Combien de capital est réellement exposé au risque politique ?
Sur un investissement à l'étranger, le capital exposé ne dépend pas que du montant investi, il dépend du risque du pays d'accueil. Cet outil estime ce capital selon le niveau de risque pays et le rapporte à la prime annuelle qui transfère l'exposition à un assureur.
Le capital exposé dépend du pays, pas seulement du montant
Sur un investissement à l'étranger, la première erreur consiste à raisonner sur le seul montant investi. Le capital réellement exposé au risque politique dépend surtout de la solidité du pays d'accueil. Un même montant placé dans un pays stable ou dans une juridiction fragile ne porte pas la même probabilité d'expropriation, d'inconvertibilité ou de violence politique. C'est pourquoi la tarification de l'assurance risque politique s'appuie sur une grille de risque pays, et non sur le seul volume de l'opération.
La référence commune est la classification du risque pays de l'OCDE, publiée dans le cadre de l'Arrangement sur les crédits à l'exportation. Elle note chaque pays sur une échelle de 0 à 7, où 0 désigne le risque le plus faible et 7 le plus élevé, à partir de la stabilité politique, de la performance économique, de la position financière externe et de l'expérience de paiement. Cette grille sert à fixer les primes minimales, ce que cet outil traduit en une bande de taux, du plus favorable au plus élevé.
Une prime annuelle modeste pour transférer le risque pays
Une fois le capital exposé établi, l'assurance risque politique le transfère à un assureur, à hauteur de la quotité garantie, jusqu'à 95 % du capital chez Bpifrance Assurance Export. La prime se situe entre 0,2 % et 0,8 % du capital assuré par an, selon le pays d'accueil et les caractéristiques de l'investissement. La formule de calcul est simple : assiette déclarée multipliée par le taux et par la quotité garantie.
Le rapport entre la prime et le capital protégé est l'enseignement de la démarche. Transférer plusieurs millions d'euros d'exposition ne coûte qu'une fraction de pourcent par an, versée pendant la durée de la garantie, de 3 à 20 ans. C'est cette asymétrie qui permet à une entreprise de rester présente sur un marché à fort potentiel tout en bornant sa perte maximale, sans immobiliser une provision équivalente à son investissement.
Ce que cet outil ne dit pas : votre taux exact et le pays précis
Cet outil donne un ordre de grandeur du capital exposé et de la prime, pas un devis. Le taux réel dépend du pays précis et de sa catégorie OCDE, de la nature de l'investissement, de la durée retenue, du délai de carence et des exclusions négociées. Le choix entre le dispositif public de Bpifrance et le marché privé du Lloyd's dépend lui aussi de la géographie et de la taille de l'opération. Un conseiller France Épargne cartographie l'exposition, définit l'assiette à assurer, met les assureurs en concurrence, puis cale le délai de carence et les exclusions au plus juste de votre situation.