Épargne financière · Dette souveraine indexée

Obligations Indexées sur l'Inflation

Le prélèvement porte sur la compensation d'inflation elle-même, ce qui limite à 4,24 % l'inflation absorbée en compte-titres

Sur une obligation indexée, le coefficient d'indexation revalorise le capital et le coupon. Cette revalorisation constitue un produit de placement imposable au même taux que le coupon, encaissé au remboursement ou à la cession. Deux décisions commandent donc ce que la protection laisse au porteur : l'indice de référence retenu et l'enveloppe de détention.

A

Un seuil d'inflation au-delà duquel le rendement réel conservé s'annule

Sur la souche adossée à l'indice des prix français, adjugée à 1,86 % de taux réel le 21 mai 2026, le rendement réel conservé après prélèvements s'annule à 4,24 % de hausse annuelle des prix en compte-titres. Le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % s'applique en effet au rendement nominal entier, compensation d'inflation comprise.

B

L'enveloppe de détention porte ce seuil à 9,83 %

Les contrats d'assurance vie et de capitalisation ont été exclus de la hausse de contribution sociale généralisée votée par la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 : leurs gains restent soumis à 17,2 % de prélèvements sociaux. Sur la même souche, le seuil d'inflation absorbée passe alors de 4,24 % à 9,83 %.

C

37 points de base séparent les deux indices de référence

Le 21 mai 2026, l'Agence France Trésor a placé lors de la même séance une souche indexée sur l'indice des prix français à 1,86 % de taux réel et une souche indexée sur l'indice harmonisé de la zone euro à 1,49 %, toutes deux remboursables la même année. L'écart rémunère la seule différence d'indice, pour un panier de dépenses qui reste français.

D

Un plancher de remboursement inscrit au contrat d'émission

Si la référence d'inflation constatée à l'échéance descend sous la référence de base, l'émetteur rembourse le nominal d'origine. Le coefficient repose sur une référence quotidienne décalée de trois mois, interpolée entre deux publications mensuelles de l'indice, et diffusée chaque jour par l'Agence France Trésor.

Fonctionnement

Notre méthode sur une poche indexée

01

Bilan patrimonial

Un conseiller recense vos avoirs, la date à laquelle le capital doit redevenir disponible et votre tranche marginale d'imposition. Cette étape fixe la part que la poche indexée occupera dans votre allocation financière et l'horizon sur lequel elle sera calée.

02

Indice de référence et échéance

Nous rapprochons votre structure de dépenses des deux indices, puis calculons le point mort d'inflation face aux souches nominales de même maturité. Il ressortait à 1,94 % sur l'indice français en rapprochant les adjudications de mai et juin 2026, contre 2,31 % côté zone euro.

03

Véhicule d'accès et enveloppe

Titre vif, fonds ouvert, fonds à échéance et ETF indiciel sont comparés sur leur duration, leur nombre de lignes et leurs frais courants. Le principal ETF de la zone euro affiche 0,09 % de frais annuels pour 39 lignes. Le compte-titres, l'assurance vie et le contrat de capitalisation sont ensuite chiffrés sur le net conservé.

04

Mise en place et suivi

Nous ouvrons le contrat, exécutons les versements selon le calendrier arrêté et remettons une proposition écrite détaillant chaque frais. Publications mensuelles des indices, adjudications du Trésor et arbitrages d'échéance donnent ensuite lieu à des propositions soumises à votre accord.

Comparatif

Trois façons de prêter à l'État français sur dix ans

CritèreSouche indexée, indice françaisSouche indexée, indice zone euroSouche nominale de même échéance
Taux servi à l'adjudication1,86 % de taux réel1,49 % de taux réel3,80 % de rendement nominal
Indice de référencePrix à la consommation hors tabac en France, publié par l'INSEEIndice harmonisé hors tabac de la zone euro, publié par Eurostatsans objet, coupon fixé en euros courants
Point mort d'inflation implicite1,94 %2,31 %sans objet, référence du calcul
Risque principal du porteurHausse des prix inférieure au point mortÉcart entre inflation européenne et dépenses françaisesÉrosion du pouvoir d'achat du capital remboursé
Inflation absorbée en compte-titres4,24 %3,37 %sans objet, aucune indexation
Pour qui

À qui cette poche s'adresse

Le futur retraité à cinq ou dix ans de la liquidation, dont le capital doit conserver son pouvoir d'achat jusqu'à une date connue, et qui cale l'échéance de la souche sur cette date.
Le retraité dont le besoin de revenu porte sur des coupons recalculés chaque année sur un nominal revalorisé, répartis sur plusieurs maturités pour étaler les dates de réinvestissement.
Le cadre en milieu de carrière dont la partie défensive se limite au fonds en euros et aux livrets réglementés, et qui introduit une clause d'indexation écrite au contrat d'émission sur 10 % à 20 % de son allocation financière.
Le dirigeant plaçant une trésorerie d'entreprise dont la date d'emploi est connue, sur un support logé dans un contrat de capitalisation souscrit par la personne morale.
Le parent qui prépare un capital d'études, avec une échéance calée sur l'entrée dans l'enseignement supérieur et un montant exprimé en euros d'aujourd'hui.
★★★★★

« Je regardais le taux réel affiché et je comparais les souches entre elles. Le conseiller a posé une autre question : combien il en reste après impôt. Sur un compte-titres, ma protection s'arrêtait à 4,24 % d'inflation. Le conseiller a refait le calcul en assurance vie et le seuil montait à 9,83 %. Nous avons logé la poche en unité de compte et calé l'échéance sur ma date de départ. »

Bertrand L. · Client France Épargne, cadre supérieur
Questions

Questions fréquentes

C'est un titre de créance dont le capital remboursé et les coupons versés sont multipliés par un coefficient d'indexation adossé à un indice officiel des prix. Le porteur connaît son taux d'intérêt réel dès l'achat, la hausse constatée des prix venant s'y ajouter. L'État français en émet depuis septembre 1998.

