Prevoyance

Prévoyance Individuelle : Protégez Vos Revenus et Votre Famille

La Sécurité sociale verse au maximum 41,47 € bruts par jour en cas d'arrêt maladie (décret n° 2025-160 du 20 février 2025). France Épargne compare Abeille, April, SwissLife, Hodeva et Alptis pour combler cet écart et sécuriser votre famille.

Conseil personnalisé
Sans engagement
Réponse sous 6h

Qu'est-ce que la prévoyance individuelle ?

La prévoyance individuelle est un contrat d'assurance souscrit à titre personnel pour compléter la protection du régime obligatoire de la Sécurité sociale et, le cas échéant, de la couverture fournie par votre employeur. Elle couvre trois risques majeurs : le décès (capital versé aux bénéficiaires désignés), l'invalidité permanente (rente mensuelle en cas de perte d'autonomie durable) et l'incapacité temporaire de travail (maintien de revenus pendant un arrêt maladie ou un accident). Contrairement à la mutuelle santé qui rembourse des frais de soins, la prévoyance individuelle compense une perte de revenus : ces deux contrats sont complémentaires et couvrent des risques distincts. La prévoyance individuelle est également distincte du contrat dépendance, qui intervient en cas de perte d'autonomie liée à l'âge, et de la garantie accidents de la vie (GAV), qui couvre les conséquences corporelles graves d'accidents de la vie courante. Elle se distingue enfin de l'assurance emprunteur, souscrite pour couvrir le remboursement d'un crédit immobilier en cas de décès ou d'invalidité, bien que les deux puissent être combinées dans une stratégie de protection globale.

Un marché en forte croissance. Le segment de la prévoyance individuelle enregistre une progression régulière : les cotisations ont crû de +4,4 % en 2024 pour atteindre 9,9 milliards d'euros (source : L'Argus de l'Assurance 2025). Cette dynamique s'explique par la prise de conscience des actifs face à l'insuffisance du régime de base, accentuée par les réformes de 2025. Les taux d'indexation médians des contrats pour 2026 s'établissent à 4,75 %, avec des assureurs comme Hodeva maintenant leurs tarifs stables et d'autres (Abeille, SwissLife) appliquant une revalorisation de 5 % par an. Le choix d'un assureur avec une politique tarifaire stable est un critère de sélection à part entière pour optimiser le coût total de protection sur 10 à 20 ans. France Épargne intègre ces projections de revalorisation dans ses comparatifs pour vous présenter le coût réel à 10 ans de chaque offre, et non uniquement le tarif d'entrée.

Pourquoi ce contrat est-il indispensable en 2026 ? Le décret n° 2025-160 du 20 février 2025, entré en vigueur le 1er avril 2025, a abaissé le plafond des indemnités journalières de la Sécurité sociale à 41,47 € bruts par jour (contre 53,31 € auparavant). Tout salarié gagnant plus de 2 552 € brut mensuel (1,4 fois le SMIC 2026) perçoit désormais nettement moins lors d'un arrêt maladie. Pour un cadre à 4 000 €/mois, la perte mensuelle dépasse 900 € par rapport au régime antérieur. Seule une prévoyance complémentaire individuelle permet de combler cet écart durablement.

Le marché de la prévoyance en France représente 39,6 milliards d'euros de cotisations en 2024, en hausse de +3,9 % sur un an (source : France Assureurs). Le segment individuel pèse 9,9 milliards d'euros, progressant de +4,4 % selon L'Argus de l'Assurance (2025). Cette croissance reflète la prise de conscience des actifs face à l'insuffisance du régime obligatoire, particulièrement après les réformes successives des IJSS. Les écarts de revalorisation annuelle entre assureurs (de 0 % à 9 % selon les contrats) sont un paramètre fondamental à intégrer dans le choix d'une couverture.

Qui a besoin d'une prévoyance individuelle ? Tout actif dont le salaire dépasse 2 552 €/mois brut et dont la prévoyance collective est absente ou insuffisante. Les travailleurs non salariés (TNS), les indépendants, les professions libérales et les auto-entrepreneurs sont particulièrement exposés : leur régime obligatoire est structurellement moins généreux que celui des salariés du privé. Environ 45 % des TNS seulement ont souscrit un contrat de prévoyance individuelle (source : MetLife/CSA, 2025), laissant plus d'un million d'indépendants sans couverture de revenus adéquate.

