Assurance · PNO bailleur

Assurance PNO Propriétaire Non Occupant

Le bâti et votre responsabilité de bailleur, couverts même logement vide

Le contrat du locataire couvre ses propres risques, jamais les vôtres. Dès qu'un sinistre touche le bâti, survient pendant la vacance ou met en cause votre responsabilité de propriétaire, c'est la PNO qui répond. En copropriété elle est même obligatoire au titre de la responsabilité civile. La cotisation reste modérée et se déduit de vos revenus fonciers au réel.

A

Le bâti protégé, loué ou vacant

Incendie, dégât des eaux d'origine inconnue, sinistre survenu entre deux baux : la PNO couvre les murs, planchers et équipements fixes du logement alors que l'assurance du locataire est résiliée ou ne joue pas. Sans elle, le bailleur supporte seul la remise en état.

B

Votre responsabilité de propriétaire

Une fuite qui part de vos canalisations, une chute de tuiles, un équipement vétuste qui blesse un voisin : votre responsabilité de bailleur est engagée. La PNO indemnise les tiers et finance le recours, là où ni la RC du syndic ni le contrat du locataire n'interviennent.

C

Obligatoire en copropriété

Depuis la loi ALUR, l'article 9-1 de la loi du 10 juillet 1965 impose à tout copropriétaire, occupant ou non, une assurance de responsabilité civile. Pour un lot loué en copropriété, la PNO n'est plus une option : elle remplit cette obligation légale.

D

Le relais quand le locataire n'est pas assuré

Locataire sans attestation, contrat résilié, assureur qui conteste sa garantie : la PNO prend le relais sur les dommages au logement et vous évite de rester sans recours le jour du sinistre. Une cotisation modérée, déductible de vos revenus fonciers au régime réel.

Fonctionnement

Quatre étapes pour couvrir votre bien loué

01

Vous décrivez le bien et la location

Type de logement, surface, copropriété ou non, loué vide ou meublé, période de vacance : ces éléments cadrent la couverture du bâti et de votre responsabilité. Le simulateur ci-contre chiffre en parallèle les loyers exposés en cas d'impayé.

02

Le courtier cale les garanties sur votre exposition

Plafond de responsabilité civile, valeur de reconstruction, durée de vacance couverte, recours des voisins et tiers : chaque garantie est dimensionnée pour ne laisser aucun angle mort entre la PNO, le contrat du locataire et la RC de la copropriété.

03

Le courtier met les assureurs en concurrence

France Épargne compare les contrats de plusieurs assureurs sur les plafonds, les franchises et les exclusions pour obtenir la meilleure protection du bâti au meilleur tarif, et chiffre le complément loyers impayés quand il a du sens.

04

Votre bien est couvert

Le contrat en place, un sinistre sur le bâti ou une mise en cause de votre responsabilité déclenche l'indemnisation, logement loué comme vacant. Vous conservez l'attestation, déductible et exigée en copropriété.

Comparatif

Qui couvre quoi autour de votre bien loué

CritèreContrat du locataireRC copropriété (syndic)PNO (conseillé)
Dommages au bâtiRisques locatifs seulsParties communesInclus
RC du propriétaire bailleurNonNonInclus
Sinistre pendant la vacanceNonNonInclus
Sinistre d'origine inconnueNonNonInclus
Recours voisins et tiersLimitéParties communesInclus
Obligatoire en copropriétéCôté locataireCôté syndicatOui (loi ALUR)
Déductible des revenus fonciersSans objetSans objetOui (au réel)
Pour qui

Pour quels bailleurs

Vous détenez un lot en copropriété loué, et la PNO y est obligatoire au titre de la RC.
Vous louez vide ou meublé et voulez protéger le bâti même entre deux locataires.
Votre locataire n'a pas fourni d'attestation, et vous craignez de rester sans recours.
Vous voulez une seule couverture qui comble les vides entre le contrat du locataire et la RC du syndic.
★★★★★

« Le bailleur croit souvent que l'assurance du locataire le protège. Elle ne couvre que les risques du locataire. Le bâti, la vacance, votre responsabilité de propriétaire, l'origine inconnue d'un dégât : tout cela relève de la PNO. Et derrière le sinistre matériel, l'arrêt des loyers reste l'exposition la plus lourde, celle que nous chiffrons d'abord. »

France Épargne · pôle assurance des bailleurs
Questions

Ce que les bailleurs demandent

En copropriété, oui, a minima au titre de la responsabilité civile : l'article 9-1 de la loi du 10 juillet 1965, issu de la loi ALUR, l'impose à tout copropriétaire occupant ou non. Hors copropriété elle reste fortement recommandée, car le bâti et votre responsabilité de bailleur ne sont couverts par aucun autre contrat.

