Assurance Auto

Assurance auto au kilomètre : payer selon ce que vous roulez vraiment

Forfait kilométrique, paiement au kilomètre réel ou boîtier connecté : bien choisie, la formule fait économiser de 5 à 35 pour cent de prime aux conducteurs qui parcourent moins de 8 000 kilomètres par an.

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Qu'est-ce que l'assurance auto au kilomètre ?

L'assurance auto au kilomètre regroupe les contrats dont la prime dépend du kilométrage annuel parcouru. Le principe actuariel est simple : l'exposition au risque d'accident croît avec la distance parcourue, donc un conducteur qui roule peu présente statistiquement moins de sinistres qu'un gros rouleur. Les formules kilométriques traduisent cette réalité en tarif, là où un contrat classique facture le même montant que la voiture parcoure 3 000 ou 30 000 kilomètres dans l'année.

Juridiquement, il s'agit d'un contrat d'assurance automobile ordinaire, soumis à l'obligation d'assurance de responsabilité civile de l'article L211-1 du code des assurances, auquel s'ajoute une clause kilométrique. Cette clause prend deux formes : soit un plafond annuel déclaré (le forfait kilométrique), soit une facturation à la distance réellement parcourue (le paiement au kilomètre réel). Toutes les garanties habituelles restent disponibles : responsabilité civile seule, tiers étendu avec vol et incendie, ou tous risques.

Le contrôle du kilométrage varie selon la formule. Pour un forfait, l'assureur se contente d'un relevé de compteur à la souscription puis d'une déclaration annuelle, souvent une simple photo du compteur, avec vérification en cas de sinistre. Pour le kilomètre réel, un boîtier télématique branché sur la prise diagnostic du véhicule, ou les données transmises directement par l'électronique embarquée des voitures récentes, mesure la distance parcourue.

Le segment des petits rouleurs a fortement grossi avec la généralisation du télétravail : une voiture qui dort au parking quatre jours par semaine ne justifie plus une prime calibrée pour des trajets quotidiens. Les baromètres publiés en 2025 mesurent l'écart : 846 euros de prime moyenne pour un contrat classique selon Meilleurtaux, 545 euros selon LeLynx sur son périmètre de comparaison, tandis que le comparatif d'Assurance en Direct relève une cotisation moyenne de 554 euros pour les formules kilométriques, avec des forfaits d'entrée autour de 200 euros par an pour 5 000 kilomètres en garantie au tiers.

Prime alignée sur l'usage réel

Remises constatées de 5 à 35 pour cent selon le palier de forfait, et jusqu'à 30 à 50 pour cent chez les spécialistes pour les très petits kilométrages.

Seuil de rentabilité identifiable

En dessous de 8 000 kilomètres par an, l'économie est franche sur les grilles publiques du marché. Le calcul se fait en dix minutes avec deux relevés de contrôle technique.

Garanties identiques aux contrats classiques

Tiers, tiers étendu et tous risques existent à l'identique. La clause kilométrique modifie le tarif, le socle de couverture reste celui du droit commun.

Forfait sans boîtier possible

Le forfait kilométrique fonctionne sur simple relevé de compteur, sans aucun dispositif embarqué ni collecte de données de conduite.

Cumul avec les autres leviers tarifaires

La remise kilométrique s'ajoute au bonus, aux remises multi contrats et aux dispositifs petit rouleur comme le bonus MAIF de 10 pour cent sous 6 000 kilomètres.

Ajustement en cours d'année

Les meilleurs contrats permettent de déclarer un dépassement prévisible et d'ajuster le palier au prorata, sans pénalité rétroactive.

Les trois familles de formules kilométriques

Sous l'étiquette unique d'assurance au kilomètre coexistent trois mécaniques contractuelles distinctes. Les confondre conduit à comparer des offres qui ne fonctionnent pas de la même manière.