France Épargne analyse votre situation familiale et professionnelle pour identifier les garanties réellement nécessaires, comparer les contrats du marché et négocier les meilleures conditions pour vous. Notre approche repose sur une vision patrimoniale globale : la prévoyance s'intègre dans une stratégie de protection qui inclut également l'épargne de précaution, la retraite et la transmission.

Famille protégée par une prévoyance individuelle adaptée
La prévoyance individuelle sécurise les revenus de votre famille en cas d'imprévu.

Liberté totale de configuration

Vous choisissez librement vos garanties, les montants assurés et la durée de franchise. Aucune obligation liée à votre employeur ou à une convention collective.

Budget maîtrisé

Cotisations à partir de 30 €/mois pour une couverture de base. Vous ajustez les niveaux de garantie selon vos moyens et vos priorités de protection.

Protection de la famille

Capital décès, rente conjoint, rente éducation pour sécuriser l'avenir de vos proches en cas de décès ou d'invalidité totale et permanente.

Complément essentiel face aux limites du régime obligatoire

Depuis le 1er avril 2025, les indemnités journalières SS sont plafonnées à 41,47 €/jour brut. Tout actif gagnant plus de 2 552 € brut mensuel subit une perte de revenus significative en cas d'arrêt maladie sans prévoyance complémentaire.

Garanties à la carte

Décès seul, décès et invalidité, incapacité avec franchises courtes dès 7 jours, couverture lombaire, psychologique, grossesse pathologique. Vous personnalisez chaque paramètre.

Prestations exonérées d'impôt

Les capitaux et rentes perçus en cas de sinistre sont généralement exonérés d'impôt sur le revenu, contrairement à certains revenus de remplacement professionnels.

Arrêt maladie : ce que vous percevez réellement du régime obligatoire

Le décret n° 2025-160 du 20 février 2025 a abaissé le plafond de salaire pris en compte pour le calcul des indemnités journalières de la Sécurité sociale (IJSS), avec effet au 1er avril 2025. Ce plafond est passé de 1,8 fois le SMIC à 1,4 fois le SMIC (soit 2 552 € brut mensuel en 2026 avec le SMIC revalorisé). Résultat : l'indemnité journalière maximale brute est tombée de 53,31 €/jour à 41,47 €/jour. Ce changement de calcul pénalise structurellement tous les actifs dont le salaire brut dépasse ce seuil. La carence légale de 3 jours, non indemnisée par la Sécurité sociale pour les arrêts maladie ordinaires, reste inchangée, mais son impact financier s'est alourdi : pour un salarié à 4 000 €/mois, ces 3 jours de carence représentent désormais une perte nette de revenus non compensée d'environ 400 €, contre une perte partielle avant la réforme.

Ce que cela signifie pour un salarié gagnant 3 500 €/mois :

Avant la réforme, ses indemnités journalières SS s'élevaient à environ 53,31 € par jour brut maximum. Depuis le 1er avril 2025, ce montant est limité à 41,47 € bruts par jour pour tout salarié dont le salaire dépasse le seuil SMIC revalorisé. Sur un arrêt de 3 mois, la perte dépasse 1 000 € par rapport au régime antérieur. Pour un cadre à 5 000 €/mois, la perte mensuelle de revenus en cas d'arrêt atteint 75 % de son salaire net habituel, après application de la franchise de 3 jours et du plafonnement des IJSS.

Le mécanisme de calcul des IJSS en détail. L'IJSS est calculée sur la base du salaire brut des 3 derniers mois (ou des 12 derniers mois pour les rémunérations variables), plafonné à 1,4 fois le SMIC mensuel brut. Le taux de remplacement de base est de 50 % du salaire journalier de référence, porté à 66,66 % à partir du 31e jour d'arrêt en cas d'hospitalisation ou à partir du 7e enfant à charge. La carence de 3 jours s'applique pour les maladies (sauf accidents du travail et accidents de trajet, couverts dès le 1er jour). Une prévoyance complémentaire peut prendre en charge ce délai de carence et doubler ou tripler le montant net perçu pendant l'arrêt.

Pour les travailleurs indépendants, le régime de base reste distinct. Les TNS relevant de la SSI perçoivent des indemnités journalières calculées sur la base de 1/730e du PASS (soit 65,83 €/jour en 2026 avec un PASS à 48 060 €), après un délai de carence de 3 jours pour les accidents et de 3 jours pour les maladies. Ce montant est nettement supérieur aux IJSS du régime général pour les hauts revenus, mais reste insuffisant pour maintenir le niveau de vie d'un professionnel libéral ou d'un dirigeant dont les charges personnelles dépassent souvent 3 000 €/mois.