Non. Il couvre les risques locatifs du locataire, pas le bâti vous appartenant, ni la vacance, ni votre responsabilité de propriétaire, ni les sinistres d'origine inconnue. La PNO comble précisément ces vides et prend le relais quand le locataire n'est pas assuré.

La cotisation reste modérée au regard de la valeur du bien protégé, et elle se déduit intégralement de vos revenus fonciers en régime réel, comme la taxe foncière ou les intérêts d'emprunt. Le courtier met les assureurs en concurrence pour caler le tarif sur votre exposition réelle.

Le bâti et la RC sont une chose, l'arrêt des loyers en est une autre. Une procédure d'expulsion court couramment de 24 à 36 mois sans loyer. Une garantie loyers impayés, de l'ordre de 2,5 à 4 % du loyer et elle aussi déductible, couvre ce risque en complément. Le simulateur ci-contre chiffre d'abord cette exposition.

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Pour aller plus loin

Qu'est-ce que l'assurance PNO ?

L'assurance PNO, pour Propriétaire Non Occupant, est un contrat conçu pour le bailleur qui détient un logement mis en location ou laissé vacant. Elle se distingue de la MRH classique, qui s'adresse au locataire ou au propriétaire occupant, car elle protège l'investissement locatif lui même et la responsabilité civile du bailleur. Sans elle, un propriétaire reste exposé à des sinistres pour lesquels ni l'assurance de son locataire ni la responsabilité civile de la copropriété n'interviendront.

Le principe est simple. Lorsque le locataire assure le logement au titre de l'article 7 g de la loi du 6 juillet 1989, son contrat couvre essentiellement les risques locatifs, c'est à dire les dommages que le locataire pourrait causer au propriétaire ou aux voisins. Mais cette couverture s'arrête à la responsabilité du locataire. Elle ne couvre ni les dommages causés par le bâtiment lui même, ni la vacance locative, ni les sinistres survenus en l'absence de locataire, ni la responsabilité personnelle du propriétaire en tant que copropriétaire. L'assurance PNO comble précisément ces vides.

Depuis l'entrée en vigueur de la loi du 24 mars 2014 dite loi ALUR, l'article 9-1 de la loi du 10 juillet 1965 impose à tout copropriétaire, occupant ou non, de s'assurer au minimum en responsabilité civile. Pour un bien situé en copropriété, la PNO n'est donc plus seulement une bonne pratique : c'est une obligation légale. En dehors de la copropriété, par exemple pour une maison individuelle louée, la PNO reste fortement recommandée mais n'est pas imposée par la loi.

Comble les vides entre MRH et RC syndic

Un sinistre origine inconnue, une fuite entre deux locataires, un dégât pendant la vacance : la PNO prend le relais quand les autres contrats déclinent leur garantie.

Conforme à l'obligation loi ALUR

L'article 9-1 de la loi de 1965 impose une RC minimale à tout copropriétaire bailleur depuis le 1er janvier 2015. La PNO satisfait cette exigence.

Cotisation déductible en régime réel

En location nue au régime réel ou en LMNP réel, la prime de PNO se déduit intégralement des revenus locatifs imposables.

Protège pendant la vacance locative

Entre deux baux, le logement reste assuré pour ses propres risques alors qu'aucun locataire n'occupe les lieux.

Recours et défense incluse

La protection juridique optionnelle accompagne le bailleur en cas de litige avec un voisin, le syndic ou un locataire sortant.

Procédure article 7 g sécurisée

Si le locataire ne fournit pas d'attestation, le bailleur peut souscrire pour son compte une assurance des risques locatifs et la refacturer.

L'obligation issue de la loi ALUR du 24 mars 2014

La loi n° 2014-366 du 24 mars 2014, dite loi ALUR pour Accès au Logement et Urbanisme Rénové, a profondément modifié le droit immobilier français. Parmi ses dispositions phares, l'article 58 a inséré un article 9-1 dans la loi du 10 juillet 1965 régissant la copropriété. Le texte précise que chaque copropriétaire est tenu de s'assurer contre les risques de responsabilité civile dont il doit répondre, qu'il soit copropriétaire occupant ou copropriétaire non occupant.

