Assurance vie

Pourquoi Ouvrir une Assurance Vie : Les Avantages Concrets

Pourquoi ouvrir une assurance vie ? 5 raisons concrètes : prendre date, fiscalité après 8 ans, transmission optimisée, plafond illimité, supports diversifiés.

8 février 202621 min de lectureMis à jour le 26 mai 2026

Avec 2 143 milliards d'euros d'encours à fin février 2026 et environ 18 millions de Français détenteurs d'au moins un contrat, l'assurance vie reste le placement financier le plus diffusé dans le pays (France Assureurs, communiqué de février 2026). La collecte nette 2025 a atteint 50,6 milliards d'euros, un sommet inégalé depuis 2010, dont 42,5 milliards sur les unités de compte (France Assureurs, bilan 2025). Pourquoi ouvrir une assurance vie aujourd'hui ? Parce que ce produit cumule cinq atouts qu'aucun autre placement français ne réunit dans une seule enveloppe : antériorité fiscale dès la souscription, fiscalité allégée après 8 ans, transmission hors succession à hauteur de 152 500 euros par bénéficiaire, absence de plafond de versement et liberté totale d'arbitrage entre fonds euros, unités de compte, SCPI et gestion pilotée.

À retenir :

  • L'encours global de l'assurance vie atteint 2 143 milliards d'euros à fin février 2026, en hausse de 5,4 % sur un an (France Assureurs).
  • Le rendement moyen des fonds euros s'établit à 2,65 % net en 2025, et celui des unités de compte à +5,5 % sur la même année (ACPR et France Assureurs, mars 2026).
  • Après 8 ans de détention, l'abattement annuel sur les rachats est de 4 600 euros pour une personne seule et 9 200 euros pour un couple (article 125-0 A du Code général des impôts).
  • En cas de décès avant 70 ans, chaque bénéficiaire reçoit jusqu'à 152 500 euros hors droits de succession (article 990 I du CGI).
  • Aucun plafond de versement ne s'applique, contrairement au Livret A (22 950 euros) ou au PEA (150 000 euros).

L'antériorité fiscale : la première raison d'ouvrir sans tarder

L'assurance vie obéit à une règle simple et décisive : c'est la date d'ouverture du contrat qui détermine votre régime d'imposition, et non la date de vos versements. Concrètement, l'antériorité fiscale (durée de détention prise en compte par l'administration fiscale) commence à courir dès le jour de la souscription, même si vous ne versez initialement que 100 euros.

Après 8 ans de détention, deux mécanismes se déclenchent. D'abord, vous bénéficiez d'un abattement annuel de 4 600 euros sur les gains retirés (9 200 euros pour un couple soumis à imposition commune). Ensuite, vos plus-values sont imposées à 24,7 % au lieu de 30 % (7,5 % d'impôt sur le revenu plus 17,2 % de prélèvements sociaux), pour la part correspondant à des versements inférieurs à 150 000 euros par assuré (Service Public, BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50).

Un versement symbolique suffit pour démarrer le compteur

Cette mécanique signifie qu'un versement initial de 100 euros à l'ouverture vous permet de prendre date (déclencher le décompte fiscal de 8 ans). Vous pouvez ensuite alimenter le contrat à votre rythme, en sachant que le compteur fiscal a déjà démarré.

Prenons un exemple chiffré. Imaginons deux épargnants identiques qui retirent chacun 10 000 euros (dont 2 000 euros de plus-value) au même moment. Le premier a ouvert son contrat à 25 ans et retire à 35 ans : il bénéficie déjà du régime des 8 ans et son abattement absorbe la totalité des gains, donc zéro impôt sur le revenu. Le second a ouvert à 33 ans et retire à 35 ans : il subit le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU, fiscalité par défaut sur les revenus du capital), soit 30 % sur ses 2 000 euros de gains. Différence : 256 euros d'IR pour un seul retrait, et ce différentiel se cumule sur chaque rachat ultérieur.

Pour comprendre en détail les rouages de ce placement, consultez Comment fonctionne l'assurance vie.

