Assurance Auto

Assurance voiture électrique : juger un contrat sur les garanties qui comptent

Batterie achetée ou louée, câble de recharge, borne à domicile, assistance panne d'énergie, valeur à neuf : cinq garanties spécifiques décident de la qualité réelle d'un contrat VE, bien avant le montant de la prime.

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Qu'est-ce qui change quand on assure une voiture électrique ?

Une voiture électrique s'assure dans le même cadre légal que n'importe quel véhicule terrestre à moteur : la responsabilité civile prévue à l'article L211-1 du code des assurances reste le socle obligatoire pour circuler, et les formules au tiers, intermédiaire ou tous risques suivent la même architecture que pour un thermique. La différence se joue dans le contenu réel des garanties, car un véhicule électrique concentre des risques que les contrats standards ont longtemps ignorés.

Le premier écart est financier. Selon les données publiées par France Assureurs en novembre 2025, l'indemnisation d'un sinistre impliquant un véhicule électrique coûte en moyenne 11 % de plus que pour un véhicule thermique comparable. L'observatoire SRA, qui agrège les coûts de réparation constatés par les experts, mesure un coût de réparation en collision supérieur de 14,3 % à la moyenne du parc. Le poste bris de glace ressort quant à lui 28 % plus cher, car le remplacement d'un pare-brise s'accompagne désormais du recalibrage des caméras et capteurs d'aide à la conduite qui y sont fixés. Ces surcoûts se répercutent directement dans les primes.

Le second écart est structurel. La batterie de traction concentre l'essentiel de la valeur du véhicule et obéit à un régime d'assurance qui dépend de son statut juridique, propriété ou location. Le matériel de recharge se répartit entre deux contrats distincts : le câble suit le véhicule et relève de l'assurance auto, la borne murale reste attachée au logement et relève de la multirisque habitation. Enfin, la panne d'énergie, équivalent électrique de la panne sèche, demeure exclue de nombreux contrats d'assistance rédigés à l'époque du tout thermique.

Assurer correctement un véhicule électrique consiste donc à vérifier cinq lignes précises du contrat plutôt qu'à comparer des primes brutes. Un devis moins cher qui exclut la panne d'énergie, plafonne les accessoires à 150 euros et ignore la batterie louée coûtera bien plus cher au premier sinistre qu'un contrat correctement calibré.

Garantie batterie, achetée ou louée

La batterie doit être couverte en collision, incendie, vol et événements climatiques, avec une clause désignant le bailleur si elle est louée.

Câble et accessoires de recharge

Le câble transporté dans le véhicule relève du contrat auto : plafond accessoires suffisant et vol couvert, y compris en cours de charge sur la voie publique.

Articulation avec la borne à domicile

La wallbox relève de la multirisque habitation. Le contrat auto doit préciser ce qui se passe si la recharge à domicile endommage le véhicule.

Assistance panne d'énergie

Remorquage sur plateau vers la borne la plus proche, option 0 km, sans exclusion de la panne de batterie assimilée à une panne sèche.

Valeur à neuf étendue

Indemnisation au prix d'achat pendant 12 à 36 mois, une clause décisive face à la décote rapide des électriques, à combiner avec la perte financière en LOA.

Comment lire ces cinq garanties sur un devis

Chacune de ces cinq garanties appelle des questions précises, à poser avant la signature plutôt qu'au moment du sinistre.

Pour la batterie, la question centrale est celle des exclusions. Les dommages d'origine électrique interne sont parfois renvoyés vers la garantie constructeur, et certains contrats excluent les dommages survenus pendant la recharge sur une installation non conforme. Demandez explicitement si la batterie est couverte pendant la charge, à domicile comme sur borne publique, et si un choc au plancher endommageant le pack est indemnisé. La dégradation naturelle de capacité relève quant à elle du constructeur, qui garantit en général 70 % de capacité résiduelle pendant 8 ans ou 160 000 km sur la plupart des modèles vendus en France.

Pour le câble et le chargeur mobile, la question porte sur le plafond accessoires et les conditions du vol. Un câble ou un chargeur de remplacement se facture couramment entre 200 et 500 euros chez les constructeurs, alors que de nombreux contrats plafonnent les accessoires à quelques centaines d'euros et exigent une effraction caractérisée pour indemniser un vol. Le vol du câble branché sur une borne publique, scénario le plus fréquent, doit être expressément couvert.