Cette disposition est entrée en application le 1er janvier 2015. Elle s'impose à tout détenteur d'un lot en copropriété, que le bien soit loué, occupé personnellement, mis à disposition gratuite ou laissé vacant. Le périmètre obligatoire est volontairement restreint à la responsabilité civile, c'est à dire à la couverture des dommages que le propriétaire pourrait causer à autrui en sa qualité de copropriétaire. En pratique, les assureurs proposent rarement une RC seule et incluent quasi systématiquement les garanties dommages au bien dans leurs contrats PNO, mais l'obligation légale s'arrête au socle de RC.

Si un assureur refuse de couvrir un copropriétaire, la loi ALUR a prévu un mécanisme de recours : le bureau central de tarification peut être saisi pour fixer le montant de la prime à laquelle l'assureur sera tenu de garantir le risque. Cette procédure rejoint celle déjà existante pour l'assurance automobile obligatoire.

Hors copropriété, l'obligation ne s'applique pas. Un propriétaire qui loue une maison individuelle ou un immeuble dont il est seul propriétaire n'est pas tenu de souscrire une PNO. Mais l'absence d'obligation ne signifie pas absence d'exposition : un incendie d'origine électrique imputable à la vétusté d'une installation appartenant au bailleur engagera la responsabilité du propriétaire, même hors copropriété.

Le triangle PNO, MRH locataire, RC copropriété : qui couvre quoi

Comprendre l'articulation entre les trois contrats qui gravitent autour d'un bien loué en copropriété est essentiel pour éviter à la fois les doublons et, surtout, les vides de couverture. Chaque contrat répond à une responsabilité distincte.

La MRH du locataire, imposée par l'article 7 g de la loi du 6 juillet 1989, couvre principalement les risques locatifs : incendie, explosion, dégât des eaux causés par le locataire et engageant sa responsabilité envers le propriétaire et les voisins. Elle inclut la responsabilité civile vie privée du locataire et, dans la plupart des formules, le mobilier et les objets personnels.

La RC de la copropriété, souscrite par le syndic au nom du syndicat, couvre les dommages causés par les parties communes : un escalier mal entretenu qui provoque une chute, une fuite venant des canalisations communes, un incendie partant du local poubelles. Elle ne couvre pas les parties privatives ni la responsabilité personnelle de chaque copropriétaire.

La PNO du bailleur intervient pour tout ce qui n'est pris en charge ni par la MRH du locataire, ni par la RC du syndic. Trois situations typiques illustrent son utilité. Premièrement, un dégât des eaux d'origine inconnue, lorsque ni le locataire ni la copropriété ne peuvent être désignés responsables : la PNO indemnise les dégâts subis par le logement. Deuxièmement, un sinistre survenu pendant la vacance locative, entre deux baux : la MRH du locataire précédent a été résiliée, le nouveau n'est pas encore arrivé, seule la PNO protège. Troisièmement, un sinistre dont le locataire est responsable mais qui n'est pas assuré, ou dont l'assureur conteste la prise en charge : la PNO joue en complément ou en relais et permet au propriétaire d'engager un recours.

Triangle PNO, MRH locataire, RC copropriété

MRH Locataire

  • Risques locatifs incendie explosion dégât des eaux
  • Responsabilité civile vie privée du locataire
  • Mobilier et objets personnels du locataire
  • Obligation article 7 g loi du 6 juillet 1989
  • Cesse à la résiliation du bail

RC Copropriété (Syndic)

  • Dommages causés par les parties communes
  • RC du syndicat des copropriétaires
  • Souscrite par le syndic, votée en AG
  • Ne couvre pas les parties privatives
  • Financée par les charges de copropriété

PNO (Propriétaire bailleur)

  • Murs, sols, plafonds, équipements fixes du logement
  • RC du propriétaire en tant que bailleur
  • Sinistres pendant la vacance locative
  • Sinistres origine inconnue
  • Obligation loi ALUR en copropriété

Les garanties typiques d'un contrat PNO

Bien que la loi ALUR n'impose que la responsabilité civile, les contrats PNO proposés sur le marché vont bien au delà de ce socle. Un contrat standard couvre généralement six grands postes de risque, que tout bailleur doit savoir identifier dans son contrat.

