Tarif immédiat selon votre profession et vos garanties. ITT, invalidité, capital décès, déduction Madelin. Réponse sous 6h.
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Un devis prévoyance chiffre, en moins de trois minutes, le coût d'une couverture qui protège votre revenu en cas d'arrêt de travail, d'invalidité ou de décès. La prévoyance TNS (Travailleur Non Salarié) complète un régime obligatoire qui verse peu : pour les artisans et commerçants, l'indemnité journalière (IJ) de la Sécurité sociale des indépendants (SSI) plafonne à 65,84 € bruts par jour au 1er janvier 2026 selon l'Assurance Maladie, après trois jours de carence. Pour de nombreuses professions libérales, la couverture est encore plus réduite les premiers mois.
Le devis estime trois garanties: les indemnités journalières qui maintiennent vos revenus pendant une incapacité temporaire de travail (ITT), la rente d'invalidité versée si vous ne pouvez plus exercer, et le capital décès qui protège vos proches. Vous réglez la franchise, le nombre de jours d'arrêt avant le versement, et le tarif se met à jour à chaque choix.
En pratique, comptez entre 50 € et 300 € par mois selon votre âge, votre métier et vos garanties, un coût que la déduction Madelin réduit nettement. Le parcours ci-contre affiche une fourchette réelle, puis un conseiller France Épargne valide votre devis prévoyance et vous répond sous 6h. Le reste de cette page explique comment lire ce devis, ce que verse déjà votre régime obligatoire et comment dimensionner chaque garantie.
Le tableau compare les prestations du régime obligatoire des indépendants avec celles d'une prévoyance complémentaire, d'après les barèmes 2026 de l'Assurance Maladie.
| Garantie | Régime obligatoire (SSI ou caisse) | Prévoyance TNS |
|---|---|---|
| Indemnités journalières (arrêt maladie) | Jusqu’à 65,84 € bruts par jour, après 3 jours de carence | Jusqu’à 100 % du revenu, franchise au choix de 3 à 90 jours |
| Invalidité | Pension forfaitaire limitée, variable selon la caisse | Rente calculée sur le revenu, barème professionnel ou fonctionnel |
| Décès | Capital forfaitaire modeste | Capital au niveau choisi, plus rentes conjoint et éducation |
| Professions libérales | Couverture très réduite, parfois nulle les premiers jours | Garanties adaptées à la caisse (CARMF, CIPAV, CARPIMKO) |
Barèmes 2026 du régime obligatoire (Assurance Maladie, SSI). Garanties prévoyance selon le contrat retenu.
Avant de chiffrer un devis prévoyance, mesurez votre point de départ : ce que votre régime obligatoire verse déjà, et surtout ce qu'il ne verse pas. Pour un artisan ou un commerçant affilié à la Sécurité sociale des indépendants (SSI), les prestations restent limitées, comme le détaillent l'Assurance Maladie et les barèmes 2026 relayés par APICIL et Previssima.
| Garantie | Ce que verse le régime obligatoire (SSI) |
|---|---|
| Indemnité journalière maladie | 65,84 € bruts par jour maximum, après 3 jours de carence |
| Pension d’invalidité | 50 % du revenu annuel moyen, avec un plancher de 530,21 € par mois (incapacité partielle au métier) ou 747 € par mois (invalidité totale) au 1er avril 2026 |
| Capital décès | 9 612 € pour un actif, 3 844,80 € pour un retraité, plus 2 403 € par orphelin en 2026 |
Concrètement, l'indemnité journalière maladie plafonne à 65,84 € bruts par jour, la pension d'invalidité correspond à 50 % du revenu annuel moyen des dix meilleures années, et le capital décès s'élève à 9 612 € pour un actif en 2026. Les planchers de pension d'invalidité ont été revalorisés au 1er avril 2026, à 530,21 € par mois pour une incapacité partielle au métier et 747 € par mois pour une invalidité totale, selon les barèmes relayés par APICIL.
