Investissement · dette d'infrastructure

Dette d'Infrastructure : Analyse du Fonds et Souscription Accompagnée

Un même fonds prête à plusieurs rangs à la fois

La dette senior d'un portefeuille est remboursée avant ses tranches subordonnées. Le marché français a ramené la part senior de 82 % à 71 % des montants investis en un exercice, tandis que la mezzanine et les autres dettes subordonnées progressaient de 54 %, à 309 millions d'euros (France Invest et Deloitte, mars 2026). Notre étude commence par cette composition, avant tout autre critère.

A

Le rang réel se lit dans le reporting du gérant

Une plaquette annonce une stratégie, un reporting annonce une répartition. Le conseiller relève la proportion effectivement placée en dette senior et celle qui finance des tranches subordonnées, exercice par exercice, puis la confronte à la référence de marché de 71 % (France Invest et Deloitte, mars 2026).

B

Le nombre de projets fixe la granularité de votre poche

Les fonds français ont financé 37 projets en France sur le dernier exercice pour 1 079 millions d'euros investis, soit un ticket moyen de 29 millions. Un portefeuille compte quelques dizaines de lignes, et le conseiller rapporte votre montant à ce compte pour chiffrer votre exposition moyenne par financement.

C

La nature des recettes adossées commande la solidité

Un contrat d'achat d'électricité de long terme, un tarif fixé par un régulateur et un loyer de disponibilité versé par une personne publique n'engagent ni les mêmes contreparties ni les mêmes durées. Le conseiller identifie la recette derrière chaque financement et relève la part encore exposée au prix de marché.

D

La charge annuelle se reconstitue avant la signature

Les véhicules d'infrastructure ouverts aux épargnants portent 2,81 % de frais annuels maximum, dont 0,83 % de rétrocession au distributeur, plus 4,50 % de droits d'entrée maximum (France Invest, avril 2026). Le conseiller y ajoute les frais du contrat lorsque la part est logée en unité de compte.

Fonctionnement

Notre étude, en quatre temps

01

Bilan et cadrage du montant

Le conseiller mesure votre patrimoine financier, votre horizon et vos réserves disponibles, puis fixe le montant compatible avec un capital immobilisé huit à dix ans, durée prorogeable deux fois sur un fonds fermé aux rachats.

02

Qualification du véhicule

Forme juridique, agrément de la société de gestion contrôlé auprès de l'Autorité des marchés financiers, document d'informations clés, règlement, politique de rachat et éligibilité au contrat visé au regard du décret n° 2026-341 du 30 avril 2026.

03

Analyse du portefeuille et des frais

Répartition entre premier rang et tranches subordonnées, nature des recettes adossées, part de projets encore en construction, répartition géographique, puis reconstitution de la charge annuelle totale, rétrocession comprise.

04

Souscription et suivi annuel

Arbitrage entre assurance vie, plan d'épargne retraite et souscription directe, recommandation écrite remise avant signature, puis lecture annuelle des reportings, contrôle du déploiement et vérification des fenêtres de rachat.

Comparatif

Ce que change une étude préalable

CritèreSans étudeAvec un conseiller France Épargne
Rang de la créanceLa mention de dette d'infrastructure est retenue telle quellePart senior et part subordonnée relevées dans les derniers reportings
Granularité du portefeuilleLe nombre de lignes reste inconnuNombre de projets demandé, exposition moyenne par financement chiffrée
Recettes adosséesLe secteur financé sert de repèreContrat de long terme, tarif régulé ou loyer de disponibilité identifiés ligne par ligne
Frais supportésLa commission de gestion annoncée est retenueDroits d'entrée, frais récurrents, rétrocession et chargements du contrat repris poste par poste
Liquidité et horizonLa durée affichée au règlement fait foiFenêtres de rachat, plafonds et prorogations confrontés à votre calendrier patrimonial
Enveloppe de détentionLe fonds est logé là où il est proposéAssurance vie, plan d'épargne retraite et souscription directe chiffrés sur votre fiscalité
Pour qui

Les situations que nous accompagnons

Cadre supérieur ou profession libérale disposant d'un contrat d'assurance vie alimenté depuis plusieurs années et cherchant une poche adossée à des recettes contractées.
Chef d'entreprise après une cession, avec un produit disponible en une fois et un redéploiement à organiser sur quinze ans.
Détenteur d'un contrat en gestion pilotée profilée, déjà exposé au non coté à hauteur de 4 % des versements en profil équilibré et 8 % en profil dynamique (arrêté du 1er juillet 2024).
Investisseur à horizon de transmission, pour qui la capitalisation dans le contrat prime sur le rythme de distribution.
Souscripteur expérimenté souhaitant arbitrer entre premier rang et tranches subordonnées au sein d'une poche déjà constituée.
★★★★★

« La plaquette annonçait un fonds de dette d'infrastructure senior. Le conseiller a repris le dernier reporting et m'a montré la proportion réellement placée au premier rang, puis la charge annuelle une fois la rétrocession et les frais du contrat additionnés. J'ai souscrit un montant plus mesuré, logé en unité de compte, et je sais désormais quoi relire chaque année. »

Bruno T. · Ancien dirigeant industriel, Loire-Atlantique
Questions

Questions posées avant l'étude

La forme juridique du véhicule, l'agrément de la société de gestion auprès de l'Autorité des marchés financiers, la répartition entre premier rang et tranches subordonnées dans les derniers reportings, la nature des recettes adossées à chaque financement, la part de projets encore en construction, la répartition géographique et la charge annuelle totale rétrocession comprise.

