Épargne réglementée · livret sous condition de revenus

Livret d'Épargne Populaire (LEP)

Votre droit au LEP court avec deux exercices de retard

Le livret d'épargne populaire ne se juge jamais sur vos revenus du moment. L'administration retient le revenu fiscal de référence de l'avant dernière année, et la clôture suppose deux années consécutives au dessus du plafond. Cette mécanique joue dans les deux sens et explique une part du non recours mesuré par la Banque de France, qui recense 12,1 millions de livrets ouverts pour environ 19,5 millions de personnes éligibles fin 2025.

A

Des revenus en baisse ouvrent le droit deux exercices plus tard

Le 4° de l'article R. 221-33 du code monétaire et financier fait porter l'examen sur le revenu fiscal de référence de l'avant dernière année. Une demande formée en 2026 se juge sur les revenus de 2024. Un ménage dont les ressources chutent après une perte d'emploi ou un départ à la retraite attend que la déclaration correspondante soit exploitée avant de pouvoir ouvrir son livret.

B

Un dépassement isolé laisse le livret intact

L'article R. 221-38 du même code réserve la clôture au deuxième exercice consécutif au dessus du plafond, avec transfert des fonds au plus tard le 30 avril de cette deuxième année. Une seule année de dépassement reste sans effet, et les intérêts déjà acquis ne sont jamais repris.

C

Le plafond dépend de votre quotient familial

Le barème métropolitain 2026, revalorisé de 0,9 %, fixe le seuil à 23 028 euros pour une part, 29 177 euros pour 1,5 part et 35 326 euros pour deux parts (service public, page vérifiée le 1er août 2026). Un parent isolé bénéficie d'une majoration de parts qui relève mécaniquement son plafond.

D

Chaque euro y rapporte 0,80 point de plus qu'ailleurs

Le LEP verse 2,50 % net du 1er août 2026 au 31 janvier 2027, contre 1,70 % pour le livret A et le LDDS. Sur un livret rempli au plafond de 10 000 euros, l'écart représente 80 euros d'intérêts nets par an, à liquidité et à garantie identiques.

Fonctionnement

Notre méthode

01

Bilan de votre situation fiscale

Nous situons votre revenu fiscal de référence face au plafond correspondant à votre nombre de parts, en tenant compte du décalage de deux exercices retenu par l'administration, et identifions le second livret auquel votre conjoint a droit.

02

Ordre de remplissage de vos enveloppes

Le LEP est servi en premier parce qu'il rémunère 0,80 point de plus que le livret A. Le surplus rejoint ensuite le livret A jusqu'à 22 950 euros puis le LDDS jusqu'à 12 000 euros, soit 44 950 euros placés sans aucune fiscalité.

03

Ouverture du livret

Une pièce d'identité, un justificatif de domicile et votre numéro fiscal suffisent. La banque vérifie l'éligibilité directement auprès de l'administration fiscale depuis 2021, et un versement initial de 30 euros active le livret.

04

Suivi annuel de votre éligibilité

Nous contrôlons chaque année l'évolution de votre revenu fiscal face au plafond révisé et anticipons la seconde année de dépassement, afin de préparer la réaffectation du capital avant toute clôture d'office.

Comparatif

Le LEP face aux autres livrets réglementés

CritèreLEPLivret ALDDS
Taux net depuis le 1er août 20262,50 %1,70 %1,70 %
Plafond de versements10 000 €22 950 €12 000 €
Condition de revenus23 028 € pour une partAucuneAucune
Intérêts annuels au plafond250 €390 €204 €
Impôt et prélèvements sociaux0 %0 %0 %
Ouverture pour un enfant mineurNonOui, dès la naissanceNon
Pour qui

À qui ce livret s'adresse

Les retraités, premier public du produit : les plus de 65 ans représentent 38 % des détenteurs pour 46 % des encours (Banque de France, rapport sur l'épargne réglementée 2025). Le passage à la retraite fait souvent basculer un ancien actif dans l'éligibilité.
Les familles monoparentales et les femmes seules, qui constituent 37 % des ménages détenteurs contre 27 % pour le livret A. La majoration de parts relève leur plafond à 29 177 euros pour 1,5 part.
Les jeunes actifs fiscalement autonomes, dont le revenu fiscal reste sous 23 028 euros en début de carrière. Le versement initial de 30 euros rend l'ouverture immédiate, indépendamment de la situation des parents.
Les couples aux revenus intermédiaires, qui ouvrent deux livrets sous un plafond commun de 35 326 euros pour deux parts, soit 20 000 euros rémunérés 2,50 % net et 500 euros d'intérêts annuels.
Les foyers en transition après une perte d'emploi, un temps partiel ou un divorce, dont le droit s'ouvrira deux exercices après la baisse de revenus. Repérer cette échéance évite de perdre plusieurs années au meilleur taux réglementé.
★★★★★

« J'ai découvert que j'avais droit au LEP en préparant ma déclaration, deux ans après mon passage à mi-temps. Le conseiller m'a expliqué que mon droit s'était ouvert sans que je le sache et m'a fait basculer l'épargne qui dormait sur mon livret A. »

Sylvie M. · Cliente France Épargne, Nantes
Questions

Questions fréquentes

Sur le revenu fiscal de référence de l'avant dernière année, aux termes du 4° de l'article R. 221-33 du code monétaire et financier. Une ouverture demandée en 2026 s'apprécie sur les revenus de 2024, déclarés au printemps 2025. Vos revenus du moment n'entrent pas dans l'examen.