Parce que le prélèvement s'applique au rendement nominal entier, compensation d'inflation comprise. À 2,1 % de hausse des prix, l'impôt prélevé sur la seule indexation atteint 659 euros par an sur 100 000 euros placés en compte-titres, contre 361 euros sur une unité de compte d'assurance vie.

L'indice de l'INSEE mesure le panier de dépenses d'un ménage résidant en France. L'indice harmonisé de la zone euro agrège vingt et une économies aux structures de consommation distinctes. Le marché rémunérait ce choix 37 points de base de taux réel lors de l'adjudication du 21 mai 2026.

Le contrat d'émission garantit un remboursement au moins égal au nominal d'origine, même si la référence d'inflation finale descend sous la référence de base. Les coupons intermédiaires, calculés sur un nominal indexé en repli, diminuent en revanche en euros pendant cette période.

Un ETF indiciel s'achète dès quelques centaines d'euros et donne accès à un panier de plusieurs dizaines de souches souveraines. Un titre vif suppose des montants plus élevés pour absorber les frais de transaction. Le seuil pertinent se détermine lors du bilan patrimonial.

Un conseiller France Épargne reprend votre allocation, la date d'emploi du capital et votre tranche marginale d'imposition, puis chiffre le point mort et le rendement réel conservé dans chaque enveloppe. La réponse intervient sous 6h, du lundi au vendredi.

Pour aller plus loin

Un capital qui suit l'indice officiel des prix

Une obligation indexée sur l'inflation est un titre de créance dont le capital remboursé et les coupons versés sont multipliés par un coefficient d'indexation calculé à partir d'un indice officiel des prix. L'État français en émet deux familles. Les OATi (obligations assimilables du Trésor indexées) suivent l'indice des prix à la consommation hors tabac des ménages résidant en France, publié chaque mois par l'INSEE. Les OAT€i suivent l'indice des prix à la consommation harmonisé hors tabac de la zone euro, publié par Eurostat. Le souscripteur connaît dès l'achat son taux d'intérêt réel, fixe pendant toute la vie du titre, auquel s'ajoute la hausse constatée des prix. À l'échéance, l'émetteur rembourse le nominal multiplié par le coefficient d'indexation, avec un plancher garanti au pair : une phase de baisse des prix ne ramène jamais le remboursement sous la valeur nominale d'origine (source : Agence France Trésor).

Le Trésor français a lancé sa première souche adossée aux prix en septembre 1998, puis sa première souche adossée aux prix de la zone euro en 2001. Le Royaume-Uni avait ouvert la voie en 1981, le Canada en 1991, les États-Unis en 1997 avec les Treasury Inflation-Protected Securities, le Japon en 2004 et l'Allemagne en 2006 (source : Natixis Investment Managers). Fin 2022, l'encours de ces titres atteignait 262 milliards d'euros, soit 11,5 % de la dette négociable de l'État français (source : FIPECO). Le programme de financement arrêté par le Trésor français pour l'exercice en cours porte sur 310 milliards d'euros d'émissions à moyen et long terme nettes de rachats, dont environ 10 % adossés aux deux indices de prix.

La mécanique se distingue de celle d'une obligation classique sur un point précis. Une OAT nominale verse un coupon dont le montant en euros est arrêté à l'émission et ne bouge plus jusqu'au remboursement. Sur une souche indexée, seul le taux réel est arrêté ; le montant en euros du coupon progresse au rythme du coefficient d'indexation. Sur un titre de nominal 100 euros portant un taux réel de 1,86 %, une hausse cumulée des prix de 12 % depuis l'émission porte le capital indexé à 112 euros et le coupon annuel à 2,08 euros. Le même mouvement laisse le coupon d'une souche nominale strictement inchangé.

Le niveau des taux réels servis par l'État est public, adjudication après adjudication. Le 21 mai 2026, l'Agence France Trésor a placé 370 millions d'euros d'OATi 0,10 % à échéance du 1er mars 2036 au taux réel de 1,86 %, et 441 millions d'euros d'OAT€i 0,10 % à échéance du 25 juillet 2036 au taux réel de 1,49 %. L'écart de 37 points de base sépare deux titres du même émetteur, remboursables la même année, placés au cours de la même séance. Il rémunère une seule décision : celle de l'indice qui compensera le porteur.

Ce choix commande le résultat sur une décennie. L'indice qui reflète le panier de dépenses d'un ménage résidant en France est celui de l'INSEE. L'indice harmonisé de la zone euro agrège vingt et une économies aux structures de consommation distinctes, avec des pondérations de logement, d'énergie et de services propres à chacune. En juillet 2026, les prix à la consommation ont progressé de 2,1 % sur un an en France, après 1,8 % en juin et 2,4 % en mai ; l'indice hors tabac, référence des OATi, affiche la même progression de 2,1 % (source : INSEE, Informations rapides n° 194). L'indice harmonisé français ressortait au même moment à 2,4 %, l'écart provenant des différences de champ et de pondération entre les deux constructions statistiques.