La première famille est le forfait kilométrique. Vous déclarez un plafond annuel, généralement 4 000, 6 000, 8 000 ou 12 000 kilomètres selon les paliers proposés, et la prime baisse à mesure que le plafond descend. Aucun boîtier : l'assureur demande un relevé de compteur à la souscription, une déclaration annuelle, et vérifie le compteur en cas de sinistre. C'est la formule dominante chez les assureurs généralistes. Le comparatif publié en 2025 par Assurance en Direct recense des forfaits d'entrée autour de 200 euros par an pour 5 000 kilomètres en garantie au tiers, et Groupama affiche une formule au tiers à partir de 17 euros par mois pour 7 000 kilomètres annuels.

La deuxième famille est le paiement au kilomètre réel, le pay as you drive. Une part fixe couvre le véhicule à l'arrêt (vol, incendie, stationnement), puis chaque kilomètre parcouru est facturé quelques centimes, mesuré par un boîtier télématique ou par les données constructeur du véhicule. Vous ne payez que la distance effectivement parcourue, sans palier à choisir. Cette mécanique convient aux kilométrages irréguliers, que le forfait gère mal.

La troisième famille est la formule comportementale à boîtier connecté, le pay how you drive. Le dispositif enregistre la distance mais aussi les paramètres de conduite : accélérations, freinages, vitesses moyennes, horaires de circulation. La prime est alors modulée selon le comportement au volant. Allianz avec son offre Your Drive annonce jusqu'à 30 pour cent de réduction pour les conducteurs les mieux notés. La contrepartie est une collecte de données de conduite nettement plus large, détaillée plus bas, et la possibilité théorique d'une prime qui monte si le score de conduite se dégrade.

Le choix entre les trois familles suit une logique simple. Kilométrage prévisible et stable : le forfait suffit et évite toute remontée de données. Kilométrage erratique : le kilomètre réel épouse mieux la réalité. Conducteur très prudent acceptant la mesure comportementale : la formule connectée peut aller chercher la remise maximale.

Forfait, kilomètre réel ou boîtier comportemental

Forfait kilométrique

  • Plafond annuel déclaré : paliers de 4 000 à 12 000 kilomètres
  • Aucun boîtier, simple relevé de compteur annuel
  • Prime connue à l'avance, lisibilité maximale
  • Remises de 5 à 35 pour cent selon le palier (MoneyVox 2026)
  • Risque de régularisation en cas de dépassement du plafond
  • Aucune collecte de données de conduite

Kilomètre réel (pay as you drive)

  • Part fixe pour le véhicule à l'arrêt, puis facturation par kilomètre
  • Boîtier télématique ou données constructeur
  • Aucun palier à choisir, adapté aux kilométrages irréguliers
  • Facture mensuelle variable, moins lisible à l'avance
  • Collecte de la distance et des trajets
  • Pas de pénalité de dépassement puisque tout kilomètre est facturé

Boîtier comportemental (pay how you drive)

  • Distance et comportement de conduite mesurés en continu
  • Jusqu'à 30 pour cent de remise pour les conducteurs bien notés (Allianz Your Drive)
  • Accélérations, freinages, vitesses et horaires enregistrés
  • Collecte de données la plus large des trois familles
  • Prime susceptible de varier selon le score de conduite
  • Encadrement CNIL du pack de conformité véhicules connectés

Le seuil de rentabilité : le calcul que les assureurs n'affichent pas

La rentabilité d'une formule au kilomètre se joue sur l'écart entre votre prime classique actuelle et le tarif kilométrique correspondant à votre usage réel. Ce point mort personnel n'apparaît sur aucune page commerciale, alors qu'il se calcule avec les chiffres publics du marché.

Côté référence, le baromètre 2025 de Meilleurtaux établit la prime moyenne d'une assurance auto classique à 846 euros par an toutes formules confondues, tandis que le baromètre publié la même année par LeLynx la mesure à 545 euros sur son périmètre. Côté formules kilométriques, le comparatif 2025 d'Assurance en Direct relève une cotisation moyenne de 554 euros par an. Flitter, assureur spécialisé sur les petits rouleurs, chiffre dans son guide publié en 2025 l'économie moyenne à 540 euros par an pour un conducteur parcourant moins de 8 000 kilomètres.

