L'assurance vie française a atteint un encours record de 2 143 milliards d'euros à fin février 2026 (source : France Assureurs). La collecte nette 2025 a franchi 50,6 milliards, dont 42,5 milliards captés par les unités de compte, un record historique. ETF à 0,07% de frais, SCPI jusqu'à 15% de performance globale, private equity et fonds datés : découvrez comment construire un portefeuille performant à l'intérieur de votre assurance vie.
Une unité de compte (UC) est tout support d'investissement disponible dans un contrat d'assurance vie en dehors du fonds euros. Contrairement au fonds euros où le capital est garanti par l'assureur, les UC sont investies sur les marchés financiers ou immobiliers et leur valeur fluctue à la hausse comme à la baisse. Le risque de perte en capital est supporté par l'épargnant, pas par l'assureur. Ce mécanisme constitue la contrepartie du potentiel de rendement nettement supérieur que les UC offrent sur le long terme.
Le terme « unité de compte » est un terme juridique d'assurance : il désigne le véhicule d'investissement, pas le type d'actif. Sous cette appellation unique se cachent des dizaines de classes d'actifs différentes, chacune avec ses propres caractéristiques de rendement, de risque et de liquidité :
À fin février 2026, l'encours total de l'assurance vie en France atteignait 2 143 milliards d'euros (source : France Assureurs, février 2026), en hausse de 5,4% sur un an. La collecte nette totale de 2025 a établi un record historique à 50,6 milliards d'euros, dont 42,5 milliards captés par les UC contre 8,1 milliards pour les fonds euros. Ce basculement structurel confirme que les épargnants français ont définitivement adopté les supports à risque pour piloter la performance de leur contrat.
La montée en puissance des UC s'explique par trois facteurs convergents. Premièrement, la remontée des taux d'intérêt à partir de 2022 a mécaniquement dilué l'attrait du fonds euros en termes réels (rendement nominal face à une inflation de 3 à 5%). Deuxièmement, la démocratisation des ETF à très bas coûts a rendu accessible à tous ce qui était jadis réservé aux institutionnels. Troisièmement, la loi Industrie Verte (octobre 2024) a accéléré l'intégration du private equity dans les mandats de gestion pilotée, ouvrant une nouvelle classe d'actifs à des millions d'épargnants.
France Épargne accompagne ses clients dans la sélection des UC les plus adaptées à leur profil et à leur horizon de placement, en s'appuyant sur une architecture ouverte donnant accès aux meilleures gammes du marché : ETF Amundi, iShares, Lyxor, SCPI de référence, FCPR de private equity et produits structurés sur mesure. La première étape est toujours un bilan patrimonial complet, gratuit et sans engagement, permettant d'identifier l'allocation UC optimale au sein du ou des contrats les plus compétitifs du marché. Ce bilan intègre une analyse de la capacité à supporter des pertes, une revue des contrats existants et une projection chiffrée du capital cible à l'horizon retenu.
Les ETF actions monde ont délivré en moyenne 8 à 10% par an sur 20 ans, contre 2 à 3% pour le fonds euros. Sur un horizon de 25 ans, la différence de capital final peut atteindre 150% en faveur des UC.
Les plus-values générées par les UC à l'intérieur du contrat ne sont pas imposées en cours de vie. L'imposition n'intervient qu'au rachat, avec l'abattement de 4 600 euros (9 200 euros pour un couple) après 8 ans.
En un seul contrat d'assurance vie, vous accédez à des centaines de supports couvrant toutes les classes d'actifs : actions mondiales, immobilier, obligations, private equity, infrastructures.
Passer d'un ETF actions à un fonds euros, ou d'une SCPI à un fonds obligataire, ne génère aucune imposition tant que les sommes restent dans le contrat. Les arbitrages sont libres et gratuits chez les meilleurs courtiers.