Non. L'étude porte sur le véhicule et sur votre situation, indépendamment de l'endroit où le fonds vous est proposé. Le conseiller compare ensuite l'assurance vie, le plan d'épargne retraite et la souscription directe, et chiffre l'écart de charge entre ces routes avant de recommander une enveloppe.

Le montant se détermine au bilan patrimonial, à partir de vos réserves disponibles et de votre horizon. Un fonds fermé aux rachats immobilise le capital huit à dix ans, durée prorogeable deux fois. Le conseiller écarte toute souscription qui absorberait une réserve appelée à servir dans les cinq années suivantes.

Le décret n° 2026-341 du 30 avril 2026 a restreint le 5° du I de l'article R. 131-1 du code des assurances aux fonds de fonds alternatifs mentionnés à l'article R. 214-186 du code monétaire et financier. Le conseiller vérifie que le fonds visé demeure référençable dans votre contrat avant tout arbitrage.

Un conseiller France Épargne répond sous 6h les jours ouvrés, du lundi au vendredi de 9h à 19h. Le premier échange cadre le montant, puis l'étude démarre sur remise du règlement et du document d'informations clés du fonds.

Oui. Le suivi annuel couvre la lecture des reportings du gérant, le contrôle du rythme de déploiement des capitaux appelés, la vérification des fenêtres de rachat ouvertes, le relevé des valorisations successives et l'ajustement de la poche au fil de l'évolution de votre patrimoine.

Pour aller plus loin

Le prêt consenti à une société de projet

La dette d'infrastructure regroupe les prêts consentis aux sociétés qui construisent, financent et exploitent des actifs essentiels : réseaux électriques, parcs éoliens et solaires, réseaux de fibre optique, centres de données, usines de traitement d'eau, hôpitaux, matériel roulant ferroviaire. Le prêteur reçoit des intérêts et un remboursement du capital selon un échéancier fixé au contrat, sans détenir la moindre part au capital de la société emprunteuse. Le marché européen a émis 259 milliards d'euros de cette dette sur le dernier exercice, à travers 809 opérations, en progression d'environ 6 % sur un an (Aviva Investors, perspectives 2026 de la dette d'infrastructure européenne). En France, les gérants spécialisés ont levé 3 367 millions d'euros et déployé 1 079 millions dans 37 projets, pour un ticket moyen de 29 millions (France Invest et Deloitte, étude annuelle de la dette privée, mars 2026). Un particulier accède à cette classe d'actifs par la souscription de parts de fonds, le plus souvent logées en unité de compte d'un contrat d'assurance vie. France Épargne qualifie le véhicule, relève sa composition réelle et conduit la souscription.

Le montage porte un nom technique : le financement de projet, qui consiste à isoler un actif dans une société dédiée dont le seul objet est de le construire puis de l'exploiter. Son objet social se limite à cet actif, et son bilan ne porte aucune autre activité ni aucune autre dette. Ses actifs sont nantis au profit des prêteurs, ses comptes bancaires sont sous contrôle, et ses distributions aux actionnaires sont bloquées tant que les échéances de dette ne sont pas honorées. Le prêteur n'analyse donc pas un bilan d'entreprise et son historique commercial, mais un contrat, un calendrier de construction et une projection de flux de trésorerie sur quinze à trente ans.

La deuxième particularité tient à la nature du revenu. Un parc éolien vend sa production dans le cadre d'un contrat d'achat d'électricité de long terme signé avec un fournisseur ou avec l'État. Un réseau de distribution d'électricité facture un tarif fixé par un régulateur pour plusieurs années. Une prison ou un hôpital construit en partenariat perçoit un loyer de disponibilité versé par la personne publique tant que l'ouvrage reste utilisable. Ces recettes ne dépendent ni du cycle économique ni du volume d'affaires, ce qui explique qu'un actif d'infrastructure supporte un niveau d'endettement qu'une entreprise industrielle comparable ne porterait jamais.

La troisième particularité est l'existence de plusieurs strates de prêt sur le même actif. La dette senior occupe le premier rang : elle est remboursée avant toutes les autres, bénéficie des sûretés les plus fortes et porte la rémunération la plus basse. Les dettes subordonnées, mezzanine et autres instruments de second rang, sont servies après. Cette hiérarchie détermine le couple rendement risque bien davantage que le secteur financé. Le marché français a placé 71 % des montants investis en dette senior sur le dernier exercice, contre 82 % l'année précédente, tandis que la mezzanine et les autres dettes subordonnées progressaient de 54 % en montants pour atteindre 309 millions d'euros (chiffres France Invest et Deloitte publiés en mars 2026). Deux véhicules portant la même étiquette ne prêtent donc pas au même rang.

Le rendement observé se situe à un niveau modéré au regard de l'illiquidité consentie. La dette d'infrastructure de qualité investment grade a délivré un rendement total compris entre 4,25 % et 4,75 % en euros sur le dernier exercice, et la prime d'illiquidité par rapport aux obligations cotées de qualité équivalente est restée conforme à sa moyenne de long terme, soit environ 100 points de base (chiffres Aviva Investors publiés en janvier 2026). Les véhicules ouverts aux épargnants français affichent pour leur part une croissance annuelle moyenne de 6,0 % nette des frais de gestion et de distribution sur les millésimes 2013 à 2023, le niveau le plus élevé de toutes les stratégies non cotées recensées, devant les fonds diversifiés à 6,2 % pour un profil de risque supérieur et la dette privée d'entreprise à 4,4 % (source : France Invest, avril 2026).