Rapporté à un revenu d'activité, l'écart saute aux yeux. Un indépendant qui gagne 50 000 € par an et subit une invalidité totale touche une pension proche de 25 000 € par an, soit la moitié de son revenu ; en cas de décès, ses proches reçoivent 9 612 €, loin de couvrir un prêt ou des études d'enfants. C'est précisément cet écart que le devis de prévoyance vient chiffrer puis combler.
Les professions libérales ne sont pas mieux loties. Selon la caisse de rattachement (CARMF pour les médecins, CIPAV pour de nombreux libéraux, CARPIMKO pour les paramédicaux), l'indemnisation des premiers jours d'arrêt est souvent faible, parfois nulle pendant plusieurs semaines. Un devis pertinent se raisonne donc caisse par caisse, et non avec un montant standard appliqué à tous les métiers.
Indiquez votre activité (médecin, artisan, profession libérale, commerçant) et votre revenu. Le devis tient compte de votre caisse obligatoire (CARMF, CIPAV, SSI, CARPIMKO, CNBF).
Choisissez vos indemnités journalières, votre rente invalidité, votre capital décès et la franchise souhaitée. Chaque réglage met le tarif à jour.
Vous obtenez une fourchette de prix réelle assureur par assureur. Un conseiller France Épargne affine ensuite votre devis et vous répond sous 6h.
Le montant versé chaque jour d'arrêt de travail, la franchise (3, 7, 14, 30, 60 ou 90 jours) et la durée d'indemnisation.
La rente mensuelle si vous ne pouvez plus exercer, avec le barème fonctionnel et professionnel retenu par l'assureur.
Le capital versé à vos proches, les options rente conjoint et rente éducation pour protéger votre famille.
La cotisation mensuelle et son coût réel une fois la déduction fiscale Madelin appliquée à votre tranche d'imposition.
Deux devis prévoyance affichés au même tarif n'offrent pas la même protection. Un devis prévoyance se juge sur ses garanties avant son prix : la franchise, le mode d'indemnisation et le barème d'invalidité changent radicalement ce que vous toucherez réellement le jour d'un arrêt.
| Critère | À vérifier sur le devis | Pourquoi c'est décisif |
|---|---|---|
| Franchise | Le nombre de jours d’arrêt non indemnisés, de 3 à 90 jours | Une franchise courte fait monter la cotisation ; calez-la sur le temps que votre trésorerie tient sans revenu. |
| Délai de carence | La période après la signature pendant laquelle la garantie ne joue pas encore | À ne pas confondre avec la franchise : les deux peuvent se cumuler au début du contrat. |
| Mode d’indemnisation | Forfaitaire ou indemnitaire | Le forfaitaire verse le montant fixé d’avance ; l’indemnitaire déduit ce que verse déjà le régime obligatoire. |
| Barème d’invalidité | Fonctionnel, professionnel ou croisé | Le fonctionnel mesure la vie courante, le professionnel mesure votre métier ; le croisé protège le mieux un TNS. |
| Exclusions | Affections du dos, troubles psychiques, sports à risque | Certaines se rachètent en option ; repérez-les avant de signer pour éviter une mauvaise surprise. |
| Durée d’indemnisation | Jusqu’à quel âge et combien de temps les prestations sont versées | Détermine votre protection réelle sur un arrêt long ou une invalidité définitive. |
Les six critères qui font la valeur d'un devis prévoyance, au-delà du tarif affiché.
Le point le plus piégeux reste le barème d'invalidité, la grille qui mesure votre perte de capacité. Comme le détaille Alptis, le barème fonctionnel évalue la perte d'autonomie dans la vie courante (se déplacer, se laver), tandis que le barème professionnelmesure votre incapacité à exercer votre métier. Un bon devis prévoyance précise le barème retenu, fonctionnel, professionnel ou croisé : pour un travailleur non salarié dont l'activité repose sur des gestes précis, un barème professionnel ou croisé évite de se voir reconnaître une invalidité quasi nulle alors que le métier devient impossible.