Grâce à la loi Industrie Verte (octobre 2024), le private equity est désormais intégré obligatoirement dans les mandats de gestion pilotée. L'accès en direct via les FCPR est possible dès 1 000 euros.
Pour déléguer la gestion, les meilleures gestions pilotées en ligne ont affiché +11% en 2025 sur les profils dynamiques (source : Yomoni). Frais tout compris entre 1,05% et 1,60% par an.
Les ETF (Exchange-Traded Funds), aussi appelés trackers, sont des fonds indiciels cotés en bourse qui répliquent fidèlement la performance d'un indice de référence. Ils constituent la plus grande révolution dans l'investissement en assurance vie depuis 10 ans, pour une raison simple : les frais.
Un fonds actif traditionnel (OPCVM) en assurance vie facture en moyenne 1,50% à 2,00% de frais de gestion annuels. Un ETF équivalent ne coûte que 0,07% à 0,30%. Sur 20 ans avec 100 000 euros investis et un rendement brut de 8% :
Cet écart ne tient pas qu'aux frais : sur 20 ans, 92% des fonds actifs actions européennes font moins bien que leur indice de référence après frais (étude SPIVA Europe 2024). L'ETF, en répliquant l'indice, surpasse mécaniquement la grande majorité des gérants actifs.
Les meilleurs contrats en ligne référencent entre 50 et 111 ETF, avec des frais de gestion du contrat sur UC de 0,50% par an, quand les contrats bancaires classiques ne proposent souvent aucun ETF et facturent 0,80% à 1% de frais UC.
Deux méthodes de réplication coexistent sur le marché. Un ETF physique achète directement les titres composant l'indice : si vous investissez dans un ETF MSCI World physique, le fonds détient réellement les actions de toutes les entreprises de l'indice. Un ETF synthétique réplique l'indice via des contrats dérivés (swaps) : le fonds ne détient pas les titres en propre mais conclut des contrats avec une contrepartie bancaire. Les deux approches ont des frais comparables. La différence réside dans le risque de contrepartie des ETF synthétiques, encadré par la réglementation UCITS à 10% maximum de la valeur du fonds. Sur les grands indices liquides (MSCI World, S&P 500), les ETF physiques sont généralement préférés pour leur transparence accrue.
Une allocation simple et efficace pour un investisseur de long terme combine trois ETF : 70% sur un ETF MSCI World (diversification mondiale maximale), 20% sur un ETF obligations souveraines ou d'entreprises européennes (réduction de la volatilité globale), et 10% sur un ETF marchés émergents (potentiel de croissance supplémentaire). Cette allocation dite « lazy portfolio » nécessite un rééquilibrage annuel de 30 minutes et a surpassé 85% des fonds gérés activement sur 15 ans selon les données SPIVA Europe. France Épargne sélectionne pour ses clients les contrats donnant accès à cette combinaison optimale avec les frais de contrat les plus compétitifs.

Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) permettent d'investir dans l'immobilier locatif (bureaux, commerces, santé, logistique, résidentiel) sans les contraintes de la gestion directe. Loger des SCPI dans une assurance vie offre trois avantages fiscaux majeurs.
Premier avantage : zéro imposition sur les loyers en cours de contrat. En direct, les revenus de SCPI sont imposés à votre tranche marginale d'IR (jusqu'à 45%) plus 17,2% de prélèvements sociaux, soit jusqu'à 62,2% de fiscalité. En assurance vie, les loyers sont réinvestis dans le contrat sans aucune imposition jusqu'au rachat.
Deuxième avantage : exonération d'IFI. Les SCPI détenues en direct entrent dans l'assiette de l'Impôt sur la Fortune Immobilière. En assurance vie, elles en sont exonérées dans la plupart des contrats. Pour un patrimoine immobilier supérieur à 1,3 million d'euros (seuil de déclenchement de l'IFI), cette exonération peut représenter plusieurs milliers d'euros d'économie fiscale annuelle.
