Gestion de patrimoine · Crédit adossé aux titres

Crédit Lombard (Avance sur Titres)

Le coût d'une vente se mesure sur le gain latent qu'elle réalise

Dégager une somme nette par cession suppose de céder davantage que cette somme, la plus-value contenue dans l'opération supportant 31,4 % depuis le 1er janvier 2026. Obtenir 200 000 € nets d'un portefeuille chargé à 40 % de gain latent impose de vendre 228 728 € et d'acquitter 28 728 € d'impôt. Cette fraction fixe la durée pendant laquelle un crédit adossé au portefeuille revient moins cher que la cession.

A

4 ans et 10 mois d'intérêts financés par l'impôt reporté

Les 28 728 € d'impôt évités couvrent 4 ans et 10 mois d'un crédit de 200 000 € à 2,95 %, dont les intérêts s'élèvent à 5 900 € par an. La durée grimpe à 9 ans et 7 mois lorsque la plus-value latente atteint 70 % de la valeur des lignes concernées.

B

40 % de baisse absorbée avant liquidation

Une quotité de 50 % correspond à une couverture de 200 % du capital emprunté à la mise en place, et la garantie est réalisée lorsque cette couverture passe sous 120 %. Les alertes graduées interviennent à 180 %, 160 % et 140 % (conditions publiées par BoursoBank).

C

101 000 € de ticket d'entrée, 0 € de frais de nantissement

L'offre grand public ouvre le financement entre 101 000 € et 2 000 000 €, au taux fixe de 2,95 % sur une durée de 1 à 10 ans, sans frais de dossier. Les lignes indexées se négocient sur l'Euribor 3 mois, coté 2,505 % le 12 août 2026, majoré d'une marge de 0,80 % à 1,95 %.

D

Prix d'acquisition réinitialisé à la transmission

L'article 150-0 D, 1 du code général des impôts retient, pour les titres acquis à titre gratuit, la valeur ayant servi de base aux droits de mutation. Le gain accumulé du vivant du détenteur échappe donc à l'impôt sur le revenu chez les héritiers, et le report devient un effacement.

Fonctionnement

Notre méthode en quatre étapes

01

Bilan patrimonial et inventaire des plus-values latentes

Votre conseiller relève le prix de revient de chaque ligne que vous envisagez de céder et calcule la part de gain non réalisé. Cette mesure détermine la durée de portage justifiée avant même d'aborder le taux.

02

Qualification de l'assiette nantissable

Nous passons chaque support au filtre des règles du prêteur. Les positions au service de règlement différé, les titres non cotés, les avoirs en PEA-PME et les parts de sociétés civiles de placement immobilier restent hors assiette chez la plupart des établissements.

03

Mise en concurrence sur cinq paramètres

Quotité par classe d'actifs, indice de référence, marge, seuils d'alerte et plancher de liquidation sont comparés poste par poste. Un écart de marge de 0,50 point représente 5 000 € par an sur un capital de 1 000 000 €.

04

Constitution de la sûreté et suivi de la couverture

La déclaration de nantissement du compte-titres ou l'avenant au contrat d'assurance vie est rédigé avec le prêteur, puis nous surveillons le ratio et préparons les leviers de régularisation avant qu'une mise en demeure n'impose un délai de 24 à 72 heures.

Comparatif

Trois façons de dégager des liquidités

CritèreCrédit lombardAvance de l'assureurCession partielle
Impôt déclenché immédiatementAucunAucun31,4 % de la plus-value réalisée
Part de la valeur mobilisable50 % à 80 % selon la classe d'actifs80 % de la part en fonds en euros100 % du montant cédé
Durée1 à 10 ans, ligne sans terme en banque privée3 ans renouvelable, 6 ans au totalSans objet
Coût annuel2,95 % en taux fixe, Euribor 3 mois majoré sur les lignes indexéesTaux moyen des emprunts d'État majoré d'environ un pointAucun
Risque à surveillerAppel de marge, liquidation sous 120 % de couvertureRequalification en rachat si l'avance n'est jamais rembourséeBase de capitalisation amputée de l'impôt acquitté
Exposition de marchéMaintenue en totalitéMaintenue en totalitéRéduite à hauteur des titres vendus
Pour qui

Les situations où le portage crée de la valeur

Portefeuilles anciens fortement appréciés : au delà de 40 % de plus-value latente, l'impôt reporté finance plus de quatre ans d'intérêts.
Dirigeants en approche de cession : la ligne couvre les besoins entre la lettre d'intention et l'encaissement du prix, puis se solde au débouclage.
Investisseurs immobiliers : achat comptant sans condition suspensive, avec des intérêts déductibles des revenus fonciers quand le bien est loué nu.
Cadres détenteurs d'actions de leur employeur : trésorerie obtenue pendant une fenêtre d'abstention, avec une quotité prudente compte tenu de la concentration.
Familles préparant une transmission : les droits de mutation sont réglés sans démembrer le portefeuille, dont la valeur devient le prix d'acquisition des héritiers.
Chefs d'entreprise avec trésorerie placée : financement du besoin en fonds de roulement adossé aux placements de la société, à un coût inférieur au découvert.
★★★★★

« Nous sommes venus voir France Épargne pour un taux, et le conseiller a commencé par mesurer la plus-value latente de nos lignes. Le calcul a montré que le report d'imposition couvrait sept ans d'intérêts, et nous avons calé la durée du crédit dessus plutôt que sur la maturité maximale proposée par la banque. »

Thierry M. · Client, dirigeant de société de services
Questions

Les questions posées avant la mise en place

Oui. Le nantissement affecte les titres au paiement de la dette sans transférer leur propriété, et vous continuez de percevoir dividendes et coupons. Le créancier n'acquiert la faculté de vendre qu'en cas de défaut, huit jours après mise en demeure pour les titres cotés (article L. 211-20, V du code monétaire et financier).

