Assurance · groupes implantés à l'étranger

Programmes d'Assurance Internationaux

Votre police locale n'est pas émise aux limites de votre contrat master, et l'écart n'atterrit pas toujours chez votre filiale

Les instructions de placement descendent du siège vers le réseau de l'assureur, qui émet chaque police locale au standard du marché d'accueil, jamais au plafond du groupe. L'écart entre les deux limites remonte au contrat master. Dans un pays fermé à l'assurance non admise, ce complément ne peut pas être versé à la filiale : il indemnise la société mère, sous une forme qui n'est plus une indemnité d'assurance.

A

La clause DIL est ce qui vous protège réellement

Une fois les limites de la police locale épuisées, la police master fournit les limites additionnelles nécessaires pour répondre au sinistre (Swiss Re Corporate Solutions). Sans cette clause, un incendie sur un site étranger s'indemnise aux usages du marché local, sans rapport avec la valeur de reconstruction.

B

Une garantie absente localement se rattrape par la clause DIC

La différence de conditions permet à la police master de répondre quand la police locale ne le peut pas, à condition qu'une police locale existe sur le territoire. Elle vise les exclusions locales, les définitions plus étroites du dommage et les extensions que le marché d'accueil ne propose pas.

C

Dans les pays fermés, l'argent arrive un étage plus haut

L'Argentine, le Brésil, la Chine, l'Inde, le Japon, le Mexique et la Russie figurent parmi les juridictions citées comme interdisant l'assurance non admise. La clause d'intérêt financier y indemnise la société mère au titre de la dévalorisation de ses titres, dans la limite du pourcentage de participation détenu (Howden France).

D

Le reversement à la filiale n'est pas une indemnité

Le transfert de fonds de la mère vers la filiale constitue une recapitalisation, non une indemnisation d'assurance, ce qui déclenche des retenues fiscales et empêche la compensation intégrale de la perte locale. Cette clause n'intervient qu'en dernier recours et ne remplace jamais une police locale admise.

Fonctionnement

Notre méthode, de votre organigramme au programme placé

01

Cartographie des entités

Nous recensons chaque société du périmètre avec son pays, son activité, ses effectifs, ses capitaux assurés et son pourcentage de détention. Ce dernier point plafonne l'indemnité versée au titre d'une clause d'intérêt financier, il ne relève donc pas de l'administratif.

02

Audit des juridictions et des contrats en vigueur

Nous identifions les pays fermés à l'assurance non admise où aucune police locale n'a été émise, puis vérifions que les clauses de différence de conditions, de différence de limites et d'intérêt financier sont rédigées à l'identique chez tous les co assureurs.

03

Architecture et alignement des échéances

Nous arbitrons ligne par ligne le périmètre du master, les limites locales à retenir et la rétention du groupe, puis faisons converger les échéances dispersées vers une date unique par des polices de raccordement de durée réduite.

04

Mise en concurrence et émission

Le cahier des charges part chez les porteurs disposant d'un réseau agréé sur vos pays d'implantation. Les instructions de placement descendent ensuite vers chaque marché, avec émission des polices locales, des attestations en langue locale et des certificats de réassurance.

Comparatif

Trois architectures, trois destinataires de l'indemnité

CritèrePolices locales séparéesMaster seul avec clause FINCProgramme intégré master et local
Homogénéité des garantiesVariable selon chaque marché d'accueilRéférentiel unique, mais sans relais localRéférentiel unique relayé par chaque police locale
Rattrapage des écarts de conditions et de limitesAucun mécanismeSans objet, aucune police locale émiseClauses DIC et DIL activables sur chaque territoire
Destinataire de l'indemnitéLa filiale, dans la limite de son contratLa société mère, au titre de ses titres de participationLa filiale, en qualité d'indemnité d'assurance
Conformité en pays fermé à l'assurance non admiseAssurée si la police locale existeInopérant si l'assurance locale est obligatoireAssurée par émission locale, fronting si nécessaire
Limite du dispositifSinistralité non consolidée, aucun effet de volumePlafonné au pourcentage de participation détenuPrimes minimales exigées sur chaque marché local
Pour qui

Les groupes pour lesquels l'architecture change tout

Groupes industriels multi sites : des capitaux assurés en dizaines de millions d'euros face à des marchés locaux qui ne proposent pas ces limites, exactement le cas où la clause DIL produit sa pleine valeur.
ETI en croissance externe : une à trois acquisitions par an, autant de contrats locaux hérités dont le contenu reste inconnu jusqu'au premier sinistre. Le raccordement au master à date d'effet écrite supprime la rupture de couverture la plus fréquente.
Sociétés de services multi juridictions : peu d'actifs matériels, mais une responsabilité civile professionnelle exercée devant des tribunaux aux pratiques indemnitaires très différentes. La cohérence de rédaction prime ici sur le montant des limites.
Directions financières déjà multi contrats : un portefeuille de polices héritées sans vue consolidée des primes ni de la sinistralité. L'audit répond d'abord à la question du contrôle, avant celle de la couverture.
Groupes candidats à la captive : la France comptait 24 captives de réassurance agréées fin 2025, contre 7 début 2022 selon la Direction générale du Trésor, la dotation de la provision pour résilience étant plafonnée à 90 % du résultat technique (décret n° 2023-449).
Entreprises opérant dans le seul Espace économique européen : l'article L362-2 du code des assurances autorise la couverture en libre prestation de services, ce qui simplifie l'architecture et réduit nettement le coût de gestion.
★★★★★