Troisième avantage : fiscalité allégée au rachat. Après 8 ans, l'abattement annuel de 4 600 euros (9 200 euros pour un couple) réduit l'assiette imposable. Le taux d'imposition ne dépasse pas 24,7% (7,5% plus 17,2% de prélèvements sociaux).
Le taux de distribution moyen des SCPI a progressé à 4,91% en 2025 (contre 4,72% en 2024, source : ASPIM). La collecte nette de l'ensemble du marché SCPI a atteint 4,6 milliards d'euros en 2025, en hausse de 29% par rapport à 2024. Les SCPI les plus performantes publient des performances globales (distribution plus revalorisation des parts) nettement supérieures à la moyenne :
Tous les contrats ne reversent pas 100% des loyers de SCPI. Certains assureurs prélèvent une commission de 10 à 15% sur les loyers. Sur 20 ans avec 50 000 euros investis en SCPI à 6% de rendement, la différence entre 100% et 85% de reversement représente plus de 15 000 euros de manque à gagner. C'est un critère déterminant dans le choix du contrat.
Depuis 2022, plusieurs jeunes SCPI ont adopté un modèle sans frais d'entrée (0% contre 8 à 12% habituellement). Ce choix commercial a un impact direct sur la performance à court terme : une SCPI à 6% de rendement avec 10% de frais d'entrée met presque 2 ans à récupérer ses frais de souscription. Sans frais d'entrée, le rendement est immédiat dès le premier trimestre. Iroko Zen, Remake Live et quelques autres pionniers ont démontré que ce modèle est viable. France Épargne intègre systématiquement ce critère dans ses recommandations de SCPI en assurance vie, car la performance nette sur 10 ans d'une SCPI sans frais d'entrée dépasse structurellement celle d'une SCPI à frais comparables ayant des frais de souscription élevés.
Le private equity (capital-investissement) désigne l'investissement dans des entreprises non cotées en bourse. Historiquement réservé aux institutionnels et family offices (tickets de 100 000 euros minimum), le private equity est désormais accessible en assurance vie dès 1 000 euros via des FCPR (Fonds Communs de Placement à Risques). Ce changement d'échelle représente l'une des évolutions les plus significatives de l'épargne française de la décennie.
Depuis le 24 octobre 2024, la loi Industrie Verte impose aux assureurs d'intégrer du private equity dans les mandats de gestion pilotée. Les profils les plus dynamiques doivent contenir au minimum 8% d'actifs non cotés. Cette obligation légale draine mécaniquement plusieurs milliards vers le private equity chaque année. En 2025, les souscriptions de private equity via l'assurance vie ont atteint 2,6 milliards d'euros, en hausse de 25% sur un an (source : France Invest).
Des rendements historiquement supérieurs : sur 10 ans (2014-2024), le private equity français a généré un rendement annuel moyen de 12,4% net de frais (source : France Invest et EY, juillet 2025), surperformant le CAC 40 sur la même période. La levée de fonds auprès des investisseurs particuliers a atteint 3,1 milliards d'euros en 2025, en hausse de 8% par rapport à 2024.
Le private equity présente des spécificités que l'épargnant doit anticiper. La liquidité est réduite : le rachat de parts de FCPR peut prendre 1 à 6 mois, voire imposer des périodes de blocage. Les frais sont élevés : 2 à 3% par an de gestion, plus souvent une commission de surperformance (carried interest de 20%). L'horizon optimal est de 7 à 10 ans minimum. En termes d'allocation, le private equity ne doit pas dépasser 5 à 15% d'un portefeuille selon le profil de risque.
France Épargne accompagne ses clients dans la sélection de FCPR adaptés à leur situation. La démarche s'articule en quatre étapes : évaluation de la capacité de blocage des capitaux sur 7 à 10 ans, vérification de la robustesse du gestionnaire (track record de 5 ans minimum, équipe stable, portefeuille diversifié), calibrage de l'allocation (5% pour un profil équilibré, jusqu'à 15% pour un profil dynamique aguerri), et choix entre FCPR de capital-développement, de crédit privé ou de fonds secondaires selon l'objectif de rendement. Cette approche permet de bénéficier du moteur de performance du private equity tout en conservant un portefeuille global cohérent et liquide sur la majorité de ses actifs.