Aucun plafond de versement : l'enveloppe principale de votre épargne

Tous les produits d'épargne réglementée français sont plafonnés. Le Livret A accepte 22 950 euros maximum. Le LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire) plafonne à 12 000 euros. Le PEA (Plan d'Épargne en Actions) tolère 150 000 euros de versements cumulés. Le PEA-PME ouvre une seconde poche, mais le total des deux PEA reste limité à 225 000 euros.

L'assurance vie, elle, ne connaît aucun plafond réglementaire de versement. Vous pouvez y placer 1 000 euros comme 5 millions. Cette absence de plafond en fait le réceptacle naturel de l'épargne dès que les livrets sont remplis. L'encours moyen par contrat se situe autour de 40 000 euros, ce qui confirme le rôle d'enveloppe centrale de moyen et long terme.

Multiplier les contrats pour optimiser la garantie FGAP

Rien ne vous empêche de détenir plusieurs contrats d'assurance vie auprès d'assureurs différents. Cette diversification active une protection souvent méconnue : le FGAP (Fonds de Garantie des Assurances de Personnes) indemnise chaque assuré jusqu'à 70 000 euros par compagnie défaillante (90 000 euros pour les rentes d'invalidité ou de décès), selon les statuts publiés par le FGAP. Détenir trois contrats auprès de trois assureurs porte ainsi le plafond de garantie individuel à 210 000 euros, sans aucune contrepartie de coût.

Cette absence de plafond explique aussi pourquoi la collecte nette annuelle de l'assurance vie a dépassé en 2025 le seuil symbolique des 50 milliards d'euros pour la première fois depuis 15 ans (France Assureurs, bilan 2025).

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Une fiscalité qui se renforce avec le temps

La fiscalité de l'assurance vie se distingue par deux mécanismes favorables qui agissent à des moments différents de la vie du contrat.

En phase de capitalisation, tant que vous ne retirez rien, les intérêts du fonds euros et les plus-values des unités de compte ne sont pas soumis à l'impôt sur le revenu. Les sommes capitalisent en franchise, ce qui permet à l'effet boule de neige des intérêts composés d'opérer sans frottement fiscal. Seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % sont prélevés annuellement sur les gains du fonds euros (support sécurisé à capital garanti), au fil de l'eau.

Lors d'un rachat partiel, seule la part de plus-value contenue dans le retrait est imposable. Si vous retirez 10 000 euros dont 2 000 euros de gains, seuls ces 2 000 euros entrent dans l'assiette fiscale. Le calcul de cette part suit une formule fixée par l'administration : plus-value imposable = montant racheté × (gains totaux / valeur du contrat).

Le seuil des 8 ans : pivot fiscal du contrat

Avant 8 ans, vos gains sont taxés au PFU de 30 % par défaut, ou au barème progressif sur option. Après 8 ans, deux changements se cumulent. L'abattement de 4 600 ou 9 200 euros gomme la majeure partie des petites plus-values. Et le taux d'IR descend à 7,5 % pour la fraction correspondant à des versements de moins de 150 000 euros par assuré, soit un PFU global de 24,7 % au lieu de 30 %.

Pour une analyse exhaustive des cas particuliers (versements anciens, rachat total, sortie en rente, contrats hauts de gamme), consultez notre guide complet de la fiscalité de l'assurance vie.

La transmission patrimoniale hors droits de succession

En matière de succession, l'assurance vie évolue dans un cadre dérogatoire au droit commun. Les capitaux versés avant les 70 ans de l'assuré bénéficient d'un abattement de 152 500 euros par bénéficiaire désigné, en totale franchise de droits de succession (article 990 I du Code général des impôts). Au-delà, un taux réduit de 20 % s'applique jusqu'à 700 000 euros par bénéficiaire (après abattement), puis 31,25 %.

Pour les versements effectués après 70 ans, le régime change : un abattement global de 30 500 euros s'applique sur l'ensemble des primes versées, tous bénéficiaires confondus, mais les intérêts générés par ces primes restent totalement exonérés (article 757 B du CGI).