« Nous avions un contrat master à 30 millions d'euros et nous pensions nos huit filiales couvertes à ce niveau. France Épargne a repris l'organigramme entité par entité : deux implantations opéraient sans police locale dans des pays qui interdisent l'assurance non admise, et nos polices locales plafonnaient à 3 millions. La tranche entre les deux ne serait jamais arrivée chez nos filiales. »

Directeur financier d'un groupe industriel de 400 salariés · Client France Épargne, quatre pays d'implantation
Questions

Les questions qui reviennent

Dans l'Union européenne, non : l'article L362-2 du code des assurances autorise un assureur agréé dans un État membre à couvrir un risque situé dans un autre en libre prestation de services. Hors Union, la réponse dépend du régime local. Dans un pays qui interdit l'assurance non admise, l'émission locale est la seule voie conforme, au besoin par fronting.

Des redressements fiscaux, des pénalités et la mise en cause de la responsabilité civile comme pénale de la société et de ses dirigeants. L'irrégularité se révèle le plus souvent au moment du sinistre, quand l'assureur du siège ne peut rien régler sur place et que l'administration constate l'absence de couverture admise.

Le regroupement des risques dans une solution unique produit des économies d'échelle, puisqu'il remplace autant de négociations séparées par une seule mise en concurrence (Howden France). Le point d'attention reste le cumul des primes minimales exigées par chaque marché, qui pèse lourd dans les pays à faible exposition.

Non. Howden France identifie la culture d'entreprise et le degré de centralisation des décisions comme des critères plus déterminants que le nombre d'implantations. Une entreprise de taille intermédiaire présente dans quatre pays avec une direction des risques centralisée en tire un bénéfice immédiat.

Oui, et c'est le cas le plus fréquent. L'audit porte sur trois points : l'existence effective d'une police locale dans chaque juridiction fermée, l'uniformité de rédaction des clauses chez tous les co assureurs, et l'actualisation des capitaux assurés. Ces vérifications révèlent la quasi totalité des trous de garantie constatés au règlement.

Pour aller plus loin

Ce que recouvre exactement un programme d'assurance international

Un programme d'assurance international est une architecture contractuelle qui combine une police master souscrite par la société mère et des polices locales émises dans chaque pays où le groupe exploite des actifs ou emploie des salariés. La police master fixe le référentiel de garanties du groupe : périmètre couvert, définitions, limites, franchises, exclusions. Les polices locales, émises par des assureurs agréés dans leur juridiction, servent à respecter la réglementation du pays, à délivrer les attestations en langue locale et à gérer les sinistres sur place (Howden France). L'articulation entre les deux étages repose sur deux clauses techniques, la différence de conditions et la différence de limites, qui rattrapent tout écart entre ce que le contrat local garantit et ce que le master promet.

Le besoin naît d'une contrainte simple : il existe près de 200 pays, chacun avec sa langue, son système juridique et, pratiquement dans tous les cas, ses propres règles d'assurance (Swiss Re Corporate Solutions). Une entreprise qui ouvre une filiale au Brésil, en Chine ou en Inde découvre que la police française souscrite au siège n'y produit aucun effet juridique : ces juridictions interdisent l'assurance dite non admise, souscrite auprès d'un assureur non agréé sur leur territoire. À défaut de police locale, l'entité n'obtient ni attestation opposable à ses clients, ni couverture reconnue par l'administration fiscale locale, ni assureur habilité à régler un sinistre sur place.

La clause DIC, pour difference in conditions, permet à la police master de répondre quand la police locale ne le peut pas, à condition qu'une police locale existe sur le territoire concerné. Elle vise les écarts de garanties : un risque exclu du contrat local mais couvert par le master, une définition plus étroite du dommage, une extension absente du marché d'accueil. La clause DIL, pour difference in limits, joue sur le montant : une fois les limites de la police locale épuisées, la police master fournit les limites additionnelles nécessaires pour répondre au sinistre (Swiss Re Corporate Solutions). Ces deux clauses transforment un empilement de contrats disparates en un ensemble cohérent où le niveau de protection ne dépend plus du marché d'assurance local.

Deux configurations existent. Le programme intégré, dit aussi controlled master program, associe la police master à des polices locales admises émises par le réseau du même assureur, sur instruction de placement transmise depuis le pays du siège. Le programme non intégré se limite à une police master assortie d'une clause d'intérêt financier, sans émission locale. La première configuration est la seule qui protège directement la filiale ; la seconde indemnise la mère à hauteur de la dévalorisation de sa participation, ce qui produit des effets juridiques et fiscaux différents.