Les grilles publiques convergent vers trois zones. En dessous de 8 000 kilomètres par an, l'économie est franche : couramment 15 à 30 pour cent de la prime, davantage sur les tout petits kilométrages où les spécialistes annoncent 30 à 50 pour cent de remise. Entre 8 000 et 12 000 kilomètres, le gain se resserre et dépend du profil, du véhicule et de la zone de circulation : la comparaison poste à poste avec le prix du marché classique pour votre profil devient indispensable. Au delà de 12 000 kilomètres, les formules kilométriques deviennent structurellement perdantes : le tarif au kilomètre ou le forfait haut de gamme dépasse le contrat classique équivalent, dont le prix intègre déjà un kilométrage illimité.

Pour situer votre kilométrage réel, la méthode la plus fiable tient en dix minutes : relevez le kilométrage inscrit sur vos deux derniers procès verbaux de contrôle technique, faites la différence, divisez par le nombre d'années écoulées entre les deux contrôles. Ce chiffre, et non une estimation au ressenti, détermine le palier à retenir. Les conducteurs sous estiment fréquemment leur kilométrage de 10 à 20 pour cent, ce qui expose aux régularisations décrites plus loin.

Kilométrage annuelProfil typeFormule adaptéeVerdict sur les grilles publiques 2025
Moins de 4 000 kmVéhicule d'appoint, résidence secondaireForfait petit palier ou kilomètre réelÉconomie maximale, remises de 30 à 50 pour cent chez les spécialistes
4 000 à 6 000 kmTélétravailleur urbain, usage week-endForfait 6 000 kmÉconomie franche, couramment 200 à 400 euros par an
6 000 à 8 000 kmRetraité, trajets courts réguliersForfait 8 000 kmÉconomie de 15 à 30 pour cent, devis kilométrique recommandé
8 000 à 12 000 kmTrajets domicile travail courtsForfait haut palier, à comparerZone grise : le gain dépend du profil, comparaison poste à poste obligatoire
Plus de 12 000 kmNavetteur, gros rouleurContrat classiqueFormule kilométrique structurellement perdante

Situer votre seuil de rentabilité personnel

Notre comparateur confronte formules classiques et kilométriques à garanties constantes sur votre profil. Notre calculateur kilométrique dédié, prochainement disponible, chiffrera votre point mort exact à partir de vos relevés de compteur.

Comparer les formules au kilomètre

Prix et remises réellement constatés sur le marché

Les remises affichées par les assureurs recouvrent des réalités très différentes selon la famille de formule et le kilométrage retenu. Voici les ordres de grandeur constatés sur les publications récentes du marché.

Sur les forfaits kilométriques des assureurs généralistes, les remises s'étagent de 5 à 35 pour cent par rapport au contrat classique équivalent selon le palier choisi, d'après le panorama des offres petits rouleurs publié par MoneyVox en 2026. Un palier de 12 000 kilomètres ne procure qu'une remise symbolique de quelques pour cent, tandis qu'un palier de 4 000 kilomètres va chercher le haut de la fourchette. Les forfaits d'entrée de gamme démarrent autour de 200 euros par an pour 5 000 kilomètres en garantie au tiers selon le comparatif 2025 d'Assurance en Direct.

Les dispositifs de fidélisation complètent ces grilles. La MAIF applique un bonus petit rouleur de 10 pour cent pour les assurés parcourant moins de 6 000 kilomètres par an, cumulable avec le bonus classique. Allianz annonce avec Your Drive, sa formule comportementale à boîtier connecté, jusqu'à 30 pour cent de réduction pour les conducteurs les mieux notés.