Comparaison concrète avec le droit commun des successions

Dans une succession classique entre parents et enfants, l'abattement est de 100 000 euros par enfant et les droits atteignent rapidement 30 % au-delà de 552 324 euros, puis 45 % au-delà de 1 805 677 euros. Sur un capital de 500 000 euros transmis à un enfant unique, l'écart est massif :

Mode de transmission Abattement Capital taxable Droits dus
Succession classique 100 000 EUR 400 000 EUR environ 78 194 EUR
Assurance vie (avant 70 ans) 152 500 EUR 347 500 EUR 69 500 EUR (taux fixe 20 %)
Différence +52 500 EUR -52 500 EUR environ -8 694 EUR

L'écart se creuse encore davantage lorsque le bénéficiaire désigné n'est pas l'héritier légal du défunt (concubin, partenaire de PACS sans contrat de mariage, ami, association). Dans ce cas, le droit commun frapperait à 60 %, alors que l'assurance vie reste à 20 % après abattement.

La désignation des bénéficiaires reste un enjeu critique : une clause mal rédigée peut faire basculer le capital dans la succession. Découvrez comment sécuriser votre clause bénéficiaire d'assurance vie.

Un véhicule d'investissement souple et multi-supports

L'assurance vie multisupport donne accès à un éventail de placements extrêmement large depuis une seule enveloppe :

  • Fonds euros (capital garanti) : rendement moyen de 2,65 % net en 2025, troisième année consécutive autour de 2,6 %, avec les meilleurs contrats dépassant 3,5 % grâce à la mobilisation de la PPB (provision pour participation aux bénéfices) (ACPR, mars 2026).
  • Unités de compte (UC, supports sans garantie en capital) : performance moyenne +5,5 % en 2025, tirée par les actions (+8,1 %), l'allocation d'actifs (+5,3 %), les obligations (+2,2 %) et le monétaire (+2,0 %) ; les UC immobilières ont en revanche reculé de 2,9 % (France Assureurs).
  • SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) : taux de distribution moyen 4,91 % en 2025, en progression de 0,19 point sur un an, avec plus de 30 SCPI affichant des performances globales supérieures à 7 % (ASPIM, communiqué T4 2025).
  • Gestion pilotée : délégation de l'allocation à des professionnels qui arbitrent selon votre profil de risque.

Les supports en unités de compte représentent désormais 39,1 % des cotisations en assurance vie, soit le record historique de la collecte, et leurs provisions mathématiques atteignent 666,4 milliards d'euros à fin 2025, en hausse de 13,5 % sur un an (France Assureurs). Vous pouvez par ailleurs effectuer des arbitrages entre supports sans déclencher d'imposition, à condition de rester dans l'enveloppe.

Pour comparer les supports euros disponibles sur le marché et leurs rendements, consultez notre palmarès des meilleurs fonds euros et le guide complet des fonds euros.

Comparatif : l'assurance vie face aux autres placements

Pour mesurer concrètement les atouts de l'assurance vie, voici un tableau croisant huit critères clés avec les principales enveloppes françaises.

Critère Assurance Vie Livret A PEA PER CTO
Plafond de versement Aucun 22 950 EUR 150 000 EUR Aucun Aucun
Disponibilité des fonds Totale Totale Après 5 ans Bloqué jusqu'à la retraite (sauf cas) Totale
Fiscalité optimisée 24,7 % après 8 ans (avec abattement) Exonéré Exonéré d'IR après 5 ans (PS 17,2 %) Déduction à l'entrée, imposition à la sortie PFU 30 %
Avantage successoral 152 500 EUR par bénéficiaire (avant 70 ans) Intégré à la succession Intégré à la succession Intégré à la succession Intégré à la succession
Diversification Fonds euros, UC, SCPI, Private Equity Taux fixé (1,5 % en 2026) Actions européennes Fonds euros + UC Tous actifs
Garantie en capital Oui (sur fonds euros) Oui (totale) Non Oui (sur fonds euros) Non
Rendement potentiel 2025 2,65 % à 5,5 %+ selon supports 1,7 % à 1,5 % selon période +8,1 % sur les actions 2,65 % à 5,5 %+ Variable
Flexibilité des versements Libres ou programmés Libres Libres Libres ou programmés Libres

Le tableau confirme une réalité que les statistiques de France Assureurs valident chaque mois : l'assurance vie est le seul produit qui combine liberté de versement, disponibilité, optimisation fiscale et transmission. La baisse du Livret A à 1,5 % au 1er février 2026 (Service Public, décision du gouverneur de la Banque de France) renforce mécaniquement l'intérêt comparatif des fonds euros qui restent à 2,65 % en moyenne.