Pour l'assistance, exigez la mention écrite de la panne d'énergie dans les événements garantis, le remorquage sur plateau et la distance de prise en charge. Pour la valeur à neuf, vérifiez la durée, le plafond éventuel et la dégressivité. Pour la borne à domicile enfin, la vérification se fait des deux côtés : le contrat auto doit préciser sa position en cas de dommage lié à la recharge, et le contrat habitation doit avoir enregistré la déclaration de l'installation.

Cette grille de lecture transforme la comparaison de devis. À prime égale, deux contrats peuvent offrir des protections radicalement différentes sur ces cinq lignes, et l'écart ne se voit jamais sur la page de tarif.

Batterie achetée ou batterie louée : deux régimes d'assurance distincts

Le statut juridique de la batterie commande qui doit l'assurer et comment. Cette distinction, absente des contrats thermiques, constitue le premier point de vigilance d'un acheteur de véhicule électrique, en particulier sur le marché de l'occasion.

Si la batterie est votre propriété, configuration de la quasi totalité des véhicules électriques vendus neufs aujourd'hui, elle fait partie du véhicule assuré. Les garanties dommages du contrat, collision, incendie, vol, catastrophes naturelles, la couvrent au même titre que la carrosserie. La valeur assurée doit intégrer la batterie, ce qui est automatique lorsque le contrat se réfère à la valeur du véhicule complet. Restent les deux exclusions fréquentes évoquées plus haut : les dommages d'origine électrique interne et les incidents pendant la recharge sur installation non conforme. Un contrat de qualité les couvre ou les encadre précisément.

Si la batterie est louée, configuration répandue sur les Renault Zoe et sur une partie du marché de l'occasion, elle appartient au bailleur, généralement une filiale financière du constructeur. Le contrat de location batterie impose alors de l'assurer pour le compte du propriétaire, le plus souvent via une garantie dommages assortie d'une clause désignant le bailleur comme bénéficiaire de l'indemnité. Le piège classique consiste à souscrire une formule au tiers pour économiser quelques dizaines d'euros, en violation du contrat de location. En cas de destruction du véhicule, le locataire continuerait de devoir les loyers d'une batterie détruite, ou son remboursement intégral au bailleur. France Assureurs rappelle dans ses publications de 2025 sur les sinistres électriques que la batterie concentre une part majeure du coût d'indemnisation, ce qui explique la vigilance des bailleurs sur ce point.

La même logique de propriété s'étend au véhicule entier lorsqu'il est financé en LOA ou en LLD : le loueur impose ses propres exigences de couverture, détaillées dans notre guide pour assurer un véhicule en leasing. Avant toute souscription, relisez le contrat de location de la batterie ou du véhicule et transmettez ses exigences à l'assureur : c'est lui qui doit confirmer par écrit que sa formule les respecte.

Batterie achetée et batterie louée : ce que le contrat doit prévoir

Batterie achetée (propriété du conducteur)

  • Couverte par les garanties dommages du contrat auto comme le reste du véhicule
  • Valeur assurée intégrant le pack batterie dans la valeur du véhicule complet
  • Vérifier l'exclusion des dommages d'origine électrique interne
  • Vérifier la couverture pendant la recharge, à domicile et sur borne publique
  • Dégradation naturelle de capacité prise en charge par la garantie constructeur, 70 % sur 8 ans ou 160 000 km en général

Batterie louée (propriété du bailleur)

  • Obligation contractuelle d'assurance imposée par le contrat de location batterie
  • Garantie dommages exigée, une formule au tiers simple viole le plus souvent le contrat
  • Clause désignant le bailleur comme bénéficiaire de l'indemnité en cas de sinistre
  • En cas de destruction sans couverture adaptée, loyers ou remboursement de la batterie restant dus
  • Attestation de conformité à demander à l'assureur avant la signature

Câble et chargeur mobile : le plafond accessoires qui change tout

Le câble de recharge suit le véhicule. Rangé dans le coffre ou branché sur une borne publique, il relève du contrat auto, à condition que la garantie vol et la garantie dommages couvrent les accessoires et le contenu du véhicule. La fiche de Service-Public.fr consacrée aux garanties facultatives de l'assurance automobile rappelle que ces extensions sont contractuelles : rien n'oblige un assureur à couvrir les accessoires, et les plafonds varient fortement d'un contrat à l'autre.