Tout salarié percevant un salaire brut supérieur à 2 552 € est directement impacté par la réforme IJSS. Une couverture complémentaire individuelle avec des franchises courtes (7 à 15 jours) prend le relais rapidement pour combler cet écart sans attendre plusieurs semaines de découvert bancaire.

Comment comparer les offres ? Le rapport entre la cotisation mensuelle et le montant de l'indemnité journalière nette garantie est le premier critère d'analyse. Pour un salarié de 35 ans à 3 500 €/mois, une couverture garantissant 100 €/jour net d'ITT avec une franchise de 15 jours coûte entre 45 € et 80 €/mois selon l'assureur et les options souscrites. France Épargne calcule le coût réel de chaque devis en intégrant les exclusions, les franchises et les plafonds d'indemnisation pour vous fournir une comparaison transparente et exploitable.

Source : décret n° 2025-160 du 20 février 2025, Légifrance ; Harmonie Mutuelle, 2025 ; Service-Public.fr, janvier 2026.

Écart de revenus en arrêt maladie selon le salaire mensuel

Source: Décret n° 2025-160 du 20 février 2025, calculs France Épargne, avril 2026

Comparatif des meilleures prévoyances individuelles

AssureurScorePoints fortsProfil idéalTarif indicatif
Abeille Assurance19/20Meilleur rapport qualité/prix, invalidité pro dès 15%, couverture psychologique et rachis complèteTous profils, notamment professions médicales45 à 90 €/mois
April17/2010 franchises au choix (7, 15 ou 30 jours), capital décès minimum 2x le revenu annuel, idéal revenus inférieurs à 3 500 €/moisRevenus modestes à intermédiaires35 à 75 €/mois
Hodeva16/20Invalidité déclenchée dès 16% d'incapacité, franchise maladie à 15 jours, tarifs stables pour auto-entrepreneursAuto-entrepreneurs, indépendants30 à 65 €/mois
AG2R La Mondiale16/20Flexibilité, historique mutualiste solide, bonne couverture des maladies gravesSalariés, cadres supérieurs50 à 100 €/mois
SwissLife15/20Forfait indemnités jusqu'à 6 000 €/mois, très compétitif avant 35 ans, remboursements rapides en 48hMoins de 40 ans, hauts revenus55 à 120 €/mois
Alptis14/20Tarification à l'âge d'adhésion : prix fixe sans revalorisation annuelle, excellent pour professions libéralesProfessions libérales, artisans40 à 85 €/mois

Décès, invalidité, incapacité : les trois piliers de la prévoyance

Une couverture de prévoyance individuelle peut porter sur un, deux ou trois risques simultanément. Comprendre chaque garantie permet de calibrer sa protection avec précision et d'éviter de payer des primes pour des couvertures dont vous n'avez pas besoin.

La garantie décès verse un capital aux bénéficiaires désignés (conjoint, enfants, héritiers) si l'assuré décède avant le terme du contrat. Le montant est librement choisi lors de la souscription, généralement entre 3 et 8 fois les revenus annuels pour une protection adaptée. April impose un minimum de 2 fois le revenu annuel assuré, ce qui garantit un plancher protecteur même pour les budgets modestes. Le capital décès est exonéré de droits de succession dans les limites légales en vigueur : c'est un outil de transmission patrimoniale efficace en dehors de la succession classique. La désignation des bénéficiaires peut être modifiée à tout moment par avenant, sans frais. France Épargne accompagne la rédaction de la clause bénéficiaire pour maximiser l'efficacité de la transmission.

La garantie invalidité verse une rente mensuelle si l'assuré devient durablement incapable d'exercer son activité professionnelle. Le seuil de déclenchement varie selon les contrats : Hodeva déclenche la rente dès 16 % d'incapacité, certains contrats exigent 33 % ou 66 %. Ce seuil est déterminant pour les professions dont l'exercice requiert une capacité physique spécifique. Les pensions d'invalidité versées par la Sécurité sociale varient de 335 € à 1 962 €/mois selon les revenus et la catégorie (source : AMBPI, 2025) : un montant structurellement insuffisant pour maintenir son niveau de vie, surtout pour les revenus intermédiaires et supérieurs. La rente complémentaire versée au titre de l'invalidité comble ce vide jusqu'à l'âge de la retraite. Certains contrats proposent en outre une rente conjoint survivant, versée au conjoint en cas de décès de l'assuré invalide.

