
PER bancaire compte titres ou PER assurantiel : fonds euros, fiscalité CSG 31,4 %, transmission 152 500 €, frais et garanties comparés selon votre profil.
Le PER bancaire (compte titres) et le PER assurantiel (contrat d'assurance) partagent un cadre fiscal identique à l'entrée : la déduction des versements volontaires du revenu imposable s'applique aux deux, dans la limite du plafond épargne retraite. Les différences structurelles sont en revanche déterminantes : présence ou absence du fonds en euros, traitement successoral, niveau de frais, fonds de garantie applicable, et depuis le 1er janvier 2026, application uniforme de la hausse de la CSG portant le prélèvement forfaitaire unique à 31,4 %, confirmée par la DGFiP en janvier 2026 (source : Moneyvox, janvier 2026). Ce guide compare les deux formats sur dix dimensions chiffrées pour identifier l'enveloppe adaptée à votre situation patrimoniale.
À retenir :
- Le PER assurantiel concentre environ 95 % des encours du marché grâce au fonds en euros et à la transmission hors succession.
- Le PER bancaire offre des frais de gestion plus bas (0,40 % à 0,70 % par an) et un univers d'investissement plus large (ETF, titres vifs, private equity).
- L'abattement de 152 500 € par bénéficiaire sur les capitaux versés avant 70 ans est réservé au PER assurantiel.
- La hausse de la CSG à 31,4 % depuis 2026 s'applique aux deux formats sans distinction (confirmation DGFiP, janvier 2026).
- La garantie FGAP plafonne à 70 000 € pour le PER assurantiel, tandis que le PER bancaire combine FGDR titres 70 000 € et FGDR dépôts 100 000 €.
| Critère | PER Bancaire (Compte Titres) | PER Assurantiel (Assurance) |
|---|---|---|
| Fonds en euros | Non (supports monétaires ou obligataires) | Oui (garantie en capital par l'assureur) |
| Garantie de capital | Non (sauf produits structurés à échéance) | Oui (fonds euros, effet cliquet) |
| Univers d'investissement | Très large (ETF, titres vifs, SCPI, structurés, private equity) | Large (unités de compte, fonds euros, SCPI, OPCI, SCI) |
| Transmission avant 70 ans | Intégrée à l'actif successoral | 152 500 € par bénéficiaire exonérés (art. 990 I CGI) |
| Transmission après 70 ans | Droits de succession classiques (abattement 100 000 € en ligne directe) | Abattement global 30 500 € (art. 757 B CGI) |
| Frais de gestion moyens | 0,40 % à 0,70 % par an | 0,60 % à 1,00 % par an |
| CSG 2026 (PFU 31,4 %) | Oui (confirmé DGFiP) | Oui (confirmé DGFiP) |
| Garantie en cas de défaillance | 70 000 € FGDR titres + 100 000 € FGDR dépôts | 70 000 € FGAP |
| Parts de marché 2026 | Environ 5 % des encours | Environ 95 % des encours |
Le fonds en euros est un support d'épargne dont le capital est garanti par l'assureur, exclusivement accessible via les contrats d'assurance vie et les PER assurantiels. Trois caractéristiques le définissent. Le capital versé reste protégé à tout moment (hors prélèvements sur encours). Les intérêts crédités chaque année rejoignent définitivement le capital grâce à l'effet cliquet. La performance ne subit aucune volatilité boursière.
Selon France Assureurs, le rendement moyen des fonds en euros s'est établi à 2,60 % nets de frais en 2025 (source : France Assureurs, février 2026), une stabilité notable par rapport à 2024. Les meilleurs contrats affichent des taux compris entre 3,00 % et 4,00 % (source : ACPR, palmarès 2025), avec quelques mutuelles dépassant ce plafond pour les contrats à versement obligatoire.