Une idée reçue tenace veut que ces programmes soient réservés aux très grands groupes. Howden France la corrige : la culture d'entreprise et le degré de centralisation des décisions comptent davantage que le nombre d'implantations. Une ETI présente dans quatre pays avec une direction des risques centralisée tire un bénéfice immédiat d'un programme structuré, là où un groupe présent dans vingt pays mais organisé en filiales autonomes rencontre des difficultés de déploiement. Le critère décisif n'est pas la taille du bilan, c'est la capacité du siège à imposer un standard de garanties à ses entités.

Les lignes concernées sont principalement les dommages aux biens et pertes d'exploitation, la responsabilité civile générale et produits, la responsabilité civile des dirigeants, le transport de marchandises, la cyber et la construction. Chaque ligne suit sa propre logique de territorialité : la responsabilité civile produits s'apprécie au lieu de survenance du dommage, la garantie dommages au lieu de situation du bien, la responsabilité des dirigeants au lieu du siège de la société protégée. Un programme sérieux traite donc ligne par ligne, jamais globalement, et l'ordre dans lequel les lignes sont déployées se décide en fonction des obligations d'assurance locales les plus contraignantes, généralement l'automobile, les accidents du travail et la construction.

Enfin, un programme international n'est pas seulement un objet contractuel : c'est un dispositif de gouvernance. Il produit une vision consolidée des primes payées, des capitaux assurés déclarés et de la sinistralité du groupe, données que l'éclatement des contrats pays par pays rend inaccessibles. Cette consolidation devient la base de toute négociation de renouvellement et, pour les groupes les plus avancés, la condition préalable à la mise en place d'une captive de réassurance.

Schéma en papier découpé d'une police master surplombant plusieurs polices locales dans différents pays
La police master fixe le référentiel de garanties, les polices locales assurent la conformité dans chaque juridiction (source : Howden France, Swiss Re Corporate Solutions).

Un référentiel de garanties unique

La police master impose les mêmes définitions, les mêmes limites et les mêmes exclusions à toutes les entités du groupe. Le niveau de protection d'une filiale ne dépend plus de la maturité du marché d'assurance de son pays d'accueil, mais du standard fixé au siège.

La conformité locale sécurisée

Une police locale admise est émise par un assureur agréé dans le pays, ce qui permet de délivrer les attestations opposables aux clients et aux autorités. Le non respect de cette obligation expose à des redressements fiscaux, des pénalités et la mise en cause de la société comme de ses dirigeants.

Les écarts comblés par les clauses DIC et DIL

La clause de différence de conditions rattrape les garanties absentes du contrat local, la clause de différence de limites complète les montants une fois la limite locale épuisée. Ces deux mécanismes suppriment les trous de couverture que crée mécaniquement un empilement de polices nationales.

Des économies d'échelle sur la prime globale

Le regroupement des risques dans une solution unique remplace autant de négociations séparées par une seule mise en concurrence (Howden France). L'arbitrage porte alors sur le montant global du programme, en tenant compte des primes minimales que chaque marché local impose.

Une sinistralité consolidée et exploitable

Le programme produit une vue unique des primes payées, des capitaux assurés et des sinistres déclarés par entité. Cette base de données devient l'argument central du renouvellement et la condition préalable à toute étude de captive de réassurance.

Un délai d'intégration réduit pour les nouvelles entités

Une acquisition ou une création de filiale se raccorde au programme existant par simple instruction de placement adressée au réseau de l'assureur, sans repartir d'un appel d'offres local. La couverture démarre à la date d'entrée dans le périmètre du groupe.

Une chaîne fiscale maîtrisée

Chaque prime locale supporte la taxe du pays où le risque est situé, à un taux qui varie fortement. En France, le taux de droit commun de la taxe sur les conventions d'assurances atteint 9 %, contre 30 % en incendie et 12 % pour les biens à usage professionnel (CGI article 1001).

Une rétention de risque pilotée

Franchises locales, franchise annuelle agrégée au niveau du master et éventuelle captive de réassurance forment un dispositif de rétention gradué. La France comptait 24 captives de réassurance agréées fin 2025, contre 7 début 2022 (Direction générale du Trésor, février 2026).

Mesurez la tranche de sinistre qu'aucun assureur local ne paiera

Trois curseurs suffisent à situer l'écart entre la limite de votre police locale et celle de votre programme master, et à savoir à quel étage du groupe l'indemnité arrive. Résultat immédiat, sans coordonnées demandées.

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Comment un programme se construit, du placement au règlement du sinistre

La construction d'un programme commence par une cartographie des entités. Chaque société du périmètre est identifiée par son pays d'implantation, son activité, son chiffre d'affaires, ses effectifs, ses capitaux assurés et le pourcentage de participation détenu par la mère. Ce dernier point n'est pas administratif : la clause d'intérêt financier, quand elle s'applique, est limitée au pourcentage de participation détenu par le souscripteur dans l'entité locale (Howden France). Une participation de 60 % dans une coentreprise plafonne mécaniquement l'indemnité à 60 % de la perte.