Les spécialistes du segment vont plus loin sur les très petits kilométrages. Flitter chiffre dans son guide 2025 une économie moyenne de 540 euros par an sous 8 000 kilomètres, avec des remises atteignant 30 à 50 pour cent de la prime selon les profils. Ces niveaux concernent des conducteurs cumulant petit kilométrage, bon bonus et zone de circulation favorable : ils constituent le plafond du marché, non la moyenne.

Deux précautions de lecture s'imposent. D'abord, la remise se mesure toujours par rapport à un contrat classique à garanties identiques : une formule kilométrique moins chère qui relève la franchise ou supprime le véhicule de remplacement ne constitue pas une économie réelle. Ensuite, la prime kilométrique reste soumise aux mêmes majorations que les autres contrats : malus, surprime jeune conducteur et zone tarifaire s'appliquent avant la remise kilométrique, qui vient ensuite s'imputer sur le montant obtenu.

DispositifRemise constatéeConditionSource
Forfait kilométrique généraliste5 à 35 pour cent selon le palierPlafond annuel déclaré de 4 000 à 12 000 kmMoneyVox, panorama petits rouleurs 2026
Bonus petit rouleur MAIF10 pour centMoins de 6 000 km par anMoneyVox, panorama petits rouleurs 2026
Allianz Your Drive (comportemental)Jusqu'à 30 pour centBoîtier connecté et bon score de conduiteMoneyVox, panorama petits rouleurs 2026
Spécialistes petits rouleurs (Flitter)30 à 50 pour cent, économie moyenne 540 eurosMoins de 8 000 km par anGuide Flitter publié en 2025
Forfait d'entrée de gamme au tiersPrime autour de 200 euros par an5 000 km par an, garantie au tiersComparatif Assurance en Direct 2025

Dépassement du forfait : régularisations et sort des kilomètres non consommés

La mécanique du dépassement constitue le vrai point noir des pages commerciales, qui n'en parlent presque jamais. Elle varie fortement d'un contrat à l'autre et mérite une lecture attentive des conditions générales avant signature.

Trois régimes de régularisation coexistent sur le marché. Le rattrapage tarifaire d'abord : chaque kilomètre au delà du forfait est facturé à un prix unitaire fixé au contrat, fréquemment plus élevé que le tarif implicite du forfait, ce qui érode rapidement l'économie réalisée. Le basculement automatique ensuite : l'assureur fait passer l'assuré au palier supérieur, avec régularisation de la différence de prime, parfois rétroactive sur l'année entière. La déclaration corrective enfin, la plus favorable : l'assuré signale le dépassement prévisible en cours d'année et le contrat s'ajuste au prorata, sans majoration punitive.

Le sort du forfait non consommé mérite la même vigilance. Dans la majorité des contrats, les kilomètres non parcourus sont simplement perdus : un assuré au palier 8 000 kilomètres qui n'en parcourt que 5 000 a payé pour 3 000 kilomètres inutilisés. Certains assureurs prévoient un report des kilomètres non consommés sur l'année suivante, d'autres un geste commercial à l'échéance. Cette clause figure rarement en avant des offres alors qu'elle change le coût réel de la formule : à kilométrage irrégulier, un contrat avec report vaut plusieurs points de remise faciale.

La combinaison de ces deux paramètres définit la vraie qualité d'un forfait. Le contrat idéal cumule une déclaration corrective sans pénalité et un report des kilomètres non consommés. Le contrat à éviter cumule un rattrapage unitaire majoré et des kilomètres perdus à l'échéance : il transforme toute erreur d'estimation, dans un sens comme dans l'autre, en surcoût pour l'assuré. Entre les deux, la lecture des conditions générales, section régularisation du kilométrage, tranche en quelques minutes.

La règle proportionnelle : le risque réel se matérialise au sinistre

Le dépassement non déclaré coûte bien plus cher qu'une régularisation de prime lorsqu'un accident survient. Un kilométrage réel très supérieur au plafond déclaré, constaté par l'expert sur le compteur du véhicule, s'analyse juridiquement comme une déclaration inexacte du risque.