Pour comparer utilement, demandez deux à trois devis établis avec les mêmes montants d'indemnités journalières, la même franchise et la même définition d'invalidité, puis confrontez les exclusions et la durée d'indemnisation. Notre comparateur prévoyance TNS aligne ces critères assureur par assureur, et le guide comparatif prévoyance TNS explique comment les arbitrer.
Un seul devis ne suffit pas à juger un contrat. La règle de place consiste à demander deux à trois devis prévoyance construits avec exactement les mêmes paramètres, mêmes indemnités journalières, même franchise, même définition d'invalidité, puis à les noter sur une grille commune. C'est le seul moyen de comparer des prix qui veulent dire la même chose.
Au-delà du tarif, départagez les offres sur le barème d'invalidité, les exclusions, la durée d'indemnisation et le mode forfaitaire ou indemnitaire. Un devis légèrement plus cher, mais assorti d'un barème professionnel et de peu d'exclusions, protège souvent bien mieux qu'une offre d'appel. Notre comparateur prévoyance TNS réalise cet alignement assureur par assureur, ce qui évite les comparaisons trompeuses.
Un bon devis prévoyance part de vos charges, pas d'un montant standard. Pour les indemnités journalières, visez un taux de remplacement de 60 % à 80 % de votre revenu net : c'est l'ordre de grandeur qui maintient votre niveau de vie sans sur-cotiser. Calez ensuite la franchise sur votre trésorerie, le délai que vous tenez sans revenu : 7 à 14 jours si votre activité s'arrête net, 30 à 60 jours si vous pouvez encaisser le choc, ce qui allège sensiblement la cotisation.
Gardez en tête le principe indemnitaire : sur la plupart des contrats, le cumul des indemnités (IJ de la SSI plus IJ Madelin) ne peut pas dépasser votre revenu net habituel. Pour un revenu net de 4 000 € par mois, viser environ 100 € d'indemnité journalière couvre l'essentiel des charges ; demander davantage ne serait tout simplement pas indemnisé. La première vérification sur un devis consiste donc à rapporter le montant d'IJ proposé à votre revenu réel, puis à confronter la franchise à votre capacité à tenir sans rentrée d'argent.
La franchise est l'arbitrage le plus rentable du devis. Passer d'une franchise de 15 jours à 30 jours réduit la cotisation, mais vous laisse un mois sans indemnisation : l'économie n'a de sens que si votre trésorerie absorbe ce délai. À l'inverse, une franchise courte se justifie pour les métiers où l'arrêt stoppe immédiatement tout chiffre d'affaires, comme l'artisanat ou les professions de santé exerçant seules.
« Le plus coûteux n'est pas la cotisation, c'est une garantie mal calibrée le jour de l'arrêt. Nous partons toujours du revenu net et des charges fixes avant de comparer les tarifs. » Équipe prévoyance de France Épargne, courtier indépendant immatriculé à l'ORIAS
La rente d'invalidité doit couvrir vos charges fixes et vos prêts si vous ne pouvez plus exercer. Vérifiez qu'elle s'appuie sur le bon barème, professionnel ou croisé pour un travailleur non salarié, et qu'elle prend le relais quand la pension du régime obligatoire, plafonnée à 50 % du revenu moyen, s'avère insuffisante. Le bon réflexe consiste à additionner loyers professionnels, mensualités de crédit et charges personnelles, puis à fixer une rente qui couvre ce socle même en cas d'invalidité durable.
Pour le capital décès, la règle de place situe le besoin entre deux et cinq fois votre revenu annuel, de quoi solder les dettes et financer les charges courantes de vos proches, complété par une rente conjoint ou une rente éducation lorsque vous avez des enfants. Un indépendant qui gagne 50 000 € par an, avec un prêt en cours et deux enfants, vise ainsi un capital de 150 000 € à 250 000 € et une rente éducation, là où le régime obligatoire ne verse que 9 612 €.