Les titres vifs sont des actions individuelles d'entreprises cotées achetées en direct dans votre contrat. Au lieu d'investir dans un fonds, vous sélectionnez vous-même les titres : Total Énergies, LVMH, Air Liquide, Apple, Microsoft, Hermès.
L'intérêt fiscal est majeur. En compte-titres ordinaire, chaque vente d'action déclenche une imposition à 30% (flat tax). En assurance vie, vous pouvez acheter et vendre des titres vifs à l'intérieur du contrat sans aucune imposition en cours de vie. Un investisseur actif réalisant 10 opérations par an économise structurellement plusieurs milliers d'euros de fiscalité annuelle. Certains contrats haut de gamme donnent accès à 500 titres vifs ou plus, couvrant les grandes capitalisations européennes (CAC 40, DAX, FTSE) et américaines (S&P 500, Nasdaq).
Une subtilité importante : les dividendes versés par les titres vifs détenus en assurance vie sont réinvestis automatiquement dans le contrat sans prélèvement fiscal. Sur une action à 3% de rendement dividende, cet avantage représente 0,9 point de gain fiscal supplémentaire annuel pour un contribuable à la TMI 30%, soit un gain cumulé considérable sur 15 ans.
Les fonds datés (target date funds) sont des fonds obligataires à échéance fixe. Le gérant achète un portefeuille d'obligations d'entreprises qui arrivent toutes à maturité à la même date. L'investisseur connaît à l'avance le rendement approximatif s'il conserve le fonds jusqu'à l'échéance.
Depuis la remontée des taux en 2022-2023, ces fonds sont très populaires en assurance vie :
Les fonds datés constituent un excellent compromis entre le fonds euros et les actions pour un horizon de 3 à 5 ans. Contrairement au fonds euros, leur valeur peut temporairement baisser en cours de vie si les taux d'intérêt remontent ; mais si l'épargnant conserve le fonds jusqu'à son terme, le rendement cible initial est pratiquement assuré, sous réserve de l'absence de défauts significatifs dans le portefeuille.
Les produits structurés sont des instruments financiers construits par des banques d'investissement. Le format le plus courant est l'autocall : vous investissez dans un produit indexé sur un indice (Euro Stoxx 50) et, si l'indice est au-dessus de son niveau initial à une date d'observation annuelle, le produit est remboursé avec un coupon de 6 à 10% par an. Le capital est généralement protégé tant que l'indice ne baisse pas de plus de 30 à 40% sur la durée du produit.
Ces instruments s'adressent aux investisseurs souhaitant un rendement prévisible supérieur au fonds euros, assorti d'une protection partielle contre les baisses de marché. Leur complexité impose cependant de bien comprendre les scénarios de perte avant de souscrire : un autocall sur l'Euro Stoxx 50 avec une barrière de protection à 40% protège le capital si l'indice ne chute pas de plus de 40%, mais peut entraîner des pertes significatives au-delà de ce seuil. France Épargne accompagne ses clients dans la sélection et la lecture des fiches d'information clé (DICI) de ces produits.