La contrepartie de ce profil tient à la durée et à la liquidité. Un fonds fermé aux rachats a une durée de vie de huit à dix ans, prorogeable deux fois, et le capital appelé reste immobilisé jusqu'aux remboursements. Un fonds evergreen, véhicule à durée de vie de 99 ans ouvert aux rachats, offre des fenêtres de sortie périodiques mais plafonnées. Ces véhicules perpétuels concentrent 72 % des encours ouverts aux particuliers alors qu'ils ne représentent que 33 véhicules sur les 113 recensés (France Invest, étude sur l'accès des épargnants au non coté, avril 2026). Le choix entre les deux formes engage la disponibilité de votre capital pendant une décennie. Ce choix se tranche avant la souscription.

La comparaison avec le crédit d'entreprise éclaire enfin l'intérêt de la classe d'actifs. Sur la période 1983 à 2024, 0,8 % des émetteurs de dette d'infrastructure notés ont fait défaut à horizon cinq ans, contre 9,7 % des émetteurs corporate non financiers, et le taux de recouvrement moyen après défaut atteint 67 % sur la dette d'infrastructure senior garantie contre 56 % sur les corporates (source : Moody's, chiffres repris par MetLife Investment Management). Ce différentiel tient à la nature des sûretés et à la difficulté de remplacer un actif essentiel déjà construit.

Illustration d'une société de projet d'infrastructure financée par de la dette senior
Le financement de projet isole l'actif dans une société dédiée dont les recettes sont contractées ou régulées. Sources : France Invest et Deloitte, mars 2026 ; Aviva Investors, janvier 2026.

Un rang de remboursement identifié

La part senior d'un fonds détermine l'essentiel de son profil. Le marché français a placé 71 % des montants en dette senior sur le dernier exercice contre 82 % un an plus tôt (d'après l'étude France Invest et Deloitte du 18 mars 2026). Le conseiller relève cette proportion dans le règlement et dans les derniers reportings du gérant.

Des frais reconstitués ligne à ligne

Les véhicules infrastructure ouverts aux épargnants portent 2,81 % de frais annuels maximum, dont 0,83 % de rétrocession au distributeur et 2,02 % de frais récurrents de gestion, auxquels s'ajoutent jusqu'à 4,50 % de droits d'entrée (chiffres France Invest publiés en avril 2026). Le conseiller reconstitue la charge réelle.

Un niveau de performance documenté

Les fonds infrastructure distribués aux particuliers affichent 6,0 % de croissance annuelle moyenne nette de frais de gestion et de distribution sur les millésimes 2013 à 2023, contre 5,4 % toutes stratégies non cotées confondues (d'après France Invest, 14 avril 2026). Le conseiller vérifie le périmètre exact de ce calcul.

Une lecture des revenus adossés

Un contrat d'achat d'électricité de long terme, un tarif régulé et un loyer de disponibilité ne présentent ni la même durée ni la même contrepartie. Le conseiller identifie la nature des recettes derrière chaque financement du portefeuille et la part qui reste exposée au prix de marché.

Un horizon aligné sur le vôtre

Un fonds fermé aux rachats vit huit à dix ans, prorogeable deux fois, quand un véhicule evergreen ouvre des fenêtres de rachat plafonnées. Les fonds evergreen concentrent 72 % des encours ouverts aux particuliers (source : France Invest). Le conseiller confronte cette durée à votre calendrier patrimonial.

Une exposition géographique explicite

Les gérants français ont réalisé 74 % de leurs opérations en Europe hors de France sur le dernier exercice, contre 61 % en moyenne sur les cinq années précédentes (9e édition de l'étude France Invest et Deloitte, mars 2026). Le conseiller relève la répartition par pays et la devise de chaque financement.

Une enveloppe de détention arbitrée

L'assurance vie porte 82 % des encours non cotés détenus par les particuliers, soit 11 824 millions d'euros sur 14 480 (France Invest, 3e édition, avril 2026). Le conseiller compare l'assurance vie, le plan d'épargne retraite et la souscription directe au regard de votre fiscalité et de votre horizon.

Situez la part de votre poche placée au premier rang

Un simulateur traduit un montant de souscription et la composition d'un fonds en euros réellement placés au premier rang de remboursement, projet par projet.

Ouvrir le simulateur

Comment un financement de projet se construit

Un financement d'infrastructure commence par un contrat de recettes. Le porteur du projet signe d'abord l'engagement qui sécurisera les flux futurs : contrat d'achat d'électricité avec un fournisseur ou avec l'État pour un parc de production, contrat de partenariat avec une collectivité pour un équipement public, contrat de service de long terme avec un opérateur télécom pour un réseau de fibre. Ce document fixe la durée, le prix, l'indexation et les conditions de résiliation. Les prêteurs le lisent avant tout le reste, parce qu'il détermine la totalité de la capacité d'endettement du projet.