La responsabilité civile du propriétaire constitue le coeur du contrat. Elle indemnise les tiers, locataires et voisins, des dommages causés par le logement, ses équipements ou ses dépendances. Un parquet vermoulu qui cède, une cheminée qui s'effondre, une chute de tuiles : la responsabilité civile du propriétaire est engagée et la PNO prend en charge l'indemnisation des victimes.

Les dommages au bâti regroupent l'incendie, l'explosion, la foudre, les dégâts des eaux, le bris de glace, le vol et le vandalisme. Ces garanties prennent le relais lorsque la MRH du locataire ne couvre pas le sinistre, par exemple lorsque l'origine est inconnue ou que le locataire est sorti des lieux. La garantie dégât des eaux est de très loin la plus sollicitée en pratique : selon France Assureurs, elle représente plus de la moitié des sinistres déclarés en habitation chaque année.

La garantie catastrophes naturelles, obligatoire dans tout contrat d'assurance dommages habitation depuis la loi du 13 juillet 1982, couvre les inondations, mouvements de terrain et autres sinistres reconnus par arrêté interministériel. La garantie événements climatiques étend cette protection aux tempêtes, à la grêle et au poids de la neige.

La protection juridique, souvent optionnelle, finance les frais d'avocat et d'expertise en cas de litige avec un locataire, un voisin ou la copropriété. Pour un bailleur, elle est précieuse lors d'un contentieux locatif où les frais de procédure peuvent rapidement dépasser le millier d'euros.

Enfin, la garantie loyers impayés ou GLI peut parfois être proposée comme extension du contrat PNO. Mais en pratique, mieux vaut souscrire une GLI dédiée, plus complète et mieux dotée en plafonds et en services contentieux.

Type de bienSurface indicativePrix annuel moyenPrix mensuel équivalent
Studio en province20 à 30 m²70 à 110 euros6 à 9 euros
Studio à Paris20 à 30 m²110 à 160 euros9 à 13 euros
Appartement T2 T3 standard40 à 70 m²150 à 270 euros12 à 22 euros
Appartement parisien T2 T340 à 70 m²220 à 340 euros18 à 28 euros
Maison individuelle 100 m² zone rurale80 à 120 m²90 à 200 euros8 à 17 euros
Maison individuelle 100 m² zone urbaine80 à 120 m²200 à 450 euros17 à 38 euros
Logement meublé LMNPToutes surfacesSurcoût 10 à 15 pour centVariable

Ce qui fait varier le prix d'une PNO

Le prix d'une assurance PNO dépend de cinq grands facteurs que tout bailleur a intérêt à comprendre avant de comparer les devis. Une analyse fine permet souvent de réduire la prime de 30 à 40 pour cent en passant d'un assureur traditionnel à un acteur en ligne ou à un courtier spécialisé.

La localisation pèse lourdement. Un même appartement assuré en zone rurale Saône et Loire ou en zone urbaine Hauts de Seine ne sera pas tarifé de la même manière, en raison du risque de vol, de la fréquence des dégâts des eaux liée à la densité immobilière et du coût moyen des sinistres. Selon les chiffres publics 2024 de France Assureurs, la sinistralité en habitation est environ deux fois plus élevée à Paris et en proche couronne que la moyenne nationale.

La surface et le nombre de pièces principales constituent le second critère. La plupart des assureurs facturent par tranche : moins de 40 m², entre 40 et 80 m², entre 80 et 120 m², plus de 120 m². Au sein d'une tranche, l'écart de prix est minime, mais le passage d'une tranche à la suivante peut représenter 15 à 25 pour cent d'augmentation.

Le type de bien et son usage influent également. Un meublé LMNP est facturé 10 à 15 pour cent plus cher qu'un même logement loué vide, car le mobilier couvert augmente le capital assuré. Une résidence secondaire louée saisonnièrement supporte un surcoût lié à la rotation des occupants et aux périodes de vacance.

Le niveau de franchise et les plafonds choisis permettent de moduler la prime. Une franchise relevée de 150 à 300 euros peut faire baisser la prime de 10 à 15 pour cent. À l'inverse, des plafonds de capitaux mobiliers élevés ou des plafonds de responsabilité civile rehaussés à 10 millions d'euros augmenteront la prime de quelques dizaines d'euros par an, ce qui reste un investissement raisonnable au regard du risque couvert.

Enfin, l'historique de sinistralité du bailleur entre en compte. Un investisseur multi biens sans sinistre déclaré sur les trois dernières années accède à des tarifs préférentiels, tandis qu'un propriétaire avec deux dégâts des eaux récents verra son tarif majoré ou son contrat refusé.