La comparaison avec une souche nominale de maturité voisine fournit le point mort d'inflation, hausse annuelle moyenne des prix au-delà de laquelle le titre indexé rapporte davantage. L'adjudication du 4 juin 2026 a placé la nouvelle souche OAT 3,70 % 25 novembre 2036 à 3,80 %. Rapproché du taux réel de 1,86 % obtenu trois semaines plus tôt sur l'OATi 1er mars 2036, ce niveau situe le point mort à 1,94 % sur l'indice français. Le même calcul mené sur l'OAT€i 25 juillet 2036 le porte à 2,31 % côté zone euro. Un porteur qui anticipe une hausse des prix supérieure à ces seuils trouve son avantage dans la souche indexée. En deçà, la souche nominale délivre davantage.

Ces titres se logent en compte-titres, en unité de compte d'assurance vie ou en contrat de capitalisation. Le plan d'épargne en actions les exclut, son champ étant réservé aux titres de capital de sociétés européennes. France Épargne cadre l'ensemble de la décision : indice de référence, échéance, véhicule d'accès et enveloppe fiscale, puis chiffre le rendement réel qui subsiste après prélèvements sur le montant que vous engagez.

La distinction avec les produits d'épargne administrés mérite d'être posée. Un livret réglementé voit sa rémunération arrêtée par les pouvoirs publics selon une formule périodiquement révisée ; le fonds en euros d'un contrat d'assurance vie sert un taux annoncé chaque début d'exercice par l'assureur, adossé au portefeuille obligataire qu'il détient. Ni l'un ni l'autre ne comporte de clause contractuelle liant le capital à un indice de prix. Une souche indexée inscrit cette liaison au contrat d'émission lui-même, opposable à l'État émetteur pendant toute la vie du titre. Cette différence de nature juridique explique que ces titres soient utilisés depuis vingt-cinq ans par les fonds de pension et les compagnies d'assurance pour adosser des engagements dont le montant futur suit lui-même les prix.

Schéma du coefficient d'indexation appliqué au nominal et au coupon d'une obligation d'État
Le coefficient d'indexation multiplie le nominal et le coupon. Mécanique publiée par l'Agence France Trésor.

Le bon indice pour votre panier de dépenses

L'écart entre les deux familles de souches atteignait 37 points de base de taux réel sur des échéances 2036 placées lors d'une même séance, le 21 mai 2026. Un conseiller rapproche votre structure de dépenses des deux indices avant d'arrêter la référence retenue.

Un point mort calculé avant la souscription

Le seuil au-delà duquel la souche indexée dépasse la souche nominale se calcule échéance par échéance. Il ressortait à 1,94 % sur l'indice français en rapprochant les adjudications de mai et juin 2026, contre 2,31 % côté zone euro.

Quatre véhicules comparés sur pièces

Titre vif acheté sur le marché secondaire, fonds ouvert, fonds à échéance et ETF indiciel n'exposent ni à la même duration ni aux mêmes frais. Un ETF de référence sur la zone euro affiche 0,09 % de frais courants pour 39 lignes en portefeuille (source : justETF).

Le plancher de remboursement expliqué

L'Agence France Trésor garantit un remboursement au moins égal au nominal si la référence d'inflation finale descend sous la référence de base. Cette clause de protection contre la baisse des prix figure au contrat d'émission de chaque souche.

L'enveloppe qui préserve le rendement réel

Un coupon encaissé en compte-titres supporte 31,4 % de prélèvements depuis le 1er janvier 2026, contre 17,2 % de prélèvements sociaux sur une unité de compte d'assurance vie (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025). L'écart porte aussi sur la revalorisation du capital.

Une échéance calée sur votre projet

Les souches du Trésor français s'échelonnent de 2032 à 2053. Adosser l'échéance à la date d'emploi du capital neutralise le risque de prix, la valeur de remboursement étant connue à l'avance en termes réels.

Un interlocuteur unique sur toute la poche

France Épargne réunit le conseil, la sélection des supports, l'ouverture des contrats et le suivi. Vous adressez vos arbitrages à la même personne pendant toute la durée de détention, avec une réponse sous 6h.

Mesurez l'inflation que votre position encaisse réellement

Les prélèvements frappent le rendement nominal entier, compensation d'inflation comprise. Selon l'enveloppe retenue, le niveau d'inflation qu'une souche indexée absorbe en préservant votre pouvoir d'achat varie du simple au double. Trois minutes suffisent pour le chiffrer sur vos montants.

Calculer mon inflation absorbée

Du relevé de l'INSEE au coupon encaissé

Le calcul du coefficient obéit à une règle publiée et vérifiable par n'importe quel porteur. L'Agence France Trésor établit chaque jour une référence quotidienne d'inflation. La référence applicable au premier jour du mois M correspond à l'indice des prix du mois M moins 3 : la référence du 1er juillet repose sur l'indice d'avril. Pour toute autre date, l'agence interpole linéairement entre l'indice du mois M moins 3 et celui du mois M moins 2. Ce décalage de trois mois existe parce que l'INSEE publie son indice avec un délai ; il rend la valeur du titre calculable à l'avance sur un trimestre glissant. Les références quotidiennes et le coefficient sont arrondis à la cinquième décimale après troncature à la sixième, puis diffusés par les systèmes d'information financière en temps réel.