Le fonds en euros relève du droit des assurances : seul un assureur peut commercialiser un support à capital garanti adossé à un actif général comportant des provisions techniques. Le PER bancaire, structuré comme un compte titres, ne dispose pas de cette mécanique. Les alternatives proposées par les établissements bancaires se limitent généralement à deux options. D'une part, les supports monétaires (proches du taux €STR) ou obligataires (sensibles à la duration et aux taux). D'autre part, les produits structurés à capital garanti à l'échéance (cinq à dix ans), avec un coupon plafonné et une garantie qui ne s'active qu'à la date de constatation finale.
Pour les profils prudents ou à moins de dix ans de la retraite, l'absence de fonds en euros constitue le principal frein au choix d'un PER bancaire.
Le PER assurantiel bénéficie du régime de l'article 990 I du Code général des impôts en cas de décès du titulaire avant ses 70 ans. Chaque bénéficiaire désigné reçoit un abattement de 152 500 €, puis la fraction taxable subit un prélèvement de 20 % jusqu'à 700 000 € (au delà : 31,25 %).
Illustration chiffrée. Capital PER assurantiel de 400 000 €, décès du titulaire à 65 ans, deux enfants désignés bénéficiaires à parts égales :
| Étape | PER Assurantiel | PER Bancaire |
|---|---|---|
| Part par enfant | 200 000 € | 200 000 € |
| Abattement applicable | 152 500 € (par bénéficiaire) | 100 000 € (ligne directe) |
| Base taxable par enfant | 47 500 € | 100 000 € |
| Taxation par enfant | 9 500 € (20 %) | 18 195 € (barème succession) |
| Total fiscalité | 19 000 € | 36 390 € |
L'écart atteint 17 390 € au profit du PER assurantiel, soit +91 % de fiscalité sur le format bancaire à patrimoine équivalent.
Lorsque le titulaire d'un PER assurantiel décède après 70 ans, l'article 757 B du CGI s'applique à l'intégralité du capital (primes et gains confondus, contrairement à l'assurance vie classique qui distingue les deux). L'abattement global de 30 500 € tous bénéficiaires confondus se cumule avec les abattements de droit commun, en particulier les 100 000 € en ligne directe par enfant. Au delà, les droits de succession suivent le barème classique.
Pour le PER bancaire, le capital rejoint la masse successorale et bénéficie uniquement de l'abattement de 100 000 € par enfant en ligne directe. Lorsque le capital reste modéré et que les bénéficiaires sont des enfants, le différentiel s'estompe : sur un PER de 200 000 € transmis à deux enfants après 70 ans, le PER assurantiel ne génère qu'une économie marginale par rapport au format bancaire.
| Tranche d'âge | PER Assurantiel | PER Bancaire |
|---|---|---|
| Décès avant 70 ans | Avantage majeur (152 500 € par bénéficiaire) | Désavantage net |
| Décès après 70 ans | Abattement global 30 500 € | Abattement 100 000 € par enfant en ligne directe |
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Lancer la simulation| Catégorie | PER Bancaire | PER Assurantiel |
|---|---|---|
| Frais d'entrée | 0 % (offres en ligne) | 0 % à 2 % (négociables) |
| Frais de gestion sur unités de compte | 0,40 % à 0,70 % par an | 0,60 % à 1,00 % par an |
| Frais de gestion sur fonds euros | Sans objet | 0,50 % à 0,80 % par an |
| Frais d'arbitrage | 0 % à 0,50 % | 0,50 % à 1,00 % |
| Frais de sortie | 0 % | 0 % |
Simulation pour un versement initial de 50 000 € avec rendement brut annuel de 5 % :
| Niveau de frais annuels | Capital net après 25 ans |
|---|---|
| 0,50 % (PER bancaire performant) | 152 113 € |
| 0,70 % (PER bancaire moyen) | 146 093 € |
| 1,00 % (PER assurantiel moyen) | 137 586 € |
L'écart de 14 527 € entre un PER bancaire à 0,50 % et un PER assurantiel à 1,00 % représente 9,5 % de capital supplémentaire sur 25 ans. La pression des frais s'amplifie avec l'horizon : sur 30 à 35 ans, l'écart peut dépasser 15 % du capital final.
