
PER pour Dirigeant : Optimisation Fiscale Complète (SARL, SAS, Holding)
PER dirigeant 2026 : gérant SARL (Madelin 88 911 €) ou président SAS (37 680 €), arbitrage dividendes, holding, PERECO. Optimisation fiscale complète.
Le PER dirigeant se calibre selon deux paramètres décisifs : votre statut social (TNS ou assimilé salarié) et la structure juridique de votre société. En 2026, un gérant majoritaire de SARL dispose d'un plafond Madelin de 88 911 €, soit 2,4 fois le plafond de 37 680 € réservé au président de SAS. La loi de finances 2026 a par ailleurs étendu le report des plafonds non utilisés de 3 à 5 ans (article 163 quatervicies du CGI), supprimé la déduction des versements après 70 ans, et porté les prélèvements sociaux sur le PER de 17,2 % à 18,6 % (source : Société Générale Épargne Retraite, février 2026).
Le bon arbitrage entre rémunération, dividendes et abondement employeur peut générer plus de 40 000 € d'économie fiscale annuelle pour un dirigeant à la tranche marginale d'imposition de 45 %. Selon la DREES (données février 2026), les Plans Épargne Retraite concentrent désormais 77 % des cotisations de retraite supplémentaire, contre 75 % en 2023 et 69 % en 2022, signe d'une bascule structurelle vers ce produit.
Ce guide détaille chaque levier d'optimisation selon votre statut, votre structure capitalistique et vos objectifs patrimoniaux.
À retenir :
- Plafond Madelin gérant SARL : 88 911 € en 2026 ; plafond salarié président SAS : 37 680 € (article 154 bis et 163 quatervicies du CGI)
- Loi de finances 2026 : report des plafonds non consommés porté à 5 ans pour les droits nés à compter du 1er janvier 2026
- Versements après 70 ans : plus aucune déduction fiscale depuis le 1er janvier 2026
- Prélèvements sociaux PER : 18,6 % depuis 2026 (CSG portée à 10,6 %), PFU dividendes désormais à 31,4 %
- Abondement PERECO 2026 : plafond de 16 % du PASS, soit 7 689,60 € par bénéficiaire (source : URSSAF)
Gérant majoritaire de SARL et président de SAS : deux régimes opposés
Tableau comparatif des deux statuts
| Critère | Gérant majoritaire SARL | Président SAS |
|---|---|---|
| Statut social | TNS (article 62 du CGI) | Assimilé salarié |
| Cotisations sociales | Environ 45 % de la rémunération | 65 % à 82 % de la rémunération |
| Protection sociale | Limitée (retraite de base TNS) | Élevée (régime général, hors chômage) |
| Plafond PER 2026 | 88 911 € (Madelin renforcé) | 37 680 € (plafond salarié) |
| Éligibilité PERECO | Non éligible si majoritaire | Éligible avec au moins 1 salarié |
| Abondement employeur | Non applicable | Jusqu'à 7 689,60 € (16 % du PASS) |
| Dividendes soumis à cotisations | Oui au delà de 10 % du capital + primes + compte courant | Non, flat tax 31,4 % |
Source : article 154 bis et article L.131-6 du Code de la sécurité sociale, URSSAF 2026.
Plafonds de déduction PER 2026 : formules officielles
Gérant majoritaire SARL (TNS, article 154 bis du CGI) :
Plafond Madelin renforcé = 10 % × 8 PASS + 15 % × (revenu compris entre 1 et 8 PASS)
Plafond maximum 2026 = 10 % × 384 480 + 15 % × 336 420 = 88 911 €
PASS 2026 = 48 060 €
Président SAS (assimilé salarié, article 163 quatervicies du CGI) :
Plafond = 10 % des revenus professionnels N-1, plafonnés à 8 PASS N-1
Plafond maximum 2026 = 10 % × 8 × 47 100 = 37 680 €
PASS 2025 retenu pour 2026 = 47 100 €
La différence de 2,4 fois entre les deux plafonds n'est pas un cadeau fiscal arbitraire. Elle compense une protection sociale obligatoire plus faible pour les TNS, dont la retraite de base couvre environ 30 % du dernier revenu, contre 70 % pour un cadre du régime général (source : Caisse nationale d'assurance vieillesse, rapport 2025).