Vient ensuite le dimensionnement de la dette. Les prêteurs projettent les flux de trésorerie disponibles après charges d'exploitation, puis calibrent les échéances de façon à conserver une marge de sécurité permanente entre ces flux et le service de la dette. Cette marge se mesure par un ratio de couverture du service de la dette, rapport entre la trésorerie dégagée sur une période et les intérêts et remboursements dus sur la même période. Plus le ratio exigé est élevé, plus la dette accordée est faible et plus la baisse de recettes absorbée avant tension est importante. Une tranche senior est calibrée avec une marge confortable, une tranche subordonnée avec une marge nettement plus mince, ce qui explique l'écart de rémunération entre les deux.

La structure juridique protège ensuite le prêteur par une série de mécanismes standardisés. Les actifs et les contrats de la société de projet sont nantis. Les comptes bancaires sont segmentés selon une cascade de paiements qui sert les charges d'exploitation, puis la dette, puis un compte de réserve, avant toute distribution aux actionnaires. Des clauses de blocage suspendent ces distributions dès que le ratio de couverture passe sous un seuil convenu. Une convention entre créanciers organise enfin les rapports entre les strates : elle fixe qui vote quoi, qui est payé en premier et dans quel ordre les sûretés sont réalisées.

Les prêteurs se répartissent alors entre plusieurs formats. La dette senior amortissable reste le format dominant. La dette obligataire de projet, souscrite par des assureurs, permet des maturités plus longues. La mezzanine, souvent logée au niveau de la société qui détient les actions de la société de projet, se rembourse après la dette senior et porte une rémunération supérieure. Sur le dernier exercice, la répartition française s'établit à 770 millions d'euros en dette senior et 309 millions en mezzanine et autres dettes subordonnées, sans aucune opération à intérêts capitalisés (étude France Invest et Deloitte, mars 2026).

Le cycle de vie de l'actif commande la nature du risque supporté. Un projet greenfield doit encore être construit : il supporte un risque de retard, de dépassement de budget et de performance à la mise en service. Un projet brownfield est déjà en exploitation, avec un historique de production et de recettes. Les projets greenfield ont capté 26 milliards d'euros sur le marché européen du dernier exercice, une part minoritaire des 259 milliards émis (d'après Aviva Investors, janvier 2026). La proportion de greenfield d'un portefeuille explique une large part de l'écart de rendement affiché entre deux fonds voisins.

Les secteurs financés ont profondément changé. Sur le marché européen du dernier exercice, le solaire a mobilisé 33 milliards d'euros, l'éolien en mer 26,5 milliards, la fibre optique 17 milliards et les centres de données 12,7 milliards (Aviva Investors, janvier 2026). La Banque européenne d'investissement estime que les investissements de réseau électrique doivent doubler pour atteindre 140 milliards d'euros par an. Le rapport remis par Mario Draghi à la Commission européenne chiffre entre 750 et 800 milliards d'euros par an les besoins d'investissement de l'Union pour mener sa transition verte et numérique et rattraper son retard de compétitivité.

Du côté du souscripteur, l'engagement se matérialise différemment selon la forme du véhicule. Dans un fonds fermé aux rachats, l'investisseur signe un engagement puis répond à des appels de fonds étalés sur la période d'investissement, et perçoit des distributions au fil des remboursements. Dans un fonds evergreen, la souscription est immédiate et intégralement investie, la valeur liquidative est calculée périodiquement, et les rachats sont servis dans la limite d'un plafond. Les véhicules ouverts aux particuliers conservent 10 % de leurs encours en liquidités et trésorerie, proportion portée à 12 % pour les fonds evergreen, précisément pour honorer ces rachats (étude France Invest du 14 avril 2026).

La dernière étape relève de l'enveloppe. Une part de fonds se loge en unité de compte d'un contrat d'assurance vie, dans un plan d'épargne retraite, ou se souscrit en direct au nominatif. Chaque route emporte des conséquences distinctes en matière de frais, de liquidité, de traitement des revenus et de transmission. France Épargne conduit cet arbitrage avant la signature du bulletin.

1

Bilan patrimonial et cadrage de la poche

Le conseiller mesure votre patrimoine financier, votre horizon, vos besoins de liquidité et votre exposition existante au non coté. Il fixe le montant compatible avec un blocage de huit à dix ans et vérifie que la poche illiquide reste proportionnée à vos réserves disponibles.

2

Étude du véhicule proposé

Le conseiller qualifie la forme juridique du fonds, contrôle l'agrément de la société de gestion auprès de l'Autorité des marchés financiers, lit le document d'informations clés et le règlement, et relève la stratégie annoncée strate par strate.

3

Analyse du portefeuille et des frais

Le conseiller relève la répartition entre dette senior et tranches subordonnées, la nature des recettes adossées, la part de projets en construction, la répartition géographique, puis reconstitue la charge annuelle totale, rétrocession au distributeur comprise.

4

Arbitrage de l'enveloppe de détention

Le conseiller compare l'assurance vie, le plan d'épargne retraite et la souscription directe au regard de votre tranche marginale d'imposition, de votre horizon de sortie et de vos objectifs de transmission, puis chiffre l'écart de charge entre les routes.

5

Souscription et suivi annuel

Le conseiller prépare le bulletin, remet une recommandation écrite, exécute la souscription et assure le suivi : lecture des reportings, contrôle du rythme de déploiement, vérification des fenêtres de rachat et ajustement de la poche au fil des années.

