Combien de foyers une unité de méthanisation alimente-t-elle en gaz vert ?
Financer une unité de méthanisation, c'est financer une énergie renouvelable concrète. Son débit d'injection se traduit, via des repères GRDF, en gaz vert injecté et en foyers alimentés, et via un ordre de grandeur ADEME en CO2 évité. Cet outil chiffre cet impact, sans projeter de rendement.
Du débit d'injection aux foyers alimentés
Une unité de méthanisation se mesure par son débit d'injection, en normo mètres cubes par heure (Nm³/h). Le biométhane porte environ 10,8 kWh par Nm³ (GRDF). Sur près de 8 000 heures de fonctionnement par an, une unité de 140 Nm³/h injecte donc de l'ordre de 12 GWh de gaz vert, soit la consommation d'environ 1 000 foyers, conformément aux repères publiés par GRDF pour des unités réelles.
Cet outil applique cette chaîne de conversion à trois tailles d'unité, pour traduire un débit, difficile à se représenter, en foyers concrètement alimentés en gaz vert.
Un impact environnemental concret
Le biométhane injecté remplace du gaz fossile sur le réseau. À raison d'environ 0,2 kgCO2e par kWh évité face au gaz naturel (ordre de grandeur ADEME), une unité de 12 GWh/an évite de l'ordre de 2 400 tonnes de CO2 par an. La méthanisation valorise par ailleurs des intrants agricoles et restitue un digestat utilisé comme fertilisant : un débouché concret pour le monde agricole.
Ce que cet outil ne dit pas : le rendement et les risques
Cet outil chiffre un impact, pas un rendement. Financer une unité reste un placement à capital exposé : la distribution dépend de la bonne marche de l'installation et n'est pas garantie, des risques techniques et opérationnels existent, les revenus dépendent du cadre tarifaire (obligation d'achat) et la liquidité est réduite. La qualité de l'exploitant et du contrat est déterminante.