La garantie incapacité temporaire de travail (ITT) verse des indemnités journalières pendant un arrêt maladie ou accident. La franchise (délai avant la première indemnisation) est un paramètre clé : 7, 15 ou 30 jours selon les contrats. Plus la franchise est courte, plus la prime est élevée. Pour un salarié disposant d'une épargne de précaution de 2 à 3 mois de charges, une franchise de 30 jours représente le meilleur compromis coût/bénéfice. Un indépendant sans épargne de précaution privilégiera une franchise de 7 à 15 jours pour éviter tout découvert.

Les indemnités journalières peuvent atteindre jusqu'à 180,78 €/jour pour les contrats les mieux dotés. La durée d'indemnisation couvre généralement 3 ans, parfois davantage avec des options spécifiques. Certains contrats proposent également une rente d'invalidité partielle déclenchée dès 33 % d'incapacité, ce qui offre une protection intermédiaire précieuse pour les situations où l'assuré peut encore travailler à temps partiel.

La garantie rente éducation est souvent proposée en option : elle verse une rente mensuelle pour chaque enfant à charge en cas de décès ou d'invalidité totale et permanente de l'assuré. Son montant varie généralement de 200 € à 700 €/mois par enfant et jusqu'à la fin de ses études supérieures. C'est une protection particulièrement importante pour les familles monoparentales ou les parents avec des enfants en bas âge.

Comment choisir les bonnes garanties ? La règle pratique est de couvrir d'abord les risques les plus fréquents (incapacité temporaire) avec le plus d'impact financier à court terme, puis les risques plus rares mais catastrophiques (invalidité permanente, décès) avec des montants adaptés à votre situation familiale. France Épargne réalise une cartographie personnalisée de vos risques avant toute recommandation.

Prévoyance individuelle vs collective : quelle différence ?

Prévoyance individuelle

  • Souscription personnelle et volontaire, indépendante de l'employeur
  • Garanties à la carte selon vos besoins réels
  • Cotisations non déductibles du revenu imposable (sauf contrat Madelin pour les TNS)
  • Prestations exonérées d'impôt sur le revenu
  • Portable à vie : aucun risque de perte de couverture lors d'un changement d'employeur
  • Contrat résiliable et modifiable selon l'évolution de votre situation

Prévoyance collective

  • Souscrite par l'employeur pour l'ensemble des salariés
  • Garanties standardisées selon les minima de la convention collective nationale
  • Cotisations partiellement déductibles (part patronale exonérée de charges sociales)
  • Portabilité limitée à 12 mois maximum après la fin du contrat de travail
  • Perte de couverture à l'issue de la portabilité ou en cas de liquidation de l'entreprise
  • Peu ou pas modulable selon les besoins personnels
Comparatif garanties prévoyance individuelle Abeille April SwissLife Hodeva
Chaque assureur présente des points forts sur des profils spécifiques. France Épargne analyse votre dossier pour identifier le contrat le plus avantageux.

Lombalgies, troubles psychologiques et grossesse pathologique : les clauses à vérifier

Certaines garanties font l'objet de restrictions importantes selon les contrats. Les vérifier avant de souscrire évite les mauvaises surprises au moment d'un sinistre, car ces exclusions ne sont pas toujours mises en avant lors de la présentation commerciale.

Lombalgies (mal de dos) : April, SwissLife, Alptis et AXA Agipi couvrent les lombalgies sans restriction. Abeille, Hodeva et Entoria exigent une hospitalisation préalable pour déclencher la garantie ITT en cas d'arrêt pour lombalgie, sauf souscription d'une option payante représentant un surcoût de 10 à 15 % de la prime annuelle. Or, les lombalgies représentent la première cause d'arrêt maladie de longue durée en France selon la CNAM (rapport 2024). Ne pas couvrir ce risque sans option revient à laisser un angle mort majeur dans sa protection.

Troubles psychologiques : La grande majorité des assureurs (dont Abeille et SwissLife) imposent une hospitalisation pour déclencher la garantie ITT en cas d'arrêt lié à un burn-out, une dépression ou un trouble anxieux sévère. Cette clause peut être levée par une option spécifique, dont le coût représente généralement 10 à 15 % de la prime de base. La durée maximale d'indemnisation pour risque psychologique varie de 365 à 1 095 jours selon les contrats (source : comparatifs sectoriels, 2025). Ce risque est en forte croissance : les arrêts pour pathologie psychiatrique ont augmenté de 30 % entre 2019 et 2024 selon la DREES. Pour un professionnel libéral ou un cadre exerçant sous pression élevée, l'option troubles psychologiques sans hospitalisation est une priorité.