Illustration des étapes de sélection et de souscription d'un fonds de dette d'infrastructure
Cinq étapes séparent le premier bilan patrimonial de la signature du bulletin de souscription.

Quelle strate de financement retenir ?

Dette senior d'infrastructure

  • Premier rang de remboursement et sûretés les plus fortes
  • 71 % des montants investis par les fonds français sur le dernier exercice, soit 770 millions d'euros (France Invest et Deloitte, mars 2026)
  • Rendement total de 4,25 % à 4,75 % en euros sur le segment investment grade (Aviva Investors, janvier 2026)
  • Taux de recouvrement moyen de 67 % après défaut sur la dette senior garantie (Moody's, 1983 à 2024)
  • Marge de couverture du service de la dette la plus large

Mezzanine et dette subordonnée

  • Remboursée après la dette senior, sûretés de second rang
  • 29 % des montants investis en France sur le dernier exercice, soit 309 millions d'euros, en progression de 54 % sur un an (France Invest et Deloitte, mars 2026)
  • Rémunération supérieure en contrepartie du rang
  • Marge de couverture du service de la dette nettement plus mince
  • Aucune opération à intérêts capitalisés recensée sur les deux derniers exercices

Fonds propres d'infrastructure

  • Détention du capital de la société de projet, servie en dernier
  • Aucun échéancier contractuel de versement
  • Exposition intégrale à la performance opérationnelle de l'actif
  • Horizon de détention généralement supérieur à dix ans
  • Volatilité de valorisation supérieure à celle des strates de dette

Obligations d'entreprise cotées

  • Liquidité quotidienne sur un marché organisé
  • Prime d'illiquidité absente, contre environ 100 points de base sur la dette d'infrastructure (Aviva Investors, janvier 2026)
  • Taux de défaut à cinq ans de 9,7 % sur les émetteurs corporate non financiers contre 0,8 % en infrastructure (Moody's, 1983 à 2024)
  • Recettes exposées au cycle économique de l'émetteur
  • Frais de détention très inférieurs à ceux d'un fonds non coté

Chiffres clés du marché

IndicateurDonnéeSource
Émissions européennes de dette d'infrastructure259 milliards EUR sur 809 opérations, environ +6 % sur un anAviva Investors, janvier 2026
Levées des fonds français du segment3 367 millions EUR, +13 % sur un anFrance Invest et Deloitte, mars 2026
Investissements réalisés en France1 079 millions EUR dans 37 projetsFrance Invest et Deloitte, mars 2026
Ticket moyen par projet29 millions EURFrance Invest et Deloitte, mars 2026
Part de la dette senior dans les montants71 %, contre 82 % l'exercice précédentFrance Invest et Deloitte, mars 2026
Opérations des gérants français hors de France74 %, contre 61 % en moyenne sur cinq ansFrance Invest et Deloitte, mars 2026
Rendement total investment grade en euros4,25 % à 4,75 %Aviva Investors, janvier 2026
Prime d'illiquidité de la classe d'actifsEnviron 100 points de baseAviva Investors, janvier 2026
Croissance annuelle des véhicules grand public6,0 % nets de frais de gestion et de distributionFrance Invest, avril 2026
Frais annuels maximum de ces véhicules2,81 %, dont 0,83 % de rétrocession au distributeurFrance Invest, avril 2026
Encours non cotés détenus par les particuliers14 480 millions EUR, dont 82 % en assurance vieFrance Invest, avril 2026
Défaut à cinq ans de la dette d'infrastructure0,8 %, contre 9,7 % pour les corporates non financiersMoody's, 1983 à 2024

Faites relire le règlement du fonds proposé

Un conseiller France Épargne qualifie le véhicule, relève sa répartition entre premier rang et tranches subordonnées, reconstitue la charge annuelle réelle et vous remet une recommandation écrite. Réponse sous 6h les jours ouvrés.

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Où va le marché européen du financement d'actifs essentiels

Le marché européen a atteint un point haut sur le dernier exercice, avec 259 milliards d'euros de dette d'infrastructure émis à travers 809 opérations, soit une progression d'environ 6 % sur un an (étude Aviva Investors du mois de janvier 2026). Le Royaume-Uni concentre 30 % de ce total, avec 163 opérations pour 78 milliards d'euros, devant l'Espagne et l'Allemagne. Cette croissance ne procède pas d'un assouplissement du crédit, mais d'un besoin de financement dont l'ampleur dépasse la capacité des budgets publics et des bilans bancaires. Le rapport remis par Mario Draghi à la Commission européenne chiffre entre 750 et 800 milliards d'euros par an les besoins d'investissement de l'Union au titre de sa transition verte et numérique et de son retard de compétitivité. La Banque européenne d'investissement estime que le seul investissement de réseau électrique doit doubler pour atteindre 140 milliards d'euros par an.

La composition sectorielle de ce marché s'est déplacée vers l'énergie et le numérique. Le solaire a mobilisé 33 milliards d'euros sur l'exercice, l'éolien en mer 26,5 milliards, la fibre optique 17 milliards et les centres de données 12,7 milliards (relevé par Aviva Investors en janvier 2026). Le segment des centres de données, encore modeste au regard du marché américain, progresse vers le rang de premier secteur européen devant la fibre, porté par les besoins de calcul liés à l'intelligence artificielle. Les projets à construire ont capté 26 milliards d'euros, dont le financement de la centrale nucléaire de Sizewell C au Royaume-Uni et plusieurs parcs éoliens en mer.

