La couche des supports sépare un mandat indiciel d'un mandat en fonds gérés
Les frais de gestion du contrat appliqués aux unités de compte atteignent 0,88 % par an en 2025 et sont prélevés à l'identique dans les deux cas. Les frais internes des supports référencés, 1,60 % en moyenne pondérée par les encours contre 0,15 % à 0,35 % pour un ETF actions large, portent la totalité de l'écart.
La couche du contrat ne départage pas les deux modes de gestion
Comparer un mandat indiciel à un mandat en fonds gérés suppose d'isoler la couche qui les sépare. Les frais de gestion que le contrat applique aux unités de compte, 0,88 % par an en 2025 selon l'étude France Assureurs publiée le 6 mai 2026, sont prélevés à l'identique quelle que soit l'architecture retenue. Ils pèsent sur le capital dans les deux cas et s'annulent donc dans la comparaison.
Reste la couche des supports, la seule qui distingue les deux configurations. Les frais annuels prélevés au sein des supports en unités de compte référencés atteignent 1,60 % en moyenne pondérée par les encours en 2025, en recul de 0,02 point sur un an. Les frais courants d'un ETF actions large se situent entre 0,15 % et 0,35 % par an. L'écart utile porte donc sur environ 1,35 point annuel, appliqué chaque année à la totalité de l'encours.
Un écart de frais se capitalise année après année
Un point de frais annuel ampute la base sur laquelle le capital progresse l'année suivante, puis celle de l'année d'après. Sur une durée de détention longue, l'écart de patrimoine dépasse largement la somme arithmétique des frais évités. C'est cette mécanique que l'outil restitue, à hypothèse de rendement brut strictement identique sur les deux jambes.
Le rendement brut retenu s'applique des deux côtés à l'identique. Il sert uniquement à faire courir la capitalisation, ce qui explique que l'écart grandisse avec l'hypothèse retenue : plus le capital progresse, plus la fraction prélevée chaque année porte sur une base élevée.
Le rattrapage que la gestion active doit produire
Une architecture en fonds gérés ne devient avantageuse qu'à condition de produire, nette de ses propres frais, une performance supérieure à celle de l'indice répliqué par l'ETF. Les données SPIVA Europe publiées par S&P Dow Jones Indices situent la fréquence de ce résultat : environ 93 % des fonds actions actifs de la zone euro sont battus par leur indice de référence sur dix ans, et la proportion s'élève à mesure que l'horizon s'allonge.
Ce constat ne porte pas sur la délégation elle-même, qui répond à un besoin d'arbitrage et de suivi que la gestion libre ne couvre pas. Il déplace la question vers le référencement : déléguer la gestion et retenir des supports indiciels sont deux décisions distinctes, et la seconde se négocie contrat par contrat auprès de l'établissement.