Les ordres de grandeur méritent d'être posés. Un câble de recharge ou un chargeur mobile de remplacement se facture couramment entre 200 et 500 euros chez les constructeurs, davantage pour certains chargeurs renforcés. Face à cela, de nombreux contrats plafonnent l'ensemble des accessoires et du contenu à 300 ou 500 euros, un montant vite absorbé si le vol emporte à la fois le câble, le chargeur et un adaptateur.

Le scénario à vérifier expressément est le vol du câble en cours de charge sur la voie publique. Le câble branché est verrouillé côté véhicule sur la plupart des modèles, mais les vols par sectionnement existent, et certains contrats exigent un vol par effraction caractérisée pour indemniser. Un câble coupé sur un parking public ne remplit pas toujours cette condition au sens strict des conditions générales. Demandez à l'assureur une confirmation écrite de la couverture de ce cas précis, ou l'ajout d'une extension accessoires de recharge lorsque le contrat la propose.

Dernier point, la franchise. Sur un sinistre de 300 euros, une franchise dommages de 250 euros réduit l'indemnisation à presque rien. Pour les accessoires de recharge, la vraie protection combine un plafond suffisant et une franchise raisonnable, deux paramètres qui se lisent dans le tableau des garanties et jamais dans le prix affiché.

La borne à domicile : l'articulation entre assurance auto et habitation

La wallbox est le point aveugle des deux contrats, car elle se situe exactement à leur frontière. Fixée au mur du garage ou sur une place de parking privative, la borne de recharge ne bouge pas : elle constitue un équipement immobilier et relève de l'assurance multirisque habitation, comme un chauffe-eau ou un portail électrique. Le contrat auto ne la couvre pas, même si elle ne sert qu'à recharger le véhicule assuré.

Côté habitation, trois vérifications s'imposent. La première est la déclaration de l'installation à l'assureur habitation : une borne ajoutée après la souscription modifie le risque, et une absence de déclaration peut fragiliser l'indemnisation en cas de sinistre. La deuxième est la couverture des dommages électriques, surtension et foudre en tête, avec un plafond suffisant pour couvrir le remplacement d'une borne dont le prix installé se situe couramment entre 1 000 et 2 000 euros. La troisième est la responsabilité civile : si un défaut de votre installation endommage le véhicule ou provoque un incendie, c'est la responsabilité civile du contrat habitation qui doit jouer, et ses conditions méritent une lecture attentive.

Côté auto, la question symétrique se pose : que prévoit le contrat si le véhicule est endommagé pendant la recharge à domicile ? Certains contrats excluent les dommages survenus lors d'une charge sur installation non conforme aux normes en vigueur. L'installation par un professionnel qualifié IRVE, obligatoire au dessus de 3,7 kW, conditionne donc à la fois la garantie de la borne côté habitation et celle du véhicule côté auto.

En copropriété, la borne posée sur une place privative via le droit à la prise doit être signalée à l'assureur habitation et respecter les exigences techniques du syndic. Un dossier propre, facture d'installation qualifiée et déclaration aux deux assureurs, sécurise l'ensemble de la chaîne de recharge à domicile.

Comparer les contrats VE sur les cinq garanties qui comptent

Notre comparateur confronte les devis sur la batterie, les accessoires de recharge, l'assistance panne d'énergie et la valeur à neuf plutôt que sur la seule prime affichée.

Comparer les offres

Combien coûte l'assurance d'une voiture électrique ?

L'idée reçue d'une électrique moins chère à assurer a vécu. Selon les baromètres publiés par Assurland et LegiPermis en 2025 et 2026, la prime moyenne d'une voiture électrique atteint 818 euros par an, contre 753 euros pour une essence et 735 euros pour un diesel, soit un écart d'environ 9 % avec l'essence. En 2023, la même prime moyenne électrique s'établissait autour de 565 euros, ce qui plaçait alors le VE nettement en dessous du thermique.