La quotité dépend de la classe d'actifs : 80 % à 95 % sur les obligations souveraines de la zone euro, 50 % à 70 % sur les actions de grande capitalisation, environ 90 % sur un fonds en euros. L'offre grand public retient 50 % des avoirs éligibles, soit une couverture de 200 % du capital emprunté.

Le prêteur recalcule la couverture en continu, notifie des alertes graduées à 180 %, 160 % et 140 %, puis met en demeure. Vous disposez de 24 à 72 heures pour apporter des liquidités, ajouter des titres ou rembourser une part du capital. La garantie est réalisée si la couverture passe sous 120 %.

Lorsque l'emprunt finance un immeuble donné en location, l'article 31, I, 1°, d du code général des impôts ouvre la déduction des intérêts des revenus fonciers. La réponse ministérielle du 18 décembre 2018 à la question écrite n° 11053 étend cette solution à l'avance sur contrat d'assurance vie effectivement remboursée.

L'usage est libre à une exception près : les sommes empruntées ne peuvent pas être versées sur un plan d'épargne en actions ni sur un contrat d'assurance vie. Elles financent un apport immobilier, une acquisition de parts sociales, une opération de trésorerie professionnelle, une donation ou le paiement de droits de succession.

Non. France Épargne structure l'opération, qualifie l'assiette nantissable, met les prêteurs en concurrence et pilote le dossier jusqu'au déblocage, le crédit étant consenti par l'établissement retenu. Un conseiller répond sous 6h, du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Pour aller plus loin

Le nantissement, seule contrepartie exigée de l'emprunteur

Le crédit lombard est un prêt dont l'unique garantie est le nantissement d'un portefeuille financier, c'est-à-dire l'affectation de titres ou d'un contrat d'assurance vie au paiement d'une dette, sans transfert de propriété. L'emprunteur conserve ses lignes, encaisse ses dividendes et ses coupons, et reçoit une somme dont l'usage reste libre. L'avance sur titres désigne la même opération dans sa version courte et renouvelable, adossée aux positions logées chez le teneur de compte. La banque ne prête jamais l'intégralité de la valeur nantie : elle applique une quotité de financement, comprise entre 50 % et 80 % selon la liquidité et la volatilité des supports. BoursoBank retient 50 % des avoirs éligibles, pour un montant compris entre 101 000 € et 2 000 000 €, au taux fixe de 2,95 %, sans frais de dossier ni de nantissement (source : conditions publiées par l'établissement).

La différence avec un crédit classique tient à l'objet de la garantie. Un prêt immobilier repose sur une hypothèque ou une caution et s'apprécie au regard des revenus de l'emprunteur, avec un taux d'endettement plafonné. Un financement adossé aux titres s'apprécie au regard de la valeur d'un actif liquide, cotée chaque jour, que le prêteur peut réaliser rapidement. Cette liquidité de la garantie explique à la fois la rapidité de mise en place, souvent quelques semaines, et la rigueur du suivi : la couverture est recalculée en continu.

Trois familles d'actifs servent d'assiette. Les contrats d'assurance vie de droit français ou luxembourgeois arrivent en tête, portés par un encours de 2 153,5 milliards d'euros pour l'assurance vie et l'épargne retraite, soit 32,9 % du patrimoine financier des ménages français (source : Banque de France, fin 2025). Viennent ensuite les comptes-titres ordinaires, puis les plans d'épargne en actions, admis par certains prêteurs alors que d'autres les écartent. Les titres non cotés, les positions au service de règlement différé, les parts de PEA-PME et les parts de sociétés civiles de placement immobilier sortent en revanche de l'assiette nantissable chez BoursoBank, même lorsque le crédit sert à en financer l'acquisition.

La somme empruntée ne constitue pas un revenu. Elle échappe donc à l'impôt sur le revenu comme aux prélèvements sociaux, à la différence d'un rachat sur un contrat d'assurance vie ou d'une vente de titres. Cette neutralité fiscale est le cœur économique du produit : depuis le 1er janvier 2026, la cession de valeurs mobilières supporte un prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, la contribution sociale généralisée sur les revenus du capital ayant été portée de 9,2 % à 10,6 % par la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026. Un portefeuille dont la moitié de la valeur correspond à une plus-value latente perd 15,7 % de chaque euro cédé au moment de la vente.

