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Stratégies optionnelles : le prix d'un point de volatilité

Les six réglages optionnels publiés par le Cboe retirent tous de la volatilité à un portefeuille actions, à des prix qui vont de moins 0,10 à 1,14 point de performance annualisée par point retiré. Cet outil chiffre ce prix pour le réglage que vous visez.

Vente de puts adossés 0,14 ptPut de protection acheté sec 1,14 ptVolatilité de l'indice nu 14,9 %
Barèmes 2026 officielsChiffres mis à jour : HCSF, droits d'enregistrement, plafonds PTZ, indices INSEE.
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Votre poche actions

Le rendement affiché par une stratégie optionnelle ne dit rien du prix payé pour la stabilité obtenue. Ce prix se lit en rapprochant deux colonnes du même document.

Vendre des options et encaisser la prime, ou en acheter pour borner la baisse.

250 000 €
25 000 €400 000 €2 000 000 €

La part du portefeuille que vous placez sous la surcouche optionnelle.

12,0 %
9,9 %12,2 %14,5 %

L'indice de référence a tourné à 14,9 % d'écart type annualisé sans surcouche sur la fenêtre étudiée.

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Le prix d'un point de volatilité sépare la vente et l'achat d'options

Une surcouche optionnelle réduit la dispersion annuelle d'un portefeuille actions. Le prix payé pour cette réduction varie de huit fois selon le sens de la position, écart qui ne figure dans aucune documentation commerciale.

Une surcouche optionnelle rend un service unique au portefeuille

Une **stratégie optionnelle** ajoute des contrats d'options par dessus une poche actions déjà constituée, sans en vendre une seule ligne. La branche income vend des options et encaisse une prime immédiate, la branche protection en achète et verse une prime pour borner la baisse. Les deux branches rendent au portefeuille le même service mesurable : elles réduisent la dispersion annuelle des résultats.

Le Cboe publie six indices qui documentent ces réglages sur une fenêtre commune, du 30 juin 1986 au 31 décembre 2019. Le Cboe S&P 500 30-Delta BuyWrite a servi 10,6 % par an pour 12,8 % d'écart type, le Cboe S&P 500 PutWrite 9,7 % pour 9,9 %, le Cboe S&P 500 5% Put Protection 7,2 % pour 12,1 %, quand le S&P 500 servait 10,4 % pour 14,9 % (Cboe, Benchmark Indexes fact sheet).

Le prix unitaire de la stabilité se reconstruit en deux colonnes

La documentation commerciale met en avant un rendement de distribution ou un niveau de protection. Le **prix du point de volatilité** rapporte la performance annualisée abandonnée contre l'indice au nombre de points d'écart type effectivement retirés. Cette division ramène les six réglages à une unité comparable, exprimée en points de performance annuelle par point d'écart type.

Le résultat s'échelonne largement. Le BXMD a retiré 2,1 pt d'écart type en ajoutant de la performance, ce qui place son prix unitaire sous zéro. Le PUT l'a facturé 0,14 pt, le BXM 0,39 pt, le CLLZ 0,83 pt et le PPUT 1,14 pt. Le rapport atteint 8,2 fois entre la vente de puts adossés et l'achat sec d'un put de protection.

Vendre et acheter des options se paient à des prix opposés

La séparation suit exactement le sens de la position. Les quatre réglages qui encaissent une prime achètent la stabilité entre moins 0,10 et 0,39 point de performance annualisée par point d'écart type. Les deux qui versent une prime la paient 0,83 et 1,14 point. L'écart mesure la **prime de risque de volatilité**, différence entre la volatilité intégrée au prix des options et celle que le marché produit ensuite. Le VIX vaut, depuis sa redéfinition par le Cboe en septembre 2003, le prix d'équilibre d'un contrat d'échange de variance à trente jours sur le S&P 500.

La croissance d'un dollar investi le 30 juin 1986 confirme la hiérarchie. Au 31 décembre 2019, ce dollar valait 29,08 $ sur le BXMD, 27,42 $ sur l'indice de référence, 21,96 $ sur le PUT et 10,13 $ sur le PPUT. Trente trois ans et demi de protection achetée en continu ont divisé par 2,7 le capital final par rapport à l'indice sans surcouche.

Le véhicule et l'enveloppe déplacent le résultat après impôt

Un ETF UCITS de vente de calls couverts applique la surcouche sans appel de marge adressé au porteur, pour 0,35 % à 0,45 % de frais courants par an. Le Global X S&P 500 Covered Call UCITS ETF (IE0002L5QB31) affiche 0,45 % pour 173 millions d'euros d'encours et un rendement de distribution de 7,63 % au 29 mai 2026 (justETF). Ce rendement mesure un flux versé, composé pour partie de primes encaissées et pour partie de capital restitué au porteur.

L'enveloppe tranche ensuite. Les produits dérivés sont exclus du PEA par le droit français, ce qui laisse le compte titres ordinaire seule enveloppe autorisant la vente d'options en direct : les profits sur instruments financiers à terme y supportent 31,4 % de prélèvement forfaitaire unique depuis le 1er janvier 2026. L'assurance vie loge les mêmes moteurs en unités de compte et conserve 17,2 % de prélèvements sociaux. À titre de comparaison, l'étude du Pôle commun AMF ACPR de juin 2026 relève 5,83 % de coût d'entrée total moyen sur les produits structurés vendus en France.

Questions fréquentes

Que calcule exactement cet outil ?

Il divise la performance annualisée abandonnée contre l'indice de référence par le nombre de points d'écart type retirés au portefeuille, pour chacun des six réglages optionnels publiés par le Cboe. Il retient ensuite le réglage le moins cher de la famille choisie qui atteint votre volatilité visée, et convertit le résultat en euros sur votre poche actions.

D'où viennent les chiffres retenus ?

Du document de référence Cboe, Benchmark Indexes fact sheet, qui publie les six stratégies et leur indice de référence sur une fenêtre strictement identique, du 30 juin 1986 au 31 décembre 2019, en performance totale avant impôt. Cette fenêtre commune est la condition de la comparaison : des historiques de longueurs différentes ne se divisent pas entre eux.

Pourquoi vendre des options coûte-t-il moins cher qu'en acheter ?

Parce que le vendeur encaisse la prime de risque de volatilité au lieu de la verser. Sur la fenêtre étudiée, les quatre réglages qui vendent des options affichent tous une volatilité inférieure à celle du S&P 500, dont trois pour une performance annualisée d'au moins 9,5 %. Le vendeur perçoit un flux régulier et absorbe les pertes des phases de tension.

Un prix du point négatif signifie-t-il un gain sans contrepartie ?

Non. Le BXMD a retiré de l'écart type en ajoutant de la performance sur cette fenêtre, ce qui place son prix unitaire sous zéro, mais la position reste exposée à la totalité de la baisse du sous-jacent et sa hausse reste plafonnée à chaque échéance mensuelle. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Puis-je loger une stratégie optionnelle dans un PEA ?

Non. Les produits dérivés sont exclus du plan d'épargne en actions par le droit français, sans exception possible chez un intermédiaire. Le compte titres ordinaire reste la seule enveloppe française qui autorise la vente d'options en direct. L'assurance vie donne accès aux mêmes moteurs sous forme d'unités de compte.

Quelle fiscalité s'applique aux profits sur options ?

Les profits sur instruments financiers à terme relèvent des articles 150 ter à 150 duodecies du code général des impôts et supportent 31,4 % de prélèvement forfaitaire unique depuis le 1er janvier 2026, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Aucun abattement pour durée de détention ne s'applique. Un conseiller France Épargne répond sous 6h.