Le coefficient d'indexation rapporte la référence quotidienne du jour à la référence de base fixée à l'émission de la souche. Deux formules en découlent. Le coupon annuel vaut nominal multiplié par taux réel multiplié par coefficient. Le remboursement vaut nominal multiplié par coefficient, sans jamais descendre sous le nominal lui-même. Un porteur de 50 000 euros de nominal sur une souche portant 1,86 % de taux réel, avec un coefficient parvenu à 1,08, encaisse 1 004 euros de coupon annuel et se verra rembourser 54 000 euros si le coefficient reste à ce niveau à l'échéance.

Un changement technique mérite attention. L'année de référence de l'indice harmonisé européen est passée de la base 2015 à la base 2025 en février 2026. L'Agence France Trésor a publié les coefficients de raccordement applicables à chaque souche concernée, de sorte que la continuité des séries est assurée et que la valeur des titres en circulation n'a pas été modifiée par ce changement de base.

Quatre chemins d'accès existent pour un particulier. Le titre vif s'achète sur le marché secondaire par l'intermédiaire d'un teneur de compte : les adjudications elles mêmes sont réservées aux spécialistes en valeurs du Trésor. Le fonds ouvert mutualise plusieurs souches et plusieurs émetteurs souverains, sans date de remboursement. Le fonds à échéance fixe une date de liquidation et rapproche le comportement du portefeuille de celui d'un titre détenu jusqu'au terme. L'ETF indiciel réplique un indice de marché : le plus important de la place sur la zone euro pèse 1 933 millions d'euros d'encours pour 0,09 % de frais courants, réplique physique par échantillonnage, 39 lignes en portefeuille et une répartition de 44,73 % sur la France, 28,47 % sur l'Italie, 14,74 % sur l'Espagne et 8,63 % sur l'Allemagne au 30 juin 2026 (source : justETF).

Le choix du véhicule engage deux paramètres distincts. Le premier est la duration : un fonds ou un ETF maintient une sensibilité aux taux réels à peu près constante, puisqu'il remplace les souches arrivées à maturité. Un titre vif voit au contraire sa sensibilité décroître au fil du temps, jusqu'à s'annuler le jour du remboursement. Le second est la certitude du montant final : elle n'existe que sur un titre détenu jusqu'à l'échéance, ou sur un fonds à échéance dont la liquidation coïncide avec votre projet.

L'enveloppe de détention se décide ensuite. Le compte-titres ordinaire accueille toutes les souches et tous les fonds, sans plafond de versement ni contrainte de durée. L'assurance vie et le contrat de capitalisation n'acceptent que les supports référencés par l'assureur, presque toujours des fonds ou des ETF, rarement des titres vifs. En contrepartie, ces deux contrats appliquent un régime plus léger aux gains et ouvrent après huit ans un abattement annuel sur les rachats.

La méthode de France Épargne suit quatre temps. Le bilan patrimonial recense vos avoirs, la date d'emploi du capital et votre tranche marginale d'imposition. L'étude arrête l'indice, l'échéance et le véhicule, puis calcule le point mort face aux souches nominales de même maturité. La mise en place ouvre le contrat, exécute les versements selon le calendrier retenu et documente chaque ligne dans une proposition écrite détaillant les frais. Le suivi couvre les publications mensuelles de l'INSEE et d'Eurostat, les adjudications du Trésor et les arbitrages d'échéance, chaque décision restant soumise à votre accord.

Un dernier paramètre échappe souvent à l'analyse : le calendrier d'entrée. Le taux réel exigé par le marché varie d'une séance à l'autre, comme le montre la souche à échéance juillet 2053 placée à 1,99 % le 19 mars 2026, 2,04 % le 16 avril puis 2,29 % le 16 juillet. Étaler les versements sur deux ou trois trimestres répartit le point d'entrée sur plusieurs niveaux de taux réels, au prix d'une exposition constituée plus lentement. Ce choix se tranche au regard de la date d'emploi du capital : plus l'échéance visée est proche, moins l'étalement apporte, puisque la fenêtre disponible se réduit. France Épargne arrête ce calendrier avec vous et l'inscrit dans la proposition écrite, versement par versement.

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Bilan patrimonial

Un conseiller recense vos avoirs, la date à laquelle le capital doit redevenir disponible et votre tranche marginale d'imposition. Cette étape fixe la part que la poche indexée occupera dans votre allocation financière et l'horizon sur lequel elle doit être calée.

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Étude de l'indice et de l'échéance

Nous comparons l'indice des prix français et l'indice harmonisé de la zone euro au regard de votre structure de dépenses, puis calculons le point mort d'inflation face aux souches nominales de même maturité. Le choix de l'échéance découle de la date d'emploi identifiée.

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Sélection du véhicule et de l'enveloppe

Titre vif, fonds ouvert, fonds à échéance et ETF indiciel sont comparés sur leur duration, leur nombre de lignes, leur répartition par émetteur souverain et leurs frais courants. Le compte-titres, l'assurance vie et le contrat de capitalisation sont chiffrés sur le net que chacun laisse.

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Mise en place et suivi

Nous ouvrons le contrat, exécutons les versements selon le calendrier arrêté et vous remettons une proposition écrite détaillant chaque frais. Publications mensuelles des indices, adjudications du Trésor et arbitrages d'échéance donnent ensuite lieu à des propositions soumises à votre accord.

Étapes de sélection d'une souche indexée, de l'indice de référence à l'enveloppe de détention
Quatre décisions séparent un projet daté d'une position indexée en portefeuille.

Quelle formule choisir ?

