Qu'est-ce que la prévoyance individuelle ?
La prévoyance individuelle est un contrat d'assurance souscrit à titre personnel pour compléter la protection du régime obligatoire de la Sécurité sociale et, le cas échéant, de la couverture fournie par votre employeur. Elle couvre trois risques majeurs : le décès (capital versé aux bénéficiaires désignés), l'invalidité permanente (rente mensuelle en cas de perte d'autonomie durable) et l'incapacité temporaire de travail (maintien de revenus pendant un arrêt maladie ou un accident). Contrairement à la mutuelle santé qui rembourse des frais de soins, la prévoyance individuelle compense une perte de revenus : ces deux contrats sont complémentaires et couvrent des risques distincts. La prévoyance individuelle est également distincte du contrat dépendance, qui intervient en cas de perte d'autonomie liée à l'âge, et de la garantie accidents de la vie (GAV), qui couvre les conséquences corporelles graves d'accidents de la vie courante. Elle se distingue enfin de l'assurance emprunteur, souscrite pour couvrir le remboursement d'un crédit immobilier en cas de décès ou d'invalidité, bien que les deux puissent être combinées dans une stratégie de protection globale.
Un marché en forte croissance. Le segment de la prévoyance individuelle enregistre une progression régulière : les cotisations ont crû de +4,4 % en 2024 pour atteindre 9,9 milliards d'euros (source : L'Argus de l'Assurance 2025). Cette dynamique s'explique par la prise de conscience des actifs face à l'insuffisance du régime de base, accentuée par les réformes de 2025. Les taux d'indexation médians des contrats pour 2026 s'établissent à 4,75 %, avec des assureurs comme Hodeva maintenant leurs tarifs stables et d'autres (Abeille, SwissLife) appliquant une revalorisation de 5 % par an. Le choix d'un assureur avec une politique tarifaire stable est un critère de sélection à part entière pour optimiser le coût total de protection sur 10 à 20 ans. France Épargne intègre ces projections de revalorisation dans ses comparatifs pour vous présenter le coût réel à 10 ans de chaque offre, et non uniquement le tarif d'entrée.
Pourquoi ce contrat est-il indispensable en 2026 ? Le décret n° 2025-160 du 20 février 2025, entré en vigueur le 1er avril 2025, a abaissé le plafond des indemnités journalières de la Sécurité sociale à 41,47 € bruts par jour (contre 53,31 € auparavant). Tout salarié gagnant plus de 2 552 € brut mensuel (1,4 fois le SMIC 2026) perçoit désormais nettement moins lors d'un arrêt maladie. Pour un cadre à 4 000 €/mois, la perte mensuelle dépasse 900 € par rapport au régime antérieur. Seule une prévoyance complémentaire individuelle permet de combler cet écart durablement.
Le marché de la prévoyance en France représente 39,6 milliards d'euros de cotisations en 2024, en hausse de +3,9 % sur un an (source : France Assureurs). Le segment individuel pèse 9,9 milliards d'euros, progressant de +4,4 % selon L'Argus de l'Assurance (2025). Cette croissance reflète la prise de conscience des actifs face à l'insuffisance du régime obligatoire, particulièrement après les réformes successives des IJSS. Les écarts de revalorisation annuelle entre assureurs (de 0 % à 9 % selon les contrats) sont un paramètre fondamental à intégrer dans le choix d'une couverture.
Qui a besoin d'une prévoyance individuelle ? Tout actif dont le salaire dépasse 2 552 €/mois brut et dont la prévoyance collective est absente ou insuffisante. Les travailleurs non salariés (TNS), les indépendants, les professions libérales et les auto-entrepreneurs sont particulièrement exposés : leur régime obligatoire est structurellement moins généreux que celui des salariés du privé. Environ 45 % des TNS seulement ont souscrit un contrat de prévoyance individuelle (source : MetLife/CSA, 2025), laissant plus d'un million d'indépendants sans couverture de revenus adéquate.
France Épargne analyse votre situation familiale et professionnelle pour identifier les garanties réellement nécessaires, comparer les contrats du marché et négocier les meilleures conditions pour vous. Notre approche repose sur une vision patrimoniale globale : la prévoyance s'intègre dans une stratégie de protection qui inclut également l'épargne de précaution, la retraite et la transmission.