Grossesse pathologique : SwissLife ne couvre que certaines pathologies liées à la grossesse, ce qui constitue un point de vigilance majeur pour les femmes en âge de procréer. April, Abeille et Alptis n'appliquent pas de restriction particulière sur ce risque. Pour les indépendantes et les TNS, qui ne bénéficient d'aucun maintien de salaire par l'employeur, cette garantie est particulièrement critique : un arrêt pour grossesse pathologique de 2 mois sans couverture représente une perte de revenus pouvant dépasser 5 000 € pour une professionnelle libérale.

Barème d'invalidité : April et SwissLife permettent à l'assuré de choisir entre le barème professionnel (plus favorable aux professions manuelles) et le barème croisé. Les autres assureurs appliquent uniquement le barème croisé. Ce choix peut représenter plusieurs centaines d'euros de rente mensuelle d'écart pour un artisan ou un professionnel de santé dont l'activité requiert des capacités physiques spécifiques.

Clauses d'aggravation : Certains contrats prévoient une clause de réserve sur les affections préexistantes pendant les 12 à 24 premiers mois suivant la souscription. Toute pathologie déclarée dans le questionnaire médical peut faire l'objet d'une exclusion partielle ou totale. France Épargne examine systématiquement ces clauses pour chaque devis afin de sécuriser la couverture réelle dès la signature.

La clause du déclaratif. Le questionnaire médical de souscription est un document contractuel : toute fausse déclaration intentionnelle peut entraîner la nullité du contrat, même en cas de sinistre sans lien apparent avec la pathologie non déclarée (article L.113-8 du Code des assurances). En cas d'antécédents médicaux, il est impératif de les déclarer intégralement. France Épargne accompagne ses clients dans la rédaction du questionnaire médical pour éviter toute omission préjudiciable.

Croissance du marché prévoyance individuelle en France (Mds €)

Source: France Assureurs (FFA), L'Argus de l'Assurance 2025

1

Évaluez vos lacunes de couverture

Calculez l'écart entre vos revenus actuels et ce que vous percevriez réellement en arrêt maladie, en invalidité ou en cas de décès via le régime obligatoire et votre prévoyance collective éventuelle. Cet écart est le montant à couvrir.

2

Définissez vos priorités de garantie

Décès seul si vous avez des personnes à charge ? Invalidité si votre activité professionnelle est physiquement exigeante ? Incapacité si vous êtes indépendant sans filet de sécurité ? France Épargne vous aide à hiérarchiser selon votre profil.

3

Choisissez votre franchise d'incapacité

7 jours (prime élevée, protection immédiate), 15 jours (bon compromis), 30 jours (économique si vous avez 1 à 2 mois d'épargne de précaution) ou 60 jours (pour compléter une prévoyance collective existante).

4

Comparez les offres du marché

France Épargne analyse les contrats Abeille, April, SwissLife, Hodeva, Alptis et AG2R La Mondiale selon votre âge, votre profession, votre état de santé et votre budget. Les tarifs varient du simple au triple à garanties équivalentes.

5

Souscrivez et révisez régulièrement

Votre contrat doit évoluer avec votre vie : naissance d'un enfant, changement de statut professionnel, acquisition immobilière, revalorisation des revenus. Un rendez-vous annuel avec France Épargne garantit que votre couverture reste adaptée.

Calculez votre écart de couverture en prévoyance

En moins de 5 minutes, France Épargne identifie vos lacunes de protection et compare les contrats adaptés à votre situation. Devis gratuit et sans engagement.

Obtenir mon devis gratuit

Garanties spécifiques par assureur : tableau de synthèse

GarantieAbeilleAprilSwissLifeHodevaAlptis
Invalidité pro dès 15 %Oui (15%)Non (33%)Non (33%)Oui (16%)Non (33%)
Lombalgies sans hospitalisationOption payanteOuiOuiOption payanteOui
Troubles psy sans hospitalisationOption payanteOption payanteOption payanteOption payanteOption payante
Grossesse pathologiqueOuiOuiPartielle uniquementOuiOui
Barème professionnel disponibleNonOuiOuiNonNon
Franchise minimale disponible15 jours7 jours15 jours15 jours30 jours
Tarification à l'âge d'adhésionNonNonNonNonOui
Indexation annuelle de la prime+5% par anVariable+5% par anStableIndexée SS
"

Depuis le 1er avril 2025, le décret n° 2025-160 plafonne les indemnités journalières de la Sécurité sociale à 41,47 € bruts par jour. Pour les salariés gagnant entre 2 500 € et 5 000 €/mois, l'écart entre le salaire net et les prestations obligatoires rend la prévoyance complémentaire indispensable.