OATi, indice des prix français

  • Référence : indice des prix à la consommation hors tabac des ménages résidant en France, publié par l'INSEE
  • Taux réel de 1,86 % sur l'échéance mars 2036 lors de l'adjudication du 21 mai 2026
  • Point mort d'inflation de 1,94 % face à la souche nominale novembre 2036
  • Panier de référence aligné sur les dépenses d'un résident français
  • Nombre de souches en circulation plus restreint, donc liquidité plus fine sur le marché secondaire

OAT€i, indice harmonisé zone euro

  • Référence : indice des prix à la consommation harmonisé hors tabac de la zone euro, publié par Eurostat
  • Taux réel de 1,49 % sur l'échéance juillet 2036 lors de la même adjudication du 21 mai 2026
  • Point mort d'inflation de 2,31 % face à la souche nominale novembre 2036
  • Gamme d'échéances allant jusqu'à juillet 2053, dont la souche verte 0,10 % juillet 2038
  • Compartiment le plus profond de la place, y compris pour les investisseurs institutionnels étrangers

ETF indiciel sur la zone euro

  • Panier multi émetteurs : 44,73 % France, 28,47 % Italie, 14,74 % Espagne, 8,63 % Allemagne au 30 juin 2026
  • Frais courants de 0,09 % par an sur le fonds le plus important de la catégorie, 39 lignes en portefeuille
  • Duration maintenue à peu près constante, sans date de remboursement du capital
  • Accessible dès quelques centaines d'euros, en compte-titres comme en unité de compte
  • Valeur de sortie dépendante du niveau des taux réels au jour de la cession

OAT nominale de même échéance

  • Coupon fixe en euros courants, arrêté à l'émission et inchangé jusqu'au remboursement
  • Rendement de 3,90 % sur la souche 3,70 % novembre 2036 lors de l'adjudication du 6 août 2026
  • Avantage au porteur tant que la hausse moyenne des prix reste sous le point mort
  • Compartiment le plus liquide de la dette négociable française, 2 826 milliards d'euros au 30 avril 2026
  • Pouvoir d'achat du capital remboursé non protégé d'une accélération des prix

Chiffres Clés

CritèreDonnéeSource
Encours des titres indexés du Trésor262 milliards d'euros, soit 11,5 % de la dette négociableFIPECO, fin 2022
Part des indexées dans le programme d'émissionEnviron 10 % des 310 milliards d'euros nets à moyen et long termeAgence France Trésor, programme du 30 décembre 2025
Taux réel adjugé, échéance mars 2036, indice français1,86 % pour 370 millions d'euros servisAgence France Trésor, adjudication du 21 mai 2026
Taux réel adjugé, échéance juillet 2036, indice zone euro1,49 % pour 441 millions d'euros servisAgence France Trésor, adjudication du 21 mai 2026
Rendement de la souche nominale novembre 20363,90 % pour 6,34 milliards d'euros servisAgence France Trésor, adjudication du 6 août 2026
Hausse des prix à la consommation sur un an2,1 % en juillet, dont 2,1 % hors tabacINSEE, Informations rapides n° 194, juillet 2026
Prélèvements sur un coupon en compte-titres31,4 %, soit 12,8 % d'impôt et 18,6 % de prélèvements sociauxLoi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025
Prélèvements sociaux sur un rachat d'assurance vie17,2 %, taux maintenu pour ces contratsService-public.gouv.fr
Frais courants du principal ETF de la zone euro0,09 % par an, 1 933 millions d'euros d'encoursjustETF, juin 2026
Suppléments d'indexation dus par l'État1,9 milliard d'euros puis 2,4 milliards d'euros sur deux exercicesSénat, mission Engagements financiers de l'État

Comparez le compte-titres et l'assurance vie sur vos montants

La revalorisation du capital liée à l'indexation est imposée au même titre que le coupon. Sur 100 000 euros et une hausse des prix de 2,1 %, l'écart de traitement entre les deux enveloppes dépasse 290 euros par an sur la seule compensation d'inflation. Le calcul se fait sur votre situation.

Comparer mes enveloppes de détention

Ce que le marché price sur les prix français

Le compartiment souverain français traverse une phase de tension. La souche nominale 3,70 % 25 novembre 2036 est passée de 3,80 % à l'adjudication du 4 juin 2026 à 3,90 % à celle du 6 août 2026, soit dix points de base en deux mois (source : Agence France Trésor). La courbe à échéance constante publiée par la Banque de France s'établissait le 14 août 2026 à 2,79 % sur un an, 3,31 % sur cinq ans, 3,96 % sur dix ans et 4,76 % sur trente ans. Ce niveau de taux nominaux relève mécaniquement le point mort d'inflation implicite dans chaque souche.

Les adjudications de titres indexés se tiennent le troisième jeudi du mois. Le 16 avril 2026, le Trésor a servi 1 698 millions d'euros répartis sur quatre lignes : la souche verte OAT€i 0,10 % juillet 2038 à 1,61 %, l'OATi 0,55 % mars 2039 à 1,85 %, l'OAT€i 0,95 % juillet 2043 à 1,87 % et l'OAT€i 0,10 % juillet 2053 à 2,04 %. Les ratios de couverture allaient de 2,35 à 3,47, l'ensemble des lignes étant servi au prix limite offert. Le 16 juillet 2026, la même séance a placé 1 410 millions d'euros, dont 675 millions d'OATi 0,10 % mars 2032 à 1,81 % et 320 millions d'OAT€i juillet 2053 à 2,29 %. Cette dernière ligne était partie à 1,99 % le 19 mars et 2,04 % le 16 avril : la remontée des taux réels longs atteint 30 points de base en quatre mois.

