Combien de vigne un GFV permet-il de co-détenir, et combien de bouteilles produit-elle ?
Investir dans un GFV, c'est co-détenir une part d'un vignoble réel, loué à un exploitant. Selon le prix de l'hectare dans l'appellation (SAFER), un même budget représente une surface très différente, de plusieurs hectares en Bordeaux à quelques ares en Champagne. Cet outil traduit votre budget en surface et en bouteilles produites, sans projeter de rendement.
Le prix de l'hectare de vigne, du simple à plus de cent fois
Aucun actif foncier ne connaît des écarts de prix aussi spectaculaires que la vigne. Selon SAFER, un hectare d'AOC Bordeaux ou Côtes de Bordeaux se négocie autour de 8 000 €, le prix moyen national des vignes s'établit vers 176 400 €/ha, la Champagne dépasse 1,1 million d'euros l'hectare, et un grand cru de Bourgogne franchit les 7 millions. Un même budget achète donc, selon l'appellation, une surface qui varie de plusieurs hectares à quelques ares.
Cet outil applique ces prix réels pour traduire votre budget en surface de vigne concrètement co-détenue via le GFV, là où un simple montant ne dit rien de la parcelle qu'il représente.
Les bouteilles que produit votre vignoble
Un hectare de vigne en AOC produit, en moyenne, de l'ordre de 57 hectolitres, soit environ 7 600 bouteilles de 75 cl par an. L'outil applique ce rendement à votre surface pour chiffrer la production annuelle du domaine que vous co-financez, et rendre tangible ce que représente votre part de vigne.
Cette production est celle du domaine, pas un revenu pour l'épargnant : le GFV loue les vignes à un exploitant et perçoit un fermage, parfois complété d'une dotation en bouteilles, distinct de la valeur de la récolte.
Ce que cet outil ne dit pas : le rendement et les risques
Cet outil ne projette ni rendement ni plus-value. Le fermage perçu par le GFV est modéré (de l'ordre de 2 à 3 % par an) et non garanti. Le capital est exposé, la liquidité faible et la revente se fait sur un marché étroit. La valeur des vignes peut varier fortement selon les millésimes et les appellations, et la qualité de l'exploitant et du bail est déterminante.