Rien pour un dépassement isolé. La clôture suppose deux années consécutives au dessus du seuil et intervient au plus tard le 30 avril de cette deuxième année, en application de l'article R. 221-38 du code monétaire et financier. Les intérêts déjà acquis restent définitivement acquis.

Non. Depuis 2021, la banque interroge directement l'administration fiscale à partir de votre numéro fiscal, à l'ouverture comme lors du contrôle annuel. Cette automatisation explique la forte progression du nombre de livrets, passé de 6,9 millions fin 2021 à 12,1 millions fin 2025.

Une personne ne détient qu'un seul LEP. Un couple marié ou pacsé en détient deux, un par conjoint, dès lors que le foyer respecte le plafond de 35 326 euros pour deux parts. La capacité du couple atteint alors 20 000 euros rémunérés 2,50 % net.

La Banque de France relève que 44 % des livrets dépassent déjà ce plafond et concentrent 70 % de l'encours. Le surplus rejoint le livret A jusqu'à 22 950 euros puis le LDDS jusqu'à 12 000 euros. Au delà, un conseiller arbitre entre assurance vie, plan d'épargne retraite et supports immobiliers.

Pour aller plus loin

Qu'est-ce que le Livret d'Épargne Populaire ?

Le Livret d'Épargne Populaire (LEP) est un livret d'épargne réglementé, créé par l'État et distribué par les banques, réservé aux foyers dont le revenu fiscal de référence reste sous un plafond annuel. Il rémunère 2,50 % net du 1er août 2026 au 31 janvier 2027, selon l'arrêté du 29 juillet 2026 publié au Journal officiel. Les versements sont plafonnés à 10 000 euros, le versement initial minimum est de 30 euros, et les intérêts échappent à la fois à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux (source : service-public.gouv.fr, page vérifiée le 1er août 2026). Le capital reste disponible à tout moment.

Le taux affiché est donc le taux réellement perçu. Sur un livret rempli au plafond, 10 000 euros produisent 250 euros d'intérêts sur une année pleine, sans aucune ligne à reporter dans la déclaration de revenus. Le même montant placé sur un Livret A rémunéré 1,70 % depuis le 1er août 2026 rapporte 170 euros, soit 80 euros de moins par an (source : communiqué de presse n° 903 du ministère de l'Économie, 15 juillet 2026).

L'écart entre le LEP et les autres livrets réglementés tient à la vocation du produit. Le taux du LEP est révisé tous les six mois, au 1er février et au 1er août, selon une formule qui retient l'inflation hors tabac sur douze mois et la moyenne des taux interbancaires de la zone euro. Au 1er août 2026, cette formule aboutissait à 2,2 %. Le ministre de l'Économie Roland Lescure a retenu 2,50 %, sur préconisation du gouverneur de la Banque de France, afin de maintenir une rémunération élevée pour les ménages modestes. Le LEP bénéficie ainsi d'un plancher politique que les autres livrets n'ont pas.

La condition d'accès repose sur le revenu fiscal de référence (RFR), le montant calculé par l'administration fiscale à partir de l'ensemble des revenus du foyer, figurant sur l'avis d'imposition. Pour une ouverture en 2026, l'administration retient le RFR de l'avant-dernière année, soit les revenus de 2024. Le plafond s'établit à 23 028 euros pour une part de quotient familial en métropole, et à 35 326 euros pour deux parts. Ces seuils ont été revalorisés de 0,9 % pour 2026, au niveau de l'inflation constatée en 2025.

Le LEP se cumule avec les autres enveloppes réglementées. Un même épargnant détient simultanément un Livret A plafonné à 22 950 euros, un LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire) plafonné à 12 000 euros et un LEP plafonné à 10 000 euros, soit 44 950 euros placés sans aucune fiscalité. Chaque personne ne détient qu'un seul LEP, mais un couple marié ou pacsé en ouvre deux, un par conjoint. L'ouverture au nom d'un enfant mineur reste impossible.

Le produit occupe une place croissante dans l'épargne des Français. Le nombre de LEP est passé de 6,9 millions en décembre 2021 à 12,1 millions fin 2025, et l'encours a progressé de 119 % sur la même période pour atteindre 84 milliards d'euros (source : Banque de France, rapport sur l'épargne réglementée 2025). L'encours moyen par livret s'établit à 6 902 euros, contre 6 579 euros fin 2023. Cette progression traduit à la fois la campagne d'ouverture menée par les réseaux bancaires et l'attractivité d'un taux resté supérieur à l'inflation.