La trajectoire des prix explique une partie de ce mouvement. L'INSEE a mesuré 2,2 % de hausse annuelle en avril 2026, 2,4 % en mai, 1,8 % en juin puis 2,1 % en juillet. L'inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatils, s'établissait à 1,3 % en juillet après 1,0 % en juin. L'accélération de juillet provient des services, à 2,2 %, et surtout de l'énergie, à 12,6 % sur un an. Un porteur d'OATi encaisse cette progression de 2,1 % en supplément de son taux réel ; un porteur de souche nominale la subit en diminution du pouvoir d'achat de son coupon.

La comparaison internationale situe la place française dans la moyenne haute. Le Royaume-Uni consacre environ 25 % de son portefeuille de dette aux titres indexés, soit près de 620 milliards de livres. L'Allemagne comptait 66 milliards d'euros de titres indexés en circulation en mars 2026. Les États-Unis émettent leurs Treasury Inflation-Protected Securities depuis 1997, le Japon depuis 2004 et le Canada depuis 1991. Rapportée au programme d'émission annuel, la part des titres indexés atteint environ 10 % au Royaume-Uni, environ 10 % en France et environ 9 % aux États-Unis (source : Natixis Investment Managers).

Le coût budgétaire de ce compartiment se mesure aussi. Les provisions d'indexation constituées par l'État français sont passées de 3,0 milliards d'euros en 2021 à 15,6 milliards d'euros en 2022, la charge de la dette progressant sur le même exercice de 38,5 à 51,5 milliards d'euros (source : FIPECO). Les suppléments d'indexation dus au titre de l'amortissement représentent 1,9 milliard d'euros puis 2,4 milliards d'euros sur les deux exercices couverts par la mission Engagements financiers de l'État (source : Sénat). Rapporté à l'ensemble des administrations publiques, le service de la dette dépasse 78 milliards d'euros, soit 2,6 points de produit intérieur brut.

Une souche mérite une mention particulière. L'obligation verte française prend la forme d'une OAT€i 0,10 % à échéance du 25 juillet 2038, lancée le 25 mai 2022 pour 4 milliards d'euros et portée depuis à plus de 8 milliards d'euros par abondements successifs. Elle combine l'indexation sur les prix de la zone euro et l'affectation des fonds à des dépenses environnementales documentées, ce qui en fait le seul titre souverain français réunissant les deux caractéristiques.

La demande institutionnelle reste solide sur ce compartiment. Les ratios de couverture observés lors des dernières séances, entre 2,35 et 3,47 fois le montant servi, traduisent un carnet d'ordres nourri malgré la remontée des taux réels. Pour un épargnant, cette profondeur se lit surtout au travers des fonds et des ETF, dont le passage par un teneur de compte est plus simple que l'achat de titres vifs sur le marché secondaire. France Épargne compare ces supports sur leur indice, leur duration, leur nombre de lignes et leurs frais courants avant toute recommandation.

Une lecture attentive de la courbe des taux réels complète le tableau. Les séances d'avril à juillet 2026 dessinent une progression régulière du taux exigé avec l'éloignement de l'échéance : 1,24 % sur 2034, 1,49 % sur 2036, 1,61 % sur 2038, 1,85 % sur 2039, 1,87 % sur 2043, 2,03 % sur 2047 et 2,29 % sur 2053. L'amplitude atteint 105 points de base entre les deux extrémités. Un porteur qui allonge son échéance de dix-neuf ans obtient donc un peu plus d'un point de taux réel supplémentaire, en échange d'une sensibilité du prix considérablement accrue. Ce supplément ne se matérialise intégralement que pour un porteur qui conserve son titre jusqu'au remboursement ; celui qui envisage une cession intermédiaire doit intégrer l'amplitude des variations de prix propres aux maturités longues.

Taux réels adjugés par échéance

Taux réel adjugé (en %)
+1,2+1,5+1,6+1,9+1,9+2+2,3Échéance 2034Échéance 2036Échéance 2038Échéance 2039Échéance 2043Échéance 2047Échéance 2053
Source : Agence France Trésor, adjudications du 16 avril au 16 juillet 2026
Comparaison des taux réels adjugés sur les souches indexées du Trésor français par échéance
Le taux réel exigé progresse avec l'échéance, de 1,24 % à 2,29 % selon les séances d'avril à juillet 2026.

Régime fiscal, risques de marché et obligations déclaratives

Le régime fiscal applicable au porteur particulier change de niveau depuis le 1er janvier 2026. Les prélèvements sociaux sur les revenus du capital sont passés de 17,2 % à 18,6 %, sous l'effet d'une hausse de 1,4 point de la contribution sociale généralisée portée de 9,2 % à 10,6 %, votée par la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale. Le taux global se décompose en 10,6 % de contribution sociale généralisée, 0,5 % de contribution pour le remboursement de la dette sociale et 7,5 % de prélèvement de solidarité. Le prélèvement forfaitaire unique applicable aux coupons perçus sur un compte-titres ordinaire atteint donc 31,4 %, addition de 12,8 % d'impôt sur le revenu et de 18,6 % de prélèvements sociaux (source : service-public.gouv.fr). L'option pour le barème progressif reste ouverte et s'exerce globalement sur l'ensemble des revenus de capitaux mobiliers du foyer.