Cet impôt n'est pas supprimé, il est reporté. Le portage a donc un prix, et ce prix se compare à celui de l'impôt évité. La grandeur utile n'est pas le montant retiré mais la part de plus-value latente logée dans les titres que l'on renoncerait à vendre. Dégager 200 000 € nets d'un portefeuille dont 40 % de la valeur est du gain latent suppose de céder 228 728 €, pour un impôt de 28 728 € au taux de 31,4 %. Rapporté à un crédit de 200 000 € coûtant 2,95 % par an, soit 5 900 €, cet impôt finance quatre ans et dix mois d'intérêts. La même opération sur un portefeuille sans plus-value latente ne finance rien du tout.

Deux variantes coexistent sur les contrats d'assurance vie. Le nantissement au profit d'un tiers prêteur relève de l'article L. 132-10 du code des assurances et se constitue par avenant ou par acte soumis aux articles 2355 à 2366 du code civil. L'avance, elle, est consentie directement par l'assureur sur son propre bilan : aucun banquier n'intervient, la mise en place se règle par un formulaire, et le règlement général des avances fixe une durée usuelle de trois ans renouvelable dans la limite de six ans, un plafond de 80 % de la part investie sur le fonds en euros et un plafond réduit sur les unités de compte. Le taux suit le taux moyen des emprunts d'État majoré d'environ un point, ou le rendement servi par le fonds en euros l'année précédente.

Le point commun de ces montages est l'indisponibilité qu'ils créent. Un contrat nanti ne peut plus faire l'objet d'un rachat, d'un changement de bénéficiaire ni de certains arbitrages sans l'accord du créancier. Un compte-titres nanti reste piloté par son titulaire dans les limites fixées par la convention, avec une assiette qui s'étend automatiquement aux titres substitués ou ajoutés, réputés remis à la date de la déclaration initiale (article L. 211-20 du code monétaire et financier). France Épargne cadre cette contrainte dès l'étude, en isolant la part du patrimoine qui doit rester mobilisable pour les projets de court terme.

Schéma du nantissement d'un compte-titres au profit d'un prêteur
Le nantissement affecte les titres au paiement de la dette sans en transférer la propriété (article L. 211-20 du code monétaire et financier).

Aucun fait générateur d'imposition

Emprunter ne déclenche ni impôt sur le revenu ni prélèvements sociaux, alors qu'une cession de valeurs mobilières supporte 31,4 % sur la plus-value depuis le 1er janvier 2026. Le report se chiffre en années de portage financées par l'impôt évité.

Exposition de marché préservée

Les titres nantis restent investis et continuent de capitaliser sur la totalité de leur valeur, impôt latent compris. Un portefeuille vendu puis racheté repart d'une base amputée du prélèvement acquitté.

Mise en place courte

La garantie étant cotée et liquide, l'instruction porte sur l'assiette et non sur les revenus de l'emprunteur. Le dossier se boucle en quelques semaines, contre plusieurs mois pour un financement hypothécaire classique.

Assiette large et évolutive

Compte-titres, contrat d'assurance vie français ou luxembourgeois et, chez certains prêteurs, plan d'épargne en actions entrent dans l'assiette. Les titres substitués ou ajoutés sont réputés remis à la date de la déclaration initiale de nantissement.

Coût contenu face au taux immobilier

Le taux fixe affiché sur l'offre grand public s'établit à 2,95 % sur une durée de 1 à 10 ans, sans frais de dossier ni de nantissement (source : BoursoBank). L'Euribor 3 mois, référence des offres à taux variable, cotait 2,505 % le 12 août 2026.

Remboursement in fine

Seuls les intérêts sont réglés en cours de vie, trimestriellement, et le capital est soldé à l'échéance ou par anticipation. La trésorerie mensuelle de l'emprunteur reste allégée pendant toute la durée du portage.

Intérêts déductibles quand le projet est locatif

Un emprunt affecté à l'acquisition, la conservation ou l'amélioration d'un immeuble donné en location ouvre la déduction des intérêts des revenus fonciers, au titre de l'article 31, I, 1°, d du code général des impôts. La réponse ministérielle Delpon du 18 décembre 2018 étend cette solution à l'avance sur contrat d'assurance vie effectivement remboursée.

Combien d'années votre report d'imposition finance-t-il ?

Le calcul dépend de la plus-value latente logée dans les titres que vous renonceriez à vendre. Notre outil convertit cet impôt évité en durée de portage.

Calculer ma durée de portage

Quotité, couverture et appel de marge : la mécanique du prêt

Un financement adossé aux titres repose sur un seul indicateur suivi en continu, le ratio de couverture, égal à la valeur des actifs nantis divisée par le capital restant dû. Chez BoursoBank, l'établissement exige au moins 200 % de couverture à la mise en place, ce qui revient à une quotité de 50 %, impose de maintenir 180 % pendant la vie du crédit, déclenche des alertes graduées à 180 %, 160 % et 140 %, et procède à une liquidation lorsque la garantie passe sous 120 %. Ces chiffres décrivent une tolérance précise : entre la couverture initiale de 200 % et le plancher de 120 %, le portefeuille peut perdre 40 % de sa valeur avant que la banque ne vende.

