
Sortie PER en capital, rente viagère ou mixte : simulations chiffrées, fiscalité actualisée, table TGHF05 et méthode en 4 étapes pour faire le bon choix.
Choisir la sortie PER capital ou rente engage votre fiscalité, vos revenus de retraite et votre capacité de transmission sur deux à trois décennies. L'article L224-5 du Code monétaire et financier consacre trois options : capital intégral, rente viagère ou combinaison des deux. Avec la table unisexe TGHF05 imposée depuis le 23 novembre 2024 (arrêté NOR ECOT2426307A) et la hausse des prélèvements sociaux à 18,6 % entrée en vigueur le 1er janvier 2026 (LFSS 2026), arbitrer entre capital et rente exige une analyse chiffrée précise. Ce guide compare les trois sorties du Plan d'Épargne Retraite, calcule l'impact fiscal réel sur trois patrimoines types et propose une méthode de décision en quatre étapes.
À retenir :
- La loi PACTE (loi n°2019-486 du 22 mai 2019, article 71) autorise la sortie 100 % capital sur tous les PER individuels.
- Le capital subit l'impôt sur le revenu au barème progressif (versements déductibles) plus 31,4 % de prélèvement forfaitaire unique sur les gains depuis le 1er janvier 2026.
- La rente viagère bénéficie de l'abattement retraite de 10 % (plafond 4 439 € pour 2026) et de prélèvements sociaux à 10,1 % au titre des revenus de remplacement.
- La table TGHF05 abaisse la rente des hommes d'environ 5 % et relève celle des femmes d'environ 8 % (étude SPAC Actuaires, novembre 2024).
- La sortie mixte capital plus rente reste l'option la plus équilibrée pour les patrimoines compris entre 100 000 € et 500 000 €.
L'article L224-5 du Code monétaire et financier consacre le principe de liberté de choix du titulaire entre rente, capital ou panachage. Les anciens dispositifs (article 83, PERP, Madelin) imposaient la rente ; le PER issu de la loi PACTE supprime cette contrainte pour les versements volontaires et les sommes issues de l'épargne salariale.
Le titulaire récupère l'intégralité des droits acquis, en une fois ou de façon fractionnée sur plusieurs années. La sortie en capital fractionné permet d'étaler la charge fiscale sur plusieurs exercices et de limiter le passage à une tranche marginale d'imposition (TMI) supérieure.
Atouts :
Contraintes :
Le capital est aliéné et converti en revenu mensuel à vie selon les tables de mortalité et le taux technique de l'assureur. Le montant dépend de l'âge à la liquidation, du capital constitué et des options retenues (réversion, annuités garanties, indexation).
Atouts :
Contraintes :
Le titulaire combine les deux mécanismes : une fraction en capital pour financer des besoins immédiats, le solde converti en rente pour sécuriser un complément de pension. Le panachage est libre (par exemple 30/70, 50/50 ou 70/30) et constitue, selon les conseillers patrimoniaux, la solution adoptée par la majorité des épargnants disposant d'un capital compris entre 150 000 € et 500 000 €.
Exemple typique : sortie de 40 % en capital pour solder un crédit immobilier résiduel, 60 % en rente pour compléter une pension du régime général.
Atouts :
| Critère | Sortie Capital | Sortie Rente | Sortie Mixte |
|---|---|---|---|
| Liquidité immédiate | Totale | Aucune | Partielle |
| Revenu garanti à vie | Non | Oui | Partiel |
| Transmission héritiers | Capital transmissible | Limitée à la réversion | Partielle |
| Charge fiscale immédiate | Forte si TMI élevée | Étalée | Modérée |
| Prélèvements sociaux | 18,6 % sur gains (1er janvier 2026) | 10,1 % sur rente | Régime mixte |
| Abattement 10 % retraite | Non applicable | Oui (plafond 4 439 €) | Sur la part rente |
| Couverture longévité | Limitée | Complète | Partielle |
| Effort de gestion | Élevé | Nul | Modéré |
| Souplesse de fractionnement | Oui (multi-exercices) | Non | Sur la part capital |
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Lancer la simulationLa fiscalité dépend de deux variables : le mode de sortie choisi et la nature des versements à l'origine (déductibles ou non déductibles à l'entrée).