L'article L113-9 du code des assurances autorise alors l'assureur à appliquer la règle proportionnelle de prime : l'indemnité est réduite dans le rapport entre la prime effectivement payée et celle qui aurait été due au palier correspondant au kilométrage réel. Concrètement, un forfait 6 000 kilomètres payé 20 pour cent de moins que le palier réellement nécessaire ampute d'autant l'indemnisation d'un accident responsable, y compris sur un sinistre tous risques important. Certains contrats prévoient en outre une franchise supplémentaire spécifique en cas de dépassement non déclaré, qui s'ajoute à la réduction proportionnelle.

La parade tient en deux réflexes simples. Le premier consiste à choisir un palier avec une marge de 10 à 15 pour cent au dessus du kilométrage estimé : le surcoût de palier reste faible au regard du risque de réduction d'indemnité. Le second consiste à photographier le compteur à chaque échéance annuelle et à conserver ces clichés avec les procès verbaux de contrôle technique : en cas de litige sur le kilométrage, cette traçabilité documentée protège l'assuré et facilite toute déclaration corrective en cours d'année.

Boîtier connecté et vie privée : ce que dit la CNIL

Les formules au kilomètre réel et les formules comportementales reposent sur un boîtier télématique ou sur les données embarquées du véhicule, et l'enjeu dépasse largement le simple relevé de distance. Selon les contrats, le dispositif enregistre le kilométrage, les horaires de circulation, parfois la géolocalisation et les paramètres de conduite : accélérations, freinages, vitesses moyennes.

Cette collecte est encadrée. La CNIL a publié dès octobre 2017 un pack de conformité consacré aux véhicules connectés et aux données personnelles, qui classe le pay as you drive dans son scénario de transmission de données à un prestataire extérieur et lui applique des exigences précises : information claire du conducteur sur les données collectées et leur finalité, minimisation de la collecte au strict nécessaire du service, protection des données dès la conception et par défaut, conformément au RGPD applicable depuis 2018. La CNIL recommande notamment d'éviter la remontée d'une géolocalisation fine et continue lorsque le service peut fonctionner avec des données agrégées.

Les droits de l'assuré s'exercent pleinement sur ces données : droit d'accès aux informations remontées par le boîtier, droit de rectification, droit d'opposition au traitement à des fins autres que l'exécution du contrat, notamment la prospection commerciale ou la transmission à des tiers. La revente de données de conduite à des partenaires suppose une base légale distincte et une information explicite : une clause de ce type doit alerter à la lecture de la notice.

Avant de signer, trois questions écrites à l'assureur permettent de trancher : quelles données exactes remontent du boîtier, qui y a accès et combien de temps sont elles conservées ; la prime peut elle augmenter en fonction du comportement de conduite ou seulement varier avec la distance ; les données sont elles transmises à des tiers et pour quelle finalité. Un contrat sérieux répond précisément dans sa notice d'information. Si la collecte comportementale rebute, les forfaits kilométriques sans boîtier offrent l'essentiel de l'économie sans aucune remontée de données.

Pour qui la formule au kilomètre est-elle faite ?

Le seuil de rentabilité se traduit en situations concrètes, sur la base des grilles publiées en 2025 et 2026.

Les gagnants nets roulent en dessous de 8 000 kilomètres par an. Le télétravailleur urbain qui garde la voiture pour le week-end, autour de 5 000 kilomètres, économise couramment 200 à 400 euros sur sa prime selon les comparatifs 2025 d'Assurance en Direct. Le retraité qui a cessé les trajets quotidiens se situe dans la même zone, tout comme le ménage qui conserve un second véhicule d'appoint. Pour une voiture qui ne sort presque plus, la question se déplace vers le cas du véhicule presque immobile, où d'autres montages comme la garantie hors circulation entrent en jeu.

Le jeune conducteur petit rouleur cumule deux effets favorables : la remise kilométrique vient atténuer la surprime de novice des trois premières années, un levier détaillé dans notre page sur l'assurance du jeune conducteur. Un étudiant qui parcourt 4 000 à 6 000 kilomètres par an a tout intérêt à demander un devis kilométrique en parallèle des offres classiques.