Malgré cette dynamique, la couverture reste partielle. La Banque de France identifie environ 19,5 millions de personnes éligibles au regard de leurs déclarations fiscales, pour 12,1 millions de livrets effectivement ouverts. Plus de 6 millions de personnes disposent donc du droit d'ouvrir un LEP sans l'exercer. Chacune d'elles laisse, sur une épargne de précaution de quelques milliers d'euros, plusieurs dizaines d'euros d'intérêts nets par an à un livret moins rémunéré.

La liquidité constitue le troisième pilier du produit, aux côtés du taux et de l'exonération. Les retraits s'effectuent à tout moment, sans préavis, sans frais et sans pénalité de sortie anticipée. Cette disponibilité permanente distingue le LEP d'un compte à terme, dont le capital reste immobilisé sur la durée retenue sous peine de pénalité, et d'un plan d'épargne logement, dont le retrait avant quatre ans entraîne la perte des droits à prêt. L'épargnant conserve la maîtrise de son capital sans arbitrer entre rendement et disponibilité.

La garantie de l'État achève le dispositif. Les sommes déposées sur les livrets réglementés sont garanties par l'État français, sans plafond d'indemnisation propre à l'établissement teneur de compte. Le capital ne subit aucune fluctuation de marché et ne dépend pas de la solidité du réseau bancaire distributeur. Cette caractéristique explique la place du LEP dans les budgets contraints, où la perte même temporaire d'une fraction du capital produirait un effet immédiat sur le quotidien du foyer.

Schéma du fonctionnement du Livret d'Épargne Populaire et de son plafond de 10 000 euros
Le LEP plafonne les versements à 10 000 euros et rémunère 2,50 % net (source : service-public.gouv.fr, août 2026)

Le meilleur taux de l'épargne réglementée

Le LEP verse 2,50 % net du 1er août 2026 au 31 janvier 2027, contre 1,70 % pour le Livret A et le LDDS. L'écart de 0,80 point représente 80 euros par an sur un livret rempli au plafond de 10 000 euros.

Exonération fiscale totale

Les intérêts échappent à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. La hausse de la CSG portée par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, qui relève les prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 % sur une partie des revenus du capital, laisse le LEP intact.

Disponibilité permanente

Les retraits s'effectuent à tout moment, sans frais, sans pénalité et sans durée de blocage. Le capital reste garanti par l'État, ce qui distingue le LEP de tout placement exposé aux marchés financiers.

Une éligibilité vérifiée sans justificatif

Depuis 2021, la banque interroge directement l'administration fiscale pour contrôler les ressources du foyer. L'épargnant n'a aucun avis d'imposition à fournir, ni à l'ouverture ni lors du contrôle annuel.

Cumul avec les autres livrets

Le LEP s'ajoute au Livret A (22 950 euros) et au LDDS (12 000 euros). Un épargnant place ainsi 44 950 euros hors de toute fiscalité, et un couple marié ou pacsé porte ce total à 89 900 euros.

Un droit qui ne se perd pas en une année

Un dépassement ponctuel du plafond de revenus ne ferme pas le livret. La clôture n'intervient qu'après deux années consécutives au dessus du seuil, au plus tard le 30 avril de cette deuxième année, selon l'article R. 221-38 du Code monétaire et financier.

Un rendement réel positif

Face à une inflation attendue autour de 2,0 % en 2026 selon l'Insee, le LEP à 2,50 % conserve un rendement réel positif d'environ un demi-point. Le Livret A à 1,70 % passe sous l'inflation sur le même horizon.

Deux livrets par foyer fiscal

Chaque conjoint marié ou pacsé détient son propre LEP dès lors que le foyer respecte le plafond de revenus, portant la capacité de placement du couple à 20 000 euros rémunérés 2,50 % net.

Vérifiez votre éligibilité au LEP

Un conseiller France Épargne situe votre RFR face au plafond applicable à votre nombre de parts et vous indique le montant à placer en priorité sur le livret le mieux rémunéré. Réponse sous 6h.

Vérifier mon éligibilité

Comment fonctionne le LEP au quotidien ?

Le fonctionnement du LEP repose sur trois mécanismes réglementaires : la condition de revenus appréciée sur un revenu fiscal décalé de deux ans, le calcul des intérêts par quinzaine, et la capitalisation annuelle qui autorise un dépassement du plafond.

La condition de revenus figure au 4° de l'article R. 221-33 du Code monétaire et financier. L'administration retient le revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année précédant celle au titre de laquelle l'éligibilité est appréciée. Une ouverture en 2026 se juge donc sur les revenus perçus en 2024, déclarés au printemps 2025. Ce décalage produit un effet peu connu : une personne dont les revenus ont augmenté cette année reste éligible pendant deux exercices, tandis qu'une personne dont les revenus viennent de baisser doit attendre que la déclaration correspondante soit exploitée par l'administration.

Le barème métropolitain 2026 fixe le seuil à 23 028 euros pour une part, 26 103 euros pour 1,25 part, 29 177 euros pour 1,5 part, 35 326 euros pour deux parts, puis 47 624 euros pour trois parts. Chaque demi-part supplémentaire ajoute environ 6 149 euros. Les départements d'outre-mer disposent de barèmes distincts : 27 251 euros pour une part en Guadeloupe, Martinique et à La Réunion, 28 489 euros en Guyane et à Mayotte (source : service-public.gouv.fr, page vérifiée le 1er août 2026).