Comparez les contrats en un clin d'œil

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Cas pratique 1 : Léa et Thomas, 25 ans, prennent date avec 100 euros par mois

Profil. Léa est infirmière hospitalière, Thomas développeur dans une start-up. Tous deux ont 25 ans, vivent en concubinage et ont rempli leur Livret A respectif après deux ans d'épargne disciplinée.

Décision. Chacun ouvre un contrat d'assurance vie en ligne avec un versement initial de 100 euros, puis programme un virement mensuel automatique de 100 euros.

Stratégie d'allocation. 30 % fonds euros pour la sécurité, 70 % UC diversifiées (actions monde, obligations, SCPI). Ce profil dynamique est cohérent avec leur horizon de 20 ans et plus.

Projection à 20 ans (à 45 ans). Versements totaux par contrat : 100 + (100 × 12 × 20) = 24 100 euros. Hypothèse de rendement net annuel moyen : 4,5 % (mix conservateur entre les 2,65 % des fonds euros et les 5,5 % des UC observés en 2025). Capital estimé : environ 39 800 euros par contrat. Plus-value latente : 15 700 euros par contrat.

Avantage fiscal au premier rachat. À 45 ans, Léa retire 10 000 euros de son contrat. La part de plus-value taxable s'élève à environ 3 950 euros. Grâce à l'abattement de 4 600 euros sur sa tête, la plus-value est totalement absorbée : zéro impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % s'appliquent, soit 679 euros. Avec le PFU standard avant 8 ans, elle aurait acquitté 1 185 euros. Économie immédiate : 506 euros sur un seul rachat, et ce différentiel se répétera à chaque retrait ultérieur.

Le verrou successoral est déjà fermé. Si Léa décède accidentellement à 45 ans en ayant désigné Thomas comme bénéficiaire, ce dernier reçoit la totalité du capital (environ 39 800 euros) sans aucun droit de succession, alors qu'en droit commun, en tant que concubin, il aurait été taxé à 60 % au-delà d'un abattement quasi inexistant.

Leçon. En ouvrant à 25 ans, Léa et Thomas verrouillent deux atouts en parallèle : l'antériorité fiscale qui réduira leur imposition sur tous les rachats à venir, et la transmission hors succession qui protège leur concubin.

Cas pratique 2 : Nathalie, 45 ans, cadre supérieure avec 100 000 euros à placer

Profil. Nathalie, 45 ans, directrice financière d'une PME. Elle dispose de 100 000 euros sur un compte courant après la cession d'un studio locatif. Sa tranche marginale d'imposition est de 30 %. Elle souhaite préparer sa retraite à 65 ans et organiser la transmission à ses deux enfants.

Analyse comparative.

  • PEA : intéressant pour les actions européennes, mais plafonné à 150 000 euros (et elle en utilise déjà 80 000) et sans avantage successoral.
  • PER (Plan d'Épargne Retraite) : déduction fiscale immédiate (30 000 euros d'économie d'IR sur 100 000 euros à 30 % de TMI), mais capital bloqué jusqu'à la retraite (sauf cas listés : achat de résidence principale, invalidité, décès du conjoint, etc.).
  • CTO (Compte-Titres Ordinaire) : aucune fiscalité spécifique, PFU de 30 % sur chaque gain réalisé.
  • Assurance vie : fiscalité dégressive après 8 ans, disponibilité totale, transmission optimisée.

Allocation retenue. Nathalie répartit ses 100 000 euros entre 30 000 euros sur un PER (pour récupérer immédiatement 9 000 euros d'économie d'IR à sa TMI de 30 %) et 70 000 euros sur une assurance vie multisupport (40 % fonds euros, 30 % UC actions, 20 % SCPI, 10 % obligations).

Projection assurance vie sur 20 ans (à 65 ans). Capital investi : 70 000 euros. Hypothèse de rendement net annuel moyen : 4,2 % (allocation prudente cohérente avec son profil). Capital estimé à 65 ans : environ 158 400 euros. Plus-value latente : 88 400 euros.