Le BOFiP (BOI-RSA-PENS-30) distingue deux assiettes au moment du déblocage.
Exemple chiffré (capital 200 000 €, TMI 30 %) :
| Composante | Montant | Régime | Charge |
|---|---|---|---|
| Versements déduits | 120 000 € | Barème IR à 30 % | 36 000 € |
| Gains capitalisés | 80 000 € | PFU 31,4 % | 25 120 € |
| Total fiscalité | 61 120 € | ||
| Capital net perçu | 138 880 € |
Le PER assurantiel souscrit auprès d'un assureur peut, selon la doctrine en cours, échapper à la hausse de la CSG sur les gains s'il est structuré comme un contrat d'assurance vie (article 81 du Code général des impôts). Le PER bancaire (compte-titres) reste lui pleinement soumis aux 18,6 %.
Le titulaire qui a renoncé à la déduction à l'entrée bénéficie d'une fiscalité allégée à la sortie.
Cette option est particulièrement adaptée aux contribuables faiblement fiscalisés à l'entrée (TMI inférieure ou égale à 11 %).
La rente issue de versements déductibles relève du régime fiscal des pensions de retraite défini par le Code général des impôts.
Exemple chiffré (rente brute de 8 760 €/an, TMI 30 %, plafond abattement non atteint) :
| Calcul | Montant |
|---|---|
| Rente brute annuelle | 8 760 € |
| Abattement 10 % | 876 € |
| Base imposable | 7 884 € |
| Impôt sur le revenu (30 %) | 2 365 € |
| Prélèvements sociaux 10,1 % sur rente brute | 885 € |
| Charge totale | 3 250 € |
| Rente nette annuelle | 5 510 € |
| Rente nette mensuelle | 459 € |
Le régime applicable est celui des rentes viagères à titre onéreux (RVTO). Seule une fraction de la rente est imposable, selon l'âge atteint au premier versement, conformément au Code général des impôts.
| Âge à la liquidation | Fraction imposable | Abattement applicable |
|---|---|---|
| Moins de 50 ans | 70 % | 30 % |
| De 50 à 59 ans | 50 % | 50 % |
| De 60 à 69 ans | 40 % | 60 % |
| 70 ans et au-delà | 30 % | 70 % |
Ce barème par âge avantage les liquidations tardives : convertir à 70 ans réduit de 30 points la fraction imposable par rapport à une conversion à 65 ans.
| Mode de sortie | Versements déductibles | Versements non déductibles |
|---|---|---|
| Capital, part versements | Barème IR sans abattement | Exonéré |
| Capital, part gains | PFU 31,4 % | PFU 31,4 % |
| Rente, taxation | Barème IR avec abattement 10 % | Barème IR sur fraction RVTO |
| Rente, prélèvements sociaux | 10,1 % (revenus de remplacement) | 17,2 % à 18,6 % (revenus du patrimoine) |
| Rente, plafond abattement | 4 439 € (2026) | Non applicable |
Avant 2024, les assureurs appliquaient des tables différenciées (TGH05 pour les hommes, TGF05 pour les femmes). La loi du 23 octobre 2023 dite « industrie verte » a unifié les tables : depuis l'arrêté NOR ECOT2426307A du 18 novembre 2024 publié au Journal officiel le 22 novembre 2024, les contrats d'assurance retraite collective conclus à compter du 24 octobre 2024 utilisent la table unisexe TGHF05.
La table TGHF05 résulte d'une pondération de 60 % de la table TGH05 (hommes) et 40 % de la table TGF05 (femmes), génération par génération. Le rapport publié par SPAC Actuaires en novembre 2024 chiffre l'impact moyen pour une rente sans réversion liquidée après le 1er janvier 2025 :
Ces moyennes intègrent toutes les générations et tous les âges de liquidation. L'écart effectif sur un dossier individuel dépend de la génération du souscripteur, de l'âge à la conversion et de la présence ou non d'une option de réversion.