Équipe France ÉpargneExperts en protection individuelle et patrimoniale

Prévoyance individuelle pour les TNS : spécificités et contrat Madelin

Les travailleurs non salariés (TNS) bénéficient d'un régime obligatoire nettement moins protecteur que les salariés du privé. La Sécurité sociale des indépendants (SSI, ex-RSI) verse des indemnités journalières plafonnées et des rentes d'invalidité structurellement inférieures. Environ 45 % des TNS ont souscrit une couverture de prévoyance individuelle (source : MetLife/CSA, 2025), mais plus d'un million d'indépendants restent sans protection complémentaire, exposés à une chute brutale de revenus en cas d'arrêt prolongé. Un artisan ou un commerçant subissant un arrêt de 6 mois sans protection complémentaire peut perdre entre 15 000 € et 30 000 € de revenus nets, tout en continuant à supporter ses charges fixes (loyers commerciaux, charges sociales minimales, remboursements de crédits professionnels).

Le contrat Madelin constitue la solution spécifique aux TNS soumis à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), des bénéfices non commerciaux (BNC) ou des bénéfices agricoles (BA). Les cotisations versées au titre d'un contrat Madelin prévoyance sont déductibles du revenu professionnel, ce qui réduit l'assiette imposable et donc la charge fiscale globale. Le plafond de déduction se calcule ainsi : 3,75 % du bénéfice imposable augmenté de 7 % du PASS (PASS 2026 : 48 060 €), avec un maximum de 3 % de 8 fois le PASS. Selon le bénéfice réalisé, ce plafond peut atteindre 11 534 € par an (source : Légifrance, art. 154 bis du CGI, valeurs PASS 2026).

Exemple concret : Un médecin libéral dégageant un bénéfice BNC de 120 000 € peut déduire jusqu'à 11 534 € de cotisations Madelin prévoyance. À une tranche marginale d'imposition de 41 %, l'économie fiscale annuelle atteint 4 729 €, ce qui revient à financer une protection robuste à un coût net très compétitif.

Pour un micro-entrepreneur relevant du régime micro-fiscal, le contrat Madelin n'est pas accessible. En revanche, il peut souscrire une couverture de prévoyance individuelle classique dont les prestations restent exonérées d'impôt sur le revenu. Depuis 2025, le plafond de chiffre d'affaires du régime micro est fixé à 77 700 € pour les prestations de services (BNC/BIC services) et à 188 700 € pour les activités commerciales (source : art. 50-0 du CGI).

Spécificités du régime SSI pour les indépendants. Les gérants majoritaires de SARL relevant du régime SSI perçoivent des indemnités journalières calculées sur la base de leurs cotisations versées, avec un plafond de 1/730e du PASS (65,83 €/jour en 2026), contre des IJSS beaucoup plus faibles pour les revenus élevés. Un dirigeant rémunéré 80 000 € annuels perçoit environ 65 €/jour en cas d'arrêt, soit moins de 2 000 €/mois, sans aucun maintien de salaire par l'entreprise. La prévoyance complémentaire est donc encore plus critique pour les TNS que pour les salariés.

Cotisations minimales obligatoires pour le contrat Madelin. Pour conserver la déductibilité fiscale, le souscripteur d'un Madelin prévoyance doit verser des cotisations au moins égales à un minimum réglementaire fixé chaque année par arrêté. Ce plancher existe pour éviter les souscriptions purement défiscalisantes sans couverture réelle. France Épargne compare les contrats Madelin disponibles chez Abeille, April, Alptis et SwissLife pour identifier celui qui maximise votre couverture nette après avantage fiscal, en intégrant votre régime fiscal, votre bénéfice et vos priorités de protection.