Notre simulateur prévoyance TNSchiffre ces montants, indemnités journalières, rente d'invalidité et capital décès, avant même la demande de devis, ce qui évite de comparer des contrats mal dimensionnés.
Le tarif d'une prévoyance TNS varie de 50 € à 300 € par mois selon le profil. Un consultant de 30 ans avec une couverture standard paie environ 80 € par mois, un médecin de 50 ans avec une couverture complète plutôt 250 € par mois. Pour un comparatif détaillé par profil, consultez notre guide des tarifs prévoyance TNS.
La loi Madelin (déductibilité fiscale des cotisations pour les indépendants) réduit nettement ce coût. Selon l'APICIL, le disponible 2026 pour la prévoyance et la santé correspond à 3,75 % du bénéfice imposable plus 7 % du PASS, dans la limite de 3 % de huit PASS, soit 11 534,40 €. Le PASS (plafond annuel de la Sécurité sociale) s'établit à 48 060 € en 2026 d'après l'arrêté du 22 décembre 2025, ce qui fixe la part forfaitaire à 3 364,20 €. Pour un revenu de 50 000 €, l'enveloppe déductible atteint environ 5 239 €, ce qui ramène une cotisation de 130 € à près de 75 € nets après déduction pour une tranche marginale à 30 %.
Pour aller plus loin: notre comparateur prévoyance TNS détaille les meilleures offres assureur par assureur, notre simulateur prévoyance TNS estime vos besoins en indemnités journalières et en capital décès, et le guide Madelin détaille le calcul de la déduction.
Grâce à la loi Madelin, vos cotisations sont déductibles de votre bénéfice imposable. Mesurez le coût réel de votre devis après déduction.
À garanties égales, deux profils ne paient pas le même prix. Le tarif d'un devis prévoyance dépend de cinq facteurs : l'âge, la profession et sa sinistralité, le revenu à assurer, la durée de franchise et les options retenues, comme l'option dos, l'option psychologique ou la rente éducation. Une infirmière paie ainsi souvent près du double d'un médecin à garanties équivalentes, car sa profession connaît structurellement plus d'arrêts de travail.
| Profil | Garantie visée | Fourchette indicative |
|---|---|---|
| Consultant ou cadre indépendant, 30 ans | Couverture standard | environ 80 € par mois |
| Artisan, 50 ans | Indemnités journalières et invalidité | environ 90 à 150 € par mois |
| Médecin, 50 ans | Couverture complète | environ 250 € par mois |
Exemples indicatifs de cotisations mensuelles. Seul le parcours en haut de page affiche un tarif réel pour votre situation.
Les options pèsent fortement sur le tarif. Lever l'exclusion des affections du dos ou des troubles psychiques, ajouter une rente éducation ou raccourcir la franchise renchérit la cotisation, parfois de 10 % à 30 %. L'enjeu d'un bon devis prévoyance est de garder les options qui correspondent à votre risque réel et d'écarter celles qui gonflent le prix sans utilité pour votre métier.
Prenons un artisan plombier de 42 ans, marié, deux enfants à charge, avec un revenu professionnel de 45 000 € par an. Son régime obligatoire ne lui verserait que 65,84 € bruts par jour en cas d'arrêt et 9 612 € de capital décès, très loin de ses charges réelles. Le devis de prévoyance se construit donc à partir de ce manque.
Pour viser un taux de remplacement de 80 %, il cible une indemnité journalière de l'ordre de 100 € à 110 €, soit environ 3 000 € à 3 300 € par mois, avec une franchise de 30 jours adaptée à sa trésorerie. Il ajoute une rente d'invalidité d'environ 2 000 € par mois pour couvrir son crédit et ses charges fixes, un capital décès de 135 000 € (trois fois son revenu annuel) et une rente éducation pour ses enfants.
Sur ce profil, la cotisation se situe autour de 150 € par mois. Grâce à la loi Madelin, l'intégralité de cette cotisation, soit environ 1 800 € par an, reste déductible, car son disponible fiscal dépasse 5 000 €. Pour une tranche marginale d'imposition à 30 %, le coût net réel retombe autour de 105 € par mois. Ce sont ces ordres de grandeur que le parcours en haut de page calcule pour votre propre situation.