Calcul détaillé selon la rémunération
Gérant SARL, rémunération brute de 120 000 € en 2026 :
| Étape | Calcul | Montant |
|---|---|---|
| Tranche basse (10 % du revenu) | 10 % × 120 000 | 12 000 € |
| Tranche haute (15 % de la part > 1 PASS) | 15 % × (120 000 - 48 060) | 10 791 € |
| Plafond PER total | 22 791 € | |
| Plafond minimum garanti (10 % de 1 PASS) | 10 % × 48 060 | 4 806 € |
| Plafond retenu (le plus élevé) | 22 791 € | |
| Économie d'impôt (TMI 45 %) | 45 % × 22 791 | 10 256 € |
| Effort réel d'épargne | 22 791 - 10 256 | 12 535 € |
Précision technique : Pour atteindre le plafond maximum Madelin de 88 911 €, la rémunération doit dépasser 384 480 € (soit 8 PASS). En deçà, le plafond se calcule au prorata.
Président SAS, rémunération brute de 120 000 € :
| Étape | Calcul | Montant |
|---|---|---|
| Plafond PER salarié | 10 % × 120 000 | 12 000 € |
| Plafond minimum garanti | 10 % × 1 PASS | 4 806 € |
| Plafond retenu | 12 000 € | |
| Économie d'impôt (TMI 45 %) | 45 % × 12 000 | 5 400 € |
| Effort réel d'épargne | 12 000 - 5 400 | 6 600 € |
À niveau de rémunération identique, le gérant SARL épargne 10 791 € de plus dans son PER chaque année, avec une économie d'impôt supplémentaire de 4 856 €.
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Principe et fiscalité 2026
En tant que dirigeant, vous répartissez vos revenus entre deux flux dont la fiscalité a évolué en 2026 :
- Rémunération : soumise aux cotisations sociales (environ 45 % TNS, 65 % à 82 % assimilé salarié) puis à l'impôt sur le revenu au barème progressif
- Dividendes : flat tax désormais à 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux), ou option pour le barème progressif
La hausse de la CSG de 9,2 % à 10,6 % au 1er janvier 2026 a porté la flat tax de 30 % à 31,4 %, soit un alourdissement de 1,4 point qui modifie l'équation pour tous les dirigeants distribuant des dividendes (source : LFSS 2026, Service Public Entreprendre).
Règles 2026 sur les dividendes et cotisations sociales
| Statut | Seuil d'exonération de cotisations | Régime au delà du seuil |
|---|---|---|
| Gérant majoritaire SARL | 10 % du capital social + primes d'émission + sommes versées en compte courant d'associé | Cotisations sociales TNS d'environ 45 % |
| Président SAS / SASU | Aucune cotisation sociale sur dividendes | Flat tax 31,4 % uniquement |
Conséquence stratégique : Le président SAS conserve son avantage structurel sur la distribution de dividendes, mais l'écart avec le gérant SARL se resserre légèrement par rapport à 2025 du fait de la hausse de la flat tax.
Stratégie optimale du gérant majoritaire SARL
L'objectif est double : maximiser le plafond PER tout en limitant l'assiette des cotisations sociales.
Méthode recommandée :
- Calibrer la rémunération sur le plafond PER visé, pour absorber la déduction fiscale dès l'année du versement
- Distribuer en dividendes en restant sous le seuil de 10 % du capital + primes + compte courant (exonération de cotisations sociales)
- Au delà de ce seuil, arbitrer en fonction de la tranche marginale (entre cotisations TNS et flat tax)
Cas pratique : gérant SARL, capital social 100 000 €, bénéfice après IS de 200 000 €, objectif PER de 60 000 €/an
| Type de revenu | Montant brut | Cotisations sociales (45 %) | Impôt (TMI 45 % après PER) | Versement PER | Net final |
|---|---|---|---|---|---|
| Rémunération | 100 000 € | 45 000 € | 0 € (60 000 € déduits) | 60 000 € | 40 000 € |
| Dividendes ≤ 10 % capital | 10 000 € | 0 € | 3 140 € (flat tax 31,4 %) | 0 € | 6 860 € |
| Dividendes > 10 % capital | 90 000 € | 40 500 € | 15 543 € (flat tax sur net) | 0 € | 33 957 € |
| Total | 200 000 € | 85 500 € | 18 683 € | 60 000 € | 80 817 € |
Synthèse pour le dirigeant :
- Effort réel pour 60 000 € de versement PER : 33 000 € après imputation de 27 000 € d'économie d'impôt à 45 %
- Trésorerie nette personnelle : 80 817 €
- Capital PER projeté sur 20 ans à 6 % net annuel : environ 2 330 000 €
Stratégie optimale du président de SAS
L'objectif est inverse : profiter de l'exonération de cotisations sociales sur les dividendes pour limiter la charge sociale globale, tout en sécurisant les droits sociaux de base.