La table TGHF05 s'applique aux PER d'entreprise collectifs (PERE-COL) et aux PER obligatoires (PER-OB) souscrits à compter du 24 octobre 2024. Pour les PER individuels (PERIN), les assureurs ont également basculé sur la table unisexe par cohérence contractuelle.
Le contrat précise si l'assureur garantit la table en vigueur à l'adhésion ou à la liquidation. Le choix retenu influence directement le montant de la rente : une adhésion antérieure à 2024 avec garantie de table à l'adhésion peut conserver l'application de la TGH05 ou TGF05, plus favorable pour les hommes mais moins pour les femmes. Vérifiez la rédaction de la note d'information avant tout arbitrage.
Les simulations qui suivent reposent sur un taux de conversion en rente à 65 ans de l'ordre de 4 % par an pour un PER assurantiel standard, sans réversion, table TGHF05. Le taux exact dépend du contrat et de la génération.
Profil : salarié, 65 ans, TMI 30 %, versements 100 % déductibles. Capital constitué 60 000 € de versements et 40 000 € de gains.
| Option | Charge fiscale | Montant net immédiat | Revenu mensuel net |
|---|---|---|---|
| Capital 100 % | 18 000 € (IR sur 60 000) + 12 560 € (PFU sur 40 000) = 30 560 € | 69 440 € | Variable selon réinvestissement |
| Rente 100 % | Abattement 10 % puis IR 30 % et 10,1 % PS | 0 € liquide | 250 € à 285 € net |
| Mixte 50/50 | Mix des deux régimes | 34 720 € | 125 € à 143 € net |
Sur ce profil, la sortie capital fractionnée sur 2 ou 3 ans peut réduire significativement la charge en évitant la TMI 41 %.
Profil : indépendant, 67 ans, TMI 41 %, versements 100 % déductibles. Capital constitué 200 000 € de versements et 100 000 € de gains.
| Option | Charge fiscale | Montant net immédiat | Revenu mensuel net |
|---|---|---|---|
| Capital 100 % | 82 000 € (IR) + 31 400 € (PFU) = 113 400 € | 186 600 € | Variable |
| Rente 100 % | Abattement 10 % puis barème | 0 € liquide | 850 € à 950 € net |
| Mixte 30/70 | 34 020 € (capital) + IR/PS sur rente | 55 980 € | 595 € à 665 € net |
À ce niveau de capital, la sortie capital intégrale fait souvent basculer le contribuable dans la TMI 45 %, ce qui détruit l'avantage fiscal initial. Le panachage 30/70 préserve l'optimisation à l'entrée et lisse la fiscalité à la sortie.
Profil : cadre supérieur, 62 ans, TMI 45 %, versements 100 % déductibles. Capital constitué 300 000 € de versements et 200 000 € de gains.
| Option | Charge fiscale | Montant net immédiat | Revenu mensuel net |
|---|---|---|---|
| Capital 100 % | 135 000 € (IR) + 62 800 € (PFU) = 197 800 € | 302 200 € | Variable |
| Rente 100 % | Abattement 10 % puis barème | 0 € liquide | 1 400 € à 1 580 € net |
| Mixte 20/80 | 39 560 € (capital) + IR/PS sur rente | 60 440 € | 1 120 € à 1 265 € net |
L'arbitrage ici dépend de l'horizon : un cadre de 62 ans en bonne santé optera plutôt pour le panachage 20/80 afin de capitaliser sur 25 à 30 années d'espérance de vie. Un titulaire fragile choisira la sortie capital fractionnée sur 5 ans pour préserver la transmission.
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Voir le comparatifListez les engagements financiers prévus dans les trois années suivant la liquidation : solde de crédit immobilier, achat de résidence secondaire, donation aux enfants, travaux de rénovation. Si la somme dépasse 30 % du capital PER, la sortie mixte ou capital fractionnée s'impose.