Votre statut détermine votre caisse, votre fiscalité Madelin et le niveau de votre protection de départ. Un devis prévoyance se lit donc différemment selon que vous êtes indépendant classique, gérant de société ou auto-entrepreneur.
Affilié à la SSI ou à une caisse libérale (CARMF pour les médecins, CIPAV, CARPIMKO pour les paramédicaux), il déduit ses cotisations via la loi Madelin et complète un régime obligatoire peu protecteur.
Assimilé TNS pour sa protection sociale, il reste éligible à la déduction Madelin et chiffre son devis sur le même schéma qu’un indépendant.
Soumis au régime micro, il ne déduit pas ses cotisations via la loi Madelin et perçoit des indemnités calculées sur un revenu souvent faible, ce qui rend la prévoyance d’autant plus utile.
Chaque caisse obligatoire verse des prestations différentes, ce qui change le contenu utile d'un devis. Un médecin relevant de la CARMF, un infirmier ou un kinésithérapeute affiliés à la CARPIMKO, un avocat à la CNBF ou un artisan à la SSI ne partent pas du même niveau de couverture. Les délais d'indemnisation, les planchers et les barèmes d'invalidité varient d'une caisse à l'autre, et un montant d'indemnité journalière pertinent pour un commerçant peut être insuffisant pour un médecin libéral.
C'est la raison pour laquelle nous proposons des pages dédiées par métier, qui détaillent les ratios, franchises et seuils recommandés avant d'établir le devis. Vous pouvez situer votre métier grâce au guide comparatif prévoyance TNS, puis lancer le comparateur prévoyance TNS et la liste des professions plus bas sur cette page.
Au-delà du socle indemnités journalières, invalidité et décès, un devis prévoyance propose des garanties optionnelles qui méritent une décision explicite. La rente éducation verse un revenu à vos enfants jusqu'à la fin de leurs études, et la rente conjoint protège votre partenaire au-delà du capital décès. Toutes deux changent nettement le tarif, mais comblent un besoin précis quand vous avez une famille à charge.
D'autres options portent sur le risque lui-même. L'option dos couvre les affections vertébrales, souvent exclues par défaut, et l'option psychologique prend en charge les arrêts liés à un trouble psychique, fréquemment écartés du contrat de base. Pour les métiers manuels et les professions exposées au stress, racheter ces exclusions transforme la portée réelle de la garantie.
Enfin, l'exonération des cotisations en cas d'arrêt maintient votre couverture sans payer pendant l'incapacité, et le maintien à 100 % évite que la rente baisse trop vite. Chaque option a un coût ; le rôle du devis est de vérifier qu'elle répond à votre situation plutôt qu'à une peur générale.
La plupart des devis prévoyance se transforment en contrat après un questionnaire de santé. Répondez-y avec exactitude, car le code des assurances encadre strictement vos déclarations. En cas de fausse déclaration intentionnelle, l'article L113-8 prévoit la nullité du contrat, et les cotisations versées restent acquises à l'assureur, même si l'élément dissimulé n'a joué aucun rôle dans le sinistre.
En cas d'inexactitude de bonne foi, l'article L113-9 applique la règle proportionnelle de prime : l'assureur réduit l'indemnité au prorata des cotisations réellement dues, sans annuler le contrat. La Médiation de l'Assurance rappelle d'ailleurs que l'assureur ne peut opposer une fausse déclaration que s'il a posé des questions précises, ce qui protège l'assuré contre un refus arbitraire.
Selon votre profil, l'assureur ajoute des examens complémentaires ou des exclusions, par exemple sur les affections du dos ou les troubles psychiques. Ces exclusions se rachètent en option sur certains contrats : c'est un point à arbitrer dès le devis, pas après la signature, car il conditionne la portée réelle de votre couverture.