Méthode recommandée :
- Verser une rémunération suffisante pour valider les droits retraite et prévoyance, sans la maximiser
- Distribuer le solde en dividendes (flat tax 31,4 % uniquement)
- Coupler PER individuel et PERECO si la société compte au moins un salarié
Cas pratique : président SAS, bénéfice après IS de 200 000 €
| Type de revenu | Montant brut | Cotisations sociales (82 %) | Impôt (TMI 45 % après PER) | Versement PER | Net final |
|---|---|---|---|---|---|
| Rémunération | 50 000 € | 41 000 € | 0 € (35 000 € déduits) | 35 000 € | 15 000 € |
| Dividendes | 150 000 € | 0 € | 47 100 € (flat tax 31,4 %) | 0 € | 102 900 € |
| Total | 200 000 € | 41 000 € | 47 100 € | 35 000 € | 117 900 € |
Comparaison sur 20 ans :
| Critère | Gérant SARL | Président SAS | Écart |
|---|---|---|---|
| Trésorerie nette annuelle | 80 817 € | 117 900 € | +37 083 € pour la SAS |
| Versement PER annuel | 60 000 € | 35 000 € | +25 000 € pour la SARL |
| Capital PER à 20 ans (6 %) | 2 330 000 € | 1 360 000 € | +970 000 € pour la SARL |
| Trésorerie cumulée 20 ans | 1 616 000 € | 2 358 000 € | +742 000 € pour la SAS |
Le choix dépend de votre horizon : la SAS privilégie la trésorerie immédiate, la SARL le capital retraite constitué.
PER collectif d'entreprise : exploiter l'abondement employeur
Le PERECO pour le président de SAS
Le président de SAS ou de SASU peut instaurer un PER d'entreprise collectif (PERECO) dès lors que la société compte au moins un salarié hors le dirigeant. Ce dispositif, encadré par la loi Pacte du 22 mai 2019, ouvre un levier d'optimisation rare.
Avantages fiscaux et sociaux :
| Avantage | Détail 2026 |
|---|---|
| Abondement employeur maximal | 7 689,60 € par bénéficiaire (16 % du PASS) |
| Multiplicateur sur le versement | Jusqu'à 300 % du versement salarié |
| Déductibilité IS | L'abondement est intégralement déductible du résultat (taux d'IS à 25 %) |
| Exonération de cotisations sociales | Hors forfait social applicable selon effectif |
| Cumul avec PER individuel | Plafond global partagé entre PERIN et PER d'entreprise |
Source : URSSAF 2026, articles L.224-13 à L.224-27 du Code monétaire et financier.
Cas pratique : président SAS avec deux salariés
Mise en place d'un PERECO avec abondement plafonné à 100 % du versement (limite des 7 689,60 €) :
| Bénéficiaire | Versement personnel | Abondement société | Total versé au PER |
|---|---|---|---|
| Président | 2 500 € | 2 500 € | 5 000 € |
| Salarié 1 | 1 000 € | 1 000 € | 2 000 € |
| Salarié 2 | 1 500 € | 1 500 € | 3 000 € |
| Total abondement | 5 000 € |
Coût net pour l'entreprise :
- Abondement total versé : 5 000 €
- Économie d'IS au taux de 25 % : 1 250 €
- Coût net après IS : 3 750 €
Bénéfice pour le président :
- Versement personnel : 2 500 €
- Abondement reçu : 2 500 €
- Économie d'IR (TMI 45 %, sur 2 500 € déduits) : 1 125 €
- Effort réel : 1 375 € pour 5 000 € capitalisés
- Rendement immédiat avant performance des marchés : +264 %
Cas particulier du gérant SARL : le contournement par la structuration capitalistique
Un gérant majoritaire de SARL n'est pas éligible au PERECO en tant que dirigeant. Toutefois, deux montages restent licites :
- Gérant minoritaire ou égalitaire : si vous détenez moins de 50 % des parts (ou exactement 50 %), vous relevez du régime assimilé salarié et accédez au PERECO comme tout cadre dirigeant
- Structuration par holding ou par conjoint : transfert de parts pour passer sous le seuil de majorité, en conservant le contrôle économique via la holding
Schéma de structuration possible :
Vous (49 % SARL) + Conjoint ou Holding (51 %)
↓
SARL d'exploitation
↓
Statut assimilé salarié pour le gérant
↓
PERECO accessible + abondement 7 689,60 €
Ce montage doit être validé par un avocat fiscaliste : l'abus de droit fiscal (article L.64 du Livre des procédures fiscales) sanctionne les structurations purement fiscales sans substance économique.