L'assurance pour compte du locataire : la procédure article 7 g

Que se passe t il lorsque le locataire ne respecte pas son obligation d'assurance ? La loi du 6 juillet 1989, complétée par la loi ALUR, a prévu une procédure protectrice pour le bailleur. Elle mérite d'être connue car elle évite des situations d'angoisse fréquentes lors des contrôles d'attestation annuels.

L'article 7 g de la loi du 6 juillet 1989 oblige le locataire à souscrire une assurance contre les risques locatifs dont il doit répondre. À défaut, le bail peut être résilié par la voie judiciaire. Mais avant d'en arriver là, le bailleur dispose depuis la loi ALUR d'un dispositif intermédiaire : l'assurance pour compte du locataire.

La procédure se déroule en trois étapes. Première étape, le bailleur adresse au locataire une mise en demeure recommandée avec accusé de réception de produire une attestation d'assurance dans un délai d'un mois. Deuxième étape, à l'expiration de ce délai sans réponse, le bailleur peut souscrire pour le compte du locataire une assurance des risques locatifs, qui se substitue à celle que le locataire aurait dû prendre. Troisième étape, le bailleur récupère la prime en la refacturant au locataire par douzième sur les loyers à venir, majorée d'une indemnité forfaitaire fixée à 10 pour cent.

Ce dispositif a deux mérites. Il permet au bailleur de maintenir la couverture des risques locatifs sans engager une procédure de résiliation contentieuse, longue et coûteuse. Il sécurise également la PNO : un propriétaire dont le locataire n'est plus assuré court un risque de non recours en cas de sinistre, ce qui complique l'indemnisation par la PNO. La procédure article 7 g rétablit l'équilibre de couverture entre les deux contrats.

Schéma du triangle de couverture entre PNO, MRH du locataire et RC de la copropriété
Le triangle de couverture entre PNO, MRH locataire et RC syndic

PNO et LMNP : la fiscalité de la cotisation

Pour un investisseur en location meublée non professionnelle, l'assurance PNO ne se résume pas à une dépense de protection : elle constitue une charge déductible qui réduit l'imposition. Encore faut il être au régime fiscal qui permet de la déduire.

En LMNP au régime micro BIC, applicable jusqu'à 77 700 euros de recettes annuelles en 2026, le bailleur bénéficie d'un abattement forfaitaire de 50 pour cent. Cet abattement est censé couvrir l'ensemble des charges, y compris l'assurance. Aucune déduction supplémentaire ne peut être opérée, et la cotisation PNO ne génère donc pas d'économie d'impôt directe. Le régime micro BIC reste pertinent pour les bailleurs dont les charges réelles sont inférieures à 50 pour cent des loyers, ce qui est fréquent pour les biens anciens entièrement amortis.

En LMNP au régime réel, applicable de plein droit au delà de 77 700 euros ou sur option, la cotisation PNO se déduit intégralement des recettes locatives au même titre que les intérêts d'emprunt, la taxe foncière, les frais de gestion et les amortissements. Pour un bailleur dans une tranche marginale d'imposition de 30 pour cent, une cotisation PNO de 400 euros représente une économie nette d'impôt et de prélèvements sociaux d'environ 170 euros, ramenant le coût réel de l'assurance à 230 euros. La cotisation doit avoir été effectivement payée au cours de l'année d'imposition et justifiée par les attestations conservées dix ans.

En location nue, les règles sont similaires. Au micro foncier (jusqu'à 15 000 euros de recettes), l'abattement de 30 pour cent absorbe toutes les charges. Au régime réel, la prime de PNO se déduit intégralement des revenus fonciers, sur la ligne dédiée du formulaire 2044.

Une précision importante : pour être déductible, la cotisation doit concerner un bien qui procure effectivement des revenus fonciers ou BIC imposables. Un logement laissé totalement vacant et non mis en location ne génère pas de droit à déduction, sauf en cas de vacance courte entre deux baux.

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Comment choisir son contrat PNO

Au delà du prix, six critères qualitatifs doivent guider le choix d'un contrat PNO. Ils déterminent la qualité réelle de la protection, bien plus que la prime d'appel mise en avant par les comparateurs en ligne.

