Comment se partage une indemnité financée en cas de victoire ?
Le financement de contentieux avance les frais d'un procès contre une part du gain en cas de victoire. L'indemnité gagnée se partage selon un ordre de priorité : le financeur d'abord (un multiple de sa mise), le demandeur ensuite (la part majoritaire). Cet outil montre cette structure, sans projeter de rendement sur un résultat qui reste binaire.
Comment se partage une indemnité gagnée
Le financement de contentieux repose sur un principe simple : un financeur avance les frais d'un procès (avocats, experts, frais de procédure) qu'un demandeur ne pourrait pas, ou ne voudrait pas, supporter seul. En échange, il reçoit une part du gain, mais uniquement si l'affaire est remportée. En cas d'échec, il perd sa mise et le demandeur ne doit rien.
En cas de victoire, l'indemnité se partage selon un ordre de priorité (le « waterfall ») : le financeur est servi en premier (« first money out ») pour récupérer ses frais avancés et sa rémunération, puis le demandeur conserve le solde. Dans un dossier bien structuré, le demandeur garde la part majoritaire, de l'ordre de 50 à 60 %.
Le multiple du financeur
La rémunération du financeur s'exprime souvent en multiple de la mise (MOIC, multiple on invested capital), de l'ordre de 2 à 4 fois selon le risque du dossier et sa durée. Un multiple de 3 signifie qu'en cas de victoire, le financeur perçoit trois fois les frais avancés : une fois pour les récupérer, deux fois en rémunération du risque pris. Cet outil applique un multiple de 3 à titre d'illustration.
Ce que cet outil ne dit pas : le rendement et les risques
Cet outil montre la structure d'un partage en cas de victoire, pas un rendement. Le résultat est binaire : un procès est gagné ou perdu, et la mise est entièrement perdue en cas d'échec. La performance ne dépend ni des marchés ni de l'économie, ce qui en fait un placement décorrélé, mais le risque juridique est réel et concentré. La sélection des dossiers et la diversification entre plusieurs affaires sont déterminantes.