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Produit structuré : le coût d'entrée par année réellement détenue

Le coût d'entrée d'un dépôt structuré ou d'un certificat est intégré au prix et réglé en totalité à la souscription. Les rappels observés interviennent après deux ans en moyenne, pour une échéance affichée de huit à douze ans. Cet outil rapporte la charge à la durée que vous détiendrez vraiment.

Coût d'entrée total moyen 5,83 %Fourchette observée 1,20 % à 13,16 %Durée réelle moyenne 2,0 ans
Barèmes 2026 officielsChiffres mis à jour : HCSF, droits d'enregistrement, plafonds PTZ, indices INSEE.
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La rémunération de la chaîne est intégrée au prix du produit et acquittée en une seule fois, au moment de la souscription.

50 000 €
10 000 €100 000 €500 000 €

Le nominal souscrit, en compte titres ou en unité de compte d'assurance vie.

10,0 ans
5 ans8 ans12 ans

La durée maximale théorique, le plus souvent 8 à 12 ans.

5,80 %
1,20 %5,83 %13,20 %

Fourchette relevée par le Pôle commun AMF ACPR, moyenne 5,83 %.

La durée réellement détenue

Le mécanisme de rappel automatique met fin au placement bien avant son échéance maximale théorique.

2,0 ans
1,0 ans3,0 ans8,0 ans

Moyenne observée sur les rappels récents : 2,0 ans.

0,50 %
0,00 %0,71 %2,60 %

Moyenne relevée 0,71 %, maximum 2,60 %.

Bourse

Le coût d'un placement à formule se mesure sur la durée réellement détenue

La charge d'entrée est acquittée en une fois et n'est pas restituée lors d'un rappel anticipé. Rapportée aux deux ans de détention observés plutôt qu'à une échéance de dix ans, elle change d'ordre de grandeur.

Le coût d'un placement à formule ne se lit sur aucun relevé

Un **dépôt structuré** est un dépôt bancaire intégralement remboursable à l'échéance dont la rémunération suit une formule indexée, au sens de l'article L. 312-22 du code monétaire et financier. Un **certificat** poursuit le même objectif sous forme de titre de créance négociable. Dans les deux cas, la rémunération de la chaîne de distribution est intégrée au prix du produit et non prélevée séparément sur le nominal ou sur le rendement.

Le règlement PRIIPs impose de publier ce coût d'entrée implicite dans le document d'informations clés. Sur un échantillon de 60 titres de créance structurés portés par 18 émetteurs et 20 distributeurs, il ressort à 5,83 % en moyenne, entre 1,20 % et 13,16 % (Pôle commun AMF ACPR, rapport de juin 2026).

Cette charge est réglée une seule fois, au moment de la souscription

Le Pôle commun AMF ACPR range parmi les situations de non conformité la « présentation annualisée des coûts qui sont pourtant payés par le client en totalité au moment de l'entrée dans le titre de créance structuré ». Le même rapport ajoute que « les frais payés à l'entrée ne lui seront pas partiellement remboursés quand bien même le produit serait rappelé avant son échéance ».

Le point est décisif parce que ces placements se dénouent tôt. Les rappels observés entre 2022 et 2024 sont intervenus après 2,0 ans en moyenne, pour une échéance affichée de 8 à 12 ans. Sur la période précédente, plus de 90 % des produits clos l'ont été avant leur durée maximale théorique, dont 80 % avant trois ans.

La rémunération du distributeur est le seul poste négociable

Le coût d'entrée total se décompose par maillon. Le distributeur final perçoit 3,15 % en moyenne, dans une fourchette de 0,90 % à 7,11 % : 3,95 % chez les conseillers en investissements financiers et en gestion de patrimoine, 2,69 % chez les prestataires de services d'investissement. Les distributeurs intermédiaires prélèvent 1,07 % et l'assureur 0,56 %.

Le rapport de juin 2026 en tire une conséquence directe : « une rémunération plus faible serait de nature à améliorer les caractéristiques du produit offertes au client », en rentabilité comme en niveau de protection. La marge prélevée réduit donc le budget disponible pour construire la formule, ce qui en fait un levier de négociation et non un simple coût de fonctionnement.