Tarifs indicatifs selon l'âge et le profil (franchise 30 jours)

Profil30 ans40 ans50 ansGaranties incluses
Salarié cadre, 3 500 €/mois42 €/mois67 €/mois105 €/moisDécès 150 000 €, Invalidité, ITT
Auto-entrepreneur, 2 500 €/mois32 €/mois52 €/mois84 €/moisDécès 75 000 €, Invalidité, ITT
Retraité, protection décès seul28 €/mois45 €/mois78 €/moisCapital décès 100 000 €
Famille monoparentale, 2 800 €/mois38 €/mois61 €/mois97 €/moisDécès 120 000 €, rente enfant, ITT

Réglementation et évolutions législatives à connaître

Plusieurs évolutions réglementaires impactent directement les souscripteurs de prévoyance individuelle en 2025 et 2026. Maîtriser ces textes permet d'anticiper les besoins de protection et d'optimiser ses contrats dans un environnement en mutation rapide. Les textes ci-dessous sont classés par ordre d'entrée en vigueur et par impact financier pour les particuliers.

Réforme des IJSS (1er avril 2025) : La mesure réglementaire promulguée le 20 février 2025 a abaissé le plafond de calcul des indemnités journalières maladie de 1,8 SMIC à 1,4 SMIC (2 552 €/mois brut en 2026 avec le SMIC revalorisé). L'IJSS maximale brute est passée de 53,31 €/jour à 41,47 €/jour. Cette réforme crée mécaniquement un besoin accru de protection complémentaire pour tous les actifs gagnant plus de 2 552 €/mois. Selon les estimations de France Assureurs, environ 12 millions de salariés sont directement touchés par ce plafonnement. La réforme a également entraîné une hausse des souscriptions de prévoyance individuelle de +8,3 % au T2 2025 (source : L'Argus de l'Assurance, septembre 2025). Pour les assurés ayant souscrit avant avril 2025 sur la base des anciens plafonds IJSS, France Épargne recommande une révision des montants garantis pour tenir compte du nouveau niveau de couverture obligatoire.

PSC Fonction publique territoriale (loi n° 2025-1251 du 22 décembre 2025) : Les employeurs territoriaux sont désormais tenus de contribuer à la protection sociale complémentaire de leurs agents, avec une participation minimale de 7 €/mois pour la prévoyance. Cette participation reste symbolique et couvre rarement les besoins réels : les agents souhaitant une protection complète doivent souscrire un complément individuel. France Épargne accompagne les agents territoriaux dans l'analyse de leur couverture collective et la sélection d'un complément individuel adapté, en tenant compte du RIFSEEP et du régime indemnitaire spécifique à chaque collectivité.

Fonction publique d'État (à partir du 1er mai 2026) : Un régime collectif de prévoyance (incapacité, invalidité, décès) entre en vigueur pour l'ensemble des agents de la Fonction publique d'État. Les agents disposent d'une période de transition jusqu'au 31 octobre 2026 pour rejoindre ce régime sans sélection médicale. Après cette date, toute adhésion implique un questionnaire médical avec risque de surprime pour les profils présentant des antécédents. Les agents ayant un contrat individuel existant doivent évaluer s'il est plus avantageux de conserver leur couverture personnelle ou de basculer vers le collectif, en comparant les niveaux de garantie et les cotisations nettes.

Prévoyance collective obligatoire (proposition en cours d'examen) : Un texte vise à rendre obligatoire pour tous les employeurs du secteur privé la proposition d'une protection complémentaire à compter du 1er juillet 2028. En attendant ce texte éventuel, la prévoyance individuelle reste la seule solution pour les salariés d'entreprises ne proposant pas de couverture collective. France Épargne surveille l'avancement de ce texte pour adapter ses recommandations à chaque client.

Couverture minimale cadres (2026) : Les employeurs sont tenus de cotiser à hauteur d'au moins 1,50 % des rémunérations sous plafond SS (PASS 2026 : 48 060 €) pour la prévoyance cadres. Ce minimum légal demeure insuffisant pour les hauts revenus : un cadre gagnant 6 000 €/mois brut voit ses indemnités journalières SS plafonnées à 41,47 €/jour, soit moins de 16 % de son revenu quotidien net habituel. La prévoyance individuelle complémentaire est la réponse structurelle à cet écart, quelle que soit l'évolution du cadre réglementaire collectif.

Veille réglementaire permanente. France Épargne assure une veille active sur l évolution des textes relatifs à la prévoyance individuelle. Tout changement législatif ou réglementaire susceptible d impacter votre contrat donne lieu à une information personnalisée et, le cas échéant, à une recommandation d avenant ou de résiliation avec souscription d un nouveau contrat plus adapté.