La quotité varie avec la nature des supports. Les obligations souveraines de la zone euro se financent entre 80 % et 95 % de leur valeur, les actions de grande capitalisation entre 50 % et 70 %, un fonds en euros aux alentours de 90 %, et les actifs très volatils ne sont pas retenus. Cette hiérarchie reflète le risque que le prêteur assume : plus un actif bouge, moins il prête dessus. Un portefeuille équilibré entre fonds en euros et unités de compte obtient donc mécaniquement une quotité supérieure à un portefeuille intégralement investi en actions.

Le déroulement d'un appel de marge suit une séquence contractuelle. La baisse du portefeuille abaisse le ratio, l'établissement notifie une alerte, puis une mise en demeure ferme lorsque le seuil critique est franchi. L'emprunteur dispose alors d'un délai de régularisation de 24 à 72 heures selon les conventions, pendant lequel il apporte des liquidités, ajoute des titres à l'assiette nantie ou rembourse une fraction du capital. Sans régularisation, le prêteur réalise sa garantie. L'article L. 211-20, V du code monétaire et financier fixe le cadre de cette réalisation : huit jours après une mise en demeure remise en main propre ou adressée par lettre recommandée, le créancier peut vendre les titres cotés, les parts d'organismes de placement collectif et les sommes en toute monnaie figurant au compte nanti. Pour les autres instruments financiers, la réalisation suit l'article L. 521-3 du code de commerce.

La formation du taux obéit à deux logiques concurrentes. Les offres à taux variable s'écrivent comme un indice de référence majoré d'une marge négociée, l'Euribor 3 mois ou le taux à court terme en euros servant d'indice. L'Euribor 3 mois cotait 2,505 % le 12 août 2026 (source : euribor-rates.eu), et les marges observées vont de 0,80 % à 1,95 % selon la taille du portefeuille et la relation commerciale. Les offres à taux fixe, plus rares, figent le coût sur toute la durée : 2,95 % annoncés chez BoursoBank pour une maturité comprise entre 1 et 10 ans. Le choix entre les deux revient à un arbitrage sur la trajectoire de la Banque centrale européenne, dont le taux de la facilité de dépôt est remonté à 2,25 % le 17 juin 2026 après avoir touché 2,00 % un an plus tôt (source : Banque centrale européenne).

La constitution de la garantie diffère selon le support. Sur un compte-titres, l'article L. 211-20 du code monétaire et financier prévoit une déclaration de nantissement signée du titulaire, qui suffit à rendre la sûreté opposable sans notification au teneur de compte. Le compte nanti prend la forme d'un compte spécial ouvert au nom du titulaire. Sur un contrat d'assurance vie, l'article L. 132-10 du code des assurances impose un avenant ou un acte soumis aux articles 2355 à 2366 du code civil, et l'accord du bénéficiaire lorsque celui-ci a accepté sa désignation avant le nantissement. Une acceptation postérieure reste sans effet sur les droits du créancier nanti, qui dispose d'un droit exclusif au paiement de la valeur de rachat.

L'usage des fonds connaît une limite structurante. Les sommes empruntées ne peuvent pas être versées sur un plan d'épargne en actions ni sur un contrat d'assurance vie, ces enveloppes n'acceptant que des versements en numéraire non issus d'un crédit adossé à leurs propres actifs. Elles financent en revanche un apport immobilier, une acquisition de parts sociales, une opération de trésorerie professionnelle, une donation ou le paiement de droits de succession. La traçabilité de cet usage détermine le traitement fiscal des intérêts : la déduction des revenus fonciers suppose de démontrer l'affectation du prêt à un immeuble donné en location.

La durée constitue le dernier paramètre. Les offres à échéance fixe courent de 1 à 10 ans, les lignes ouvertes en banque privée fonctionnent sans terme et se remboursent au gré de l'emprunteur. France Épargne cale cette durée sur l'horizon réel du projet financé et sur la durée de portage que le report d'imposition justifie, plutôt que sur la maturité maximale offerte par le prêteur.

1

Bilan patrimonial et cartographie des plus-values latentes

Votre conseiller recense vos enveloppes, la part de gain latent logée dans chaque ligne et les cessions que vous anticipez. Cette matière fiscale détermine la durée pendant laquelle emprunter revient moins cher que vendre.

2

Étude de l'assiette nantissable

Nous qualifions chaque support au regard des règles du prêteur : contrat d'assurance vie, compte-titres, plan d'épargne en actions selon les établissements. Les titres non cotés, les positions au service de règlement différé et les parts de sociétés civiles de placement immobilier restent hors assiette chez la plupart des acteurs.

3

Mise en concurrence des prêteurs

Nous comparons quotité, indice de référence, marge, seuils d'alerte et plancher de liquidation, poste par poste. Un écart de marge de 0,50 point représente 5 000 € par an sur un capital de 1 000 000 €.

4

Constitution du nantissement

La déclaration de nantissement du compte-titres ou l'avenant au contrat d'assurance vie est rédigé avec le prêteur, en vérifiant la situation du bénéficiaire acceptant lorsque le support est un contrat. Le déblocage des fonds intervient à la remise de la sûreté.

5

Suivi de la couverture et arbitrages

Nous surveillons le ratio de couverture, anticipons les seuils d'alerte et préparons les leviers de régularisation avant qu'un appel de marge n'impose un délai de 24 à 72 heures. Le suivi couvre aussi le calendrier de remboursement et le traitement déclaratif des intérêts.