Holding et PER : architecture patrimoniale avancée
Le régime mère fille appliqué à l'épargne retraite
L'article 145 du CGI accorde aux sociétés mères une exonération à 95 % sur les dividendes remontés de leurs filiales, soit une quote part de frais et charges réintégrée de 5 % seulement. Pour un dirigeant détenant sa société d'exploitation via une holding, ce régime transforme radicalement le rendement des dividendes captés.
Comparaison sans holding contre avec holding :
| Flux | Sans holding | Avec holding (régime mère fille) |
|---|---|---|
| Dividende distribué | 100 000 € | 100 000 € |
| Flat tax 31,4 % | -31 400 € | Sans objet |
| IS sur 5 % (quote part) | Sans objet | -1 250 € (25 % × 5 000 €) |
| Net disponible | 68 600 € | 98 750 € |
| Différence | +30 150 € capitalisables |
Ces 30 150 € supplémentaires, conservés dans la holding, financent des placements collectifs (PERECO holding, SCPI, comptes titres) ou alimentent une politique d'investissement de groupe.
Trois architectures d'optimisation PER avec holding
Option 1 : rémunération depuis la holding pour maximiser le plafond PER personnel
La holding vous verse une rémunération calibrée sur votre objectif Madelin :
- Bénéfice consolidé groupe après IS : 200 000 €
- Dividendes remontés filiale vers holding : 190 000 € (après IS de 5 %)
- Rémunération versée par la holding (gérant TNS) : 150 000 €
- Plafond PER calculé : 10 % × 150 000 + 15 % × 101 940 = 30 291 €
- Économie d'IR (TMI 45 %) : 13 631 €
Option 2 : PERECO logé dans la holding avec abondement
Si la holding est constituée en SAS et emploie au moins un salarié (un cadre administratif par exemple) :
- Mise en place d'un PERECO holding
- Versement personnel : 2 500 €
- Abondement holding : 2 500 € (déductible IS 25 % : 625 € d'économie)
- Économie d'IR personnelle (TMI 45 %, sur déduction 2 500 €) : 1 125 €
- Avantage fiscal cumulé : 1 750 € pour 2 500 € d'effort personnel
Option 3 : cumul PER individuel + PER d'entreprise au sein du groupe
Stratégie hybride pour saturer la déduction fiscale :
- PERECO holding : abondement maximum de 7 689,60 €
- PER individuel (PERIN) du dirigeant : versement de 30 000 €
- Plafond global utilisé : 37 689,60 € sur un plafond Madelin théorique de 53 739 €
- Économie fiscale totale annuelle : environ 18 000 €
Limites et points de vigilance
Toute structuration en holding doit respecter trois principes pour éviter une requalification :
- Substance économique réelle : la holding doit exercer une activité (gestion, prestations intra groupe, animation)
- Conditions du régime mère fille : détention de 5 % minimum du capital, conservation pendant 2 ans
- Cohérence des rémunérations : la rémunération versée par la holding doit correspondre à un mandat effectif
Une holding patrimoniale pure peut être qualifiée de société à prépondérance immobilière ou voir certains montages remis en cause sur le terrain de l'abus de droit (article L.64 du LPF).
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Passage de 3 à 5 ans : un levier renforcé pour les années exceptionnelles
La loi de finances pour 2026 a modifié l'article 163 quatervicies du CGI : le délai de report des plafonds de déduction non utilisés passe de 3 à 5 ans pour les plafonds nés à compter du 1er janvier 2026. Selon Société Générale Épargne Retraite et Salariale (analyse de février 2026), cette extension n'est pas rétroactive : les plafonds générés en 2023, 2024 et 2025 conservent l'ancien régime de report sur 3 ans.