Le contrôle de l'éligibilité est automatisé depuis 2021. La banque interroge directement l'administration fiscale à partir du numéro fiscal du titulaire, sans que l'épargnant produise le moindre justificatif. Cette vérification est renouvelée chaque année. Ce mécanisme explique la forte progression du nombre de livrets depuis 2021 : les réseaux bancaires identifient désormais leurs clients éligibles au lieu d'attendre une demande spontanée.

Le calcul des intérêts suit la règle de la quinzaine, commune à l'épargne réglementée. Un versement produit des intérêts à partir du 1er ou du 16 du mois qui suit son dépôt, et un retrait cesse d'en produire à compter de la quinzaine en cours. Verser le 14 du mois plutôt que le 17 fait donc gagner une quinzaine entière d'intérêts. Au 31 décembre de chaque année, les intérêts s'ajoutent au capital et deviennent eux-mêmes productifs d'intérêts, selon l'article R. 221-50 du Code monétaire et financier.

La capitalisation autorise le dépassement du plafond. L'article R. 221-51 du même code prévoit que les intérêts capitalisés portent le solde au delà des 10 000 euros de versements autorisés. Un livret rempli au plafond atteint 10 250 euros après une année à 2,50 %, et ce solde continue de produire des intérêts. Seuls les versements sont bloqués une fois le plafond atteint. La Banque de France relève que 44 % des LEP dépassent le plafond réglementaire et concentrent 70 % de l'encours total (rapport sur l'épargne réglementée 2025).

La sortie du dispositif obéit à l'article R. 221-38. Lorsque le titulaire cesse de remplir la condition de revenus pour la deuxième année consécutive, la clôture intervient au plus tard le 30 avril de cette deuxième année, et les fonds sont transférés vers un autre compte du même établissement. Un dépassement isolé reste sans conséquence sur le livret. Un épargnant redevenu éligible les années suivantes ouvre à nouveau un LEP sans délai de carence.

Le cumul avec les autres enveloppes obéit à une logique d'ordre plutôt que d'exclusion. Rien n'interdit de détenir simultanément un LEP, un Livret A et un LDDS, et la saturation du LEP en premier maximise le rendement global à montant investi identique. Un épargnant disposant de 30 000 euros d'épargne de précaution place 10 000 euros sur son LEP à 2,50 %, puis 12 000 euros sur son LDDS et 8 000 euros sur son Livret A à 1,70 %. Le même capital réparti sans priorité au LEP produirait plusieurs dizaines d'euros de moins par an, à sécurité et à liquidité rigoureusement identiques.

La distribution du produit couvre l'ensemble des réseaux bancaires. Le LEP est proposé par les banques de réseau, les banques mutualistes et une partie des acteurs en ligne, aux mêmes conditions réglementaires : le taux, le plafond et les règles d'éligibilité sont fixés par l'État et ne varient pas d'un établissement à l'autre. Aucun établissement ne facture de frais de tenue de compte sur ce livret. La concurrence entre distributeurs porte donc sur la qualité du service et sur l'accompagnement, les caractéristiques du produit étant identiques partout.

Le solde minimum de fonctionnement relève en revanche de chaque établissement. Après le versement initial de 30 euros, l'épargnant alimente son livret librement, sans versement périodique imposé et sans montant minimum par opération. Le solde peut redescendre sans provoquer de clôture, sous réserve du minimum de fonctionnement fixé contractuellement par la banque. Un livret laissé sans mouvement pendant une longue période relève ensuite du régime des comptes inactifs prévu par la loi du 13 juin 2014 relative aux comptes bancaires inactifs et aux contrats d'assurance vie en déshérence.

1

Bilan patrimonial

Un conseiller établit la cartographie de votre épargne disponible et situe votre RFR face au plafond correspondant à votre nombre de parts. Cette étape identifie également les LEP auxquels votre conjoint a droit.

2

Stratégie de remplissage

Nous déterminons l'ordre de remplissage de vos enveloppes réglementées. Le LEP est servi en premier parce qu'il rémunère 0,80 point de plus que le Livret A, avant que le surplus ne rejoigne les 22 950 euros du Livret A puis les 12 000 euros du LDDS.

3

Ouverture du livret

L'ouverture nécessite une pièce d'identité, un justificatif de domicile et votre numéro fiscal. La banque vérifie l'éligibilité directement auprès de l'administration fiscale et un versement initial de 30 euros suffit à activer le livret.

4

Déploiement du surplus

Une fois les livrets réglementés saturés, votre conseiller oriente l'épargne excédentaire vers les enveloppes adaptées à votre horizon : assurance vie, plan d'épargne retraite ou supports immobiliers, selon votre situation fiscale.

5

Suivi annuel

Nous contrôlons chaque année l'évolution de votre RFR face au plafond révisé, et anticipons les conséquences d'un dépassement, qui n'entraîne une clôture qu'après deux années consécutives au dessus du seuil.