Un devis prévoyance n'a de valeur que par ce qu'il déclenche le jour d'un arrêt. En pratique, vous déclarez l'arrêt à l'assureur dans le délai prévu au contrat, en joignant l'avis d'arrêt de travail et les justificatifs médicaux demandés. La franchise choisie au devis court d'abord : avec une franchise de 30 jours, l'indemnisation démarre au 31e jour.
L'assureur verse ensuite les indemnités journalières tant que dure l'incapacité, dans la limite de la durée prévue, puis bascule sur la rente d'invalidité si l'état est consolidé avec séquelles. Un contrôle médical reste possible à tout moment ; c'est l'une des raisons pour lesquelles l'exactitude du questionnaire de santé compte autant.
C'est ce déroulé qu'il faut garder en tête en lisant un devis : le montant d'indemnité, la franchise, la durée d'indemnisation et le barème d'invalidité décrivent, ensemble, ce que vous percevrez réellement et pendant combien de temps.
Le bon moment pour un premier devis prévoyance est le démarrage de l'activité, dès l'affiliation à votre caisse, car le tarif augmente avec l'âge et l'état de santé. Plus vous souscrivez tôt, plus la cotisation est basse et plus les formalités médicales sont simples.
Un devis n'est pas figé pour autant. Revoyez-le à chaque étape qui change vos besoins : une hausse de revenu à couvrir, une naissance qui justifie une rente éducation, un achat immobilier dont la mensualité doit être protégée, ou un changement de statut. Au-delà de ces événements, un point tous les deux à trois ans suffit à vérifier que les garanties suivent votre revenu et que le tarif reste compétitif.
Pour la plupart des indépendants, la prévoyance complémentaire reste facultative : aucune loi générale n'impose de souscrire un contrat au-delà du régime obligatoire. Demander un devis relève donc d'une décision de gestion du risque, et non d'une contrainte administrative.
Certaines caisses libérales font exception et imposent un régime invalidité-décès obligatoire, comme la CARMF pour les médecins ou la CIPAV pour de nombreux libéraux. Ces régimes restent souvent insuffisants face au revenu réel, ce qui justifie un complément. Un devis bien construit part toujours de l'existant, régime obligatoire et garanties de caisse, pour ne couvrir que l'écart.
Un contrat de prévoyance se fait vivre. Lorsque votre revenu progresse, revalorisez les indemnités journalières et la rente d'invalidité pour conserver le même taux de remplacement ; à l'inverse, vous pouvez ajuster les options devenues inutiles. Cette revue régulière évite de payer pour des garanties dépassées ou de rester sous-couvert.
La résiliation s'effectue à l'échéance annuelle, moyennant un préavis généralement de deux mois précisé aux conditions générales. Avant de résilier pour un contrat moins cher, comparez les garanties à l'identique : un tarif plus bas cache souvent une franchise plus longue, un barème d'invalidité moins protecteur ou des exclusions supplémentaires. C'est tout l'intérêt de repartir d'un devis comparé, pas d'un simple prix.
Le devis en ligne donne un tarif immédiat et sert à comparer rapidement plusieurs niveaux de garanties. Il suffit pour se faire une idée du budget et des options. Le parcours en haut de page affiche cette fourchette en moins de trois minutes, à partir des barèmes des assureurs partenaires.
L'accompagnement par un conseiller prend le relais pour caler les garanties sur votre caisse, optimiser la déduction Madelin, vérifier les exclusions et préparer le questionnaire de santé. Chez France Épargne, courtier indépendant, un conseiller analyse votre devis prévoyance et vous répond sous 6h, sans surcoût sur votre cotisation.
Le mode d'indemnisation est l'une des lignes les plus importantes d'un devis prévoyance, et l'une des moins lues. En mode forfaitaire, le montant d'indemnité journalière est fixé d'avance à la souscription et versé tel quel le jour de l'arrêt, sans tenir compte de ce que verse par ailleurs votre régime obligatoire. En mode indemnitaire, l'assureur complète seulement ce qui manque pour atteindre votre revenu, en déduisant les prestations déjà perçues.