| Type d'UC | Rendement potentiel | Niveau de risque | Liquidité | Ticket minimum | Horizon recommandé | Frais typiques |
|---|---|---|---|---|---|---|
| ETF actions monde | 7 à 10% / an (moy. historique) | Élevé (SRI 5 à 6) | J+2 (immédiat) | 50 euros | 8 ans et plus | 0,07 à 0,30% / an |
| OPCVM actions | 5 à 8% / an (après frais) | Élevé (SRI 5 à 6) | J+2 à J+5 | 50 euros | 8 ans et plus | 1,50 à 2,50% / an |
| SCPI | 5 à 15% performance globale 2025 | Modéré (SRI 3 à 4) | 1 à 3 mois | 200 euros | 8 ans et plus | Frais souscription 8 à 12% + gestion 0,50% |
| SCI / OPCI | 3 à 5% / an | Modéré (SRI 3) | J+5 à 1 mois | 50 euros | 5 ans et plus | 1 à 2% / an |
| Private Equity (FCPR) | 8 à 12% / an (cible) | Très élevé (SRI 6 à 7) | 1 à 6 mois | 1 000 euros | 7 à 10 ans | 2 à 3% / an + carried |
| Titres vifs (actions) | Variable | Très élevé (SRI 6 à 7) | J+2 (immédiat) | 50 à 200 euros | 5 ans et plus | 0% interne (frais UC contrat) |
| Fonds datés | 4 à 6% / an (à échéance) | Modéré (SRI 2 à 3) | J+3 à J+5 | 50 euros | Jusqu'à échéance (3 à 6 ans) | 0,50 à 1,00% / an |
| Produits structurés | 6 à 10% / an (coupon) | Élevé (SRI 5 à 6) | Marché secondaire (variable) | 1 000 euros | 1 à 10 ans | Intégrés dans la structure |
Source: France Assureurs, données annuelles 2025 (total UC : 42,5 Mds, total fonds euros : 8,1 Mds)
Évaluez votre tolérance au risque (conservateur, équilibré, dynamique) et votre horizon de placement. Un horizon inférieur à 5 ans oriente vers les fonds datés et les fonds euros : le capital doit être disponible sans exposer à une baisse de marché. Au-delà de 8 ans, les ETF actions peuvent occuper une part importante du portefeuille car les corrections boursières, même sévères, se résorbent historiquement sur 3 à 5 ans. France Épargne propose un questionnaire de profil structuré pour objectiver cette évaluation.
Vérifiez le nombre d'ETF disponibles (50 à 111 dans les meilleurs contrats), la présence de SCPI avec 100% des loyers reversés, l'accès au private equity via FCPR et les frais de gestion UC (0,50% chez les meilleurs courtiers en ligne, contre 0,80% à 1% en banque). La qualité du fonds euros (rendement, solidité financière de l'assureur) est également déterminante si vous envisagez une allocation mixte.
Un profil équilibré peut viser : 30 à 40% fonds euros pour la sécurité et la liquidité immédiate, 30 à 40% ETF actions monde pour la croissance à long terme, 15% SCPI pour les revenus immobiliers réguliers, 10% fonds datés pour un rendement prévisible à moyen terme, 5% private equity ou produits structurés pour booster la performance sur le long terme. Cette allocation combine rendement potentiel de 5 à 7% net et risque maîtrisé.
Investir régulièrement (100 à 500 euros par mois) lisse le risque de marché par le mécanisme du coût moyen d'achat (Dollar Cost Averaging). Sur 25 ans, des versements de 200 euros par mois sur un ETF MSCI World (rendement historique moyen de 8,5% brut) produisent environ 190 000 euros de capital, contre 75 000 euros sur un fonds euros à 2,5%. La régularité prime sur le timing parfait d'entrée.
Révisez l'allocation une fois par an ou lors de changements importants de situation (mariage, naissance, héritage, retraite proche). Les arbitrages à l'intérieur du contrat sont non imposables : changer d'ETF ou de SCPI ne génère aucune fiscalité. À l'approche de la retraite ou d'un projet à 3 à 5 ans, sécurisez progressivement les gains en basculant vers le fonds euros ou les fonds datés pour réduire l'exposition aux marchés.