Vient ensuite l'arbitrage entre police locale et couverture par le master. Trois régimes coexistent dans le monde. Dans l'Union européenne et l'Espace économique européen, un assureur agréé dans un État membre peut couvrir un risque situé en France en libre prestation de services, en application de l'article L362-2 du code des assurances, ou par l'intermédiaire d'une succursale au titre de l'article L362-1, sous réserve que l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution ait reçu les informations requises de l'autorité d'origine. Hors Union européenne, certains pays tolèrent l'assurance non admise, d'autres l'interdisent : l'Argentine, le Brésil, la Chine, l'Inde, le Japon, le Mexique, la Russie et la Suisse figurent parmi les juridictions régulièrement citées comme fermées par les sources professionnelles (If Insurance).

Dans les pays fermés, la seule voie conforme est l'émission d'une police locale par un assureur agréé, qui rétrocède ensuite tout ou partie du risque au porteur du programme par traité de réassurance. Ce mécanisme porte le nom de fronting. L'assureur local, dit fronteur, porte le risque à l'égard de la filiale et de l'administration, tandis que la charge économique remonte au marché de réassurance ou à la captive du groupe. Le fronteur facture une commission pour ce service, qui rémunère l'usage de son agrément, sa gestion de sinistres et le risque de crédit qu'il conserve sur le réassureur.

Le placement suit une logique descendante. Les instructions de placement partent du pays du siège vers le réseau de l'assureur, qui émet chaque police locale conformément aux standards du marché d'accueil, c'est à dire à des niveaux de garanties usuels localement. Cette précision est déterminante : une police locale n'est presque jamais émise aux limites du master, parce que le marché local ne les propose pas ou parce que le coût fiscal et réglementaire d'une limite élevée est prohibitif. L'écart qui en résulte est précisément ce que la clause DIL absorbe.

Le règlement d'un sinistre obéit à un ordre strict. La police locale intervient d'abord, dans la limite de ses conditions et de son plafond. Si la garantie manque, la clause DIC ouvre le master. Si le plafond est atteint, la clause DIL ouvre le master pour le complément. Dans un pays fermé à l'assurance non admise, ce complément ne peut pas être versé à la filiale : il transite par la clause d'intérêt financier, qui indemnise la société mère au titre de la dévalorisation de ses titres de participation résultant du sinistre subi par sa filiale (Swiss Re Corporate Solutions). La démonstration porte alors sur l'impact économique concret pour la mère, établi par des écritures de bilan, et non sur l'estimation de la perte locale.

Cette mécanique a une conséquence que peu de directions financières anticipent : le transfert de fonds de la mère vers la filiale ne constitue pas une indemnité d'assurance mais une recapitalisation, opération qui déclenche des retenues fiscales et complique la compensation intégrale de la perte locale (Howden France). La clause d'intérêt financier n'intervient donc qu'en dernier recours, pour des sinistres imprévus, et ne se substitue jamais aux polices locales.

Le pilotage annuel ferme la boucle. Chaque exercice, les capitaux assurés sont réactualisés, les entités entrées et sorties du périmètre sont intégrées ou retirées, les primes minimales locales sont revues et la sinistralité consolidée alimente la négociation de renouvellement. Un programme n'est pas un contrat que l'on signe une fois : c'est un dispositif vivant dont la valeur tient à la discipline de mise à jour.

Un point de méthode revient à chaque déploiement conduit par France Épargne : l'alignement des dates d'échéance. Les contrats locaux hérités portent des échéances dispersées sur l'année, fixées par l'usage de chaque marché ou par la date de création de la filiale. Tant que ces dates ne convergent pas vers une échéance unique, le programme reste un assemblage de couvertures qui se renouvellent séparément, avec autant d'occasions de rupture. La convergence s'obtient par des polices de raccordement de durée réduite, dites polices courtes, souscrites pour la seule période séparant l'échéance locale de l'échéance cible du groupe. Cette opération technique, invisible dans les présentations commerciales, conditionne pourtant la capacité du siège à renégocier l'ensemble du programme en une seule fois, donc à faire jouer réellement l'effet de volume.

1

Bilan du périmètre assurable

Nous recensons entité par entité le pays, l'activité, les effectifs, les capitaux assurés, le pourcentage de participation et les contrats locaux déjà en vigueur. Cette cartographie identifie les juridictions fermées à l'assurance non admise et les polices locales manquantes.

2

Stratégie d'architecture

Nous arbitrons ligne par ligne le périmètre du master, les limites locales à retenir, la rétention du groupe et le recours éventuel à une clause d'intérêt financier. Le résultat prend la forme d'un cahier des charges chiffré, opposable à tous les porteurs consultés.

3

Mise en concurrence et placement

Le cahier des charges part chez les assureurs disposant d'un réseau agréé sur vos pays d'implantation. Les instructions de placement descendent ensuite vers chaque marché local, avec émission des polices, des attestations en langue locale et des certificats de réassurance.

4

Suivi et gestion des sinistres

Nous tenons le tableau consolidé des primes, des capitaux assurés et de la sinistralité, intégrons les entités nouvelles à leur date d'entrée dans le groupe et pilotons la remontée des sinistres du local vers le master jusqu'au règlement.

Étapes de construction d'un programme d'assurance international, de la cartographie des entités au règlement des sinistres
Les instructions de placement descendent du pays du siège vers chaque marché local, les sinistres remontent en sens inverse.