Les perdants sont symétriques. Le navetteur qui parcourt 40 kilomètres par jour ouvré dépasse 9 000 kilomètres annuels sur les seuls trajets domicile travail et sort de la zone d'économie franche. Le conducteur au kilométrage imprévisible, missions ponctuelles ou longs trajets familiaux irréguliers, s'expose aux régularisations qui annulent le gain, sauf à choisir une formule au kilomètre réel sans palier. Le gros rouleur au delà de 12 000 kilomètres paie systématiquement plus cher qu'en contrat classique, dont la prime moyenne de 846 euros mesurée par Meilleurtaux en 2025 couvre un kilométrage illimité.

Un cas particulier mérite attention : le conducteur dont le kilométrage vient de chuter durablement, après un passage au télétravail ou un départ en retraite. Son contrat classique en cours peut souvent être renégocié ou résilié à tout moment après un an grâce à la loi Hamon, ce qui ouvre la porte à une formule kilométrique sans attendre l'échéance.

1

Mesurer son kilométrage réel

Différence de kilométrage entre les deux derniers contrôles techniques, divisée par le nombre d'années écoulées. Jamais d'estimation au ressenti.

2

Vérifier le seuil de rentabilité

Sous 8 000 kilomètres, devis kilométrique systématique. Entre 8 000 et 12 000, comparaison poste à poste. Au delà, contrat classique.

3

Choisir la famille de formule

Forfait pour un kilométrage stable et prévisible, kilomètre réel pour un usage irrégulier, boîtier comportemental pour viser la remise maximale en acceptant la mesure.

4

Lire les clauses de régularisation

Régime de dépassement (rattrapage, bascule de palier ou déclaration corrective) et sort des kilomètres non consommés (perdus ou reportés).

5

Comparer à garanties constantes

Franchises, assistance, véhicule de remplacement et garantie du conducteur identiques avant toute comparaison de prix.

6

Prendre un palier avec marge et documenter

Palier 10 à 15 pour cent au dessus du kilométrage estimé et photo du compteur à chaque échéance annuelle.

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Un conducteur sous 8 000 kilomètres par an qui reste sur un contrat classique subventionne les gros rouleurs de son assureur. Le devis kilométrique prend dix minutes et l'économie constatée atteint couramment plusieurs centaines d'euros par an, à garanties strictement identiques.

Un courtier spécialisé en assurance automobileFrance Épargne

Vérifier les garanties avant de signer

L'économie kilométrique ne vaut que si la couverture reste équivalente au contrat remplacé. La plupart des formules au kilomètre déclinent les mêmes niveaux que les contrats classiques, tiers, tiers étendu et tous risques, mais des différences se nichent dans les lignes secondaires, et les guides pratiques publiés en 2025 par LeLynx confirment que l'écart de prix entre deux formules au kilomètre s'explique d'abord par ces lignes plutôt que par le tarif kilométrique lui même.

Quatre postes se vérifient dans l'ordre d'importance. Le niveau des franchises d'abord, parfois relevé sur les formules d'entrée à petit prix : une remise de 100 euros sur la prime ne compense pas 300 euros de franchise supplémentaire au premier sinistre. L'assistance ensuite et son seuil de déclenchement : assistance 0 kilomètre, qui intervient même en bas de chez soi, ou assistance déclenchée seulement à 50 kilomètres du domicile. Le véhicule de remplacement, souvent absent des formules économiques alors qu'il devient précieux pour un conducteur qui, même petit rouleur, dépend de sa voiture. La garantie du conducteur enfin, son plafond d'indemnisation et sa franchise corporelle, qui protège le seul occupant que la responsabilité civile n'indemnise jamais.