La différence est concrète. Avec un contrat forfaitaire à 100 € par jour, vous touchez 100 € qui s'ajoutent à l'IJ de la SSI ; avec un contrat indemnitaire, le total reste plafonné à votre revenu net. Le forfaitaire offre une meilleure visibilité, l'indemnitaire évite la sur-assurance. Vérifiez systématiquement lequel s'applique sur le devis, car deux tarifs proches peuvent recouvrir deux logiques très différentes.
Comparons avec un médecin de 45 ans affilié à la CARMF, célibataire sans enfant, dont le revenu professionnel atteint 90 000 € par an. Sa caisse prévoit un régime invalidité-décès, mais l'indemnisation des premiers mois d'arrêt reste limitée, et la pension d'invalidité ne suffit pas à couvrir un tel niveau de revenu.
Son devis cible une indemnité journalière élevée, de l'ordre de 200 € à 230 €, pour s'approcher de 80 % de son revenu, avec une franchise courte de 15 à 30 jours adaptée à une activité qui s'arrête net en cas de maladie. Il dimensionne une rente d'invalidité conséquente, calée sur un barème professionnel, et un capital décès plus modeste faute de personnes à charge.
Sur ce profil, la cotisation dépasse souvent 250 € par mois, mais la déduction Madelin, plafonnée à 11 534,40 € en 2026, absorbe largement la cotisation annuelle. Pour une tranche marginale à 41 %, le coût net réel se réduit d'autant. Cet écart de tarif avec l'artisan de l'exemple précédent illustre pourquoi un devis se chiffre profil par profil.
La déduction Madelin a une contrepartie qu'un bon devis intègre : les prestations sont imposables. Comme le rappellent Previssima et l'administration fiscale, les indemnités journalières versées pendant que l'activité se poursuit se réintègrent dans le revenu professionnel (BIC, BNC ou article 62 du CGI) et sont imposées à ce titre.
Les rentes d'invalidité, de conjoint et d'éducation issues d'un contrat Madelin sont imposées dans la catégorie des pensions et soumises à la CSG et à la CRDS comme des revenus de remplacement. Un capital décès versé en une seule fois, lui, n'est pas imposable, mais le cadre Madelin verse la garantie décès sous forme de rente : pour transmettre un capital net d'impôt, il se loge en général dans un contrat de prévoyance hors Madelin. Cet arbitrage entre déduction à l'entrée et imposition à la sortie mérite d'être posé dès le devis.
Un devis prévoyance couvre l'arrêt de travail, l'invalidité et le décès, pas tout le reste. Il ne se substitue ni à une complémentaire santé, qui rembourse vos soins, ni à une assurance emprunteur, qui protège un crédit précis, ni à un contrat de retraite comme le PER. Avant de souscrire, vérifiez aussi ce que prévoient déjà votre caisse et, le cas échéant, votre convention professionnelle, pour ne pas payer deux fois la même garantie. Le devis sert justement à isoler le besoin réel, après prise en compte de l'existant.
Les termes qui reviennent sur un devis prévoyance, expliqués simplement.
| Terme | Définition |
|---|---|
| Indemnité journalière (IJ) | Montant versé chaque jour d’arrêt de travail, après la franchise, pour compenser la perte de revenu. |
| Franchise | Nombre de jours d’arrêt non indemnisés en début de sinistre, de 3 à 90 jours selon le contrat. |
| Délai de carence | Période après la souscription pendant laquelle une garantie ne joue pas encore. |
| Incapacité temporaire (ITT) | Impossibilité temporaire d’exercer son activité, couverte par les indemnités journalières. |
| Invalidité | Réduction durable de la capacité de travail, évaluée par un barème fonctionnel, professionnel ou croisé. |
| Barème croisé | Méthode qui combine le taux fonctionnel et le taux professionnel pour évaluer l’invalidité. |
| Mode indemnitaire | Indemnisation qui tient compte des prestations déjà versées, sans dépasser le revenu net. |
| Mode forfaitaire | Montant fixé d’avance à la souscription, versé quel que soit le reste perçu par ailleurs. |
| Loi Madelin | Dispositif qui rend les cotisations de prévoyance déductibles du revenu imposable des indépendants. |
| PASS | Plafond annuel de la Sécurité sociale, base de nombreux calculs, fixé à 48 060 € en 2026. |
Quelques réflexes évitent les mauvais arbitrages au moment de transformer un devis en contrat.
