Qu'est-ce qu'un fonds d'infrastructure ?
Un fonds d'infrastructure est un véhicule de capital investissement qui finance la construction, l'acquisition ou l'exploitation d'actifs physiques essentiels à l'économie. Contrairement aux actions cotées, ces investissements portent sur des biens tangibles : réseaux de transport, centrales solaires et éoliennes, data centers, réseaux d'eau potable, installations de traitement des déchets. Chez France Épargne, nos conseillers accompagnent les épargnants dans la sélection et l'intégration de cette classe d'actifs au sein d'une stratégie patrimoniale globale.
Ces actifs partagent quatre caractéristiques fondamentales qui expliquent leur attrait croissant auprès des investisseurs institutionnels comme des particuliers.
Des revenus contractuels et prévisibles
Les infrastructures génèrent des flux de trésorerie réguliers, encadrés par des contrats de long terme. Un parc éolien vend son électricité via un contrat d'achat garanti sur 15 à 20 ans. Une autoroute à péage perçoit des redevances régulées par l'État. Un data center loue ses emplacements à des clients technologiques sur des baux de 5 à 15 ans. Cette visibilité des revenus distingue l'infrastructure de la plupart des autres classes d'actifs et explique pourquoi 79% des capitaux levés proviennent de caisses de retraites, d'assureurs et de fonds de fonds (source : Baromètre Bird & Bird / France Invest 2025).
Une indexation naturelle sur l'inflation
La majorité des concessions et contrats d'infrastructure intègrent des clauses d'indexation sur l'inflation. Quand les prix augmentent, les péages, les tarifs de raccordement ou les loyers d'antennes relais suivent mécaniquement. Cette caractéristique est particulièrement précieuse en période de hausse des prix : là où les obligations à taux fixe perdent de la valeur réelle, les actifs d'infrastructure voient leurs revenus progresser en parallèle de l'indice des prix à la consommation. Selon France Invest / EY (2025), le segment Infrastructure a dégagé un TRI net de 16,5% sur 10 ans (à fin 2022), en tête de l'ensemble des segments du private equity, devant le capital transmission (15,3%) et le venture & growth (14,3%).
Des barrières à l'entrée considérables
Construire un réseau ferroviaire, un pipeline gazier ou un centre de données nécessite des capitaux massifs, des autorisations réglementaires complexes et des années de développement. Un parc éolien offshore mobilise plusieurs centaines de millions d'euros et nécessite cinq à sept ans de développement avant la première injection d'électricité sur le réseau. Un data center hyperscale représente un investissement de 500 millions à plus d'un milliard d'euros. Ces barrières créent des positions quasi monopolistiques pour les opérateurs en place et protègent durablement la rentabilité des fonds qui les détiennent.
Le marché en chiffres (2025 à 2026)
À l'échelle mondiale, les actifs d'infrastructure sous gestion atteignaient 1 600 milliards de dollars au premier semestre 2025 (source : McKinsey Global Private Markets Report 2026), soit un quadruplement en dix ans. La levée de fonds infrastructure a atteint un record mondial de 200 milliards de dollars en 2025, dépassant le précédent record de 180 milliards de dollars établi en 2022 (source : McKinsey). En France, les fonds d'infrastructure ont levé 13,7 milliards d'euros en 2024, en hausse de 16% par rapport à 2023 (source : Baromètre Bird & Bird / France Invest 2025). Au premier semestre 2025, 4,6 milliards d'euros ont été investis dans 111 projets. L'internationalisation du marché est marquée : 80% des capitaux levés par les gestionnaires français proviennent d'investisseurs étrangers, signe de la reconnaissance internationale de l'expertise française.