Deux facteurs expliquent ce retournement. Le premier est fiscal : les véhicules électriques bénéficiaient d'une exonération de la taxe spéciale sur les conventions d'assurance, un avantage qui allégeait la prime de l'ordre de 20 à 25 % sur une formule au tiers et de 12 à 15 % en tous risques. La loi de finances 2025 y a mis fin pour les contrats couvrant des véhicules immatriculés à compter du 1er janvier 2025, ce qui a mécaniquement renchéri les nouvelles souscriptions. Le second facteur est technique : les sinistres des électriques coûtent plus cher à régler. France Assureurs chiffre le surcoût d'indemnisation à 11 % en novembre 2025, l'observatoire SRA mesure un coût de réparation en collision supérieur de 14,3 % à la moyenne du parc, et le bris de glace ressort 28 % plus cher en raison du recalibrage des aides à la conduite.

Ces moyennes cachent de forts écarts individuels. Le profil du conducteur pèse davantage que la motorisation : un conducteur bonusé de 45 ans en zone rurale paiera souvent moins pour sa Mégane E-Tech qu'un jeune conducteur urbain pour sa Clio essence. Le modèle joue aussi : une citadine électrique d'entrée de gamme s'assure à des tarifs proches du thermique équivalent, quand une berline puissante à grande batterie cumule valeur élevée, coût des pièces et appétence au vol. Pour situer votre propre devis par rapport à ces moyennes selon l'âge, le bonus et la région, notre guide des prix de l'assurance auto par profil donne les fourchettes de référence.

IndicateurÉcart constatéSource
Coût d'indemnisation d'un sinistre VE11 % plus cher qu'un thermique comparableFrance Assureurs, novembre 2025
Coût de réparation en collision14,3 % au dessus de la moyenne du parcObservatoire SRA
Bris de glace (pare-brise et recalibrage)28 % plus cher que sur un thermiqueÉtude France Assureurs, 2025
Prime moyenne annuelle d'un VE818 euros, contre 753 euros pour une essenceBaromètres Assurland et LegiPermis, 2025 et 2026
Effet de la fin d'exonération de TSCARenchérissement de 12 à 25 % selon la formule pour les véhicules immatriculés depuis le 1er janvier 2025Loi de finances 2025

Assistance panne d'énergie : remorquage sur plateau et conditions réelles

La panne d'un véhicule électrique ne ressemble pas à celle d'une essence, et les contrats d'assistance ne se valent pas sur ce terrain.

Le premier sujet est la panne d'énergie. Tomber à zéro de batterie constitue l'équivalent de la panne sèche, un événement que beaucoup de contrats d'assistance excluent historiquement, la panne de carburant étant jugée imputable au conducteur. Les assureurs ont adapté une partie de leurs offres, mais l'exclusion subsiste dans de nombreuses conditions générales. La vérification est simple : la panne d'énergie doit figurer expressément parmi les événements garantis, avec remorquage vers la borne de recharge la plus proche. L'option assistance 0 km mérite d'être ajoutée si vous voulez être dépanné devant chez vous, la franchise kilométrique standard de 25 ou 50 km excluant les pannes à domicile.

Le deuxième sujet est le remorquage lui même. La plupart des véhicules électriques ne doivent pas être tractés roues au sol, la rotation des roues motrices pouvant endommager la chaîne de traction : les constructeurs imposent un transport sur plateau. Une assistance qui mobilise un dépanneur non équipé peut transformer une simple panne en second sinistre.

Le risque de panne sèche diminue avec le maillage du réseau : la France comptait plus de 150 000 points de recharge ouverts au public selon les baromètres publiés par l'Avere-France en 2025. Le scénario critique reste le long trajet hivernal, le froid pouvant amputer l'autonomie réelle de 20 à 30 % par rapport à l'homologation ; une borne en panne ou occupée sur un axe secondaire suffit alors à immobiliser le véhicule. Relisez enfin les plafonds annexes de l'assistance, nuit d'hôtel, véhicule de remplacement, poursuite du voyage : ces montants prennent tout leur sens quand le dépannage se termine à 200 kilomètres du domicile.

Valeur à neuf et perte financière : la clause décisive pour un VE récent

La garantie valeur à neuf, parfois appelée valeur d'achat, est la clause qui change le plus le sort financier d'un propriétaire de véhicule électrique récent en cas de perte totale. Sans elle, l'indemnisation se fait à la valeur de remplacement à dire d'expert, la cote du véhicule au jour du sinistre. Or les électriques subissent une décote rapide, alimentée par les baisses de prix du neuf et le renouvellement accéléré des gammes : les analyses publiées par L'Argus en 2024 ont documenté un net recul des cotes des électriques d'occasion. Concrètement, un VE payé 40 000 euros peut n'être coté que 25 000 euros trois ans plus tard, et c'est ce montant que verserait un contrat sans valeur à neuf en cas de vol ou de destruction.