Chaque caisse (CARMF, CARPIMKO, CIPAV, CNBF, CAVEC, SSI) verse des prestations différentes. Les pages ci-dessous détaillent les ratios, franchises et seuils recommandés pour votre métier avant d'établir votre devis.
France Épargne est un courtier indépendant en assurance. Notre rôle: comparer le marché, optimiser votre fiscalité Madelin et adapter les garanties à votre caisse, sans surcoût pour vous.
Nous interrogeons les barèmes des principaux assureurs prévoyance (Abeille, April, SwissLife, Alptis) pour situer votre tarif en quelques minutes.
Nous calculons votre enveloppe déductible, jusqu'à 11 534,40 € en 2026, pour réduire le coût net de votre contrat.
Courtier indépendant immatriculé à l'ORIAS, un conseiller analyse votre devis et adapte les garanties à votre caisse.
Un devis prévoyance utile se lit sur ses garanties autant que sur son tarif : le niveau d'indemnités journalières rapporté à votre revenu, le barème d'invalidité, le capital décès et la déduction Madelin déterminent ce que vous toucherez réellement le jour d'un arrêt. Partez de ce que verse déjà votre régime obligatoire, dimensionnez chaque garantie sur vos charges, comparez à paramètres identiques, puis vérifiez les exclusions et le questionnaire de santé. Lancez le parcours en haut de page pour un tarif immédiat, puis faites valider votre devis prévoyance par un conseiller France Épargne, qui vous répond sous 6h.
Tout ce qu'il faut savoir avant de demander votre devis.
Oui. Le tarif dépend de votre profession, de votre âge, de votre revenu, des garanties choisies et de la franchise. Notre outil interroge les barèmes des assureurs partenaires (Abeille, April, SwissLife, Alptis) pour afficher une fourchette de prix adaptée à votre situation, puis un conseiller affine le devis.
Le tarif varie de 50 € à 300 € par mois selon le profil. Un consultant de 30 ans avec une couverture standard paie environ 80 € par mois, un médecin de 50 ans avec une couverture complète plutôt 250 € par mois. La déduction Madelin réduit ce coût réel.
La fourchette de tarif s'affiche immédiatement à la fin du parcours, en moins de 3 minutes. Le devis détaillé et l'analyse d'un conseiller vous parviennent ensuite sous 6h.
Oui, grâce à la loi Madelin. En 2026, le plafond de déduction prévoyance et santé est de 3,75 % du bénéfice imposable plus 7 % du PASS, dans la limite de 11 534,40 €, le PASS 2026 s'élevant à 48 060 € selon l'arrêté du 22 décembre 2025. Pour un revenu de 50 000 €, la déduction maximale atteint environ 5 239 €.
Non. Le devis sert à comparer les garanties et les prix. Vous décidez librement de souscrire, en ligne ou avec l'accompagnement d'un conseiller France Épargne, courtier indépendant immatriculé à l'ORIAS.
Oui. Chaque caisse verse des prestations différentes. Nous proposons des devis et des pages dédiées par métier (médecin, infirmier, kinésithérapeute, dentiste, avocat, expert-comptable, artisan, auto-entrepreneur) avec les ratios et franchises recommandés.
Tarif immédiat en 3 minutes, puis l'analyse d'un conseiller sous 6h.
Équipe France Épargne
Rédaction Spécialisée Prévoyance
Mis à jour
20 mai 2026
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