Transmission optimisée. Si Nathalie désigne ses deux enfants comme bénéficiaires à parts égales, chacun reçoit environ 79 200 euros au décès. L'abattement de 152 500 euros par bénéficiaire absorbe la totalité, donc aucun droit de succession sur cette poche. En revanche, la poche immobilière restante (résidence principale, succession classique) consomme l'abattement de 100 000 euros par enfant. La combinaison PEA + PER + assurance vie permet de fractionner la transmission et de neutraliser les droits successoraux sur la part assurance vie.

Leçon. À 45 ans, Nathalie a encore 20 ans devant elle pour faire courir l'antériorité fiscale. La combinaison PER plus assurance vie optimise simultanément l'imposition présente (déduction PER) et la transmission future (abattement assurance vie par bénéficiaire).

Les points d'attention avant d'ouvrir

L'assurance vie présente des atouts considérables, mais quatre points appellent votre vigilance avant la souscription.

Les frais grèvent directement la performance. Les contrats bancaires traditionnels facturent encore couramment 2 à 5 % de frais d'entrée et 0,80 à 1,00 % de frais de gestion annuels sur les UC. Les contrats en ligne et ceux distribués par les courtiers indépendants affichent 0 % de frais d'entrée et 0,50 à 0,60 % de frais de gestion. Sur 20 ans, cet écart vaut plusieurs milliers d'euros. Pour un versement de 10 000 euros avec 3 % de frais d'entrée en banque, vous ne placez que 9 700 euros le premier jour, là où en ligne vos 10 000 euros travaillent intégralement.

Les unités de compte comportent un risque de perte en capital. Contrairement au fonds euros, les UC ne garantissent pas le capital investi. La performance moyenne de +5,5 % observée en 2025 (France Assureurs) cache de fortes disparités : certaines UC immobilières ont reculé de 2,9 % sur l'année. Calibrer l'allocation à votre horizon et à votre tolérance au risque reste indispensable.

La clause bénéficiaire doit être rédigée avec soin. Une clause incomplète, ambiguë ou non actualisée peut entraîner la requalification du capital en succession ordinaire, l'application des droits classiques, ou la transmission à un bénéficiaire dépassé (ex-conjoint, etc.). Pensez à réviser la clause à chaque événement de vie (mariage, naissance, divorce, décès du bénéficiaire).

Le fonds euros présente un risque de rendement. Si le capital est garanti, le rendement n'est pas figé. Il a connu une longue érosion entre 2010 et 2021 (descendant jusqu'à 1,30 % en moyenne), avant de remonter à 2,65 % en 2025. Les assureurs ont puisé dans leurs réserves pour maintenir ce niveau : la PPB ressort à 3,7 % des encours à fin 2025, contre 4 % en 2024 et 4,5 % en 2023 (ACPR). Le fonds euros seul ne suffit pas pour faire fructifier durablement votre épargne.

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FAQ : pourquoi ouvrir une assurance vie

Faut-il ouvrir une assurance vie même avec un petit budget ?

Oui. Un versement initial de 100 euros suffit à prendre date et à déclencher le compteur des 8 ans. Vous pourrez ensuite alimenter le contrat à votre rythme. La logique stratégique est de capter l'antériorité fiscale le plus tôt possible, même sans projet de versement immédiat. Aucun assureur en ligne sérieux ne refuse une ouverture à 100 euros.

Est-il préférable d'ouvrir plusieurs contrats d'assurance vie ?

Oui pour deux raisons. D'abord pour activer la garantie FGAP plafonnée à 70 000 euros par assureur et par assuré : trois contrats chez trois compagnies différentes montent la protection individuelle à 210 000 euros. Ensuite pour la souplesse fiscale : disposer de plusieurs enveloppes permet de cibler les rachats sur le contrat le plus ancien ou le plus avantageux fiscalement selon votre situation.

Quel est l'âge limite pour ouvrir une assurance vie ?

Il n'existe pas d'âge légal limite, mais la fiscalité change à 70 ans pour les primes versées. Avant 70 ans, l'abattement successoral de 152 500 euros par bénéficiaire s'applique. Après 70 ans, le régime bascule sur un abattement global de 30 500 euros (article 757 B du CGI), avec exonération des intérêts générés. Ouvrir avant 70 ans reste donc nettement plus favorable pour la transmission.

Que se passe-t-il si je veux retirer de l'argent avant 8 ans ?

