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Obligations indexées : l'inflation que votre position absorbe

Le prélèvement frappe le rendement nominal entier, compensation d'inflation comprise. Cet outil chiffre la hausse des prix que votre souche indexée encaisse en conservant du pouvoir d'achat, puis oppose les deux enveloppes de détention sur ce seuil.

Indice français 1,86 %Indice zone euro 1,49 %Hausse constatée 2,10 %
Barèmes 2026 officielsChiffres mis à jour : HCSF, droits d'enregistrement, plafonds PTZ, indices INSEE.
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Votre souche indexée

Le prélèvement porte sur le rendement nominal entier, compensation d'inflation comprise. L'indice de référence et l'enveloppe de détention commandent donc le réel conservé.

Taux réel servi sur l'échéance à dix ans : 1,86 %.

2,10 %
0 %3 %6 %

Sur la durée de détention envisagée, hors tabac.

prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % depuis le 1er janvier 2026

100 000 €
10 000 €250 000 €500 000 €

Le montant confié à la poche indexée, hors autres classes d'actifs.

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Ce que la fiscalité laisse de la compensation d'inflation

Une obligation indexée transfère à l'émetteur le risque de hausse des prix, par une clause inscrite au contrat d'émission. Le régime fiscal du porteur s'applique ensuite au rendement nominal entier, ce qui fixe un seuil d'inflation au-delà duquel la protection nette cesse de produire du pouvoir d'achat.

Le prélèvement porte aussi sur la compensation d'inflation

Sur une obligation indexée, le coefficient d'indexation multiplie à la fois le capital remboursé et le coupon versé. La revalorisation du capital ainsi obtenue constitue un produit de placement imposable, encaissé au remboursement ou à la cession. Le prélèvement s'applique donc à la somme entière, compensation d'inflation comprise.

Cette mécanique crée un seuil. Sur une souche servant 1,86 % de taux réel, le rendement réel conservé après prélèvements s'annule à 4,24 % de hausse annuelle des prix en compte-titres, et à 9,83 % sur le même support logé en unité de compte d'assurance vie. L'enveloppe de détention commande donc l'essentiel de la protection effectivement conservée.

Deux indices de référence, deux taux réels servis

L'État français émet deux familles de souches indexées. Les OATi suivent l'indice des prix à la consommation hors tabac des ménages résidant en France, publié par l'INSEE. Les OAT€i suivent l'indice harmonisé hors tabac de la zone euro, publié par Eurostat. Le 21 mai 2026, deux souches remboursables la même année ont été placées au cours de la même séance, à 1,86 % de taux réel sur l'indice français et 1,49 % sur l'indice européen (Agence France Trésor).

L'écart de 37 points de base rémunère la seule différence d'indice de référence. Le panier de dépenses d'un ménage résidant en France est mesuré par l'indice de l'INSEE ; l'indice harmonisé de la zone euro agrège vingt et une économies aux structures de consommation distinctes.

Le régime applicable diffère selon le contrat

Les prélèvements sociaux sur les revenus du capital sont passés de 17,2 % à 18,6 % le 1er janvier 2026, sous l'effet d'une hausse de 1,4 point de la contribution sociale généralisée votée par la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025. Le prélèvement forfaitaire unique applicable à un compte-titres ordinaire atteint donc 31,4 %, addition de 12,8 % d'impôt sur le revenu et de 18,6 % de prélèvements sociaux.

Les contrats d'assurance vie et de capitalisation ont été exclus de cette hausse : leurs gains restent soumis à 17,2 % de prélèvements sociaux. Après huit ans, un rachat ouvre en outre un abattement annuel de 4 600 euros sur les produits pour une personne seule et de 9 200 euros pour un couple soumis à imposition commune.

Ce que la hausse constatée des prix représente aujourd'hui

L'INSEE a mesuré 2,10 % de hausse des prix à la consommation sur un an en juillet 2026, après 1,8 % en juin et 2,4 % en mai. L'indice hors tabac, référence des souches indexées sur les prix français, progresse au même rythme. L'inflation sous-jacente ressortait à 1,3 %, l'accélération provenant des services et de l'énergie.

Un porteur encaisse cette progression en supplément de son taux réel. La valeur du titre reste en revanche sensible au niveau des taux réels exigés par le marché tant que le remboursement n'est pas intervenu, ce qui rend l'échéance retenue déterminante pour un capital adossé à une date précise.

Questions fréquentes

Que mesure exactement l'inflation absorbée ?

Elle donne le niveau de hausse annuelle des prix au-delà duquel le rendement réel conservé après prélèvements devient nul. En dessous de ce seuil, la position gagne du pouvoir d'achat chaque année. Le calcul applique le taux de l'enveloppe au rendement nominal entier, compensation d'inflation comprise, puis rapporte le résultat à la hausse des prix retenue.

Pourquoi la compensation d'inflation est-elle imposée ?

Parce que la revalorisation du capital produite par le coefficient d'indexation constitue un produit de placement au sens fiscal, au même titre que le coupon. Elle est encaissée au remboursement ou à la cession et supporte alors le prélèvement applicable à l'enveloppe de détention retenue.

Pourquoi l'écart entre les deux enveloppes est-il si large ?

Parce que le taux appliqué passe de 31,40 % en compte-titres à 17,20 % sur un contrat d'assurance vie, et que ce taux frappe la compensation d'inflation entière. Sur une souche servant 1,86 %, le seuil passe de 4,24 % à 9,83 %.

Le calcul tient-il compte des frais ?

Non, les montants s'entendent avant frais courants. Un ETF indiciel de la zone euro prélève 0,09 % à 0,25 % par an, un fonds géré activement 0,50 % à 1,10 %, auxquels s'ajoutent les frais de gestion du contrat lorsque le support est logé en assurance vie. Le régime fiscal de l'enveloppe est en revanche appliqué.

Le taux réel retenu correspond-il à toutes les échéances ?

Non. Les taux affichés sont ceux adjugés le 21 mai 2026 sur deux souches remboursables la même année. Le taux réel exigé progresse avec l'éloignement de l'échéance : les séances d'avril à juillet 2026 vont de 1,24 % sur les échéances les plus proches à 2,29 % sur les plus longues (Agence France Trésor).

Comment agir sur le résultat obtenu ?

Quatre leviers restent ouverts avant la souscription : l'indice de référence, l'échéance de la souche, le véhicule d'accès et l'enveloppe de détention. Un conseiller France Épargne chiffre les quatre sur votre situation et répond sous 6h.