Étapes d'ouverture d'un Livret d'Épargne Populaire avec vérification des ressources du foyer
L'éligibilité est contrôlée directement auprès de l'administration fiscale depuis 2021, sans justificatif à fournir

Quel livret réglementé remplir en premier ?

Livret d'Épargne Populaire

  • Taux de 2,50 % net du 1er août 2026 au 31 janvier 2027
  • Plafond de versements de 10 000 euros
  • Accès soumis à un RFR de 23 028 euros pour une part
  • Exonération d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux
  • Un livret par personne, deux par couple marié ou pacsé
  • 250 euros d'intérêts annuels sur un livret au plafond

Livret A

  • Taux de 1,70 % net depuis le 1er août 2026
  • Plafond de versements de 22 950 euros
  • Ouvert à tous sans condition de revenus, dès la naissance
  • Exonération d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux
  • Un livret par personne, y compris pour un enfant mineur
  • 390 euros d'intérêts annuels sur un livret au plafond

LDDS

  • Taux de 1,70 % net, aligné sur le Livret A
  • Plafond de versements de 12 000 euros
  • Réservé aux contribuables majeurs domiciliés fiscalement en France
  • Exonération d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux
  • Option de don à une entreprise de l'économie sociale et solidaire
  • 204 euros d'intérêts annuels sur un livret au plafond

Compte à terme

  • Taux brut négocié, jusqu'à 3,10 % sur quarante huit mois selon les offres publiées
  • Aucun plafond réglementaire de versement
  • Ouvert à tous, sans condition de revenus
  • Intérêts soumis au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % depuis le 1er janvier 2026
  • Capital immobilisé sur la durée retenue, sauf pénalité de sortie anticipée
  • Rendement net inférieur au LEP sous 2,19 % brut selon le régime fiscal appliqué

Chiffres clés du Livret d'Épargne Populaire

CritèreDonnéeSource
Taux en vigueur2,50 % net du 1er août 2026 au 31 janvier 2027Arrêté du 29 juillet 2026, ministère de l'Économie
Plafond de versements10 000 eurosArticle D. 221-46 du Code monétaire et financier
Versement initial minimum30 eurosservice-public.gouv.fr, août 2026
Plafond de revenu fiscal, une part23 028 eurosservice-public.gouv.fr, août 2026
Plafond de revenu fiscal, deux parts35 326 eurosservice-public.gouv.fr, août 2026
Nombre de livrets ouverts12,1 millions fin 2025Banque de France, épargne réglementée 2025
Encours total84 milliards d'euros fin 2025Banque de France, épargne réglementée 2025
Encours moyen par livret6 902 eurosBanque de France, épargne réglementée 2025
Livrets au dessus du plafond44 % des LEP, soit 70 % de l'encoursBanque de France, épargne réglementée 2025
Personnes éligiblesenviron 19,5 millionsBanque de France, épargne réglementée 2025
Écart annuel avec le Livret A80 euros sur 10 000 euros placésCalcul France Épargne sur taux officiels
Fiscalité des intérêts0 % d'impôt et 0 % de prélèvements sociauxservice-public.gouv.fr, août 2026

Faites le point sur votre épargne de précaution

Un conseiller France Épargne calcule le montant à conserver sur vos livrets réglementés et le surplus à déployer vers des enveloppes plus rémunératrices. Étude personnalisée, réponse sous 6h.

Demander un bilan patrimonial

Analyse : un livret protégé par une décision politique

La trajectoire du taux du LEP depuis 2023 raconte une histoire de protection administrée. Le livret a culminé à 6,10 % en février 2023, puis à 6,00 % jusqu'en janvier 2024, avant une décrue progressive : 5,00 % en février 2024, 4,00 % en août 2024, 3,50 % en février 2025, 2,70 % en août 2025 et 2,50 % depuis février 2026. Cette baisse suit mécaniquement le reflux de l'inflation, puisque la formule réglementaire retient le montant le plus élevé entre l'inflation hors tabac sur douze mois et une référence de taux interbancaires.

La décision du 1er août 2026 marque une rupture avec cette mécanique. La formule aboutissait à 2,2 %. Le ministre de l'Économie a retenu 2,50 %, écartant le résultat du calcul réglementaire, sur préconisation du gouverneur de la Banque de France. Le communiqué ministériel justifie ce maintien par la volonté de poursuivre le soutien aux ménages les plus modestes. Le même jour, le Livret A remontait de 1,50 % à 1,70 %, portant l'écart entre les deux livrets à 0,80 point.

Cette dérogation a une conséquence directe pour l'épargnant : le LEP est le seul livret réglementé dont le rendement réel reste positif en 2026. Face à une inflation attendue autour de 2,0 % par l'Insee, un taux de 2,50 % préserve environ un demi-point de pouvoir d'achat par an. Le Livret A à 1,70 % passe sous l'inflation et fait perdre du pouvoir d'achat à son détenteur, malgré des intérêts nominalement positifs.

La progression du produit depuis 2021 confirme cette attractivité. L'encours a bondi de 119 % en quatre ans, porté par le relèvement du plafond de 7 700 à 10 000 euros le 1er octobre 2023 et par l'automatisation du contrôle d'éligibilité. Le nombre de livrets a presque doublé, de 6,9 à 12,1 millions. L'encours moyen atteint 6 902 euros, un niveau qui montre que les détenteurs utilisent réellement la capacité du produit plutôt que d'y laisser un solde symbolique.