Le plafond de responsabilité civile constitue le premier critère. Pour un copropriétaire bailleur, la RC peut être engagée à des montants élevés en cas de sinistre majeur : un incendie qui détruit plusieurs lots voisins, une chute de balcon avec blessures corporelles graves. Un plafond de 5 millions d'euros est un minimum acceptable, 10 millions est confortable, certains contrats haut de gamme montent à 20 millions ou plus.

La valeur de reconstruction couverte vient ensuite. Pour les dommages au bâti, il faut s'assurer que le contrat couvre la valeur de reconstruction à neuf et non la valeur vétusté déduite. Un bien acquis 250 000 euros peut nécessiter 350 000 euros pour être reconstruit, en raison de la hausse des coûts de construction. Un contrat qui plafonne à la valeur vénale laissera un déficit important.

La franchise et son mode de calcul sont à examiner en détail. Une franchise forfaitaire de 150 ou 300 euros est lisible. Une franchise proportionnelle ou variable selon le type de sinistre peut surprendre lors de l'indemnisation. La règle proportionnelle de l'article L121-5 du code des assurances s'applique en cas de sous évaluation des capitaux assurés : si vous déclarez une valeur de 200 000 euros pour un bien qui en vaut 300 000, l'indemnisation sera réduite proportionnellement, soit deux tiers du montant du sinistre.

La couverture pendant la vacance locative est cruciale pour les bailleurs entre deux baux. Certains contrats limitent la couverture à 30 ou 60 jours de vacance, d'autres l'étendent à 90 jours, voire au delà sur déclaration. Pour un bien en rotation locative fréquente, ce paramètre peut faire basculer le choix.

Les garanties complémentaires utiles incluent la protection juridique avec un seuil d'intervention bas (autour de 300 euros de litige), la garantie défense recours, la prise en charge des frais de procédure en cas de contentieux locatif, et le rééquipement à neuf du mobilier pour les meublés LMNP.

Enfin, la qualité du service sinistre fait la différence le jour où un dégât survient. Un assureur joignable 24h sur 24, qui mandate un expert sous 48 heures et qui indemnise sous 30 jours après acceptation, vaut largement quelques dizaines d'euros de plus par an qu'un acteur low cost dont la gestion est externalisée.

Le marché de l'assurance PNO et ses acteurs

Le marché français de la PNO est animé par trois familles d'acteurs aux positionnements distincts. Comprendre ces familles aide à orienter sa recherche selon son profil de bailleur.

Les mutuelles historiques rassemblent Maif, Macif, Matmut, GMF, MMA, GAN. Elles offrent généralement des contrats complets, un service de proximité avec des agences physiques, et une stabilité tarifaire. Leur positionnement convient aux bailleurs qui privilégient la qualité de service à la chasse au prix le plus bas. Les primes sont en moyenne 10 à 20 pour cent au dessus du marché, mais le service sinistre est régulièrement classé parmi les meilleurs.

Les assureurs en ligne et néo assureurs incluent des acteurs comme Luko du groupe Allianz Direct, Lovys ou Lemonade. Ils proposent des souscriptions 100 pour cent digitales, des prix agressifs de 30 à 40 pour cent inférieurs aux mutuelles, et une gestion fluide via application. Leur cible naturelle est le bailleur jeune ou multi biens à l'aise avec le numérique. Le service sinistre se digitalise mais reste parfois moins personnalisé.

Les courtiers et plateformes spécialisées comme Solly Azar, April, AssurOne, Index Habitation jouent un rôle d'intermédiaire en accédant aux contrats de plusieurs assureurs. Ils sont particulièrement utiles pour les bailleurs avec des profils atypiques : multi biens, biens haut de gamme, historique de sinistres, locations saisonnières. Leur valeur ajoutée est dans le conseil et l'accès à des offres négociées.

Les grands assureurs traditionnels comme AXA, Allianz, Generali, Aviva proposent également des PNO mais plus souvent dans le cadre d'une relation patrimoniale globale, en complément d'une assurance vie, d'un crédit immobilier ou d'une mutuelle. Leurs tarifs PNO seuls ne sont pas toujours compétitifs, mais les remises multi contrats peuvent rétablir l'équilibre.

France Épargne, en tant que courtier en assurance, accompagne les bailleurs dans la sélection du contrat adapté à leur situation patrimoniale, en croisant les offres des principaux acteurs du marché et en optimisant la fiscalité globale de l'investissement locatif.

Comment souscrire et résilier une PNO

La souscription d'une assurance PNO se fait en cinq étapes simples, généralement réalisables en ligne en moins de quinze minutes pour les contrats standard.