Quelle architecture retenir selon votre implantation ?

Programme intégré master et polices locales

  • Police master au siège plus une police locale admise par pays d'implantation
  • Clauses DIC et DIL activables puisqu'une police locale existe sur chaque territoire
  • Indemnité versée directement à la filiale, en qualité d'indemnité d'assurance
  • Attestations en langue locale et gestion de sinistre sur place
  • Coût de gestion supérieur, primes minimales à payer sur chaque marché

Master seul avec clause d'intérêt financier

  • Aucune police locale émise, la couverture repose sur le seul contrat du siège
  • Indemnité versée à la société mère au titre de la dévalorisation de ses titres
  • Montant limité au pourcentage de participation détenu dans l'entité locale
  • Reversement à la filiale traité comme une recapitalisation, donc fiscalisé
  • Inopérant quand l'assurance locale est légalement obligatoire dans le pays

Polices locales indépendantes pays par pays

  • Chaque filiale négocie son contrat sur son propre marché d'assurance
  • Conformité locale assurée, mais niveaux de garanties hétérogènes
  • Aucun mécanisme de rattrapage des écarts de conditions ni de limites
  • Sinistralité du groupe non consolidée, renouvellements sans effet de levier
  • Adapté aux groupes très décentralisés dont les filiales sont autonomes

Programme adossé à une captive de réassurance

  • Polices locales émises par des fronteurs agréés, risque rétrocédé à la captive
  • Rétention du groupe pilotée et résultat technique conservé en interne
  • Provision pour résilience déductible dans la limite de 90 % du résultat technique
  • Encours plafonné à dix fois le minimum de capital requis moyen des trois dernières années
  • Suppose un volume de primes et une gouvernance des risques déjà matures

Chiffres Clés

CritèreDonnéeSource
Firmes multinationales françaises6 800INSEE, données 2023
Filiales contrôlées à l'étranger55 200 dans plus de 190 paysINSEE, données 2023
Effectifs des filiales étrangères7 millions de personnesINSEE, données 2023
Chiffre d'affaires consolidé réalisé à l'étranger1 708 milliards d'eurosINSEE, données 2023
Concentration du périmètreLes 200 plus grandes firmes contrôlent 45 % des filiales étrangèresINSEE, données 2023
Programmes internationaux gérés par un seul assureurPlus de 5 300 dans plus de 200 pays et territoiresAXA XL
Taux de droit commun de la taxe sur les conventions d'assurances9 %CGI article 1001
Taxe applicable à l'incendie des biens à usage professionnel12 %CGI article 1001, 1°-b
Captives de réassurance agréées en France24 fin 2025, contre 7 début 2022Direction générale du Trésor, février 2026
Plafond de l'encours de provision pour résilience10 fois le minimum de capital requis moyen sur trois ansDécret n° 2023-449 du 7 juin 2023

Faites cartographier vos entités avant le prochain renouvellement

Un conseiller France Épargne recense vos filiales, identifie les juridictions fermées à l'assurance non admise et liste les polices locales manquantes. Réponse sous 6h, du lundi au vendredi.

Demander la cartographie

Lecture de marché : pourquoi les programmes se rationalisent

Le mouvement de fond tient à une donnée : selon l'INSEE, 6 800 firmes multinationales françaises contrôlaient 55 200 filiales à l'étranger dans plus de 190 pays en 2023, pour 1 708 milliards d'euros de chiffre d'affaires consolidé réalisé hors de France et 7 millions de salariés. Le millésime précédent recensait 6 600 firmes et 53 400 filiales. La croissance du périmètre assurable est donc continue, et elle se concentre : les 200 plus grandes firmes contrôlent à elles seules 45 % des filiales étrangères et concentrent 82 % du chiffre d'affaires consolidé à l'étranger. Cette concentration explique que les assureurs aient industrialisé le service : AXA XL gère à lui seul plus de 5 300 programmes internationaux dans plus de 200 pays et territoires.

La première tendance de marché est le durcissement de la contrainte de conformité. Les administrations fiscales et les régulateurs d'assurance des pays émergents ont considérablement renforcé leurs contrôles sur l'assurance non admise. Les conséquences d'un manquement ne se limitent plus à une amende : elles incluent des redressements fiscaux, des pénalités et la mise en cause de la responsabilité civile comme pénale de la société et de ses dirigeants. Une direction financière qui laisse une filiale opérer sans police locale dans une juridiction fermée expose son groupe à un risque de réputation autant qu'à un risque financier.

La deuxième tendance est le retour de la rétention. Le cycle de durcissement tarifaire qui a marqué les lignes dommages, responsabilité civile et cyber a poussé les groupes à conserver une part croissante de leur risque plutôt que d'acheter des limites devenues chères. Ce mouvement s'est traduit en France par une inflexion réglementaire mesurable. L'article 6 de la loi de finances pour 2023, loi n° 2022-1726 du 30 décembre 2022, a créé une provision pour résilience déductible de l'impôt sur les sociétés pour les captives de réassurance définies à l'article L350-2, 3° du code des assurances non détenues par une entreprise financière. Le décret n° 2023-449 du 7 juin 2023 en a fixé les paramètres : dotation annuelle plafonnée à 90 % du résultat technique, encours de provision plafonné à dix fois le montant moyen, sur les trois dernières années, du minimum de capital requis.