Le marché français suit une trajectoire propre. Les levées des fonds gérés en France ont atteint 3 367 millions d'euros sur le dernier exercice, contre 2 988 millions un an plus tôt, soit une hausse de 13 % portée par quelques véhicules de grande taille (relevé par France Invest et Deloitte en mars 2026). Cette collecte progresse pour la troisième année consécutive après un creux à 1 205 millions en 2019. Les investissements réalisés en France reculent en revanche légèrement, à 1 079 millions d'euros dans 37 projets contre 1 134 millions dans 41 projets l'exercice précédent, avec un ticket moyen stabilisé à 29 millions.

L'écart entre collecte et déploiement domestique s'explique par la géographie. Les gérants français ont réalisé 74 % de leurs opérations en Europe hors de France sur le dernier exercice, contre 61 % en moyenne sur les cinq années précédentes (source : France Invest et Deloitte, mars 2026). Un fonds domicilié en France finance donc majoritairement des actifs espagnols, italiens, allemands ou nordiques. Cette internationalisation apporte de la diversification et introduit une exposition aux cadres régulatoires nationaux, que le conseiller relève lors de l'étude du portefeuille.

La nature des opérations financées se déplace elle aussi. Les financements de croissance interne et externe progressent de 21 % en nombre comme en montants, à 17 opérations pour 371 millions d'euros, tandis que les refinancements reculent de 43 % en nombre, à 8 opérations pour 353 millions (France Invest et Deloitte, étude annuelle de la dette privée, mars 2026). Les opérations conduites aux côtés d'un investisseur en capital comptent pour 53 % de l'activité française, contre 47 % en moyenne sur la période précédente : les fonds de dette accompagnent de plus en plus des plateformes détenues par des fonds d'infrastructure en fonds propres.

Le déplacement le plus significatif pour un souscripteur concerne la séniorité. La dette senior représente 71 % des montants investis sur le dernier exercice contre 82 % l'année précédente, en recul de 17 % en valeur, tandis que la mezzanine et les autres dettes subordonnées progressent de 54 % à 309 millions d'euros (chiffres France Invest et Deloitte publiés en mars 2026). Aucune opération à intérêts capitalisés n'a été recensée sur les deux exercices. Ce déplacement d'un millésime rémunère mieux, en contrepartie d'une marge de couverture plus étroite sur chaque financement concerné.

Du côté des rendements, la dette d'infrastructure de qualité investment grade a délivré 4,25 % à 4,75 % en euros sur l'exercice, alors que les écarts de taux se resserraient moins vite que sur le crédit coté (source : Aviva Investors, janvier 2026). La prime d'illiquidité s'est maintenue autour de 100 points de base, sa moyenne de long terme. Les véhicules ouverts aux épargnants français affichent 6,0 % de croissance annuelle moyenne nette des frais de gestion et de distribution, mesurés sur sept fonds représentant 23 % des encours du segment grand public (relevé par France Invest en avril 2026).

Le segment retail reste jeune et concentré. Les 113 véhicules non cotés ouverts aux particuliers recensés en France affichent un âge moyen de 3 ans et 7 mois, ramené à 2,5 ans pour les seuls fonds d'infrastructure, la stratégie la plus récente du panel (source : France Invest, avril 2026). Cinq véhicules seulement portent une stratégie d'infrastructure à titre principal, pour 16 % des encours globaux. Cette jeunesse impose de lire les séries de performance avec précaution : un historique de trois exercices ne couvre aucun cycle complet de taux, et France Épargne demande systématiquement au gérant les données exercice par exercice plutôt qu'une moyenne lissée.

Levées annuelles des fonds français du segment

Capitaux levés par les fonds de dette infrastructure gérés en France (en millions EUR)
+2 613+1 613+1 205+2 347+1 688+1 800+2 655+2 988+3 367201720182019202020212022202320242025
Source : France Invest et Deloitte, mars 2026
Illustration des secteurs financés par la dette d'infrastructure européenne
Solaire, éolien en mer, fibre optique et centres de données concentrent l'essentiel des émissions européennes. Source : Aviva Investors, janvier 2026.

Risques, cadre réglementaire et traitement fiscal

Le premier risque tient à l'illiquidité. Un fonds fermé aux rachats immobilise le capital pendant huit à dix ans, durée prorogeable deux fois, sans marché secondaire organisé (France Invest, étude sur l'accès des épargnants au non coté, avril 2026). Un fonds evergreen ouvre des fenêtres de rachat périodiques, mais ces fenêtres sont plafonnées et le gérant conserve la faculté de les suspendre en cas de tension. Les véhicules ouverts aux particuliers maintiennent 10 % de leurs encours en liquidités et trésorerie, proportion portée à 12 % pour les fonds perpétuels, précisément pour honorer ces demandes. Un souscripteur doit donc considérer sa poche comme indisponible et calibrer son montant sur cette hypothèse.