La saturation du dispositif constitue le fait marquant du dernier rapport de la Banque de France : 44 % des LEP dépassent le plafond réglementaire de 10 000 euros et concentrent 70 % de l'encours total. Ces livrets ne peuvent plus recevoir de versement, seule la capitalisation des intérêts continuant de les alimenter. Pour ces épargnants, la question n'est plus l'accès au LEP mais l'affectation du surplus d'épargne, arbitrage qui relève d'une stratégie patrimoniale complète.

Le non-recours reste le point aveugle du dispositif. La Banque de France dénombre environ 19,5 millions de personnes éligibles pour 12,1 millions de livrets ouverts, soit plus de 6 millions de bénéficiaires potentiels qui n'exercent pas leur droit. Ce décalage s'explique par la méconnaissance du produit et par l'idée répandue que le LEP viserait uniquement les foyers non imposables, alors que le plafond de 23 028 euros de RFR pour une part englobe une large part des salariés et des retraités.

Le profil des détenteurs éclaire cette vocation sociale. Les plus de 65 ans représentent 38 % des détenteurs de LEP pour 46 % des encours. La proportion de femmes parmi les ménages détenteurs atteint près de 54 %, contre 42 % pour les ménages détenteurs d'un Livret A. Les femmes seules et en situation de monoparentalité constituent 37 % des ménages détenteurs d'un LEP, contre 27 % pour le Livret A (source : Banque de France, rapport 2025). Le LEP joue ainsi un rôle d'amortisseur pour des situations budgétaires où quelques dizaines d'euros d'intérêts supplémentaires comptent réellement.

La comparaison avec les placements fiscalisés éclaire la valeur réelle de l'exonération. Un compte à terme ou un livret bancaire ordinaire supporte le prélèvement forfaitaire unique, dont le taux global atteint 31,4 % depuis le 1er janvier 2026 pour les revenus mobiliers concernés par le relèvement des prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 %. Un placement fiscalisé doit ainsi afficher un taux brut nettement supérieur à 2,50 % pour égaler le rendement net du LEP. Cette mécanique donne au livret réglementé un avantage structurel que les campagnes commerciales sur les taux bruts masquent souvent.

La dynamique de collecte mérite enfin d'être replacée dans son contexte. L'encours total de l'épargne réglementée avoisine 950 milliards d'euros fin 2025, et le Livret A reste détenu par 83 % des Français (source : Banque de France, rapport sur l'épargne réglementée 2025). Le LEP, avec ses 84 milliards d'euros, représente une fraction modeste de cet ensemble, alors même qu'il offre le meilleur rendement de la catégorie. Ce paradoxe tient à sa condition d'accès : le produit le plus rémunérateur est aussi le seul dont l'ouverture suppose de passer sous un plafond de ressources.

France Épargne observe cette asymétrie sur le terrain : le livret le plus rémunérateur de l'épargne réglementée reste celui dont l'ouverture demande la démarche la plus simple, puisque la banque interroge seule l'administration fiscale, et pourtant celui que le plus grand nombre d'ayants droit laisse de côté. Combler cet écart suppose surtout de savoir sur quelle année de revenus le droit se joue.

Trajectoire du taux face au Livret A

Taux du LEP (en %)
6,54,52,5Fév. 2023Août 2023Fév. 2024Août 2024Fév. 2025Août 2025Fév. 2026Août 2026
Source : Ministère de l'Économie, arrêtés de révision des taux de l'épargne réglementée, 2023 à 2026
Représentation de l'encours du Livret d'Épargne Populaire et de sa progression depuis 2021
L'encours du LEP atteint 84 milliards d'euros fin 2025, en progression de 119 % depuis 2021 (Banque de France)

Cadre réglementaire, fiscalité et limites du produit

Le LEP est encadré par la section consacrée à l'épargne populaire du Code monétaire et financier, aux articles R. 221-33 et suivants. Ces dispositions fixent les conditions d'ouverture, le plafond, le mode de calcul des intérêts et les cas de clôture. Le respect de ce cadre conditionne le bénéfice de l'exonération fiscale.

La règle du livret unique figure parmi les contraintes les plus strictes. Une personne ne détient qu'un seul LEP. Un couple marié ou pacsé en détient deux, un par conjoint, dès lors que le foyer respecte le plafond de revenus. La détention de plusieurs LEP par une même personne entraîne la clôture d'office des livrets excédentaires par l'établissement. L'ouverture au nom d'un enfant mineur est exclue, ce qui distingue le LEP du Livret A, accessible dès la naissance.

La fiscalité est nulle sur les deux étages. Les intérêts sont exonérés d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (source : service-public.gouv.fr). Cette double exonération prend une valeur particulière depuis le 1er janvier 2026 : la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, adoptée le 16 décembre 2025, relève la CSG sur une partie des revenus du capital et porte les prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 % sur les revenus mobiliers concernés. Le LEP demeure hors du champ de ces prélèvements, tout comme le Livret A et le LDDS. Aucune ligne du livret ne figure dans la déclaration de revenus.