Étapes de mise en place d'un crédit adossé à un portefeuille
De l'inventaire des plus-values latentes au suivi du ratio de couverture, cinq étapes encadrées par France Épargne.

Quelle formule de mobilisation choisir ?

Crédit lombard sur compte-titres

  • Quotité de 50 % chez un acteur grand public, jusqu'à 70 % en banque privée sur des actions de grande capitalisation
  • Ticket de 101 000 € à 2 000 000 € sur l'offre BoursoBank, taux fixe de 2,95 %
  • Usage des fonds libre, hors versement sur un PEA ou une assurance vie
  • Réalisation de la garantie huit jours après mise en demeure (article L. 211-20, V du code monétaire et financier)
  • Ratio de couverture suivi en continu, alertes contractuelles avant liquidation

Nantissement d'un contrat d'assurance vie

  • Quotité proche de 90 % sur la part en fonds en euros, réduite sur les unités de compte
  • Constitution par avenant ou acte soumis aux articles 2355 à 2366 du code civil
  • Accord requis du bénéficiaire ayant accepté sa désignation avant le nantissement
  • Droit exclusif du créancier nanti au paiement de la valeur de rachat
  • Rachats, arbitrages et changement de bénéficiaire gelés pendant la durée du prêt

Avance consentie par l'assureur

  • Financement direct par l'assureur, sans intervention d'un établissement bancaire
  • Durée usuelle de trois ans renouvelable, dans la limite de six ans
  • Plafond de 80 % de la part investie sur le fonds en euros
  • Taux indexé sur le taux moyen des emprunts d'État majoré d'environ un point
  • Requalification en rachat partiel déguisé si l'avance n'est jamais remboursée

Cession partielle du portefeuille

  • Prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % dû immédiatement sur la plus-value réalisée
  • Aucune indisponibilité, aucun ratio de couverture, aucun appel de marge
  • Capital réinvesti amputé de l'impôt acquitté, donc base de capitalisation réduite
  • Moins-values imputables sur les seules plus-values de même nature de l'année ou des dix suivantes (article 150-0 D, 11 du CGI)
  • Solution rationnelle lorsque la plus-value latente est faible ou nulle

Chiffres clés du financement adossé aux titres

CritèreDonnéeSource
Ticket minimum sur l'offre grand public101 000 €BoursoBank, conditions du crédit lombard
Montant maximum de la même offre2 000 000 €BoursoBank
Quotité de financement50 % des avoirs éligiblesBoursoBank
Couverture exigée à la mise en place200 % du capital empruntéBoursoBank
Couverture minimale à maintenir180 %, alertes à 180, 160 et 140 %BoursoBank
Seuil de liquidation de la garantieCouverture inférieure à 120 %BoursoBank
Taux fixe annoncé2,95 % sur 1 à 10 ansBoursoBank
Euribor 3 mois2,505 % au 12 août 2026euribor-rates.eu
Facilité de dépôt de la BCE2,25 % depuis le 17 juin 2026Banque centrale européenne
Prélèvement forfaitaire unique31,4 % dont 18,6 % de prélèvements sociauxLoi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025
Patrimoine financier brut des ménages6 590,5 milliards EUR fin 2025Banque de France
Assurance vie et épargne retraite2 153,5 milliards EUR, soit 32,9 %Banque de France, fin 2025
Délai de réalisation d'un nantissement de compte-titres8 jours après mise en demeureArticle L. 211-20, V du code monétaire et financier
Durée usuelle d'une avance sur assurance vie3 ans renouvelable, 6 ans au totalRèglements généraux des avances
Délai contractuel de régularisation d'un appel de marge24 à 72 heuresConventions de nantissement de place

Faites qualifier votre assiette nantissable

Tous les supports ne sont pas éligibles et la quotité varie du simple au double selon la classe d'actifs. Un conseiller France Épargne chiffre le montant réellement mobilisable et répond sous 6h.

Demander une étude de nantissement

Le retour des taux positifs a resserré l'arbitrage

La rentabilité d'un portage de dette dépend d'un écart entre deux grandeurs : le coût annuel du crédit et l'impôt évité par la non-cession. Le premier a été multiplié par un facteur considérable en quatre ans. Le taux de la facilité de dépôt de la Banque centrale européenne s'établissait à −0,50 % fin 2021, atteignait 4,00 % fin 2023, redescendait à 2,00 % fin 2025 et remontait à 2,25 % le 17 juin 2026 (source : Banque centrale européenne). L'Euribor 3 mois a suivi, de −0,570 % fin 2021 à 3,905 % fin 2023, puis 2,505 % le 12 août 2026. Un montage qui coûtait 1 % par an en 2021 en coûte trois fois plus aujourd'hui.

Le second terme de l'équation a lui aussi bougé, dans le sens inverse. Le prélèvement forfaitaire unique est passé de 30 % à 31,4 % au 1er janvier 2026, par relèvement de la contribution sociale généralisée sur les revenus du capital de 9,2 % à 10,6 %, mesure portée par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026. L'assurance vie, les revenus fonciers et les plus-values immobilières conservent des prélèvements sociaux à 17,2 %, ce qui creuse l'écart de traitement entre le compte-titres et les autres enveloppes. Un point quatre de hausse représente 1 400 € d'impôt supplémentaire par tranche de 100 000 € de plus-value réalisée.