Indicateurs en faveur du capital :
Indicateurs en faveur de la rente :
Identifiez votre tranche marginale d'imposition probable à la liquidation. Si elle dépasse 30 %, l'étalement devient le levier principal.
| TMI à la liquidation | Stratégie privilégiée |
|---|---|
| 0 % ou 11 % | Capital intégral envisageable |
| 30 % | Capital fractionné sur 2 à 3 ans, ou mixte |
| 41 % | Mixte 30/70 ou rente |
| 45 % | Rente prépondérante, capital limité aux besoins |
L'astuce du fractionnement consiste à débloquer chaque année juste sous le seuil de la TMI supérieure. La rente d'éventuelle assurance vie (abattement annuel 4 600 € après huit ans) complète le pilotage fiscal.
Le point mort d'une rente viagère se situe en moyenne entre 18 et 22 ans après la liquidation, selon le taux de conversion appliqué et la fiscalité réelle. Concrètement, une rente liquidée à 65 ans devient plus rentable qu'un capital équivalent placé à 2 % net si le bénéficiaire vit au-delà de 83 à 87 ans.
Selon l'INSEE (données 2024), l'espérance de vie à 65 ans en France atteint 19,9 ans pour les hommes et 23,6 ans pour les femmes. Une longévité familiale supérieure à la moyenne renforce statistiquement l'intérêt de la rente.
À l'inverse, une pathologie diagnostiquée ou une espérance de vie réduite oriente vers la sortie capital, qui préserve la transmission.
Pour un PER assurantiel, le capital décès résiduel avant 70 ans est transmis hors succession dans la limite de 152 500 € par bénéficiaire (article 990 I du CGI), comme l'assurance vie. Au-delà de 70 ans, l'imposition relève des droits de succession après abattement de 30 500 € global réparti entre les bénéficiaires (article 757 B du CGI). Le PER bancaire (compte-titres) ne bénéficie pas de ce régime dérogatoire : il intègre la succession classique.
| Objectif principal | Sortie recommandée |
|---|---|
| Transmission optimisée à plusieurs enfants | Capital ou mixte avec part capital prépondérante |
| Protection du conjoint survivant | Rente avec option réversion 60 % à 100 % |
| Absence d'héritiers directs | Rente intégrale acceptable |
| Donation manuelle programmée | Capital fractionné, conservé au compte courant |
L'arrêté du 7 juin 2021 modifié par celui du 27 juillet 2023 autorise l'assureur à proposer le versement en capital lorsque la rente mensuelle serait inférieure à 110 € par mois, soit environ 1 320 € par an. Cette faculté nécessite l'accord du bénéficiaire et concerne les PER individuels, les PER d'entreprise collectifs, le PERP, le contrat Madelin retraite et l'article 83.
Pour un PER, ce seuil correspond généralement à un capital constitué inférieur à 30 000 € au moment de la liquidation. Si la totalité de votre PER se situe en deçà de ce seuil, la sortie capital devient la seule option économiquement rationnelle.
La loi de finances pour 2026 a supprimé la déductibilité des versements volontaires effectués sur un PER par un titulaire ayant atteint 70 ans au jour du versement. Tous les PER sont concernés : PERIN, PERE-COL, PER-OB, PER européen (PEPP). Seul le PERP, dispositif antérieur à la loi PACTE, conserve la déductibilité après 70 ans pour les contrats déjà ouverts.
Cette mesure renforce mécaniquement l'intérêt d'anticiper les versements avant 70 ans et de planifier la sortie avant l'âge limite si l'objectif initial était la défiscalisation à l'entrée.
Le délai de report des plafonds de déduction non utilisés passe de 3 à 5 ans pour les versements effectués à compter du 1er janvier 2026. Cette extension donne plus de souplesse aux contribuables qui n'auraient pas utilisé leur plafond annuel.