Notre grille de lecture pour vérifier les garanties à niveau égal détaille chacun de ces points. Le bon réflexe consiste à comparer à garanties constantes : même franchise, même assistance, même garantie du conducteur, puis seulement regarder le prix. Une formule kilométrique qui gagne cette comparaison est une vraie économie ; une formule qui la gagne en rognant les lignes secondaires déplace simplement le coût vers le jour du sinistre.

Les erreurs courantes à éviter

Cinq erreurs reviennent régulièrement chez les conducteurs qui passent au kilomètre pour la première fois. Les connaître évite de transformer une bonne idée en mauvaise affaire.

La première erreur est de sous estimer son kilométrage. L'estimation au ressenti se trompe couramment de 10 à 20 pour cent, toujours dans le sens optimiste. Le palier choisi trop bas expose aux régularisations et, bien plus grave, à la réduction proportionnelle d'indemnité de l'article L113-9 en cas de sinistre. La mesure sur les relevés de contrôle technique est la seule base fiable.

La deuxième erreur est de comparer sur le prix seul. Une formule kilométrique affichée 30 pour cent moins chère qui relève les franchises, supprime le véhicule de remplacement et déclenche l'assistance à 50 kilomètres du domicile ne fait pas économiser 30 pour cent : elle transfère le coût vers le sinistre.

La troisième erreur est d'ignorer les clauses de régularisation. Le régime de dépassement et le sort des kilomètres non consommés changent le coût réel de la formule pour tout conducteur dont le kilométrage varie d'une année à l'autre. Ces clauses se lisent avant la signature, pendant que le choix du forfait reste ouvert.

La quatrième erreur est de signer une formule à boîtier sans lire la notice données personnelles. Le périmètre exact de la collecte, la durée de conservation, la modulation éventuelle de la prime selon le comportement et la transmission à des tiers figurent dans la notice d'information. Un conducteur que la collecte comportementale dérange dispose d'une alternative simple : le forfait sans boîtier.

La cinquième erreur est d'oublier le relevé annuel de compteur. La photo du compteur à chaque échéance, archivée avec les procès verbaux de contrôle technique, documente le kilométrage réel et protège l'assuré en cas de contestation. Ce réflexe de deux minutes par an sécurise toute la mécanique du forfait.

Comment France Épargne vous accompagne

France Épargne intervient comme courtier en assurance pour les conducteurs qui souhaitent vérifier si une formule kilométrique réduit réellement leur prime. Notre accompagnement s'articule autour de quatre étapes.

La première est le calcul du seuil de rentabilité personnel. À partir de vos relevés de contrôle technique et de votre prime actuelle, nous établissons votre point mort kilométrique exact : le kilométrage en dessous duquel la formule au kilomètre gagne sur votre contrat en place. Notre calculateur kilométrique en ligne, prochainement disponible sur le hub assurance auto, automatisera ce calcul à partir de vos deux derniers relevés de compteur.

La deuxième est la comparaison à garanties constantes. Notre comparateur confronte les formules classiques et kilométriques du marché sur votre profil, en neutralisant les écarts de franchises, d'assistance et de garantie du conducteur qui faussent les comparaisons sur le prix seul.

La troisième est la sélection de la famille de formule adaptée : forfait sans boîtier pour un kilométrage stable, kilomètre réel pour un usage irrégulier, formule comportementale pour les conducteurs qui acceptent la mesure en échange de la remise maximale. Nous examinons avec vous les clauses de régularisation et la notice données personnelles avant toute souscription.

La quatrième est le suivi dans le temps. Un kilométrage qui évolue, après un changement de poste, un passage au télétravail ou un déménagement, justifie un réexamen du palier ou de la formule. Nos conseillers restent joignables pour ajuster le contrat, et tout conducteur qui dépose une demande sur le hub est rappelé sous 6 heures.

Vérifiez si le kilomètre gagne sur votre contrat actuel

Nos conseillers calculent votre seuil de rentabilité personnel et comparent les formules à garanties constantes. Réponse sous 6h.

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Questions fréquentes sur l'assurance au kilomètre

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