Comment se partage le prix d'un livre, et que touche l'auteur ?
Le prix d'un livre se partage entre le libraire, l'éditeur, la distribution, la fabrication, l'État et l'auteur, qui en perçoit environ 7 %. C'est cette part qu'un fonds de droits acquiert, au rythme des ventes. Cet outil montre ce partage et les droits qu'un volume génère, sans projeter de rendement.
La chaîne du livre, et la part de l'auteur
Le prix d'un livre se partage entre toute une chaîne. Pour un ouvrage vendu 20 € en librairie, le libraire en perçoit de l'ordre de 35,5 %, l'éditeur 20 %, la distribution et la diffusion 18 %, la fabrication 14 %, l'État 5,5 % de TVA, et l'auteur environ 7 %, soit 1,40 € par exemplaire (les droits d'auteur se situent généralement entre 8 et 12 % selon les contrats). C'est cette part de l'auteur qu'un fonds de droits acquiert.
Cet outil applique ce partage au prix et au volume de ventes pour montrer ce que perçoit chaque maillon, et les droits d'auteur qu'un succès génère, là où un simple tirage ne dit rien des redevances.
Pourquoi le volume et le catalogue comptent
Comme la part par exemplaire est faible, ce sont les ventes cumulées qui font la redevance. Un livre vendu à 100 000 exemplaires à 20 € génère de l'ordre de 140 000 € de droits d'auteur. Un fonds construit donc un catalogue d'œuvres aux ventes établies et récurrentes, pour lisser et amplifier les redevances, plutôt que de parier sur un titre isolé.
Ce que cet outil ne dit pas : le rendement et les risques
Cet outil montre un partage de valeur, pas un rendement. Les redevances réelles dépendent des ventes effectives, des contrats propres à chaque œuvre et de la durée de protection des droits, bornée dans le temps. Le fonds vise de l'ordre de 5 à 8 % issu des redevances, mais la distribution n'est pas garantie, la liquidité est réduite et le capital est exposé.