Le deuxième risque porte sur la perte en capital. Une société de projet reste exposée à un dépassement de budget de construction, à un retard de mise en service, à une contre-performance technique, à la défaillance d'un exploitant ou à l'évolution du cadre régulatoire qui fixe son tarif. Les statistiques de long terme demeurent favorables : 0,8 % des émetteurs de dette d'infrastructure notés ont fait défaut à cinq ans sur la période 1983 à 2024, contre 9,7 % des émetteurs corporate non financiers, et le recouvrement moyen après défaut atteint 67 % sur la dette senior garantie contre 56 % pour les corporates (d'après Moody's, données reprises par MetLife Investment Management). Ces moyennes ne garantissent pas le résultat d'un portefeuille particulier, et la performance passée ne préjuge pas de la performance future.

Le troisième risque relève de la valorisation. Les créances non cotées sont inscrites en juste valeur selon des modèles internes au gérant, contrôlés par un valorisateur indépendant et par le commissaire aux comptes. Un écart existe entre cette valeur et le prix qu'une cession effective dégagerait. Cet écart se creuse lorsque les taux se déplacent rapidement, parce que les valorisations privées se réajustent avec retard sur les marchés cotés. Le conseiller demande la méthodologie de valorisation retenue et la fréquence de calcul de la valeur liquidative.

Le quatrième risque concerne les frais. Les véhicules d'infrastructure ouverts aux épargnants français affichent 2,81 % de frais annuels maximum, dont 2,02 % de frais récurrents de gestion et de fonctionnement et 0,83 % de rétrocession au distributeur, auxquels s'ajoutent jusqu'à 4,50 % de droits d'entrée, soit 0,56 % en équivalent annualisé (chiffres France Invest publiés en avril 2026). Ce niveau reste inférieur à celui de la dette privée d'entreprise, à 3,42 %, mais il s'ajoute aux frais du contrat d'assurance vie lorsque la part est logée en unité de compte. La charge cumulée se reconstitue avant la souscription.

Le cadre réglementaire français a été précisé à deux reprises. L'arrêté du 1er juillet 2024, qui a créé l'article A. 132-5-4 du code des assurances, impose aux contrats en gestion pilotée profilée une part minimale d'actifs non cotés de 4 % des versements pour le profil équilibré et de 8 % pour le profil dynamique. Le III de cet article énumère les catégories éligibles, dont les fonds autorisés à porter la dénomination ELTIF (fonds européen d'investissement à long terme) au titre du règlement européen 2015/760. Le décret n° 2026-341 du 30 avril 2026 a ensuite restreint le 5° du I de l'article R. 131-1 du code des assurances aux seuls fonds de fonds alternatifs mentionnés à l'article R. 214-186 du code monétaire et financier, en remplacement de la catégorie plus large des autres fonds d'investissement alternatifs. Cette modification restreint le champ des véhicules référençables en unité de compte, et le conseiller vérifie que le fonds proposé demeure éligible au contrat visé.

La forme juridique du véhicule commande les conditions d'accès. Un FCPR (fonds commun de placement à risques) ouvert aux particuliers descend à quelques milliers d'euros de souscription minimale. Un fonds professionnel de capital investissement relève de l'article 423-49 du règlement général de l'Autorité des marchés financiers, qui réserve la souscription aux investisseurs engageant au moins 100 000 euros, seuil ramené à 30 000 euros pour ceux qui justifient d'une expérience du capital investissement ou d'un rôle d'accompagnement. Un fonds labellisé ELTIF bénéficie d'un passeport de commercialisation européen et d'un régime d'accès harmonisé. La société de gestion doit dans tous les cas disposer d'un agrément, contrôlable sur le registre public de l'Autorité des marchés financiers.

Le traitement fiscal dépend enfin de l'enveloppe. Au sein d'un contrat d'assurance vie, aucun impôt n'est dû tant que les gains restent capitalisés, et la fiscalité ne s'applique qu'au rachat, selon l'antériorité du contrat. Dans un plan d'épargne retraite, les versements ouvrent droit à une déduction du revenu imposable dans la limite du plafond annuel, et la sortie en capital des gains supporte 31,4 %, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux (source : service-public.gouv.fr, fiche F34982). En souscription directe, les revenus distribués et les plus-values relèvent du prélèvement forfaitaire unique, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu auxquels s'ajoutent les prélèvements sociaux, sauf option globale pour le barème progressif. Certains FCPR ouvrent droit à une exonération d'impôt sur le revenu sur les distributions sous condition de conservation des parts pendant cinq ans et de réinvestissement, régime que le conseiller vérifie contrat par contrat.

Questions fréquentes sur la dette d'infrastructure

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La plaquette annonçait un fonds de dette d'infrastructure senior. Le conseiller a repris le dernier reporting et m'a montré la proportion réellement placée au premier rang, puis la charge annuelle une fois la rétrocession et les frais du contrat additionnés. J'ai souscrit un montant plus mesuré, logé en unité de compte, et je sais désormais quoi relire chaque année.

Bruno T.Ancien dirigeant industriel, Loire-Atlantique

À qui cette poche convient-elle ?

Cette classe d'actifs s'adresse d'abord aux épargnants dont le patrimoine financier est déjà constitué et dont les réserves disponibles couvrent plusieurs années de dépenses. Un blocage de huit à dix ans, prorogeable deux fois pour un fonds fermé, ne se supporte qu'au-delà d'un socle de liquidités et d'une épargne de précaution intacte (France Invest, étude sur l'accès des épargnants au non coté, avril 2026). France Épargne cadre systématiquement ce socle avant de chiffrer une poche non cotée, et refuse une souscription qui absorberait une réserve appelée à servir dans les cinq années suivantes.

