Combien d'anneaux votre budget amodie-t-il ?
Une place de port est un droit d'usage (amodiation), pas la propriété du quai. Cet outil traduit votre budget en anneaux et en mètres de ponton, sur un marché en pénurie (54 000 places manquantes), sans projeter de rendement.
Ce que vous détenez vraiment : un droit d'usage
Acheter une place de port, ce n'est pas acheter le quai : c'est une amodiation, un droit d'usage de l'emplacement, limité à 35 ans au plus. On parle d'« acheter un anneau », mais le domaine public maritime reste public. Sur la Côte d'Azur, l'anneau coûte de l'ordre de 25 000 € pour 8 mètres, 120 000 € pour 12 mètres et 240 000 € pour 15 mètres.
Cet outil traduit votre budget en anneaux amodiés et en mètres de ponton, selon la taille de bateau. Avec 200 000 € pour un croiseur de 12 mètres, vous amodiez de l'ordre de 1,7 anneau, soit une vingtaine de mètres de ponton. Un taux de rendement ne dirait rien de cette place réelle sur un marché saturé.
Un marché en pénurie structurelle
La France compte 488 ports de plaisance, mais la Fédération des Ports de Plaisance estime le déficit à 54 000 places, avec une attente moyenne de 5 ans dans les grands ports. La loi Littoral limite la création de nouvelles infrastructures, ce qui protège la valeur des places existantes. À l'extrême, un anneau de 30 mètres au Port Vauban d'Antibes dépasse 15 M$ (Burgess Yachts).
L'investissement portuaire reste une exploitation : le revenu suit l'occupation, les services et la pérennité de la concession domaniale. Le capital est à risque, le revenu n'est pas garanti et la liquidité est faible, la revente se faisant sur un marché étroit.
Ce que cet outil ne dit pas : le revenu et le capital
Cet outil montre des anneaux et des mètres de ponton, pas un rendement. Il ne projette ni redevance, ni occupation, ni plus-value. Les revenus dépendent de la concession et de l'exploitation, la liquidité est faible et le capital exposé. Un conseiller examine la concession et les comptes avant tout engagement.