Sur quels services essentiels un fonds d'infrastructures déploie-t-il votre épargne ?
Un fonds d'infrastructures répartit votre épargne sur un panier de services essentiels (énergie, transport, réseaux, numérique), dont une large part des revenus est contractualisée ou régulée. À partir de l'indice EDHEC infra300, cet outil montre cette répartition et la part de revenus sécurisés, sans projeter de rendement.
Un panier de services essentiels, pas un actif unique
Un fonds d'infrastructures ne finance pas une seule chose : il répartit votre épargne sur un panier d'actifs qui rendent un service essentiel. D'après l'indice EDHEC infra300, qui suit l'univers des infrastructures non cotées, le transport pèse de l'ordre de 26 %, l'énergie renouvelable 21,7 %, les réseaux 16,3 %, le reste se répartissant entre énergie et eau, production, social, numérique et services environnementaux.
Cet outil applique cette répartition à votre montant pour montrer, concrètement, sur quels secteurs votre épargne est déployée, là où un simple montant ne dit rien de ce qu'il finance.
Pourquoi on parle d'une classe défensive
La particularité des infrastructures tient à la nature de leurs revenus. Selon l'indice EDHEC infra300, près de la moitié des revenus sont contractualisés (49 %) et plus d'un quart régulés (27 %), soit environ les trois quarts sécurisés par des contrats de long terme ou des cadres réglementés. Le reste, environ 24 %, dépend du prix du marché.
C'est cette part élevée de revenus contractualisés ou régulés qui explique la volatilité plus faible que les actions cotées et le caractère défensif de la classe d'actifs. Elle n'élimine pas le risque, mais elle le distingue d'un placement purement exposé au marché.
Ce que cet outil ne dit pas : le rendement et les risques
Cet outil montre une répartition et une structure de revenus, pas un rendement. Les fonds d'infrastructures visent de l'ordre de 4 à 7 % par an, mais ce n'est qu'une cible : les distributions ne sont pas garanties, le capital est exposé, l'horizon est long et la liquidité réduite. La diversification et la qualité du gérant atténuent le risque sans le supprimer.