La conséquence pratique tient en une formule. Pour un besoin net de liquidités et une part de plus-value latente donnée, la durée pendant laquelle emprunter coûte moins cher que vendre s'écrit comme le rapport entre l'impôt évité et le coût annuel du crédit. Avec une plus-value latente représentant 20 % de la valeur du portefeuille et un crédit à 3,50 %, cette durée atteint 1 an et 11 mois. Portée à 40 % de plus-value latente avec un crédit à 2,95 %, elle passe à 4 ans et 10 mois. À 70 % de plus-value latente, elle atteint 9 ans et 7 mois. La variable décisive n'est donc pas le montant emprunté, qui s'élimine du calcul, mais l'ancienneté de la position que l'on refuse de céder.

Ce raisonnement explique la place que le financement adossé aux titres a prise dans les banques privées. Les portefeuilles constitués au cours de la décennie de taux nuls affichent des plus-values latentes élevées, et leurs détenteurs ont désormais des besoins de trésorerie que la seule épargne de précaution ne couvre plus. Les établissements y voient un produit de fidélisation : le portefeuille reste chez eux, les commissions de gestion continuent de courir, et la marge de crédit s'y ajoute.

L'ordre de grandeur du gisement se lit dans les statistiques d'épargne. Le patrimoine financier brut des ménages français atteignait 6 590,5 milliards d'euros fin 2025, dont 2 153,5 milliards logés en assurance vie et en épargne retraite, et la collecte nette de l'assurance vie hors épargne retraite a atteint 44 milliards d'euros sur l'année, son plus haut niveau depuis le début de la série en 2011 (source : Banque de France). Une fraction de ces encours est nantissable immédiatement, sans autre formalité qu'une déclaration ou un avenant. Ce financement s'ouvre donc sur un stock déjà constitué, à un coût inférieur à celui d'un crédit à la consommation et sans examen du taux d'endettement de l'emprunteur.

L'accès s'est élargi vers le bas. Le crédit lombard était réservé aux clientèles disposant de plusieurs millions d'euros sous gestion ; les seuils observés se situent aujourd'hui entre 100 000 € et 500 000 € d'actifs mobilisables selon les établissements, avec un ticket minimum de 101 000 € chez un acteur grand public. Cet élargissement déplace le sujet du conseil : la question n'est plus l'éligibilité, elle est le dimensionnement. Une quotité de 50 % laisse une marge de baisse de 40 % avant liquidation ; une quotité de 70 % ramène cette marge à un ordre de grandeur bien inférieur, pour un même portefeuille.

Une troisième force joue en faveur du portage, rarement chiffrée : le traitement des plus-values latentes lors de la transmission. L'article 150-0 D, 1 du code général des impôts (CGI) retient, pour les titres acquis à titre gratuit, la valeur retenue pour la détermination des droits de mutation. La plus-value latente accumulée du vivant du détenteur n'est donc jamais soumise à l'impôt sur le revenu chez les héritiers. Une position portée jusqu'au décès, adossée à un crédit remboursé par la succession, transforme un report d'imposition en effacement définitif de l'impôt sur la plus-value, les droits de mutation à titre gratuit restant dus sur la valeur transmise nette de la dette.

Le revers est le risque de séquence. Un portage de dix ans traverse statistiquement au moins un épisode de correction sévère. Le montage tient si la couverture initiale absorbe la baisse et si l'emprunteur dispose de liquidités hors assiette nantie pour régulariser sans vendre. France Épargne dimensionne ce coussin en amont, en isolant la fraction du patrimoine qui doit rester libre de toute sûreté, et en calant la quotité retenue sur la volatilité réelle des supports plutôt que sur le maximum offert par le prêteur.

Le taux directeur qui fixe le coût du portage

Facilité de dépôt de la BCE (en %)
-0,5+2+4+3+2+2,3202120222023202420252026
Source : Banque centrale européenne, taux directeurs. Valeur en fin d'année, dernier taux connu pour l'année en cours (2,25 % depuis le 17 juin 2026).
Courbe des taux directeurs qui fixe le coût d'un crédit lombard
De −0,50 % fin 2021 à 2,25 % en août 2026, le taux de la facilité de dépôt a triplé le coût annuel d'un portage (source : Banque centrale européenne).

Cadre juridique, traitement fiscal et risques du portage

La sûreté qui garantit ce financement obéit à un régime dérogatoire, conçu pour être réalisé vite. L'article L. 211-20 du code monétaire et financier organise le nantissement de compte-titres autour d'une déclaration signée du titulaire, opposable aux tiers sans notification au teneur de compte. L'assiette couvre les titres et les sommes initialement inscrits, ainsi que ceux qui leur sont ultérieurement substitués ou ajoutés, tous réputés remis à la date de la déclaration initiale. Le paragraphe V du même article autorise le créancier, huit jours après une mise en demeure remise en main propre ou notifiée par lettre recommandée, à réaliser les titres cotés, les parts et actions d'organismes de placement collectif et les sommes en toute monnaie. Les autres instruments financiers relèvent de la procédure de l'article L. 521-3 du code de commerce.

