulièrement soutenu, avec une progression de 17,5 % par rapport à la même période de 2025.

Un trimestre porté par les salles de marché

Le rebond des marchés s'appuie sur un équilibre entre les métiers actions et les activités de taux, change et matières premières. BNP Paribas indique que son pôle actions et services de compensation (Equity & Prime Services) a réalisé d'excellentes performances dans toutes ses lignes, tandis que les activités de taux et change (FICC) sont restées stables, la reprise sur les taux compensant le recul sur le change.

Les services aux titres progressent eux aussi de 17,5 %, soutenus par un fort niveau d'activité et l'apport de clients intégrés en 2025. La banque de grande clientèle (Global Banking) affiche une croissance plus mesurée de 2,7 %, portée par une position de premier plan dans le financement des entreprises en Europe.

Les métiers de détail et l'assurance en soutien

Au delà des salles de marché, les activités commerciales apportent leur contribution. Les revenus de la banque commerciale et des services aux particuliers augmentent de 4,8 %, avec une hausse de 9,0 % dans la zone euro. Le pôle épargne et protection (IPS) réalise un trimestre très solide, ses revenus bondissant de 27,3 %, un chiffre gonflé par l'intégration en cours d'AXA Investment Managers.

Toutes les lignes ne progressent pas au même rythme. Les revenus d'Arval et Leasing Solutions reculent de 21,1 %, sous l'effet de la pression sur les prix des véhicules d'occasion. Le coût du risque s'établit à 949 millions d'euros, soit 39 points de base des encours de crédit, un niveau conforme à l'objectif du groupe fixé sous les 40 points de base pour 2026.

Le groupe a réalisé de solides résultats portés par une dynamique dans l'ensemble de ses métiers, la force de son modèle diversifié et l'accélération de sa transformation, notamment dans l'intelligence artificielle, a déclaré Jean-Laurent Bonnafé, administrateur directeur général, à l'issue du conseil d'administration présidé par Jean Lemierre.

Une solidité financière renforcée

La rentabilité des fonds propres tangibles (ROTE) ressort à 13,3 % sur le trimestre. Le ratio de fonds propres durs (CET1) s'établit à 13,0 % au 30 juin 2026, en hausse de 20 points de base sur le trimestre et très au dessus des exigences réglementaires fixées à 10,43 %. Le groupe souligne avoir ainsi déjà atteint son objectif de 13 % initialement prévu pour 2027.

Le conseil d'administration a décidé le versement d'un acompte sur dividende de 3,23 euros par action, équivalent à 50 % du bénéfice net par action du premier semestre. Cet acompte sera détaché le 24 septembre et payé le 28 septembre 2026. Sur l'ensemble du premier semestre, le bénéfice net part du groupe s'élève à 7 562 millions d'euros, contre 6 209 millions un an plus tôt.

Ce que les investisseurs surveillent

Avant la publication, plusieurs bureaux d'analyse s'étaient montrés confiants. Oddo BHF avait relevé son objectif de cours à 115 euros en maintenant une opinion à l'achat, jugeant l'action sous valorisée au regard des perspectives de croissance. JPMorgan visait 110 euros avec une recommandation à surpondérer, tandis que Deutsche Bank retenait 106 euros avec une opinion neutre.

Pour la suite, la banque confirme ses objectifs à horizon 2028 : un ROTE attendu à 12 % en 2026 puis au dessus de 13 % en 2028, et une croissance du bénéfice net supérieure à 10 % en moyenne annuelle entre 2025 et 2028. La direction prépare par ailleurs son plan stratégique 2027-2030, qui sera présenté en février 2027 et s'appuiera fortement sur l'intelligence artificielle pour ses fonctions support.

Sources

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À propos de l'auteur

Emmanuel d'Ibelin

Rédacteur en chef, France Épargne

Emmanuel d'Ibelin dirige la rédaction de France Épargne. Juriste de formation, titulaire d'un master de droit des affaires, il analyse au quotidien les annonces des banques centrales, les évolutions réglementaires et les opportunités d'investissement pour les épargnants français.

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