Pourquoi l'assurance habitation couvre mal vos panneaux solaires
Une installation photovoltaïque doit être déclarée à l'assureur, et la multirisque habitation de base couvre mal la grêle, l'incendie d'origine électrique et la perte de production. Cet outil additionne la valeur de l'installation et estime la production exposée, puis met en face les risques laissés à découvert.
Pourquoi déclarer vos panneaux à votre assureur
Une installation photovoltaïque modifie le risque de votre logement. Elle doit être déclarée à votre assureur habitation. Sans déclaration, l'assureur peut réduire, voire refuser l'indemnisation en cas de sinistre touchant les panneaux ou le bâtiment.
La multirisque habitation de base prévoit souvent des plafonds bas pour les installations en toiture et ne traite pas la perte de production. Déclarer l'installation, sa puissance et sa valeur permet de caler une garantie adaptée plutôt que de découvrir un trou de couverture au moment du sinistre.
Les trois risques que l'habitation de base couvre mal
La grêle et la tempête sont le premier risque des panneaux exposés en toiture. L'incendie d'origine électrique, parti de l'onduleur, du câblage ou d'un point chaud, est le second. Ces deux risques peuvent endommager l'installation comme le bâtiment.
Le troisième risque est la perte de production : le manque à gagner le temps de réparer ou de remplacer les panneaux. La multirisque habitation de base l'exclut le plus souvent. Une garantie dédiée couvre la grêle, l'incendie d'origine électrique et cette perte de production, sous réserve que l'installation soit déclarée.
Ce que cet outil fait, et ne fait pas
Cet outil additionne la valeur de votre installation et estime la production annuelle à partir d'un repère physique réel, environ 1 100 kWh par kWc et par an, valorisée selon votre usage : de l'ordre de 0,20 €/kWh en autoconsommation, 0,13 €/kWh en revente du surplus. Il met en face les risques laissés à découvert par l'habitation de base.
Il ne chiffre aucune cotisation, aucun rendement et aucune indemnisation. Le seul montant que vous saisissez est la valeur de l'installation. Un conseiller cale ensuite les garanties, les plafonds et la perte de production sur votre installation réelle.