Sur un contrat d'assurance vie, l'article L. 132-10 du code des assurances gouverne l'opération. Le nantissement se constitue par avenant ou par acte soumis aux articles 2355 à 2366 du code civil. Lorsque le bénéficiaire a accepté sa désignation avant la mise en garantie, son accord conditionne la validité de l'opération ; une acceptation postérieure reste sans effet sur les droits du créancier nanti. Sauf clause contraire, ce dernier peut provoquer le rachat du contrat, et la Cour de cassation lui reconnaît un droit exclusif au paiement de la valeur de rachat, sans concours avec les autres créanciers du souscripteur, même privilégiés.

Le traitement fiscal des intérêts dépend entièrement de l'affectation des fonds. Les intérêts d'un emprunt contracté pour la conservation, l'acquisition, la construction, la réparation ou l'amélioration d'un immeuble donné en location se déduisent des revenus fonciers, au titre de l'article 31, I, 1°, d du CGI. La réponse ministérielle apportée à la question écrite n° 11053 du député Michel Delpon, publiée au Journal officiel du 18 décembre 2018, applique cette solution aux intérêts d'une avance sur contrat d'assurance vie, à la double condition que l'avance soit effectivement remboursée à l'assureur et que le paiement des intérêts soit justifié au titre de l'année d'imposition. Un emprunt affecté à un versement sur un plan d'épargne en actions ou sur un contrat d'assurance vie n'ouvre aucune déduction, ces enveloppes ne produisant pas de revenu imposable annuel. La traçabilité des flux conditionne donc le bénéfice de la déduction.

À l'impôt sur la fortune immobilière, l'article 974 du CGI encadre la déduction du passif. Un prêt in fine contracté pour l'acquisition d'un actif imposable est déductible chaque année à hauteur du montant total du prêt diminué d'une somme égale à ce même montant multiplié par le nombre d'années écoulées depuis le versement et divisé par la durée totale de l'emprunt. Un prêt sans terme fixe de remboursement subit un abattement d'un vingtième du montant par année écoulée. Un emprunt finançant un actif non imposable à cet impôt reste hors du passif déductible, ce qui exclut les montages destinés au seul réinvestissement financier.

L'avance sur contrat d'assurance vie appelle une vigilance particulière. Elle n'est pas fiscalisée à sa mise en place ni à son remboursement, quelle que soit l'antériorité du contrat. L'administration surveille néanmoins les avances qui procurent au souscripteur la disposition de sommes équivalentes à un rachat tout en maintenant artificiellement le contrat en vie jusqu'à une période d'imposition plus favorable. Une avance jamais remboursée, ou reconduite indéfiniment sans échéance réelle, s'expose à une requalification en rachat partiel déguisé, avec application de la fiscalité correspondante et des pénalités.

Le risque principal reste l'appel de marge. La séquence est contractuelle : baisse de la valeur nantie, recalcul du ratio, alerte préventive, alerte renforcée, mise en demeure, délai de régularisation de 24 à 72 heures, puis liquidation d'une partie des titres par le prêteur. Cette liquidation intervient par construction au plus mauvais moment, puisqu'elle est déclenchée par la baisse elle-même, et elle cristallise une perte que l'emprunteur n'aurait pas réalisée sans le crédit. Le second risque est celui de l'effet de levier : des fonds empruntés puis réinvestis en actifs risqués amplifient les gains comme les pertes, et une baisse simultanée du collatéral et du réinvestissement combine appel de marge et moins-value.

S'ajoutent trois contraintes moins spectaculaires. L'indisponibilité gèle les rachats, les changements de bénéficiaire et une partie des arbitrages pendant toute la durée du prêt, ce qui suppose de disposer de liquidités ailleurs. La variabilité du taux, chez les prêteurs qui indexent sur l'Euribor 3 mois, expose l'emprunteur à une remontée des taux courts en cours de portage. Enfin, le crédit reste dû si les marchés ont baissé : la dette est nominale, la garantie est variable, et l'écart entre les deux se creuse mécaniquement dans les phases de correction. France Épargne dimensionne chaque dossier sur ces trois paramètres avant d'examiner le taux.

Questions fréquentes sur le crédit lombard

"

La question que posent nos clients porte sur le taux, alors que la variable décisive est la plus-value latente logée dans les lignes qu'ils refusent de vendre. À 20 % de gain latent, l'impôt évité couvre moins de deux ans d'intérêts. À 70 %, il en couvre plus de neuf. Nous commençons donc chaque dossier par cet inventaire, avant même d'appeler un prêteur.

Claire VasseurConseillère en Gestion de Patrimoine, France Épargne

Quels patrimoines tirent parti d'un portage de dette

Le profil le plus évident est celui du détenteur de positions anciennes fortement appréciées. Un portefeuille constitué au cours de la décennie de taux nuls affiche fréquemment une plus-value latente représentant 40 % à 70 % de sa valeur. Céder 300 000 € nets dans une telle position à 60 % de gain latent suppose de vendre 369 640 € et d'acquitter 69 640 € au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %. Le même besoin financé à 2,95 % coûte 8 850 € par an : l'impôt évité couvre sept ans et dix mois d'intérêts. Ce profil concentre l'essentiel de la valeur créée par le montage.