La fiscalité de l'assurance vie constitue l'un des atouts les plus puissants des unités de compte. Contrairement au compte-titres ordinaire où chaque cession de valeurs mobilières déclenche immédiatement une imposition à 30% (flat tax), les UC d'un contrat d'assurance vie bénéficient d'un mécanisme de capitalisation en franchise d'impôt : toutes les plus-values réalisées à l'intérieur du contrat (arbitrages entre ETF, réinvestissement des dividendes, revenus de SCPI) s'accumulent sans aucun frottement fiscal jusqu'au rachat.
Ce mécanisme crée un avantage composé considérable sur longue durée. Pour un épargnant réalisant 5% de rendement brut annuel sur 20 ans avec 100 000 euros investis :
Le régime d'imposition optimal s'applique aux contrats de plus de 8 ans. À cette date, un abattement annuel de 4 600 euros (9 200 euros pour un couple marié ou pacsé) s'applique sur la quote-part de gains dans les rachats. Au-delà de cet abattement, le taux d'imposition est de 7,5% (plus 17,2% de prélèvements sociaux, soit 24,7% au total) pour les primes versées jusqu'à 150 000 euros. Au-delà de ce plafond de primes, le taux bascule à 30% (flat tax classique).
En pratique, un couple ayant versé 200 000 euros dans un contrat d'assurance vie peut retirer chaque année jusqu'à 18 400 euros de plus-values pures sans payer un euro d'impôt sur le revenu (uniquement les 17,2% de prélèvements sociaux s'appliquent sur la fraction excédant l'abattement). Cette mécanique est particulièrement précieuse pour compléter les revenus à la retraite.
Les sommes versées avant 70 ans bénéficient d'un abattement de 152 500 euros par bénéficiaire désigné. Pour un souscripteur ayant trois bénéficiaires, c'est jusqu'à 457 500 euros transmis hors droits de succession. Au-delà, le prélèvement est de 20% jusqu'à 700 000 euros par bénéficiaire, puis 31,25% au-delà. Ce cadre est nettement plus avantageux que la fiscalité successorale standard (jusqu'à 45% pour les héritiers en ligne directe au-delà de certains seuils). France Épargne accompagne ses clients dans la rédaction de clauses bénéficiaires optimisées pour maximiser cet avantage.

La gestion libre consiste à sélectionner vous-même les UC, définir votre allocation et effectuer les arbitrages. Elle est adaptée aux épargnants qui souhaitent maîtriser leur portefeuille et disposent du temps nécessaire pour suivre les marchés. Les meilleures performances en gestion libre sont obtenues avec une allocation simple : 80% d'ETF monde et 20% de SCPI ou fonds datés, rééquilibrée une fois par an. La gestion libre requiert une discipline rigoureuse : éviter de réagir aux turbulences de marché à court terme, maintenir le cap de l'allocation cible définie en amont et rééquilibrer mécaniquement une fois par an, même quand les marchés semblent défavorables. France Épargne peut accompagner les épargnants en gestion libre avec un bilan annuel permettant de valider l'allocation et d'identifier les opportunités d'arbitrage.
La gestion pilotée délègue l'intégralité des décisions à une équipe de gestion. Le souscripteur choisit son profil de risque (de prudent à très dynamique) et laisse le gestionnaire arbitrer. Les meilleurs mandats de gestion pilotée en ligne ont affiché des performances solides :
Les frais totaux d'une bonne gestion pilotée en ligne s'élèvent à 1,05% à 1,60% par an tout compris (frais de contrat + frais de mandat + frais des supports). À titre de comparaison, une gestion pilotée en banque traditionnelle peut coûter 3 à 4% par an, soit un écart de performance annuel structurel de 1,4 à 2,4 points.
La réforme Industrie Verte a également renforcé la gestion pilotée en rendant obligatoire l'intégration de private equity dans les profils dynamiques depuis octobre 2024 : 4% minimum pour les profils équilibrés, 8% pour les profils les plus offensifs. Cette exposition forcée au non-coté ouvre un potentiel de surperformance supplémentaire sur le long terme.