Tableau des règles de report en vigueur :
| Année du plafond | Durée du report applicable | Échéance d'utilisation |
|---|---|---|
| 2023 | 3 ans (ancien régime) | 31 décembre 2026 |
| 2024 | 3 ans (ancien régime) | 31 décembre 2027 |
| 2025 | 3 ans (ancien régime) | 31 décembre 2028 |
| 2026 et après | 5 ans (nouveau régime) | 31 décembre 2031 pour le millésime 2026 |
Cas d'usage typique pour un dirigeant : la cession d'entreprise
Lors d'une cession, la plus value de cession génère un pic d'imposition sur le revenu (régime de droit commun ou abattement pour départ à la retraite selon l'article 150-0 D ter du CGI). L'usage des plafonds reportables permet d'absorber une fraction massive de la plus value.
Exemple : gérant SARL cédant son entreprise en 2026
| Plafond | Statut | Montant disponible |
|---|---|---|
| Plafond 2023 non utilisé | Report 3 ans, valable jusqu'au 31/12/2026 | 40 000 € |
| Plafond 2024 non utilisé | Report 3 ans, valable jusqu'au 31/12/2027 | 45 000 € |
| Plafond 2025 non utilisé | Report 3 ans, valable jusqu'au 31/12/2028 | 50 000 € |
| Plafond 2026 | Nouveau plafond annuel | 60 000 € |
| Total déductible en 2026 | 195 000 € |
Sur une plus value de cession de 500 000 € imposée à la TMI 45 % :
- Versement PER de 195 000 €
- Économie d'impôt : 87 750 €
- Effort réel : 107 250 € pour 195 000 € capitalisés
- Conservation pendant 8 ans avant retrait : capital projeté à 310 000 € environ (6 % net)
Erreur fréquente : confondre les deux régimes
Les conseillers parfois confondent le report 3 ans et le report 5 ans depuis la réforme. Vérifier sur votre avis d'imposition la rubrique « épargne retraite » : chaque plafond est daté, et c'est l'année de naissance du plafond qui détermine sa durée de report, pas l'année d'utilisation.
Pièges fiscaux à éviter pour les dirigeants
Erreur n°1 : confondre le plafond TNS et le plafond salarié
Un gérant SARL qui plafonne ses versements à 37 680 € au lieu de 88 911 € abandonne 51 231 € de déduction supplémentaire par an, soit une perte d'économie fiscale de 23 054 € à la TMI 45 %. Sur 20 ans, cela représente près de 460 000 € d'économies d'impôt non réalisées, hors performance du capital constitué.
Erreur n°2 : négliger les nouveaux reports sur 5 ans
Avec le passage à 5 ans, conserver une marge de plafond non utilisée est désormais plus stratégique qu'une saturation systématique. Pour un dirigeant anticipant une cession ou une année exceptionnelle dans les cinq prochaines années, il peut être pertinent de ne pas saturer chaque année afin de mobiliser un report massif au moment optimal.
Erreur n°3 : verser après 70 ans sans relire la fiscalité 2026
Depuis le 1er janvier 2026, les versements effectués après 70 ans sur un PER ne sont plus déductibles du revenu imposable (source : loi de finances 2026, LégiFiscal). En contrepartie, la fiscalité de sortie devient plus favorable : la part correspondant aux versements post-70 ans est exonérée d'impôt en cas de sortie en capital, seules les plus values restent imposables.
Conséquence pratique : un dirigeant approchant 70 ans doit accélérer ses versements avant l'âge limite pour conserver la déduction, puis réorienter son épargne post-70 ans vers l'assurance vie (abattement annuel de 4 600 € après 8 ans) ou le démembrement de SCPI.
Erreur n°4 : ignorer la hausse de la flat tax à 31,4 %
Les simulations d'arbitrage rémunération contre dividendes calibrées sur l'ancienne flat tax de 30 % surestiment désormais l'attractivité des dividendes. Pour 100 000 € de dividendes, le coût fiscal supplémentaire de la hausse est de 1 400 € par rapport à 2025.
Erreur n°5 : sous estimer l'impact des dividendes sur les cotisations TNS
Un gérant SARL distribuant 150 000 € de dividendes avec un capital social de 10 000 € voit 149 000 € soumis aux cotisations sociales TNS, soit environ 67 050 € de charges sociales supplémentaires. La solution : augmenter le capital social par incorporation de réserves, ou rééquilibrer rémunération et dividendes.