La clause valeur à neuf corrige cet écart en indemnisant au prix d'achat, ou au prix du modèle neuf équivalent, pendant une durée définie : 12, 24 ou 36 mois selon les contrats, parfois avec un plafond ou une dégressivité annuelle. La probabilité d'une perte totale est par ailleurs plus élevée sur un VE : un choc au plancher endommageant le pack batterie peut suffire à rendre le véhicule économiquement irréparable, France Assureurs relevant en 2025 que seule la moitié des constructeurs propose des batteries réparables. Le véhicule est alors classé économiquement irréparable et l'indemnisation se joue entièrement sur la valeur retenue par l'expert.

Pour un véhicule financé en LOA, la valeur à neuf se combine avec la garantie perte financière, qui solde les loyers restants auprès du loueur. Sans cette seconde garantie, l'indemnité de l'assureur peut se révéler inférieure au capital restant dû, et le conducteur devrait régler la différence pour un véhicule qu'il ne conduira plus. À l'achat d'un VE neuf ou récent, ces deux clauses justifient à elles seules de comparer les contrats au delà de la prime affichée.

Bris de glace, capteurs et modèles premium : les postes qui font grimper la prime

Le pare-brise d'un véhicule électrique récent n'est plus une simple vitre : il porte les caméras et capteurs des aides à la conduite, qui doivent être recalibrés à chaque remplacement. Ce recalibrage explique l'essentiel du surcoût de 28 % mesuré par l'étude France Assureurs de 2025 sur le poste bris de glace des électriques. Avant de signer, vérifiez que la garantie bris de glace prend en charge le recalibrage des équipements ADAS et contrôlez le montant de la franchise associée, deux points détaillés dans notre guide sur le bris de glace et ses franchises.

Les modèles premium cumulent les facteurs de surprime. Une Tesla associe valeur d'achat élevée, batterie de grande capacité, carrosserie en aluminium, réseau de réparation restreint et forte exposition au vol sur certains modèles. Ces éléments alimentent directement le surcoût de réparation mesuré par France Assureurs en 2025 et par BCA Expertise en 2026, et se retrouvent dans des primes sensiblement supérieures à la moyenne du parc électrique.

La conséquence pratique vaut pour tous les modèles : chaque compagnie calibre encore sa sinistralité VE, et les écarts de prime à garanties équivalentes restent importants d'un assureur à l'autre. Sur un même modèle et un même profil, faire jouer la concurrence sur les cinq garanties spécifiques produit des économies bien supérieures à ce que l'on observe sur le marché thermique, plus mature et plus homogène.

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Sur un véhicule électrique, la prime affichée ne dit presque rien de la qualité du contrat. La différence se joue sur la batterie louée, le plafond accessoires, la panne d'énergie et la valeur à neuf : quatre lignes que la plupart des devis détaillent peu.

Un courtier spécialisé en assurance automobileFrance Épargne

Comment choisir son assurance voiture électrique

La méthode de sélection d'un contrat VE tient en une règle : comparer à garanties constantes sur les cinq lignes spécifiques, puis seulement arbitrer sur le prix.

Commencez par établir votre situation de référence. Batterie achetée ou louée, véhicule financé en LOA, LLD ou acheté comptant, borne installée à domicile ou recharge exclusivement publique, kilométrage annuel et part des longs trajets : ces cinq paramètres déterminent les garanties réellement nécessaires. Un conducteur urbain qui recharge sur borne publique n'a pas les mêmes besoins qu'un gros rouleur équipé d'une wallbox et parcourant des axes secondaires en hiver.

Demandez ensuite plusieurs devis en formule tous risques. La responsabilité civile suffit légalement pour circuler, mais la valeur concentrée dans la batterie et l'électronique rend le tiers simple rarement rationnel sur un VE récent, et le tous risques est de toute façon exigé par le loueur en LOA ou LLD. Sur chaque devis, contrôlez les cinq lignes : batterie couverte dans votre configuration exacte, plafond accessoires et vol du câble en charge, articulation avec la borne, panne d'énergie et remorquage sur plateau, durée et plafond de la valeur à neuf. Le détail complet de chaque garantie dommages figure dans notre guide pour décrypter les garanties de son contrat auto.