Un point technique décide du résultat net. La revalorisation du capital produite par le coefficient d'indexation constitue un produit de placement imposable, au même titre que le coupon. Elle est encaissée au remboursement ou à la cession, alors que l'impôt correspondant devient exigible à ce moment. La compensation d'inflation supporte ainsi le prélèvement, ce qui réduit la protection nette. Sur une souche portant 1,86 % de taux réel avec une hausse des prix de 2,1 %, le rendement réel conservé après prélèvements ressort à 0,63 % par an en compte-titres et à 1,19 % par an sur une unité de compte d'assurance vie taxée aux seuls prélèvements sociaux. L'écart de 0,56 point provient uniquement du régime de l'enveloppe. Poussé plus loin, le raisonnement fait apparaître un seuil : le rendement réel conservé s'annule à 4,24 % de hausse annuelle des prix en compte-titres, contre 9,83 % sur le même support logé en assurance vie. L'assurance vie et le contrat de capitalisation restent à 17,2 %, le législateur ayant exclu ces contrats de la hausse de contribution sociale généralisée.

Après huit ans de détention, un rachat sur un contrat d'assurance vie ouvre un abattement annuel de 4 600 euros sur les produits pour une personne seule et de 9 200 euros pour un couple soumis à imposition commune, l'impôt sur le revenu s'appliquant ensuite au taux de 7,5 % jusqu'à 150 000 euros de primes versées. Le teneur de compte adresse chaque année un imprimé fiscal unique récapitulant les revenus versés et les prélèvements déjà opérés, à reporter sur la déclaration de revenus.

Quatre risques de marché doivent être compris avant toute souscription. Le premier tient au taux réel : la valeur d'un titre indexé baisse quand les taux réels exigés par le marché montent. La souche OAT€i juillet 2053 illustre ce mécanisme, son taux réel d'adjudication passant de 1,99 % le 19 mars 2026 à 2,29 % le 16 juillet 2026. Un porteur qui conserve son titre jusqu'à l'échéance n'est pas concerné, la valeur de remboursement étant contractuelle ; un porteur qui cède avant le terme encaisse le prix du jour.

Le deuxième risque tient au décalage d'indexation de trois mois. La référence appliquée à une date donnée repose sur un indice publié un trimestre plus tôt, ce qui retarde d'autant la répercussion d'une accélération des prix. Le troisième porte sur la déflation : le remboursement bénéficie du plancher au pair, mais les coupons intermédiaires, calculés sur un nominal indexé en repli, diminuent en euros. Le quatrième concerne la liquidité : chaque souche indexée présente un encours nettement inférieur à celui des souches nominales, ce qui élargit l'écart entre prix acheteur et prix vendeur sur des montants importants.

Deux points réglementaires encadrent la commercialisation. La directive sur les marchés d'instruments financiers impose au distributeur de recueillir votre connaissance des marchés, votre horizon et votre tolérance au risque avant toute recommandation personnalisée, et de vérifier l'adéquation du support au marché cible défini par le producteur. Un document d'informations clés remis avant souscription détaille l'indicateur de risque, les scénarios de performance et l'ensemble des frais. Lorsque le support est logé en assurance vie, la directive sur la distribution d'assurances ajoute un devoir de conseil formalisé par écrit.

Deux exclusions méritent d'être connues. Le plan d'épargne en actions n'accueille pas ces titres, son champ étant limité aux titres de capital de sociétés ayant leur siège dans l'Union européenne ou l'Espace économique européen. Les valeurs mobilières entrent hors du champ de l'impôt sur la fortune immobilière, sauf pour la fraction représentative d'actifs immobiliers détenue par un organisme de placement collectif. France Épargne remet une proposition écrite reprenant l'indice retenu, l'échéance, le véhicule, le régime applicable et l'intégralité des frais avant toute mise en place, et répond à vos questions sous 6h.

Le traitement successoral découle de l'enveloppe retenue. Détenues sur un compte-titres ordinaire, les lignes entrent dans l'actif successoral et sont évaluées au cours du jour du décès, les droits étant liquidés selon le lien de parenté. Logées dans un contrat d'assurance vie, elles relèvent du régime propre à ce contrat : abattement de 152 500 euros par bénéficiaire pour les primes versées avant soixante-dix ans, prélèvement de 20 % puis 31,25 % au-delà, et régime distinct pour les primes versées après cet âge. Cette différence de traitement pèse souvent davantage que l'écart de rendement entre deux souches, ce qui justifie d'arrêter l'enveloppe avant de sélectionner les titres eux mêmes.

Questions Fréquentes sur les Obligations Indexées

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Un épargnant qui veut se protéger de la hausse des prix regarde d'abord le taux affiché. Le vrai travail commence après : quel indice compense votre panier de dépenses, quelle échéance correspond à votre projet, et surtout quelle enveloppe laisse la compensation d'inflation arriver jusqu'à vous. Sur une même souche, l'écart de rendement réel conservé entre un compte-titres et une assurance vie dépasse un demi point par an.

L'équipe conseil de France ÉpargneConseillers en Gestion de Patrimoine

Les situations où une poche indexée trouve sa place

Le futur retraité à cinq ou dix ans de la liquidation constitue le profil le plus direct. Son capital doit conserver son pouvoir d'achat jusqu'à une date connue, puis financer des dépenses libellées en euros de cette période. Une souche remboursable à l'horizon retenu, mars 2036 par exemple, verrouille un taux réel de 1,86 % et transfère à l'État le risque de dérive des prix sur l'intervalle. La sensibilité au prix disparaît le jour du remboursement, ce qui rend la valeur finale calculable dès la souscription en termes réels. France Épargne cale l'échéance sur la date de liquidation puis arbitre entre compte-titres et assurance vie selon la tranche marginale d'imposition du foyer.