Le résultat est documenté. Dans son rapport remis au Parlement le 11 février 2026, la Direction générale du Trésor recense 24 captives de réassurance agréées en France fin 2025, contre 7 début 2022, et une dizaine de projets à l'étude. Le rapport conclut à des bénéfices significatifs pour les entreprises, amélioration de la gestion des risques, renforcement de la gouvernance, meilleures conditions d'assurance, pour un coût fiscal contenu, la provision constituant un report d'imposition. Ce dispositif a inversé une tendance historique : les groupes français domiciliaient auparavant leurs captives à l'étranger, principalement au Luxembourg, en Irlande et à Malte.

La troisième tendance est technologique. Le pilotage d'un programme suppose de synchroniser des dizaines de polices émises dans autant de systèmes d'information locaux, avec des dates d'effet, des devises et des régimes fiscaux différents. Les grands porteurs ont ouvert des portails dédiés permettant aux directions des risques de suivre en temps réel l'état d'émission de chaque police locale et la remontée des primes. Cette transparence change la nature de la relation : la question posée à l'assureur n'est plus seulement le prix, c'est la capacité démontrée de son réseau à émettre vite et juste sur les pays du périmètre.

Une quatrième évolution mérite d'être signalée aux directions financières françaises. Le régime fiscal des primes reste strictement territorial : la taxe frappe le contrat au lieu de situation du risque. En France, le taux de droit commun de la taxe sur les conventions d'assurances s'établit à 9 %, mais l'incendie relève d'un taux de 30 %, ramené à 12 % pour les biens à usage professionnel et à 7 % pour les risques agricoles non exonérés, ces taux réduits s'appliquant aux conventions dont l'échéance intervient à compter du 1er juillet 2025 (CGI article 1001, BOFiP BOI-TCAS-ASSUR-30-10-10). L'écart de traitement entre lignes rend l'allocation de prime entre les étages du programme fiscalement sensible, un point que l'administration examine avec attention.

Une cinquième évolution touche le segment intermédiaire. L'industrialisation des réseaux a fait baisser le seuil d'accès : des architectures qui n'étaient économiquement défendables qu'au delà de plusieurs dizaines de millions d'euros de capitaux assurés se déploient aujourd'hui sur des périmètres bien plus modestes, dès lors que le nombre de juridictions reste maîtrisé. Le facteur limitant n'est plus la taille du groupe mais le cumul des primes minimales exigées par chaque marché local, qui pèse d'autant plus lourd que l'exposition dans le pays est faible. C'est précisément l'arbitrage que France Épargne documente pays par pays avant de recommander une émission locale ou une couverture par le seul contrat du siège.

La conclusion pratique de cette lecture est que le critère de choix d'un porteur s'est déplacé. La capacité de souscription ne suffit plus. Ce qui départage aujourd'hui les offres est la densité du réseau agréé, la vitesse d'émission des polices locales, la qualité de la remontée d'information et la solidité de l'ingénierie fiscale qui accompagne le programme.

Taux de la taxe sur les conventions d'assurances applicables en France

Taux applicable (en pourcentage de la prime)
+30+24+12+9+7Incendie,régime généralIncendie,caisses départementalesIncendie,biens à usage professionnelTaux de droitcommunRisquesagricoles non exonérés
Source : CGI article 1001, BOFiP BOI-TCAS-ASSUR-30-10-10, mise à jour du 16 juillet 2025
Progression du nombre de captives de réassurance agréées en France depuis la réforme fiscale
24 captives de réassurance agréées en France fin 2025, contre 7 début 2022 (source : Direction générale du Trésor, février 2026).

Cadre juridique, fiscal et zones de risque à surveiller

Le premier risque d'un programme international est la non conformité locale. Souscrire une couverture auprès d'un assureur non agréé dans un pays qui l'interdit expose la filiale et ses dirigeants à des redressements fiscaux, des pénalités et une mise en cause civile comme pénale. Le risque est aggravé par un effet différé : l'irrégularité ne se révèle souvent qu'au moment du sinistre, quand l'assureur étranger ne peut pas régler localement et que l'administration découvre l'absence de police admise. La cartographie des juridictions fermées, actualisée à chaque entrée dans un nouveau pays, est donc la première ligne de défense.

Le deuxième risque tient aux limites de la clause d'intérêt financier. Cette clause protège la société mère contre les pertes financières qui l'affectent à la suite d'un sinistre subi par une filiale, mais son champ est étroit. Elle est limitée au pourcentage de participation détenu par le souscripteur dans l'entité locale. Elle est inopérante sur la garantie dite Side A des contrats de responsabilité des dirigeants, celle qui protège personnellement le dirigeant quand la société ne peut pas le garantir. Elle est invalidée quand l'assurance locale est légalement obligatoire. Elle ne doit intervenir qu'en dernier recours, pour des sinistres imprévus, jamais en substitution de polices locales (Howden France).

