Quel est votre besoin réel de prévoyance ?
En cas d'arrêt, d'invalidité ou de décès, la Sécurité sociale ne verse qu'une fraction du revenu : environ la moitié en indemnités journalières, 3 910 € de capital décès. Cet outil rend tangible l'écart à combler, salarié, cadre, TNS ou dirigeant.
En cas d'arrêt, la Sécu ne maintient qu'une fraction du revenu
L'indemnité journalière du régime général couvre environ 50 % du salaire journalier de base, calculée sur un salaire plafonné. Depuis le décret n° 2025-160 du 20 février 2025, ce plafond est passé de 1,8 à 1,4 SMIC : l'indemnité journalière maximale est tombée de 53,31 € à 41,47 € brut par jour. Tout actif gagnant plus de 2 552 € brut par mois voit donc sa perte de revenu s'élargir dès le premier jour d'arrêt.
Pour un travailleur non salarié, la couverture de base est encore plus faible. Le régime SSI plafonne l'indemnité journalière à 65,84 € brut par jour en 2026 (PASS de 48 060 € divisé par 730), avec trois jours de carence. L'écart entre le revenu net et ce que verse réellement la Sécurité sociale est le besoin de maintien de revenu, celui qu'un contrat de prévoyance comble par des indemnités complémentaires.
En cas de décès, 3 910 € ne couvrent pas un foyer
Le capital décès forfaitaire du régime général s'élève à 3 910 € (montant 2025), un montant sans rapport avec les besoins d'un foyer qui perd un revenu. Le besoin réel se chiffre plutôt en années de revenu : trois à cinq années pour permettre aux proches de rembourser un crédit, financer les études et maintenir leur cadre de vie. L'écart entre ce forfait et ce besoin se couvre par un capital décès dont le montant est librement choisi à la souscription.
Au moment du décès, les obsèques pèsent aussi sur les proches. Leur coût moyen en France est de l'ordre de 4 000 €, le plus souvent avancé par la famille avant tout règlement. Un capital obsèques finance ces frais et épargne cette avance, tandis que ce capital échappe aux droits de succession pour le conjoint survivant.
Le besoin dépend de votre statut
Un cadre bénéficie d'une prévoyance collective obligatoire depuis l'accord du 14 mars 1947, financée par l'employeur à hauteur de 1,50 % de la tranche A, mais ce socle se limite souvent au décès et reste insuffisant sur l'arrêt et l'invalidité. Un salarié non cadre dépend de sa convention collective. Un dirigeant ou un TNS, eux, ne bénéficient d'aucune prévoyance collective et supportent le trou de revenu en entier ; pour le TNS, les cotisations d'un contrat Madelin sont déductibles du revenu professionnel imposable.
Cet outil situe l'ordre de grandeur de l'écart à partir du revenu et du statut déclarés, pas un devis. Les garanties, les franchises et les montants se calibrent ensuite sur votre situation réelle avec un conseiller.