Ce que la protection annoncée couvre réellement

Sur 4 046 produits en vie à fin 2024, 14 % seulement offrent une protection totale et inconditionnelle du capital à l'échéance, 57 % une protection conditionnelle par barrière et 26 % aucune protection. Toute garantie reste soumise à la solvabilité de l'émetteur : « en cas de défaut de l'émetteur, l'investisseur ne sera pas remboursé ». Un certificat est d'ailleurs exclu de la garantie des dépôts par l'article L. 312-4-1 du code monétaire et financier.

Le repère de comparaison utile reste le placement certain. Les nouveaux dépôts à terme de plus de deux ans des ménages étaient rémunérés 2,85 % en juin 2026, contre 0,04 % sur les dépôts à vue (Banque de France). Le rendement annuel médian brut des produits remboursés entre 2021 et 2023 a atteint 6,50 %, hors frais, dans une fenêtre de marchés actions favorables, avec un écart de 2,4 points en leur défaveur face aux fonds indiciels répliquant leurs sous-jacents.

Questions fréquentes

Que calcule exactement cet outil ?

Il divise le coût d'entrée publié dans le document d'informations clés par la durée pendant laquelle vous détiendrez réellement le placement, puis compare le résultat à la même charge annualisée sur l'échéance affichée. Il chiffre aussi le montant réglé à la souscription et le gain d'un sourcing au bas de la fourchette relevée sur le marché.

Pourquoi ne pas annualiser sur l'échéance affichée ?

Parce que le Pôle commun AMF ACPR classe cette présentation parmi les situations de non conformité. Les frais sont payés en totalité à la souscription et ne sont pas restitués lors d'un rappel anticipé. Le rapport précise que ce montant total, non annualisé, doit être la base de l'information sur les coûts et frais.

D'où viennent les chiffres retenus ?

De l'étude du Pôle commun AMF ACPR de juin 2026, menée sur 60 titres de créance structurés auprès de 18 émetteurs et 20 distributeurs, et de la cartographie du même Pôle commun publiée en avril 2025 à partir des données de dix producteurs. Les taux de dépôts proviennent du Stat Info de la Banque de France.

Quelle durée faut-il retenir dans le curseur ?

La durée moyenne observée sur les rappels de 2022 à 2024 est de 2,0 ans, et 80 % des produits clos entre 2021 et 2023 l'ont été avant trois ans. Retenir la durée maximale affichée revient à supposer que le mécanisme de rappel ne se déclenchera jamais, hypothèse démentie par plus de neuf produits sur dix.

Le coût d'entrée est-il négociable ?

La part revenant au distributeur final l'est. Elle s'échelonne de 0,90 % à 7,11 %, avec une moyenne de 3,95 % chez les conseillers en gestion de patrimoine. Le rapport de juin 2026 indique qu'une rémunération plus faible améliorerait la rentabilité ou le niveau de protection offert au client.

Existe-t-il des frais au moment de sortir ?

Le coût de sortie moyen relevé atteint 0,71 %, avec un maximum de 2,60 %, et 42 des 60 produits étudiés appliquent 0,50 % lorsque le client cède avant le terme. Des frais d'exécution de 0,50 % en moyenne s'ajoutent lorsque l'ordre transite par une plateforme.

Quelle fiscalité s'applique aux gains ?

En compte titres, les intérêts d'un dépôt structuré et les gains d'un certificat supportent le prélèvement forfaitaire unique de 31,40 % depuis le 1er janvier 2026, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. En assurance vie, l'imposition intervient au rachat, avec 17,2 % de prélèvements sociaux. Un conseiller France Épargne répond sous 6h.

Ces placements se souscrivent-ils plutôt en assurance vie ?

Oui, très majoritairement : 79 % des investissements passent par un contrat d'assurance vie, contre 21 % en compte titres (Pôle commun AMF ACPR, avril 2025). Le contrat apporte l'antériorité fiscale et la clause bénéficiaire, mais ajoute les frais de gestion annuels et la rémunération de l'assureur au coût d'entrée.