Le troisième risque est fiscal. Le transfert de fonds de la mère vers la filiale à la suite d'une indemnité d'intérêt financier constitue une recapitalisation, non une indemnisation d'assurance. Il déclenche des retenues fiscales qui empêchent une compensation intégrale de la perte locale. En amont, la taxation des primes suit une logique territoriale stricte : le contrat est taxé au lieu de situation du risque. En France, le taux de droit commun de la taxe sur les conventions d'assurances s'établit à 9 % pour tout contrat non soumis expressément à un autre tarif, l'incendie relevant de 30 %, ramené à 12 % pour les biens à usage professionnel et 7 % pour les risques agricoles non exonérés (CGI article 1001).

Une obligation déclarative française mérite une attention particulière. Selon le BOFiP, les courtiers résidant en France qui prêtent leur entremise pour des opérations d'assurance conclues avec des assureurs étrangers n'ayant en France ni établissement, ni agence, ni succursale, ni représentant responsable sont assujettis à la taxe sur les conventions d'assurances (BOI-TCAS-ASSUR-40). Un groupe qui fait souscrire une couverture française par un porteur non établi en France doit donc identifier précisément qui supporte l'obligation déclarative et le paiement, faute de quoi le redressement se matérialise plusieurs exercices plus tard.

Le cadre européen offre en revanche une souplesse réelle. L'article L362-1 du code des assurances autorise toute entreprise d'assurance dont le siège social se situe dans un État membre à établir une succursale en France pour les opérations couvertes par l'agrément de son État d'origine, après réception des informations nécessaires par l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution. L'article L362-2 lui permet de couvrir des risques situés en France en libre prestation de services depuis un établissement situé dans un autre État membre. Cette liberté de circulation supprime, à l'intérieur de l'Espace économique européen, la contrainte d'émission locale qui structure les programmes hors Union.

Le quatrième risque est celui de la rupture de couverture au raccordement. Une filiale acquise en cours d'exercice, une joint venture nouvellement constituée ou une entité qui change de pourcentage de détention peuvent se retrouver hors du périmètre du master sans que personne ne s'en aperçoive. La discipline consiste à traiter l'entrée dans le périmètre du groupe comme un événement contractuel déclaré, avec une date d'effet écrite, et non comme une information de gestion transmise au fil de l'eau.

Le cinquième point est la cohérence des co assureurs. Quand plusieurs porteurs interviennent sur un même programme, il faut vérifier que la clause d'intérêt financier et les clauses DIC et DIL s'appliquent de façon uniforme chez chacun d'eux. Une rédaction divergente crée un trou de garantie qui n'apparaît qu'au règlement, quand un co assureur refuse de suivre l'interprétation retenue par l'apériteur.

Le sixième point concerne les sanctions internationales. Tout programme comporte une clause qui interdit à l'assureur de fournir une garantie ou de régler un sinistre lorsque cette exécution l'exposerait à une mesure restrictive édictée par l'Union européenne, les Nations unies ou une autorité nationale. Cette clause prime sur toutes les autres, y compris sur la clause d'intérêt financier : un groupe dont une filiale opère dans un pays visé par un régime de sanctions peut se retrouver sans recours effectif, non parce que la garantie manque mais parce que son exécution est prohibée. La cartographie des entités doit donc être confrontée aux listes de mesures restrictives en vigueur avant le placement, et réexaminée à chaque évolution du régime applicable, un contrôle que France Épargne intègre systématiquement à l'audit du périmètre.

Enfin, la structuration d'un véhicule de rétention obéit à un cadre précis. La provision pour résilience créée par l'article 6 de la loi de finances pour 2023 est réservée aux captives mentionnées à l'article L350-2, 3° du code des assurances non détenues par une entreprise financière. La dotation annuelle ne peut excéder 90 % du résultat technique et l'encours global reste plafonné à dix fois le montant moyen, sur les trois dernières années, du minimum de capital requis (décret n° 2023-449 du 7 juin 2023). Ce dispositif est un report d'imposition, non une exonération : les sommes provisionnées sont reprises lorsqu'elles servent à absorber une charge de sinistre.

Questions Fréquentes sur les Programmes d'Assurance Internationaux

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Le trou de garantie que nous constatons le plus souvent ne vient pas d'une limite trop basse, mais d'une police locale jamais émise dans un pays qui interdit l'assurance non admise. L'anomalie reste invisible pendant des années, puis se révèle le jour du sinistre, quand l'assureur du siège ne peut rien verser sur place.

Direction des risques d'entrepriseConseiller en Gestion de Patrimoine

À qui s'adresse un programme structuré, profil par profil

Le premier profil est le groupe industriel français implanté sur plusieurs continents. Il exploite des sites de production dont les capitaux assurés se comptent en dizaines de millions d'euros, souvent dans des pays où le marché d'assurance local ne propose pas de limites à la hauteur du risque. C'est le cas type où la clause DIL produit sa pleine valeur : la police locale est émise au standard du marché d'accueil, souvent bien en deçà du besoin réel, et la police master complète jusqu'au plafond du groupe. Sans ce mécanisme, un incendie sur un site étranger se traduirait par une indemnité calibrée sur les usages locaux, sans rapport avec la valeur de reconstruction.