Trois raisons structurelles expliquent ce différentiel. Les établissements bancaires n'ont pas à provisionner un actif général garanti : la gestion actif passif d'un fonds en euros impose aux assureurs des contraintes prudentielles (Solvabilité II) traduites en coûts. La distribution se fait majoritairement en ligne, sans réseau commercial physique à rémunérer. La concurrence des courtiers et néobanques pousse les frais à la baisse depuis 2022.
La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a porté la CSG sur les revenus du patrimoine de 9,2 % à 10,6 %, soit une hausse de 1,4 point. Cette mesure relève les prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 %, et le prélèvement forfaitaire unique (flat tax) de 30 % à 31,4 %.
La DGFiP a clarifié en janvier 2026 que l'ensemble des PER, qu'ils soient bancaires ou assurantiels, individuels ou collectifs, est concerné par cette hausse (source : Moneyvox, janvier 2026 ; Previssima, janvier 2026). L'application porte sur la fraction de la sortie en capital correspondant aux plus-values (les versements volontaires déduits sont, eux, imposés au barème progressif de l'impôt sur le revenu).
L'ambiguïté initiale portait sur le PER assurantiel : certains observateurs anticipaient une exclusion alignée sur le régime protecteur de l'assurance vie. La DGFiP a tranché en rappelant que le PER dispose d'un régime fiscal et social autonome (articles 158 et 200 A du CGI), sans renvoi exprès au régime de l'assurance vie. Conséquence pratique : aucun avantage différencié sur les prélèvements sociaux entre les deux formats depuis le 1er janvier 2026.
Le PER bancaire offre l'amplitude d'un compte titres ordinaire :
La passation d'ordres se fait en temps réel sur les marchés réglementés, ce qui autorise des arbitrages tactiques (rebalancement, prise de bénéfice, gestion du risque).
Le PER assurantiel propose une gamme plus segmentée mais centrée sur la mutualisation :
Les actions en direct restent rares sur les PER assurantiels, à l'exception de quelques contrats haut de gamme. Le délai d'arbitrage s'étend généralement de un à trois jours ouvrés (valeur liquidative connue à J+1 ou J+2).
Frais, rendements, options de gestion : trouvez le PER le plus adapté à votre profil.
Voir le comparatifProfil 1 : épargnant prudent ou proche de la retraite. Horizon inférieur à dix ans, besoin de sécuriser le capital constitué, aversion au risque marquée. Le fonds en euros à 2,60 % nets devient un instrument incontournable pour figer les gains acquis.
Profil 2 : objectif transmission patrimoniale. Titulaire âgé de 40 à 60 ans, bénéficiaires désignés (conjoint, enfants), patrimoine financier supérieur à 100 000 €. L'abattement de 152 500 € par bénéficiaire avant 70 ans crée un écart fiscal majeur par rapport au PER bancaire.
Profil 3 : recherche de simplicité opérationnelle. Préférence pour la gestion pilotée (allocation déléguée à la société de gestion), pas d'appétence pour la sélection d'ETF ou les arbitrages fréquents.
Cas pratique chiffré. Cadre supérieur de 55 ans, tranche marginale d'imposition (TMI) à 41 %, 200 000 € à placer, horizon retraite à 65 ans, deux enfants. Allocation cible : 70 % fonds euros à 2,60 % et 30 % unités de compte dynamiques à 6 % nets. Capital projeté à 65 ans : 268 000 €. En cas de décès avant 70 ans, 305 000 € exonérés (152 500 € par enfant), contre une fiscalité d'environ 30 000 € sur un PER bancaire équivalent.
Profil 1 : investisseur autonome et expérimenté. Sélection active d'ETF, gestion du risque par diversification géographique et sectorielle, recherche de performance brute supérieure à 6 % nets par an.
Profil 2 : forte sensibilité aux frais. Horizon long (vingt à trente ans), allocation 100 % ETF actions à 0,20 % de frais courants, économie de gestion structurelle par rapport à un contrat assurantiel à 1 % tout compris.
Profil 3 : enjeu de transmission limité. Célibataire sans enfant, donations programmées du vivant, ou patrimoine déjà transmis via assurance vie classique.