Le retraité déjà en phase de consommation cherche autre chose : un revenu dont le montant progresse au moins au rythme des prix. Les coupons d'une souche indexée remplissent cette fonction, puisqu'ils sont recalculés chaque année sur un nominal revalorisé. Sur 200 000 euros investis à 1,86 % de taux réel, le coupon annuel démarre à 3 720 euros et progresse ensuite du montant de la hausse constatée des prix. Répartir la poche sur plusieurs échéances étale les dates de réinvestissement et évite de reconstituer l'ensemble de la position à un même niveau de taux réel.

Le cadre en milieu de carrière aborde le sujet par la diversification. Sa partie défensive se limite souvent au fonds en euros de son contrat et à ses livrets réglementés, dont la rémunération suit des règles administrées sans lien contractuel avec l'indice des prix. Une ligne indexée introduit un mécanisme de compensation écrit au contrat d'émission. Sur une allocation financière de 150 000 euros, une poche de 10 % à 20 % suffit à modifier le comportement d'ensemble face à une accélération des prix, sans immobiliser le capital nécessaire aux projets à court terme.

Le dirigeant qui place une trésorerie d'entreprise raisonne sur une date d'emploi connue : un investissement productif, une échéance de dette, une acquisition. Le contrat de capitalisation souscrit par la personne morale accueille des unités de compte adossées à des titres indexés et permet d'adosser l'échéance du support à celle du besoin. La comptabilisation et le régime applicable diffèrent de ceux d'un particulier, ce qui rend l'analyse préalable indispensable avec l'expert comptable de la société.

Le patrimoine élevé réparti sur plusieurs classes d'actifs recherche une exposition dont le cycle diffère de celui des actions et de celui des souches nominales. Les taux réels et les taux nominaux évoluent selon des logiques distinctes : une accélération des prix pousse les taux nominaux à la hausse tout en soutenant la valeur des titres indexés par le jeu du coefficient. Cette propriété justifie une place permanente dans une allocation, plutôt qu'un aller retour tactique piloté sur des anticipations.

Le parent qui prépare un capital d'études procède par date. Une échéance calée sur l'entrée dans l'enseignement supérieur, un montant exprimé en euros d'aujourd'hui et un taux réel contractuel forment une combinaison lisible : le capital disponible à la date visée conserve le pouvoir d'achat de la somme engagée, augmenté du taux réel capitalisé. Les frais de scolarité et de logement étudiant progressant généralement au moins comme l'indice général, cette construction limite l'écart entre le besoin projeté et la somme réunie.

L'épargnant fortement exposé à l'énergie dans son budget mérite une analyse spécifique. L'indice français a progressé de 2,1 % sur un an en juillet 2026, mais la composante énergie affichait 12,6 % sur la même période (source : INSEE). Un ménage dont la part énergétique dépasse nettement la moyenne subit une hausse effective supérieure à l'indice général : l'indexation ne couvre alors qu'une partie de la hausse effectivement subie. Ce constat oriente vers un dimensionnement plus large de la poche, ou vers un complément sur d'autres actifs réels.

Deux situations appellent au contraire la prudence. Un épargnant dont l'horizon se compte en mois ne trouvera pas son compte dans un titre à dix ans, la sensibilité au prix dominant alors le rendement encaissé ; l'épargne de précaution relève des livrets réglementés. Un épargnant convaincu d'une désinflation durable sous 1,94 % obtiendra davantage d'une souche nominale de même échéance. France Épargne pose ce diagnostic avant de proposer quoi que ce soit, et répond à vos questions sous 6h.

Le dimensionnement de la poche obéit à une logique simple, adossée à la structure du besoin plutôt qu'à une règle générale. Un capital dont la date d'emploi est certaine justifie une couverture proche de l'intégralité du montant, puisque l'objectif consiste à préserver un pouvoir d'achat précis à une date précise. Un capital sans date d'emploi identifiée relève d'un dimensionnement partiel, entre 10 % et 25 % de l'allocation financière selon la part des dépenses contraintes dans le budget du foyer et la sensibilité de ces dépenses aux prix de l'énergie et des services. Les investisseurs institutionnels retiennent des proportions de cet ordre sur leurs portefeuilles obligataires. Le bilan patrimonial mené par France Épargne chiffre cette part sur vos propres flux, puis la confronte aux autres briques défensives déjà présentes dans votre patrimoine.

Profils d'épargnants adossant une poche indexée sur l'inflation à un projet daté
Futurs retraités, dirigeants et parents préparant des études partagent une même contrainte : une date d'emploi connue.

Faites cadrer votre poche indexée par un conseiller

Indice de référence, échéance, véhicule d'accès et enveloppe de détention : quatre décisions commandent le rendement réel qui vous reste. Un conseiller France Épargne les arrête avec vous, calcule le point mort face aux souches nominales de même maturité et vous adresse une proposition écrite détaillant chaque frais. Réponse sous 6h.

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Faites cadrer votre poche indexée

Indice de référence, échéance de la souche, véhicule d'accès et enveloppe de détention : quatre décisions commandent le rendement réel qui vous reste. Un conseiller France Épargne les arrête avec vous, calcule le point mort face aux souches nominales de même maturité et vous adresse une proposition écrite détaillant chaque frais. Réponse sous 6h.

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