Le deuxième profil est l'entreprise de taille intermédiaire en croissance externe. Elle acquiert des sociétés à l'étranger au rythme de une à trois opérations par an et découvre, à chaque intégration, un contrat d'assurance local négocié par l'ancien dirigeant, dont elle ignore le contenu exact. Le programme international lui apporte d'abord une méthode : toute entité entrant dans le périmètre est raccordée au master à une date d'effet écrite, ses contrats locaux sont audités puis résiliés dans les formes du droit applicable. Cette discipline supprime la principale source de rupture de couverture constatée lors des opérations de croissance externe.

Le troisième profil est la société de services opérant dans de nombreuses juridictions. Conseil, ingénierie, logiciel, elle détient peu d'actifs matériels mais porte une responsabilité civile professionnelle lourde, exercée devant des tribunaux dont les pratiques indemnitaires varient considérablement. L'enjeu déplace vers la ligne responsabilité civile : périmètre de la garantie, gestion des réclamations selon la loi applicable, et articulation avec les obligations d'assurance imposées par les clients. La cohérence de rédaction entre le master et chaque police locale devient ici plus déterminante que le montant des limites.

Le quatrième profil est la direction financière ou la direction des risques d'un groupe déjà multi contrats. Elle gère un portefeuille de polices héritées, souvent souscrites à des époques différentes, sans vue consolidée des primes ni de la sinistralité. Son besoin premier n'est pas d'acheter davantage de couverture mais de reprendre le contrôle : savoir combien le groupe paie réellement, où sont les trous, quelles entités opèrent sans police admise dans une juridiction fermée. L'audit de programme répond exactement à cette demande, et débouche presque toujours sur une simplification du nombre de contrats.

Le cinquième profil est le groupe candidat à la captive. Il dispose d'un volume de primes suffisant, d'une sinistralité historisée et d'une gouvernance des risques mature. Le régime français lui est désormais favorable : la Direction générale du Trésor recense 24 captives agréées en France fin 2025, contre 7 début 2022, et une dizaine de projets à l'étude. La provision pour résilience créée par l'article 6 de la loi de finances pour 2023 lui permet de lisser dans le temps l'impact financier des sinistres, dans la limite de 90 % du résultat technique par exercice et d'un encours global plafonné à dix fois le montant moyen, sur les trois dernières années, du minimum de capital requis.

Le sixième profil est l'entreprise européenne opérant exclusivement dans l'Espace économique européen. Sa situation est particulière : l'article L362-2 du code des assurances autorise un assureur agréé dans un État membre à couvrir des risques situés en France en libre prestation de services, ce qui supprime la contrainte d'émission locale qui structure les programmes hors Union. Un programme reste utile pour l'homogénéité des garanties et la consolidation de la sinistralité, mais l'architecture se simplifie et le coût de gestion diminue nettement.

Un cas de figure mérite un traitement à part : le groupe dont une coentreprise représente une part significative de l'exposition. La participation minoritaire ou paritaire change la nature du problème, puisque la décision d'assurance appartient aux organes de la coentreprise et non au seul associé français. Deux voies existent : négocier avec le partenaire une adhésion de l'entité au programme du groupe, ce qui suppose un accord sur la clé de répartition de la prime, ou couvrir le seul intérêt financier détenu, avec le plafonnement au pourcentage de participation que cela implique. France Épargne tranche cet arbitrage à partir du pacte d'associés et de la valeur comptable de la participation, avant que la question ne se pose au moment d'un sinistre.

À l'inverse, deux situations ne justifient pas un programme structuré. Le groupe très décentralisé, dont les filiales décident seules de leurs achats d'assurance, ne parviendra pas à imposer un standard commun : la contrainte est organisationnelle avant d'être contractuelle. Et l'entreprise dont l'activité étrangère se limite à de l'exportation depuis la France, sans établissement ni salarié sur place, relève d'une extension de garantie sur ses contrats français, pas d'un programme international. Dans ces deux cas, nous le disons avant l'étude plutôt qu'après le placement.

Profils de groupes français concernés par un programme d'assurance international
Groupes industriels, ETI en croissance externe, sociétés de services multi juridictions et candidats à la captive.

Faites auditer votre programme avant la prochaine échéance

France Épargne cartographie vos entités, vérifie l'existence d'une police locale dans chaque juridiction fermée à l'assurance non admise, contrôle la rédaction des clauses DIC, DIL et d'intérêt financier chez tous les co assureurs, puis met les porteurs disposant d'un réseau agréé en concurrence sur un cahier des charges identique. Un conseiller répond sous 6h, du lundi au vendredi de 9h à 19h.

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Faites auditer votre programme avant la prochaine échéance

Un conseiller France Épargne cartographie vos entités et leurs pourcentages de détention, identifie les juridictions fermées à l'assurance non admise où aucune police locale n'a été émise, contrôle la rédaction des clauses de différence de conditions, de différence de limites et d'intérêt financier, aligne les échéances puis met les porteurs disposant d'un réseau agréé en concurrence sur un cahier des charges identique. Réponse sous 6h, du lundi au vendredi de 9h à 19h.

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