La première étape consiste à rassembler les informations sur le bien : adresse, surface habitable, nombre de pièces principales, étage, présence d'une dépendance (cave, garage, balcon), valeur de reconstruction estimée, valeur du mobilier pour les meublés. Plus la déclaration est précise, plus le risque de règle proportionnelle est écarté.

La deuxième étape est l'obtention de devis comparatifs. Trois à cinq devis donnent un panorama suffisant. Les comparateurs en ligne accélèrent la démarche, mais leurs résultats reflètent rarement la totalité du marché. Solliciter un courtier permet d'accéder à des contrats non distribués en direct.

La troisième étape est l'analyse comparative des contrats. Au delà du prix, vérifier les plafonds de RC, les franchises, la couverture vacance, la protection juridique. Un tableau comparatif maison sur trois ou quatre devis évite les surprises.

La quatrième étape est la souscription proprement dite, avec signature électronique du contrat, paiement de la première prime et réception de l'attestation. L'effet du contrat peut être immédiat ou différé selon le choix du souscripteur.

La cinquième étape est l'archivage des documents. L'attestation d'assurance, le contrat, les conditions générales et les conditions particulières doivent être conservés pendant toute la durée du contrat et au moins cinq ans après sa résiliation, ce qui correspond à la prescription en matière d'assurance.

Pour la résiliation, la loi Hamon du 17 mars 2014 permet de résilier à tout moment après la première année du contrat, par lettre recommandée ou par voie électronique avec un préavis d'un mois. Le nouvel assureur peut prendre en charge les formalités de résiliation. Avant la première année, la résiliation reste possible à l'échéance annuelle avec un préavis de deux mois, ou en cas de changement de situation (vente du bien, modification du risque).

1

Rassembler les informations sur le bien

Adresse, surface, nombre de pièces, valeur de reconstruction, mobilier pour les meublés.

2

Obtenir 3 à 5 devis comparatifs

Solliciter mutuelles, assureurs en ligne et courtiers pour balayer le marché.

3

Comparer plafonds, franchises et exclusions

Au delà du prix, examiner la RC, la valeur de reconstruction et la couverture vacance.

4

Souscrire et payer la première prime

Signature électronique, paiement, réception de l'attestation à archiver.

5

Archiver et déclarer en déduction fiscale

Conserver les justificatifs et reporter la prime sur le formulaire 2044 ou 2031 selon le régime.

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La PNO n'est pas une dépense, c'est un actif. Elle protège un patrimoine immobilier qui représente souvent plusieurs centaines de milliers d'euros, pour un coût annuel équivalent à quelques jours de loyer.

Un conseiller patrimonialFrance Épargne

Comment France Épargne accompagne le bailleur

France Épargne intervient comme courtier en assurance et gestionnaire de patrimoine pour les bailleurs particuliers et les investisseurs LMNP. Notre accompagnement couvre quatre dimensions complémentaires.

La première est le diagnostic patrimonial. Avant de sélectionner un contrat PNO, nous examinons la cohérence globale de la stratégie immobilière : régime fiscal optimal, structure de détention (nom propre, SCI, SARL de famille), articulation avec les autres dispositifs patrimoniaux. Un contrat PNO peut être totalement satisfaisant en lui même tout en s'inscrivant dans une organisation patrimoniale sous optimale.

La deuxième est la sélection multi assureurs. En tant que courtier indépendant, nous comparons les offres des principaux acteurs du marché et négocions des conditions adaptées à chaque profil de bailleur. Nous travaillons avec les mutuelles historiques, les assureurs en ligne et les courtiers spécialisés, sans préférence commerciale.

La troisième est l'optimisation fiscale de la cotisation. Nous accompagnons nos clients dans le choix du régime fiscal le plus pertinent (micro foncier, réel, micro BIC, réel BIC) pour maximiser la déductibilité des charges, dont la PNO. Pour un investisseur LMNP avec plusieurs biens, l'écart d'imposition entre micro BIC et réel peut représenter plusieurs milliers d'euros par an.

La quatrième est le suivi dans la durée. Un contrat PNO se révise tous les trois à cinq ans pour vérifier que les plafonds et franchises restent adaptés à l'évolution du patrimoine, des prix de l'immobilier et de la sinistralité. Ce suivi évite de découvrir une sous évaluation au moment d'un sinistre.

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