La LFSS 2026 a relevé la CSG sur les revenus du patrimoine de 9,2 % à 10,6 %, portant le total des prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 % et le PFU de 30 % à 31,4 %. Cette hausse s'applique aux gains capitalisés sur le PER bancaire au moment de la sortie en capital. Le PER assurantiel reste exposé selon la structure exacte du contrat ; il convient de vérifier la qualification fiscale auprès de l'assureur avant la liquidation.
Nos conseillers analysent votre fiscalité et votre allocation PER pour maximiser votre économie d'impôt.
Être rappelé sous 6hNon. Une fois la rente liquidée, le capital est aliéné définitivement (sauf cas de rachat exceptionnel pour rente inférieure à 110 €/mois ou clause contractuelle spécifique). Inversement, une sortie capital intégrale clôture le plan et interdit toute conversion ultérieure en rente. La décision doit donc reposer sur une simulation patrimoniale globale.
Oui. À compter de la première liquidation partielle en capital sur un PER, les versements ultérieurs sur ce même plan ne sont plus déductibles. Pour conserver la possibilité de continuer à défiscaliser, il faut détenir un second PER non liquidé ou attendre la liquidation totale.
Pour un PER assurantiel, en cas de décès avant 70 ans, les sommes versées aux bénéficiaires désignés sont exonérées dans la limite de 152 500 € par bénéficiaire (article 990 I du CGI), avec taxation au-delà à 20 % jusqu'à 700 000 € puis 31,25 %. Après 70 ans, l'abattement tombe à 30 500 € global pour l'ensemble des bénéficiaires (article 757 B du CGI), le surplus relevant des droits de succession. Le PER bancaire suit le régime successoral de droit commun.
Oui, sous réserve de souscrire l'option de réversion au moment de la liquidation. Le taux de réversion (60 %, 80 % ou 100 %) réduit le montant de la rente initialement servie au titulaire de 10 à 25 %. La réversion garantit le maintien d'un revenu au conjoint survivant jusqu'à son propre décès.
Les contrats ouverts avant le 24 octobre 2024 conservent en principe la table indiquée à l'adhésion (TGH05 pour les hommes ou TGF05 pour les femmes), sauf si la garantie contractuelle prévoit l'application de la table en vigueur à la liquidation. Vérifiez la note d'information de votre contrat pour identifier la règle applicable.
Oui. La sortie en capital fractionné permet de débloquer une partie du PER chaque année tout en laissant le solde investi et capitalisé. La conversion en rente peut intervenir ultérieurement sur le solde, à un âge plus avancé, ce qui améliore mécaniquement le taux de conversion appliqué par l'assureur.
Non, sauf pour la fraction investie en SCPI ou en supports immobiliers détenus en unités de compte. Le PER n'entre pas dans l'assiette de l'impôt sur la fortune immobilière en lui-même, mais ses sous-jacents immobiliers sont déclarables (article 965 du CGI).
Le choix entre capital, rente ou panachage engage votre fiscalité sur deux à trois décennies. France Épargne, gestionnaire de patrimoine et courtier en assurance, modélise pour chaque client la projection fiscale de chacune des trois options sur 20 et 30 ans, intègre les évolutions réglementaires applicables (LFSS 2026, table TGHF05, suppression déductibilité 70 ans) et propose une stratégie de sortie ajustée à la situation patrimoniale globale.
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Arbitrer entre sortie PER capital ou rente ne se choisit pas par intuition. Elle se modélise. Capital, rente et mixte sont trois régimes fiscaux distincts, dont l'efficacité dépend de votre TMI, de votre patrimoine constitué, de votre espérance de longévité et de vos objectifs de transmission. La LFSS 2026 alourdit la fiscalité des gains pour les PER bancaires, la table TGHF05 redistribue les rentes entre hommes et femmes, et la suppression de la déductibilité après 70 ans modifie l'équation pour les seniors actifs. Pour la majorité des patrimoines compris entre 100 000 € et 500 000 €, la sortie mixte panachée demeure le compromis le plus solide : elle libère de la liquidité immédiate tout en sécurisant un revenu garanti à vie. Une simulation chiffrée personnalisée reste indispensable avant d'arrêter votre décision.
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Sources :
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