Votre PER est-il optimisé ?
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Être rappelé sous 6hFAQ : PER pour dirigeant
Un gérant majoritaire de SARL peut-il bénéficier du PERECO ?
Non, sauf à passer en gérance minoritaire ou égalitaire (moins de 50 % des parts ou exactement 50 %). En détenant plus de la moitié du capital, vous relevez du statut TNS et restez éligible uniquement au PER individuel sous régime Madelin, dans la limite de 88 911 € en 2026.
Quelle est la différence entre le plafond Madelin et le plafond salarié pour un PER ?
Le plafond Madelin (article 154 bis du CGI) s'applique aux TNS et combine 10 % de 8 PASS plus 15 % de la fraction du revenu comprise entre 1 et 8 PASS, soit un maximum de 88 911 € en 2026. Le plafond salarié (article 163 quatervicies) s'applique aux assimilés salariés et correspond à 10 % des revenus N-1, plafonnés à 8 PASS N-1, soit un maximum de 37 680 € en 2026.
Faut il créer une holding pour optimiser son PER en tant que dirigeant ?
Pas systématiquement. La holding apporte un gain réel si trois conditions sont réunies : flux de dividendes significatifs depuis la filiale, projet de réinvestissement intra groupe, et substance économique réelle (animation, prestations, gestion). Pour un dirigeant ne distribuant pas de dividendes ou ne réinvestissant pas, la complexité administrative et le coût comptable annuel (3 000 € à 8 000 €) dépassent souvent le gain fiscal.
Quel impact a la loi de finances 2026 sur le PER d'un dirigeant ?
Trois changements majeurs depuis le 1er janvier 2026 : extension du report des plafonds non utilisés de 3 à 5 ans pour les droits nés à compter de 2026 (article 163 quatervicies modifié), fin de la déduction des versements à partir de 70 ans, et hausse des prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 % sur les gains du PER (CSG portée à 10,6 %).
Comment cumuler PER individuel et PERECO en tant que président de SAS ?
Le président de SAS éligible (au moins 1 salarié dans l'entreprise) peut ouvrir un PER individuel et adhérer au PERECO d'entreprise. Le plafond fiscal de 37 680 € reste partagé entre les deux dispositifs, mais l'abondement employeur de 7 689,60 € s'ajoute en franchise de cotisations sociales et d'impôt sur le revenu, dans la limite des règles d'épargne salariale (article L.224-13 du Code monétaire et financier).
Faut il privilégier la rémunération ou les dividendes pour maximiser son PER ?
Le PER se déduit uniquement de l'impôt sur les revenus professionnels (rémunération ou bénéfice d'activité). Les dividendes n'entrent pas dans l'assiette déductible. Pour maximiser la déduction PER, il faut donc calibrer la rémunération sur le plafond visé, puis distribuer le surplus en dividendes en arbitrant entre flat tax 31,4 % et barème progressif selon la TMI.
Quand verser sur son PER pour optimiser sa trésorerie ?
Versez avant le 31 décembre de l'année concernée pour déduire dès l'imposition des revenus de cette année (déclaration au printemps suivant, paiement à l'automne). Verser en début janvier décale la déduction de 12 mois, ce qui représente un coût de trésorerie non négligeable pour les versements importants (un versement de 60 000 € déduit un an plus tard coûte environ 1 200 € au coût du capital de 2 %).
Comment France Épargne accompagne les dirigeants
France Épargne intervient comme gestionnaire de patrimoine spécialisé sur l'optimisation fiscale et patrimoniale des dirigeants. Notre démarche se structure autour de quatre étapes.
