Comment se partage la valeur d'un stream entre les ayants droit ?
Un stream rapporte quelques millièmes d'euro, partagés entre la plateforme (~30 %), le master (~53 %) et l'édition (~17 %). Un fonds de royautés perçoit le master, l'édition ou les deux, selon les catalogues acquis. Cet outil montre ce partage et l'effet du volume, sans projeter de rendement.
Le partage de la valeur d'un stream
Un stream rapporte très peu, et cette valeur se partage entre plusieurs parties. Spotify reverse environ 70 % de ses revenus aux ayants droit et conserve environ 30 %. Sur la totalité, de l'ordre de 53 % rémunèrent le master (l'enregistrement, détenu par le label ou l'artiste) et de l'ordre de 17 % l'édition (la composition, détenue par l'auteur-compositeur et son éditeur). En pratique, un stream vaut quelques millièmes d'euro (Spotify paie environ 0,003 à 0,005 dollar par stream).
Cet outil applique ce partage au volume de streams pour montrer où va la valeur et ce que perçoit un fonds selon les droits qu'il détient, là où un simple nombre de streams ne dit rien des royautés générées.
Pourquoi le volume est décisif
Parce que la valeur par stream est minuscule, seul le volume crée des royautés notables. Un million de streams par mois ne génère que quelques milliers d'euros de royautés, partagés entre les ayants droit. C'est la raison pour laquelle les fonds achètent des catalogues entiers d'artistes établis, capables de cumuler des centaines de millions de streams, plutôt que des titres isolés.
Ce que cet outil ne dit pas : le rendement et les risques
Cet outil montre un partage de valeur, pas un rendement. Les royautés réelles dépendent du volume effectif, des contrats propres à chaque titre et de l'évolution des plateformes. Le fonds vise de l'ordre de 5 à 8 % issu des redevances, mais la distribution n'est pas garantie, la valorisation dépend des multiples de rachat de catalogues, la liquidité est réduite et le capital est exposé.