La perte d'éligibilité suit une procédure encadrée par l'article R. 221-38 du Code monétaire et financier. Lorsque le titulaire cesse de remplir la condition de revenus pour la deuxième année consécutive, il doit demander la clôture. À défaut, l'établissement clôture d'office le livret au plus tard le 30 avril de cette deuxième année, et transfère les fonds vers un autre compte du même établissement ou, en l'absence de compte, vers un compte d'attente. Un dépassement isolé ne produit aucun effet sur le livret, et le titulaire redevenu éligible ouvre à nouveau un LEP les années suivantes.

La principale limite du produit tient à son plafond. Les versements sont bloqués à 10 000 euros, montant qui couvre une épargne de précaution mais ne constitue pas un support de constitution de patrimoine. Un ménage disposant d'une capacité d'épargne supérieure sature son LEP, puis son Livret A et son LDDS, avant de devoir arbitrer entre des enveloppes fiscalisées ou des supports exposés au risque de perte en capital. La Banque de France constate que 44 % des livrets ont déjà atteint ce plafond.

Le rendement, bien que supérieur aux autres livrets, reste modeste en valeur absolue. Un livret saturé produit 250 euros par an. Cette somme couvre l'érosion monétaire mais ne finance aucun projet de long terme. Le LEP remplit une fonction de réserve liquide et sécurisée. Un patrimoine construit uniquement sur des livrets réglementés plafonne sa progression autour du niveau de l'inflation.

Le risque de révision du taux est structurel. Le taux est fixé pour six mois et révisé au 1er février et au 1er août. Le maintien à 2,50 % au 1er août 2026 résulte d'une décision discrétionnaire du ministre, prise contre le résultat de la formule qui donnait 2,2 %. Rien ne garantit qu'une prochaine révision reproduise cet arbitrage favorable. Un épargnant qui raisonne sur plusieurs années intègre cette variabilité, contrairement à un compte à terme dont le taux est contractuellement figé sur la durée retenue.

La condition de revenus décalée de deux ans produit enfin des effets asymétriques. Un actif dont les revenus progressent conserve son livret pendant deux exercices avant toute conséquence. Un ménage dont les revenus chutent brutalement, après une perte d'emploi ou un passage à la retraite, doit attendre que la déclaration correspondante soit traitée par l'administration avant de pouvoir ouvrir un LEP. Ce décalage explique une part du non-recours mesuré par la Banque de France.

La règle de la quinzaine produit enfin des effets concrets que peu d'épargnants exploitent. Un versement effectué le 15 du mois ne commence à produire des intérêts que le 16, alors qu'un versement effectué le 17 attend le 1er du mois suivant. À l'inverse, un retrait programmé juste après une date de quinzaine préserve les intérêts de la période écoulée. Sur un livret rempli au plafond, le décalage de quelques jours d'un versement représente une fraction limitée du rendement annuel, mais la logique reste favorable à l'épargnant qui verse en début de quinzaine et retire en fin de quinzaine.

La transmission obéit au droit commun. Le livret est clôturé au décès de son titulaire et son solde, intérêts courus inclus jusqu'au jour de la clôture, intègre l'actif successoral soumis aux droits de succession selon le lien de parenté entre le défunt et chaque héritier. Le LEP ne bénéficie d'aucun régime de faveur comparable aux abattements propres à l'assurance vie. Un patrimoine construit dans une perspective de transmission suppose donc de mobiliser d'autres enveloppes, le livret conservant sa fonction de réserve immédiatement disponible du vivant du titulaire.

Le suivi de l'éligibilité relève enfin d'une vigilance annuelle plutôt que d'une démarche ponctuelle. Le plafond est revalorisé chaque année et le revenu du foyer évolue, si bien qu'un ménage exclu une année redevient éligible la suivante sans en être informé. France Épargne intègre cette vérification au bilan patrimonial annuel de ses clients.

Questions fréquentes sur le Livret d'Épargne Populaire

"

Le LEP est le premier livret à remplir quand le foyer y a droit, parce qu'il verse 0,80 point de plus que le Livret A sur chaque euro déposé. Plus de 6 millions de personnes éligibles n'en détiennent pourtant aucun, et laissent chaque année plusieurs dizaines d'euros d'intérêts nets sur un livret moins rémunéré.

Emmanuel d'IbelinConseiller en Gestion de Patrimoine, France Épargne

À qui s'adresse ce livret ?

Le LEP concerne une population bien plus large que les seuls foyers non imposables. Le plafond de 23 028 euros de RFR pour une part englobe une grande partie des salariés au voisinage du salaire médian, des retraités aux pensions modestes et des jeunes actifs en début de carrière. La Banque de France recense environ 19,5 millions de personnes éligibles, soit près d'un adulte sur trois.

Les retraités forment le premier public du produit. Les plus de 65 ans représentent 38 % des détenteurs de LEP pour 46 % des encours (source : Banque de France, rapport 2025). Une pension modeste maintient le RFR sous le plafond, et le passage à la retraite fait souvent basculer un ancien actif dans l'éligibilité. Le LEP sert alors de réserve liquide pour les dépenses imprévues, avec un rendement supérieur à celui du Livret A sur un capital que le retraité ne souhaite pas exposer au risque.