Entre la gestion libre totale et la gestion pilotée standardisée, les épargnants patrimoniaux peuvent opter pour une gestion sous mandat individualisée. France Épargne propose ce type d'accompagnement : un conseiller dédié construit une allocation sur mesure tenant compte de la situation fiscale, du patrimoine global et des contraintes spécifiques de chaque client. Contrairement à la gestion pilotée où tous les profils « dynamiques » partagent la même allocation, la gestion sous mandat peut intégrer des paramètres propres : concentration sectorielle voulue, exclusion de certains actifs, synchronisation avec un PER ou un compte-titres existant. Cette approche, jadis réservée aux grandes fortunes (seuil de 500 000 euros), est désormais accessible dès 100 000 euros chez certains courtiers spécialisés.
Trois évolutions majeures renforcent et élargissent le cadre des unités de compte pour les épargnants depuis la mi-décennie.
L'option fiscale devient révocable. Jusqu'à présent, le choix entre le prélèvement forfaitaire unique (PFU à 30%) et le barème progressif de l'impôt sur le revenu pour les rachats d'assurance vie était irrévocable une fois formulé. La réforme fiscale entrée en vigueur permet désormais aux épargnants de revenir sur leur choix lors de la déclaration annuelle si leur situation fiscale a changé. Ce droit de rectification est particulièrement utile pour les épargnants dont les revenus varient d'une année à l'autre : une année à revenus élevés justifie le PFU, une année à revenus faibles rend le barème progressif plus avantageux.
Nouvelles obligations d'information de l'ACPR. L'Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) impose aux distributeurs la collecte complète des informations permettant d'évaluer la capacité du client à supporter des pertes et d'établir un profil de risque objectif. Cette obligation renforcée garantit que l'allocation en UC proposée à chaque épargnant correspond réellement à sa situation patrimoniale et à sa tolérance au risque. France Épargne applique ces standards dans chaque bilan patrimonial : l'analyse de la capacité de perte est documentée avant toute recommandation d'allocation.
Un univers d'investissement élargi. Les décrets publiés en juillet 2024 ont modernisé l'univers des UC autorisées en assurance vie. Les contrats peuvent désormais référencer une gamme plus large de supports, notamment les fonds d'actifs réels (infrastructures, forêts, actifs agricoles) et les fonds de crédit privé. Ces actifs offrent une diversification supplémentaire par rapport aux classes d'actifs traditionnelles, avec des rendements décorrélés des marchés boursiers.
L'intégration accélérée des actifs non cotés. La loi Industrie Verte a créé un précédent : pour la première fois, le législateur français impose une exposition minimale aux actifs non cotés dans les mandats de gestion. Cette évolution marque la reconnaissance officielle du private equity comme composante normale d'un portefeuille d'épargne longue. En pratique, elle a accéléré le développement de l'offre de FCPR accessibles en assurance vie, avec des tickets d'entrée réduits et des gammes de plus en plus diversifiées.
Ces évolutions s'inscrivent dans une tendance de fond : le renforcement de la protection des épargnants en UC, couplé à un élargissement continu des possibilités de placement, confirme l'assurance vie comme le véhicule central de la stratégie patrimoniale des ménages français. Pour les épargnants déjà titulaires d'un contrat, ces réformes sont une opportunité de revisiter leur allocation avec un conseiller France Épargne afin d'intégrer les nouvelles classes d'actifs disponibles et de s'assurer que leur profil de risque documenté est bien aligné avec leur situation patrimoniale actuelle.

"Les unités de compte ne sont pas un bloc monolithique : entre un ETF MSCI World à 0,20% de frais et un OPCVM bancaire à 2,50%, entre une SCPI affichant 15% de performance globale en 2025 et un fonds obligataire à 2%, le choix des UC est aussi déterminant que le choix du contrat. L'épargnant qui comprend cette diversité dispose d'une boîte à outils plus puissante que celle de la plupart des banques privées.
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