Éliminez tout devis qui reste flou sur l'une de ces lignes après une question écrite. Un assureur qui ne confirme pas la couverture de la panne d'énergie ou de la batterie louée par écrit n'engagera que vous au moment du sinistre. À garanties réellement équivalentes, retenez enfin le meilleur rapport entre prime, franchises et plafonds : c'est à cette étape seulement que le prix redevient le critère de décision.

1

Établir le statut de la batterie et du véhicule

Batterie achetée ou louée, achat comptant, LOA ou LLD : ce statut détermine les clauses obligatoires du contrat.

2

Contrôler la couverture de la batterie

Collision, incendie, vol, événements climatiques, dommages pendant la recharge, clause bailleur si la batterie est louée.

3

Vérifier le plafond accessoires et le vol du câble

Plafond suffisant pour câble et chargeur mobile, vol couvert en cours de charge sur la voie publique.

4

Exiger la panne d'énergie dans l'assistance

Mention écrite de la panne d'énergie, remorquage sur plateau vers une borne, option 0 km si besoin.

5

Examiner la valeur à neuf et la perte financière

Durée de 12 à 36 mois, plafond, dégressivité, et garantie perte financière si le véhicule est financé.

6

Déclarer la borne à l'assureur habitation

Installation par un professionnel qualifié IRVE, déclaration à la multirisque habitation, vérification de la responsabilité civile.

Les erreurs courantes des conducteurs de véhicules électriques

Cinq erreurs reviennent régulièrement chez les conducteurs qui assurent leur premier véhicule électrique, et chacune se paie au moment du sinistre.

La première est d'assurer au tiers un véhicule à batterie louée. Le contrat de location impose presque toujours une garantie dommages au profit du bailleur ; une formule au tiers économise quelques dizaines d'euros par an et expose au remboursement d'une batterie détruite, soit plusieurs milliers d'euros.

La deuxième est d'oublier la borne dans le contrat habitation. Une wallbox installée sans déclaration à l'assureur habitation fragilise l'indemnisation en cas de surtension, de foudre ou d'incendie, et laisse un vide sur la responsabilité civile si l'installation cause un dommage.

La troisième est de découvrir l'exclusion de la panne d'énergie au bord de la route. L'assimilation à la panne sèche, historiquement exclue, subsiste dans de nombreuses conditions générales ; la couverture doit être vérifiée avant le premier long trajet, quand le contrat peut encore être ajusté.

La quatrième est de négliger la valeur à neuf sur un véhicule récent. La décote rapide des électriques creuse en quelques années un écart de plusieurs milliers d'euros entre la cote et le prix de remplacement, écart que seule cette clause comble en cas de perte totale.

La cinquième est de comparer les devis sur la seule prime. Deux contrats affichés à 700 et 850 euros peuvent inverser leur hiérarchie dès qu'on lit les plafonds accessoires, les franchises bris de glace et les conditions de l'assistance. Le tableau des garanties fait le vrai classement, la page de tarif n'en donne qu'une image partielle.

Comment France Épargne accompagne les conducteurs de VE

France Épargne intervient comme courtier en assurance pour les conducteurs de véhicules électriques, avec un accompagnement construit autour des spécificités de cette motorisation.

Le premier axe est l'analyse de votre configuration. Batterie achetée ou louée, financement en LOA ou LLD, borne à domicile, usage urbain ou grands trajets : nous établissons la liste des clauses que votre contrat doit impérativement contenir, y compris les exigences du bailleur de batterie ou du loueur lorsque le véhicule est financé.

Le deuxième axe est la mise en concurrence à garanties constantes. Nous comparons les offres de plusieurs assureurs sur les cinq garanties spécifiques VE, batterie, accessoires de recharge, articulation avec la borne, panne d'énergie, valeur à neuf, et nous obtenons les confirmations écrites qui font foi au moment du sinistre.

Le troisième axe est la cohérence entre vos contrats. La recharge à domicile fait dialoguer l'assurance auto et la multirisque habitation ; nous vérifions que la borne est correctement déclarée et couverte des deux côtés, sans doublon ni angle mort.

Votre situation est particulière, batterie louée, refus d'un assureur, devis incompréhensible sur la valeur à neuf ? Un conseiller France Épargne analyse votre dossier et vous rappelle sous 6 heures avec une réponse argumentée.

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