Diagnostic patrimonial et fiscal complet
Nous cartographions votre situation :
- Statut juridique et social actuel (gérant SARL, président SAS, holding, structures multiples)
- Composition de votre rémunération (fixe, variable, dividendes, jetons de présence)
- Plafonds PER disponibles, y compris les reports inutilisés des trois ou cinq années précédentes
- TMI marginale et globale après toutes optimisations actuelles
Simulation chiffrée de votre arbitrage optimal
Nous produisons un tableau de bord personnalisé comparant trois scénarios :
- Scénario conservateur : maintien de la structure actuelle, optimisation marginale
- Scénario équilibré : ajustement de l'arbitrage rémunération contre dividendes, mise en place ou renforcement du PER
- Scénario optimisé : restructuration éventuelle (holding, PERECO, transfert de parts) avec horizon de retour sur investissement
Lancer une simulation patrimoniale dirigeant
Sélection et mise en place des contrats PER
Notre architecture ouverte donne accès aux PER les mieux notés du marché :
- Frais de gestion inférieurs à 0,80 % par an
- Gestion pilotée certifiée AMF, avec profils dynamiques performants sur les exercices récents
- Univers d'investissement complet : fonds euros, ETF, SCPI, private equity selon profil
Nous gérons l'intégralité des formalités d'ouverture, des transferts depuis vos contrats antérieurs (Madelin, article 83, PERP) et le pilotage annuel.
Suivi annuel et réajustement
Chaque année, nous réévaluons :
- Les plafonds PER selon les revenus définitifs (rémunération + bénéfice)
- Les opportunités de versement complémentaire avant 31 décembre
- L'allocation d'actifs en fonction de votre horizon retraite
- L'anticipation des événements patrimoniaux (cession, transmission, départ à la retraite)
Conclusion
Le PER dirigeant demeure l'un des leviers fiscaux les plus puissants pour les chefs d'entreprise, mais sa pleine efficacité dépend d'une lecture fine de quatre paramètres : statut social, structure capitalistique, fiscalité 2026 actualisée et anticipation des événements patrimoniaux.
Points clés à retenir :
- Le gérant majoritaire de SARL dispose d'un plafond Madelin de 88 911 € contre 37 680 € pour le président de SAS, soit un écart structurel de 2,4 fois en faveur du statut TNS
- L'arbitrage rémunération contre dividendes doit intégrer la hausse de la flat tax à 31,4 % depuis janvier 2026, qui resserre marginalement l'avantage de la distribution en SAS
- L'extension du report des plafonds de 3 à 5 ans (loi de finances 2026) permet désormais d'optimiser sur un horizon plus long, en particulier en vue d'une cession
- L'abondement PERECO, plafonné à 7 689,60 € en 2026, reste l'un des rares dispositifs offrant un rendement immédiat supérieur à 200 %
- Une holding bien structurée combine régime mère fille (95 % d'exonération sur dividendes remontés) et PER collectif, pour une optimisation patrimoniale globale
Synthèse chiffrée pour un dirigeant SARL avec rémunération de 120 000 €/an :
- Versement PER annuel : 22 791 € (sur la base du calcul Madelin)
- Économie d'impôt cumulée sur 20 ans (TMI 45 %) : 205 119 €
- Capital projeté à 60 ans (rendement 6 % net) : environ 845 000 €
- Complément de retraite mensuel estimé : 2 950 € en rente viagère
Un accompagnement personnalisé permet de calibrer cette stratégie selon votre situation précise et d'anticiper les évolutions réglementaires à venir.
À lire également :
- PER Madelin pour Indépendants et TNS : Guide Fiscal Complet 2026
- PER pour Salarié : Individuel, Collectif ou les Deux ?
- Déduction Fiscale PER 2026 : Plafonds et Optimisation
- PER pour Auto-Entrepreneur : Avantages, Limites et Alternatives
- PER pour Profession Libérale : Optimisation Fiscale et Retraite
Sources :
- BOSS, Plafond annuel de la Sécurité sociale 2026 : 48 060 €, publié octobre 2025
- Service Public, Cotisations sociales : plafond annuel 2026, publié 2025
- DREES, Les Plans épargne retraite représentent 77 % des cotisations de retraite supplémentaire en 2024, publié février 2026
- Société Générale Épargne Retraite et Salariale, Loi de finances 2026 : quels impacts pour le PER ?, publié 2026
- LégiFiscal, Mesures loi de finances 2026 : PER et versements après 70 ans, publié 2026
- URSSAF, Plans d'épargne salariale et abondement PERECO 2026, consulté 2026
- Service Public Entreprendre, Évolution du PFU à 31,4 % en 2026, publié 2026
- Code général des impôts : articles 62, 145, 154 bis, 163 quatervicies
- Code de la sécurité sociale : article L.131-6 (cotisations TNS sur dividendes)
- Code monétaire et financier : articles L.224-13 à L.224-27 (PERECO)
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