Cas pratique chiffré. Cadre de 35 ans, TMI à 30 %, versements de 10 000 € par an sur 30 ans, sans enfant. PER bancaire 100 % ETF World, frais 0,20 %, rendement net 6,8 % par an : capital à 65 ans estimé à 1 016 600 €. PER assurantiel équivalent à 1 % de frais et 6 % de rendement net : 838 000 €. L'écart de 178 600 € (soit +21 %) résulte directement de l'effet cumulé des frais sur la durée.
Le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR) couvre les PER bancaires sur deux périmètres distincts.
Le délai d'indemnisation est de sept jours ouvrés pour les dépôts et de quelques semaines à plusieurs mois pour les titres.
Le Fonds de Garantie des Assurances de Personnes (FGAP) intervient en cas de défaillance d'un assureur. Le plafond s'établit à 70 000 € par assuré et par compagnie d'assurance, tous contrats confondus (assurance vie + PER assurantiel + rentes). Le délai d'indemnisation maximal est de trois mois.
Conséquence pratique. Un épargnant détenant 60 000 € d'assurance vie et 80 000 € de PER assurantiel auprès du même assureur ne sera garanti qu'à hauteur de 70 000 € au total, et non 140 000 €. La diversification des compagnies devient une règle de gestion patrimoniale dès que les encours cumulés dépassent ce seuil.
L'encours des PER commercialisés par les assureurs a franchi le cap des 100 milliards d'euros à fin 2024 (source : France Assureurs, communiqué 2025), avec une progression annuelle de 19 %. Le PER assurantiel concentre environ 95 % des encours, contre 5 % pour le PER bancaire selon les données ACPR consolidées. Cette domination s'explique par trois facteurs : l'attractivité du fonds en euros pour 70 % des épargnants français à profil prudent, l'argument successoral décisif avant 70 ans, et un réseau de distribution massif (assureurs traditionnels, banques de réseau, conseillers en gestion de patrimoine).
Les offres de PER bancaire ciblent un public d'investisseurs avertis, sensibles aux frais et recherchant la performance pure : Yomoni, Nalo (compte titres), Linxea Spirit PER (hybride), BforBank. Le marché reste tiré par les courtiers digitaux et les conseillers patrimoniaux indépendants. La croissance attendue dépend de l'adoption des ETF dans les enveloppes retraite, encore marginale en France par rapport aux États Unis ou aux Pays Bas.
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Être rappelé sous 6h| Erreur | Correction |
|---|---|
| Choisir un PER assurantiel au motif de frais bas affichés | Vérifier les frais cumulés gestion + UC + arbitrage : le PER bancaire reste structurellement moins cher |
| Ignorer la dimension transmission patrimoniale | Si le décès avant 70 ans est probable, l'abattement 152 500 € par bénéficiaire fait basculer l'arbitrage |
| Croire que le PER assurantiel échappe à la hausse CSG 2026 | La DGFiP a confirmé en janvier 2026 que tous les PER sont concernés |
| Placer 100 % en fonds euros à 35 ans sur PER assurantiel | Sur un horizon long, les unités de compte dynamiques (6 % à 7 % par an) surperforment largement le fonds euros (2,60 %) |
| Cumuler plus de 70 000 € chez un seul assureur (assurance vie + PER) | Diversifier les compagnies pour maximiser la couverture FGAP |
| Confondre garantie des dépôts (100 K€) et garantie des titres (70 K€) | Le PER bancaire combine les deux : le plafond effectif dépend de la nature de l'actif détenu |
Le PER bancaire fonctionne comme un compte titres et n'offre pas de fonds en euros : tous les supports sont exposés aux marchés. Le PER assurantiel est un contrat d'assurance qui donne accès au fonds en euros garanti en capital et bénéficie du régime de transmission de l'article 990 I CGI (abattement de 152 500 € par bénéficiaire avant 70 ans).
