Que vaut vraiment une police d'assurance vie sur le marché secondaire ?
Une même police a trois valeurs : la valeur de rachat versée par l'assureur (~3 à 5 % du capital), le prix de cession reçu par le senior sur le marché secondaire (~10 à 30 %, soit 4 à 7 fois le rachat) et le capital décès perçu à terme. Cet outil chiffre ces trois valeurs, sans projeter de rendement, qui dépend des primes et de la longévité.
Trois valeurs pour une même police
Une police d'assurance vie américaine a, sur le marché secondaire, trois valeurs très différentes. La valeur de rachat, d'abord : ce que l'assureur verse au souscripteur qui résilie, de l'ordre de 3 à 5 % du capital décès seulement. Le prix de cession, ensuite : ce qu'un investisseur paie au senior pour racheter sa police, de l'ordre de 10 à 30 % du capital, soit 4 à 7 fois la valeur de rachat (LISA). Le capital décès, enfin : la somme perçue au dénouement.
Cet outil chiffre ces trois valeurs pour un capital donné, et montre l'écart que le marché secondaire ouvre entre le rachat et la cession, là où un simple capital ne dit rien de ce que vaut réellement la police.
Pourquoi l'espérance de vie change le prix
Le prix de cession dépend avant tout de l'espérance de vie de l'assuré. Plus elle est courte, plus l'investisseur percevra le capital tôt et paiera de primes peu de temps : la police vaut donc davantage. Plus elle est longue, plus le prix baisse. C'est le cœur du métier : une due diligence médicale et actuarielle estime l'espérance de vie, qui détermine la valeur.
Ce que cet outil ne dit pas : le rendement et les risques
Cet outil montre une structure de valeurs, pas un rendement. La performance d'un investisseur dépend du prix payé, des primes versées jusqu'au dénouement et de la durée réelle, c'est-à-dire de la longévité de l'assuré : si celui-ci vit plus longtemps que prévu, le rendement baisse. Le marché est opaque et illiquide, le capital exposé, et la diversification entre plusieurs polices est essentielle.