Les femmes seules et les familles monoparentales constituent le deuxième profil marquant. Elles représentent 37 % des ménages détenteurs d'un LEP, contre 27 % pour le Livret A, et la proportion de femmes parmi les ménages détenteurs atteint près de 54 %. Un parent isolé bénéficie d'un quotient familial majoré, ce qui relève son plafond : 29 177 euros pour 1,5 part et 35 326 euros pour deux parts. Le LEP absorbe alors l'épargne de précaution dans des budgets où la liquidité prime sur la performance.

Les jeunes actifs trouvent dans le LEP le meilleur rendement accessible sans risque en début de carrière. Un salarié fiscalement autonome dont le RFR reste sous 23 028 euros ouvre son propre livret, indépendamment de la situation de ses parents. Le versement initial de 30 euros rend l'ouverture accessible immédiatement, et le plafond de 10 000 euros correspond à la taille d'une épargne de précaution en construction. Le décalage de deux ans sur le revenu fiscal joue ici favorablement : une première année de salaire complète n'affecte l'éligibilité que deux exercices plus tard.

Les couples aux revenus intermédiaires disposent d'un levier souvent ignoré. Le plafond de 35 326 euros pour deux parts autorise deux LEP, un par conjoint, soit 20 000 euros rémunérés 2,50 % net. Ce montant couvre l'essentiel d'une épargne de sécurité familiale et produit 500 euros d'intérêts annuels nets. Avec deux Livrets A et deux LDDS, le couple porte sa capacité totale d'épargne défiscalisée à 89 900 euros.

Les foyers en transition méritent une attention particulière. Une perte d'emploi, un passage à temps partiel, un divorce ou un départ à la retraite fait chuter le RFR sous le plafond. L'éligibilité s'apprécie sur les revenus de l'avant-dernière année : un ménage dont les revenus ont baissé en 2026 devient éligible en 2028, une fois la déclaration correspondante exploitée. Anticiper cette date évite de laisser passer plusieurs années de rendement supérieur.

Les épargnants déjà détenteurs d'un LEP saturé relèvent d'une problématique différente. Ils forment 44 % des détenteurs et concentrent 70 % de l'encours. Pour eux, la question porte sur l'affectation du surplus : Livret A jusqu'à 22 950 euros, LDDS jusqu'à 12 000 euros, puis arbitrage entre assurance vie, plan d'épargne retraite et supports immobiliers selon l'horizon de placement et la fiscalité du foyer.

À l'inverse, le LEP ne répond pas aux besoins d'un ménage disposant d'une capacité d'épargne élevée et d'un horizon long. Son plafond de 10 000 euros et son rendement de 250 euros annuels en font une brique de sécurité dans une allocation plus large. Un conseiller France Épargne détermine la part de votre épargne qui relève de cette couche liquide et celle qui gagne à être déployée vers des enveloppes de long terme.

Les travailleurs indépendants et les micro-entrepreneurs constituent un profil fréquemment négligé. Leur revenu fiscal de référence intègre le bénéfice imposable après abattement, ce qui place une partie d'entre eux sous le plafond malgré un chiffre d'affaires plus élevé qu'il n'y paraît. La variabilité de leurs revenus rend par ailleurs le décalage de deux exercices particulièrement favorable : une année creuse ouvre le droit deux exercices plus tard, alors même que l'activité a pu repartir entretemps. Le LEP absorbe alors la réserve de trésorerie personnelle que ces profils doivent constituer faute de revenu régulier.

Les étudiants et apprentis fiscalement autonomes relèvent d'une logique voisine. Un jeune détaché du foyer fiscal de ses parents dispose de son propre RFR, presque toujours inférieur au plafond d'une part. L'ouverture reste ouverte dès la majorité, et le versement initial de 30 euros la rend accessible sans capital préalable. Le rattachement au foyer parental fait en revanche disparaître cette possibilité, puisque l'éligibilité s'apprécie alors sur le revenu global du foyer de rattachement.

Profils des détenteurs du Livret d'Épargne Populaire, retraités, familles monoparentales et jeunes actifs
Les plus de 65 ans représentent 38 % des détenteurs de LEP pour 46 % des encours (Banque de France, 2025)

Ouvrez votre LEP et structurez votre épargne

France Épargne vérifie votre éligibilité, ouvre votre livret au meilleur taux réglementé et construit l'articulation avec vos autres enveloppes. Conseiller dédié, réponse sous 6h, accompagnement sur l'ensemble de votre patrimoine.

Parler à un conseiller

Faites vérifier votre éligibilité

Un conseiller France Épargne situe votre revenu fiscal de référence face au plafond applicable à votre nombre de parts, identifie le livret auquel votre conjoint a droit et fixe l'ordre de remplissage de vos enveloppes réglementées. Réponse sous 6h.

Parler à un conseillerÊtre rappelé
Courtier immatriculé ORIAS · conseil indépendant