Le premier profil concerné est le cadre supérieur ou la profession libérale en phase de constitution, disposant d'un contrat d'assurance vie alimenté depuis plusieurs années et d'une capacité d'épargne régulière. La souscription se loge en unité de compte, sur un montant représentant une fraction limitée de l'encours, et s'inscrit dans une allocation qui conserve un fonds en euros et des supports cotés liquides. Ce profil recherche une source de revenus contractés décorrélée du cycle boursier plutôt qu'un surcroît de performance.

Le deuxième profil réunit les chefs d'entreprise après une cession. Le produit de cession arrive en une fois, la fiscalité de l'année est connue, et la question devient celle du redéploiement sur quinze ans. Une poche de dette d'infrastructure apporte à cette allocation un adossement à des recettes contractées ou régulées, dans des secteurs dont le besoin de financement est documenté : le rapport remis par Mario Draghi à la Commission européenne chiffre entre 750 et 800 milliards d'euros par an les besoins d'investissement de l'Union pour sa transition verte et numérique. Le conseiller articule cette poche avec le plan d'épargne retraite, dont la déduction à l'entrée présente un intérêt particulier sur un exercice de forte imposition.

Le troisième profil rassemble les détenteurs de contrats en gestion pilotée profilée. L'arrêté du 1er juillet 2024, qui a créé l'article A. 132-5-4 du code des assurances, impose une part minimale d'actifs non cotés de 4 % des versements pour le profil équilibré et de 8 % pour le profil dynamique. Ces détenteurs portent donc déjà une exposition au non coté, souvent sans en connaître la composition. L'étude consiste ici à relever la composition exacte de la grille du mandat, à mesurer la part déjà investie en infrastructure et à décider si un complément en souscription libre présente un intérêt. Le conseiller demande à l'assureur le détail des supports non cotés retenus par la grille, leur poids respectif et leur date d'entrée, données qui ne figurent pas au relevé annuel de situation.

Le quatrième profil concerne les investisseurs à horizon de transmission. Une part de fonds logée en assurance vie combine la capitalisation sans imposition intermédiaire et le régime de transmission propre au contrat. La durée de vie du véhicule s'accorde alors avec un horizon long, et le rythme de distribution importe moins que la solidité des recettes adossées. Le conseiller vérifie la clause bénéficiaire et l'articulation avec les autres actifs transmis.

Un cinquième profil, plus technique, réunit les investisseurs disposant d'une expérience des marchés privés et cherchant à ajuster leur rang de créance. Le déplacement observé sur le dernier exercice, avec une dette senior ramenée à 71 % des montants investis en France contre 82 % un an plus tôt et une mezzanine en progression de 54 %, ouvre un choix réel entre profils de rémunération (9e édition de l'étude France Invest et Deloitte, mars 2026). Cet arbitrage suppose de lire le règlement du fonds, la convention entre créanciers et la marge de couverture retenue sur chaque financement.

Certaines situations appellent une réponse différente. Un épargnant dont l'horizon de projet est inférieur à cinq ans, un ménage en cours d'acquisition immobilière, un investisseur dont le patrimoine financier se limite à quelques dizaines de milliers d'euros, ou un souscripteur qui aurait besoin de récupérer sa mise à date certaine trouveront de meilleures réponses ailleurs. Le fonds en euros, les supports monétaires, les portefeuilles obligataires à échéance et l'immobilier locatif traitent ces besoins avec une liquidité et une visibilité que le non coté ne procure pas.

La taille de la poche se calibre enfin sur la structure d'ensemble du patrimoine. Les véhicules d'infrastructure représentent 16 % des encours non cotés détenus par les particuliers en France, aux côtés des fonds diversifiés à 28 %, de l'equity direct à 21 %, de l'equity indirect à 18 % et de la dette privée d'entreprise à 17 % (chiffres France Invest publiés en avril 2026). Cette répartition observée constitue un point de départ de discussion. Un conseiller France Épargne fixe la proportion adaptée à votre situation, chiffre la charge annuelle cumulée, arbitre l'enveloppe de détention et remet une recommandation écrite avant la signature du bulletin.

Illustration des profils d'épargnants concernés par une poche de dette d'infrastructure
Cadres, dirigeants après cession et détenteurs de contrats en gestion pilotée composent l'essentiel des souscripteurs accompagnés.

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Transmettez le règlement et le document d'informations clés du fonds qui vous est proposé. Un conseiller France Épargne qualifie le véhicule, relève sa composition strate par strate, reconstitue la charge annuelle réelle, arbitre l'enveloppe de détention et remet une recommandation écrite. Réponse sous 6h les jours ouvrés, du lundi au vendredi de 9h à 19h.

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Transmettez le règlement et le document d'informations clés du fonds qui vous est proposé. Un conseiller France Épargne qualifie le véhicule, contrôle l'agrément de la société de gestion auprès de l'Autorité des marchés financiers, relève la répartition entre premier rang et tranches subordonnées, identifie les recettes adossées à chaque financement, reconstitue la charge annuelle totale et arbitre l'enveloppe de détention. Réponse sous 6h les jours ouvrés, du lundi au vendredi de 9h à 19h.

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Courtier immatriculé ORIAS · conseil indépendant