Le dirigeant en approche de cession relève d'une logique différente, celle du calendrier. Entre la signature d'une lettre d'intention et l'encaissement du prix, plusieurs mois s'écoulent pendant lesquels des besoins apparaissent : acquisition d'un bien, apport dans une holding de reprise, paiement d'une soulte familiale. Nantir le portefeuille existant évite de céder des lignes dans l'urgence, à un moment où la fiscalité de la cession d'entreprise se prépare par ailleurs. La ligne se rembourse au débouclage de l'opération.

L'investisseur immobilier utilise le montage comme apport. Un achat comptant réalisé grâce aux fonds empruntés place l'acquéreur en position de négociation forte face à un vendeur pressé, avec un délai raccourci et sans condition suspensive de financement. Quand le bien est destiné à la location nue, les intérêts se déduisent des revenus fonciers au titre de l'article 31, I, 1°, d du CGI, ce qui abaisse le coût net du portage à proportion de la tranche marginale d'imposition. La dette contractée pour un actif imposable à l'impôt sur la fortune immobilière entre en outre dans le passif déductible selon les modalités de l'article 974 du même code.

Le cadre dirigeant détenteur d'actions de son employeur se trouve dans une situation particulière : sa position est concentrée, souvent bloquée par des périodes d'abstention, et son patrimoine financier est corrélé à son revenu professionnel. Le nantissement lui apporte de la trésorerie sans vendre pendant une fenêtre fermée. Le risque de concentration impose toutefois une quotité prudente, la volatilité d'une ligne unique dépassant largement celle d'un portefeuille diversifié, et le déclenchement d'un appel de marge intervenant alors au moment où la valeur de son capital humain se dégrade également.

Les familles préparant une transmission combinent deux effets. La donation en pleine propriété ou en nue-propriété nécessite parfois des liquidités pour acquitter les droits sans démembrer le patrimoine financier. Emprunter pour payer ces droits laisse les titres en place, et la valeur d'acquisition retenue chez les donataires ou les héritiers reste celle qui a servi de base aux droits de mutation, conformément à l'article 150-0 D, 1 du CGI. La dette vient par ailleurs en déduction de l'actif successoral, dans les conditions du droit commun.

Les chefs d'entreprise gérant une trésorerie d'exploitation y trouvent un levier de financement du besoin en fonds de roulement, adossé aux placements financiers de la société. Le montage se substitue à un découvert bancaire dont le coût est nettement supérieur, tout en laissant la trésorerie excédentaire investie. La logique reste la même que pour un particulier : la garantie est liquide, donc le crédit est rapide et peu cher, et la contrepartie est un ratio de couverture surveillé.

Certaines situations conduisent à l'écarter. Un portefeuille sans plus-value latente significative ne procure aucun gain fiscal au portage : la cession partielle est alors la solution rationnelle, sans indisponibilité ni ratio à surveiller. Un patrimoine intégralement investi en supports volatils supporte mal une quotité élevée, la marge de baisse avant liquidation s'amenuisant à mesure que la quotité monte. Un besoin de liquidités durable, sans horizon de remboursement identifié, transforme le portage en dette perpétuelle dont les intérêts cumulés finissent par dépasser l'impôt évité, en général au terme calculé par la durée de portage.

Une condition traverse tous ces profils : disposer de liquidités hors assiette nantie. Le montage tient parce que l'emprunteur peut régulariser un appel de marge sans vendre, dans un délai contractuel de 24 à 72 heures. France Épargne dimensionne ce coussin avant d'arrêter la quotité, isole la part du patrimoine qui doit rester libre de toute sûreté, et rédige le plan de régularisation avant le déblocage des fonds plutôt qu'au moment de la mise en demeure. La règle pratique retenue par nos conseillers consiste à conserver hors nantissement l'équivalent de deux années d'intérêts et de la régularisation qu'imposerait une baisse de 30 % du portefeuille nanti, montant qui se calcule à partir de la quotité retenue et du plancher de liquidation contractuel. Un dossier qui ne réunit pas ce coussin est redimensionné à la baisse plutôt que refusé.

Profils patrimoniaux concernés par un financement adossé aux titres
Détenteurs de positions anciennes, dirigeants en approche de cession, investisseurs immobiliers et familles en transmission.

Structurons votre financement adossé au portefeuille

Un conseiller France Épargne qualifie votre assiette nantissable, chiffre la durée de portage justifiée par vos plus-values latentes, met les prêteurs en concurrence sur la quotité, la marge et le plancher de liquidation, puis pilote le dossier jusqu'au déblocage. Réponse sous 6h, du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Parler à un conseiller

Faites chiffrer votre durée de portage

Un conseiller France Épargne mesure la plus-value latente de vos lignes, qualifie les supports éligibles au nantissement, chiffre la durée pendant laquelle emprunter reste moins coûteux qu'une cession, puis met les prêteurs en concurrence sur la quotité, la marge et le plancher de liquidation. Réponse sous 6h.

Parler à un conseillerÊtre rappelé
Courtier immatriculé ORIAS · conseil indépendant