Assurances

Assurance paramétrique : la bande de perte que rien ne reconstitue

La garantie perte d'exploitation suppose un dommage matériel. Mesurez ce que vous coûtent les journées d'aléa climatique qui ne détruisent rien, et le temps que l'indice fait gagner.

Versement sur indice 15 joursChaîne après arrêté 171 joursBase légale art. L125-2
Barèmes 2026 officielsChiffres mis à jour : HCSF, droits d'enregistrement, plafonds PTZ, indices INSEE.
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Votre exposition

La recette qui dépend du ciel, et les journées où elle décroche.

1 400 000 €
200 k€20 000 k€

Le chiffre d'affaires de l'entité exposée, hors filiales non concernées.

45 %
10 %80 %

La fraction du chiffre d'affaires qui varie avec un paramètre climatique mesurable.

9 j
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Les journées d'arrêt ou de sous activité climatique où aucun bien n'a été endommagé.

Assurance paramétrique

Quelle part de la perte climatique reste sans garantie ?

Un aléa qui frappe la recette sans détruire de bien n'ouvre ni la garantie perte d'exploitation ni le régime des catastrophes naturelles. Cet outil chiffre cette bande et le temps qu'un indice fait gagner, sans projeter de prime.

La perte d'exploitation suppose un dommage matériel, et rien d'autre ne le remplace

La garantie perte d'exploitation d'une multirisque professionnelle ne se déclenche qu'après un dommage matériel garanti par le contrat. France Assureurs présente cette condition comme la condition sine qua non de sa mise en jeu : l'entreprise doit établir qu'un bien assuré a été atteint, puis démontrer le lien entre cette atteinte et la baisse d'activité. Les couvertures de perte d'exploitation sans dommage restent des extensions rares et étroitement définies, réservées à quelques causes nommées comme la carence d'un fournisseur ou l'impossibilité d'accès.

Or une part croissante de la perte climatique ne détruit rien. Une canicule vide les terrasses et impose l'arrêt de postes de travail. Un hiver sans neige ferme des remontées mécaniques intactes. Un étiage prolongé sur le Rhin réduit le chargement des barges. Une semaine de pluie annule un festival. Un régime de vent trop faible prive un parc éolien de recette. Dans chacun de ces cas, aucun bien n'est atteint, donc aucune garantie ne s'ouvre, et le régime des catastrophes naturelles reste hors jeu puisqu'il exige à la fois un arrêté interministériel et un dommage matériel.

Pourquoi le délai compte autant que le montant

Quand un dommage matériel existe et qu'un arrêté de catastrophe naturelle est publié, l'indemnisation suit la chaîne de délais de l'article L125-2 du code des assurances : déclaration dans les 30 jours de la publication, information de l'assuré et expertise ordonnée sous un mois, provision sous deux mois après remise de l'état estimatif, proposition d'indemnisation sous un mois après le rapport définitif, versement sous 21 jours après accord. Cumulés, ces délais portent le règlement jusqu'à 171 jours après l'arrêté, sans compter le temps d'instruction de l'arrêté lui même.

Un contrat indiciel remplace cette chaîne par un constat de franchissement. Howden France annonce un versement sous 15 jours, sans expertise ni pièce justificative financière. Sur une trésorerie de PME, l'écart entre ces deux calendriers pèse souvent davantage que l'écart de montant : la marge perdue pendant la saison ne se rattrape pas six mois plus tard, quand les charges fixes ont continué de courir et que le fonds de roulement a absorbé le choc.

Ce que cet outil ne dit pas : votre corrélation et votre prime

Cet outil donne un ordre de grandeur, jamais un devis. Il répartit la recette exposée sur 365 jours et la multiplie par le nombre de journées d'aléa que vous déclarez, ce qui suppose une saisonnalité déjà intégrée dans la part de recette retenue. Une activité dont 80 % du résultat se joue en juillet et août doit raisonner sur la marge de ces deux mois, pas sur une moyenne annuelle lissée.

Le point décisif reste hors de portée d'un curseur : la corrélation entre votre chiffre d'affaires mensuel et la série climatique du point de mesure retenu. C'est elle qui détermine si un indice a un sens, lequel choisir, et où placer le seuil. Elle commande aussi le risque de base, l'écart entre l'indemnité déclenchée et la perte réelle, qui se réduit sans jamais disparaître. Aucun barème public n'existe par ailleurs sur ce marché : la prime se calcule sur la probabilité historique de franchissement du seuil retenu, appliquée au montant d'indemnité choisi.

Questions fréquentes

Pourquoi ma multirisque ne couvre t elle pas une canicule ?

Parce que la garantie perte d'exploitation suppose un dommage matériel garanti par le contrat, condition sine qua non de sa mise en jeu selon France Assureurs. Une canicule dégrade la recette sans atteindre un bien assuré, donc la garantie ne s'ouvre pas. Le régime des catastrophes naturelles reste également hors jeu, puisqu'il exige un arrêté interministériel et un dommage matériel.

D'où viennent les 171 jours de la voie indemnitaire ?

De l'article L125-2 du code des assurances, qui organise la chaîne postérieure à l'arrêté : déclaration sous 30 jours, information et expertise ordonnées sous un mois, provision sous deux mois après l'état estimatif, proposition sous un mois après le rapport définitif, versement sous 21 jours après accord. Le cumul de ces étapes atteint 171 jours, hors délai d'instruction de l'arrêté.

Le versement sous 15 jours est il contractuel ?

C'est le délai annoncé par Howden France sur son offre paramétrique, rendu possible par l'absence d'expertise et de pièces justificatives. Le délai effectif figure aux conditions particulières du contrat souscrit et dépend du fournisseur de données retenu. Il se compte à partir du constat de franchissement de l'indice, non à partir d'une déclaration de l'assuré.

Comment estimer la part de recette liée à la météo ?

En comparant les comptes de résultat mensuels des trois derniers exercices aux relevés de la station ou du pixel satellitaire le plus proche. La part exposée est celle qui décroche lors des séquences climatiques défavorables, une fois retirés les effets de conjoncture et de saisonnalité ordinaire. Un conseiller France Épargne conduit cette lecture avant toute cotation.

Qu'est ce que le risque de base sur un contrat indiciel ?

C'est l'écart entre l'indemnité déclenchée par l'indice et la perte réellement subie. Il joue dans les deux sens : un versement alors que la perte est faible, ou aucun versement alors qu'elle est lourde parce que le seuil n'a pas été franchi. Il se réduit en rapprochant le point de mesure du site et en retenant une grille par paliers, jamais totalement.

Cet outil constitue t il un devis d'assurance paramétrique ?

Non. Il ne chiffre aucune prime et ne projette aucun rendement. Il convertit une hypothèse de recette exposée et de journées d'aléa en indemnité forfaitaire à caler, pour situer l'ordre de grandeur avant l'étude de corrélation et la mise en concurrence des porteurs spécialisés.