Oui, les frais de gestion sont structurellement plus bas : 0,40 % à 0,70 % par an sur PER bancaire contre 0,60 % à 1,00 % sur PER assurantiel. Sur 25 ans, l'écart atteint 9,5 % de capital supplémentaire pour un PER bancaire à 0,50 % comparé à un PER assurantiel à 1,00 % (capital initial 50 000 €, rendement brut 5 %).
Non. Le fonds en euros relève du droit des assurances et impose la présence d'un actif général provisionné par un assureur. Le PER bancaire propose des supports monétaires, obligataires ou des produits structurés à capital garanti à l'échéance, mais aucun équivalent direct du fonds en euros traditionnel.
Oui. La DGFiP a confirmé en janvier 2026 que la hausse de la CSG (PFU porté à 31,4 %) s'applique uniformément aux PER bancaires et assurantiels, individuels et collectifs. L'application porte sur la fraction de la sortie en capital correspondant aux plus values.
Le PER assurantiel est nettement plus favorable en cas de décès avant 70 ans grâce à l'abattement de 152 500 € par bénéficiaire désigné (article 990 I CGI). Au delà de 70 ans, l'abattement global se réduit à 30 500 € et le PER bancaire peut redevenir compétitif lorsque les enfants en ligne directe utilisent l'abattement classique de 100 000 € chacun.
Le PER bancaire bénéficie d'une double protection FGDR : 100 000 € sur les dépôts espèces et 70 000 € sur les titres, par client et par établissement. Le PER assurantiel relève du FGAP plafonné à 70 000 €, tous contrats confondus chez le même assureur (assurance vie + PER + rentes).
Oui, la loi Pacte de 2019 autorise le transfert entre tous les PER, sans clôture ni fiscalité de sortie. Le transfert est gratuit après cinq ans de détention, et plafonné à 1 % de l'encours avant cinq ans. Le transfert peut être pertinent pour basculer vers un fonds en euros à l'approche de la retraite, ou inversement vers un PER bancaire pour optimiser les frais en phase de constitution.
Le fonds en euros d'un PER assurantiel a servi 2,60 % nets en moyenne en 2025 (source : France Assureurs), avec les meilleurs contrats à 3,00 % ou 4,00 %. Les unités de compte exposées aux actions internationales (ETF MSCI World) ont délivré environ 15 % bruts en 2024 et la moyenne historique long terme se situe entre 6 % et 8 % par an. Un PER bancaire 100 % ETF actions s'aligne sur cette performance brute, déduction faite de frais courants de 0,20 % à 0,50 % par an.
Notre métier de gestionnaire de patrimoine consiste à choisir l'enveloppe retraite adaptée à votre situation, en tenant compte de votre âge, de votre TMI, de votre horizon de retraite, de vos objectifs de transmission et de votre tolérance au risque.
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Le PER bancaire et le PER assurantiel ne sont pas des produits substituables : ce sont deux véhicules retraite aux mécaniques distinctes, optimisés pour des profils différents. Le PER assurantiel l'emporte sur la sécurité (fonds en euros garanti), la transmission avant 70 ans (152 500 € par bénéficiaire) et la simplicité de gestion. Il concentre légitimement 95 % du marché. Le PER bancaire offre une réduction structurelle des frais (0,40 % à 0,70 % contre 0,60 % à 1,00 %), un univers d'investissement plus large (ETF, titres vifs, private equity) et une réactivité opérationnelle pour les investisseurs autonomes.
La hausse de la CSG à 31,4 % depuis le 1er janvier 2026 efface tout différentiel sur les prélèvements sociaux : les deux formats supportent la même fiscalité sur les plus values. L'arbitrage se joue désormais sur trois axes : la sécurité contre la performance brute, l'enjeu de transmission patrimoniale, et la sensibilité aux frais sur un horizon long.
Pour la majorité des épargnants français au profil prudent ou équilibré avec un objectif successoral, le PER assurantiel reste le choix de référence. Pour les investisseurs avertis disposant d'une tolérance au risque élevée et d'un horizon supérieur à vingt ans, le PER bancaire capture une performance nette supérieure grâce à la pression sur les frais. La stratégie optimale combine fréquemment les deux enveloppes selon les phases de vie.
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Sources :
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