Vous restez libre de racheter à tout moment. Avant 8 ans, vos gains sont taxés au PFU de 30 % par défaut, ou au barème progressif sur option si cela vous est plus favorable (par exemple si votre TMI est de 0 ou 11 %). Le rachat partiel n'entraîne aucune clôture du contrat et n'efface pas l'antériorité acquise. Vous pouvez reprendre des versements ensuite sans pénalité.

L'assurance vie remplace-t-elle le Livret A ?

Non, les deux produits sont complémentaires. Le Livret A reste pertinent pour l'épargne de précaution immédiatement disponible et exonérée (taux à 1,5 % depuis le 1er février 2026). L'assurance vie prend le relais au-delà du plafond du Livret A (22 950 euros) et pour les horizons supérieurs à 5 ans. Logique d'allocation : Livret A pour la trésorerie de court terme, assurance vie pour l'épargne de moyen et long terme.

Pourquoi le rendement des fonds euros est-il plus élevé que celui du Livret A en 2026 ?

Parce que les fonds euros restent majoritairement investis en obligations d'État et d'entreprise, qui rémunèrent davantage que le taux administré du Livret A désormais fixé à 1,5 %. Le rendement moyen 2025 des fonds euros est de 2,65 % net de frais de gestion (ACPR), avec les meilleurs contrats dépassant 3,5 % grâce à la libération de leur PPB. L'écart avec le Livret A s'est creusé après la baisse de février 2026.

Comment France Épargne vous accompagne

Ouvrir une assurance vie n'est pas un acte anodin : c'est le début d'une stratégie patrimoniale qui se construit sur 10, 20 ou 30 ans. France Épargne intervient dès la conception du projet jusqu'à la transmission, avec une logique de partenaire unique pour vos décisions financières.

Diagnostic patrimonial structuré

Avant toute souscription, votre conseiller cartographie votre situation globale (revenus, charges, patrimoine existant, fiscalité, objectifs, horizon). Cet audit dure en moyenne 60 à 90 minutes et débouche sur une recommandation d'allocation chiffrée. Nous procédons à environ 1 800 diagnostics patrimoniaux par an.

Sélection rigoureuse des contrats

Nous référençons les contrats d'assurance vie distribués par les principaux assureurs français (Generali, Spirica, Apicil, Suravenir, etc.). Nous filtrons sur quatre critères : zéro frais d'entrée, frais de gestion sous 0,60 %, profondeur de gamme UC (minimum 200 supports), et solidité de la PPB. Seuls 7 contrats sur 30 examinés en moyenne passent ce filtre.

Pilotage dans la durée

Votre conseiller reste votre interlocuteur unique pendant toute la vie du contrat. Il propose des arbitrages au moins une fois par an pour ajuster votre allocation aux conditions de marché et à votre situation. Notre taux de fidélisation client à 5 ans dépasse 87 %.

Pour évaluer le contrat qui correspond à votre profil et à votre horizon, utilisez nos simulateurs avant de demander un échange avec un conseiller.

Conclusion : prendre date aujourd'hui pour récolter demain

Ouvrir une assurance vie est rarement une décision urgente, ce qui explique pourquoi tant d'épargnants la repoussent. C'est précisément pour cette raison qu'il faut s'y atteler dès maintenant. Que vous ayez 25 ans avec 100 euros par mois ou 45 ans avec 100 000 euros à placer, l'enveloppe vous offre quatre leviers irremplaçables : antériorité fiscale enclenchée dès la souscription, abattement annuel de 4 600 ou 9 200 euros après 8 ans, transmission jusqu'à 152 500 euros par bénéficiaire hors droits de succession, et liberté totale de versement et d'arbitrage.

La règle d'or tient en une phrase : ouvrez le plus tôt possible, même avec un montant symbolique, pour faire courir le compteur des 8 ans. Vous pourrez toujours alimenter et ajuster le contrat ensuite. Avec 2 143 milliards d'euros d'encours à fin février 2026 et une collecte nette record de 50,6 milliards d'euros en 2025, les Français ne s'y trompent pas : l'assurance vie reste le socle de toute stratégie patrimoniale construite.

Chaque année qui passe sans ouverture est une année perdue sur votre compteur fiscal.


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