Prévoyance individuelle et stratégie patrimoniale : une vision d'ensemble

La prévoyance individuelle ne se conçoit pas en silo. Elle s'intègre dans une stratégie patrimoniale globale qui articule protection des revenus, constitution d'épargne, préparation à la retraite et transmission. France Épargne adopte cette vision systémique pour chaque client : une couverture de prévoyance bien dimensionnée libère de la capacité d'épargne et permet d'investir avec plus de sérénité.

La prévoyance protège l'épargne. Un arrêt de travail non indemnisé contraint souvent les actifs à liquider leur épargne de précaution, voire leurs placements à long terme (assurance vie, PER) avant terme, au risque de perdre des avantages fiscaux acquis de haute lutte. Une protection individuelle solide évite ce scénario : les indemnités journalières complémentaires couvrent les charges courantes, l'épargne reste intacte et continue de capitaliser. Selon une étude Ipsos pour CNP Assurances (2024), 38 % des actifs sans prévoyance complémentaire ont dû puiser dans leur épargne long terme lors d'un arrêt supérieur à 3 mois.

Arbitrage prévoyance versus épargne de précaution. Une question fréquente est de savoir s'il vaut mieux constituer une épargne de précaution de 6 mois ou souscrire une couverture de prévoyance individuelle. La réponse optimale combine les deux. L'épargne de précaution couvre les imprévus courts (réparation voiture, frais médicaux non remboursés) et les franchises de contrat (7 à 30 jours). La prévoyance prend en charge les arrêts longs (1 mois à 3 ans) qui épuiseraient toute épargne raisonnable. Ces deux mécanismes de protection sont complémentaires et ne se substituent pas l'un à l'autre.

La prévoyance et la retraite. Pour un TNS, les cotisations Madelin prévoyance sont déductibles du revenu professionnel, ce qui réduit l'assiette des cotisations retraite SSI. Un arbitrage fin entre cotisations Madelin prévoyance et cotisations PER Madelin retraite est nécessaire pour maximiser la couverture totale dans le respect des plafonds. France Épargne modélise ces arbitrages avec des simulations personnalisées intégrant le régime fiscal, le niveau de revenus et l'horizon de retraite. Le cumul des deux enveloppes (Madelin prévoyance et PER Madelin) permet souvent d'économiser entre 2 000 € et 6 000 € d'impôt par an selon le niveau de revenus et la structure juridique.

Prévoyance et transmission. Le capital décès versé au titre d'une couverture de prévoyance individuelle est transmis hors succession aux bénéficiaires désignés, dans les limites légales (article L.132-12 du Code des assurances). Cette caractéristique en fait un outil de transmission patrimoniale efficace, complémentaire à l'assurance vie. Pour les entrepreneurs, le capital décès peut également alimenter un pacte Dutreil ou financer le rachat de parts sociales par les associés survivants, via une clause bénéficiaire croisée bien rédigée. France Épargne accompagne la rédaction de la clause bénéficiaire pour sécuriser la transmission et optimiser l'exonération de droits.

Conseil intégré France Épargne. Nos conseillers analysent la situation globale de chaque client : revenus, charges, actifs, passifs, situation familiale et horizon de vie. Cette analyse patrimoniale complète permet de dimensionner précisément la prévoyance nécessaire, sans surprotection coûteuse ni sous-couverture dangereuse. Le résultat est une couverture adaptée qui s'intègre harmonieusement dans votre patrimoine et évolue avec lui au fil des années. Nos conseillers suivent chaque client sur la durée, révisant le contrat lors des grands événements de vie : naissance, mariage, divorce, acquisition immobilière, création d'entreprise ou changement de statut professionnel.

Un conseiller France Épargne pour votre prévoyance

Votre couverture actuelle est-elle suffisante ? France Épargne étudie votre situation, identifie les lacunes et vous propose les contrats les mieux adaptés à votre profil et à votre budget. Accompagnement gratuit et sans engagement.

Parler à un expert prévoyance

Questions fréquentes sur la prévoyance individuelle

Votre prévoyance individuelle sur mesure

France Épargne compare l'ensemble du marché et vous accompagne de la souscription au suivi annuel. Bénéficiez d'une analyse gratuite de votre situation et d'une recommandation personnalisée.

Demander mon analyse gratuite

Besoin d'un accompagnement personnalisé ?

Nos experts sont à votre disposition pour répondre à vos questions et vous guider dans vos choix.