Épargne retraite

Marché du PER : Tendances, Évolution et Encours

Analyse du marché PER : 114,8 milliards d'encours, 8,1 millions d'assurés, collecte record, nouvelle fiscalité 2026, perspective 200 milliards d'ici 2028.

26 janvier 202617 min de lectureMis à jour le 25 mai 2026

Le marché du Plan d'Épargne Retraite (PER) atteint 114,8 milliards d'euros d'encours et 8,1 millions d'assurés à fin mars 2026, selon les chiffres publiés par France Assureurs. Lancé le 1er octobre 2019 dans le cadre de la loi PACTE (loi du 22 mai 2019), le PER s'est imposé en cinq ans comme le pilier de l'épargne retraite individuelle française, avec une collecte trimestrielle de 3,3 milliards d'euros (+9 % sur un an) et une collecte nette de +2,1 milliards d'euros au premier trimestre 2026.

Cette dynamique s'explique par trois leviers convergents : un avantage fiscal renforcé (déduction de 38 448 € pour les salariés, 88 911 € pour les TNS en 2026), une flexibilité inédite héritée de la loi PACTE (sortie en capital, rente, ou panachée), et une prise de conscience accélérée des Français face au déclin attendu du taux de remplacement des pensions.

Ce guide décrypte la photographie actuelle du marché, profile les souscripteurs, détaille les évolutions réglementaires entrées en vigueur au 1er janvier 2026, identifie les tendances structurelles et projette les encours à horizon 2028.

À retenir :

  • 114,8 milliards d'euros d'encours sur les PER assurantiels à fin mars 2026 (source : France Assureurs).
  • 8,1 millions d'assurés, soit un encours moyen de 14 173 € par contrat.
  • 3,3 milliards d'euros de cotisations et 240 600 nouveaux PER souscrits au T1 2026.
  • Trois réformes appliquées depuis le 1er janvier 2026 : extension du report de plafond à 5 ans, suppression de la déduction après 70 ans, et hausse des prélèvements sociaux à 18,6 % sur les gains.
  • Projection : 200 milliards d'euros d'encours envisagés à horizon 2028 si la trajectoire actuelle se maintient.

Photographie du marché : chiffres clés et trajectoire

Encours, assurés et dynamique de collecte

À fin mars 2026, les PER souscrits auprès d'assureurs comptabilisent 114,8 milliards d'euros d'encours pour 8,1 millions d'assurés, selon les statistiques de France Assureurs publiées en avril 2026. L'encours moyen par contrat s'établit ainsi à 14 173 €, en hausse régulière depuis trois ans grâce à la fois aux versements volontaires, aux transferts en provenance d'anciens dispositifs (PERP, Madelin, article 83) et à la performance des supports en unités de compte.

L'évolution est spectaculaire : en moins de cinq ans, l'encours a quadruplé.

Date Encours PER assurantiels Croissance cumulée
Octobre 2021 27 milliards € référence
Mars 2025 97,4 milliards € +260 %
Septembre 2025 105,1 milliards € +289 %
Mars 2026 114,8 milliards € +325 %

En intégrant tous les types de PER (individuels, collectifs et obligatoires, qu'ils soient assurantiels ou bancaires), l'encours global dépasse 130 milliards d'euros, répartis entre 12 millions de détenteurs. Les compagnies d'assurance gèrent 75 % de cet encours, contre 25 % pour les PER bancaires (titres et OPCVM logés sur compte-titres).

Une collecte record au premier trimestre

Le rythme de souscription confirme la solidité du produit. Au premier trimestre 2026, France Assureurs recense :

  • Cotisations hors transferts : 3,3 milliards d'euros, en hausse de +9 % par rapport au T1 2025.
  • Nouveaux PER souscrits : 240 600 contrats.
  • Collecte nette (cotisations moins prestations) : +2,1 milliards d'euros, soit +3 % sur un an.

Pour comparaison, sur le cumul janvier-septembre 2025, les versements totaux (transferts inclus) atteignaient 13,2 milliards d'euros (+21 % vs 2024), avec une collecte nette de +5,9 milliards d'euros. Le rythme 2026 confirme donc la phase d'expansion, même si la base de comparaison se durcit mécaniquement.

Profils des souscripteurs

Répartition par âge

Les analyses détaillées de France Assureurs (étude de 2022, dernière segmentation publique granulaire) montrent une forte concentration des souscriptions chez les actifs en milieu et fin de carrière, là où la déduction fiscale produit l'effet de levier maximal.

Tranche d'âge Part des nouveaux souscripteurs
Moins de 40 ans 30 %
40 à 49 ans 28 %
50 à 59 ans 29 %
60 ans et plus 13 %

Trois enseignements émergent. Les moins de 50 ans représentent 58 % des nouveaux entrants, signe que la culture de l'épargne retraite individuelle progresse chez les jeunes actifs. Les 50-59 ans pèsent 29 %, profil typique des derniers versements massifs avant liquidation. Enfin, les 60 ans et plus captent 13 % du flux, motivés principalement par l'optimisation fiscale et la transmission. Cette dernière catégorie est désormais directement affectée par la réforme du 1er janvier 2026 (voir section dédiée).

Répartition par catégorie socio-professionnelle

Les cadres et les travailleurs non salariés (TNS) dominent largement le marché, captant ensemble 60 % des souscripteurs et près de 70 % de l'encours, selon les estimations sectorielles 2025.

CSP Part des souscripteurs Encours moyen estimé
Cadres 45 % 22 000 €
Professions intermédiaires 25 % 12 000 €
TNS (indépendants) 15 % 35 000 €
Employés 10 % 7 000 €
Retraités 5 % 18 000 €

Les TNS affichent l'encours moyen le plus élevé (35 000 €), porté par un plafond de déduction nettement supérieur (88 911 € contre 38 448 € pour les salariés en 2026). Cette asymétrie traduit une volonté politique d'offrir aux indépendants un levier compensateur, leurs régimes obligatoires étant historiquement moins protecteurs que ceux des salariés du privé.

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Réformes fiscales et réglementaires en vigueur

L'année 2026 marque un tournant pour le PER. La loi de finances pour 2026 et la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 introduisent trois changements majeurs, désormais applicables.

Revalorisation des plafonds de déduction

Le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) s'établit à 48 060 € en 2026 (décret du 22 décembre 2025), en hausse de 2 % par rapport à 2025. Cette revalorisation se répercute mécaniquement sur les plafonds de déduction du PER, qui sont indexés sur le PASS.

Profil Plafond 2025 Plafond 2026 Évolution
Salarié 37 680 € 38 448 € +768 € (+2 %)
TNS 87 135 € 88 911 € +1 776 € (+2 %)
Plancher (sans revenu d'activité) 4 710 € 4 806 € +96 € (+2 %)

À retenir : Un salarié dont le revenu d'activité dépasse 384 480 € atteint le plafond maximal de 38 448 €. Un indépendant ayant un bénéfice imposable de 384 480 € peut, lui, déduire jusqu'à 88 911 € grâce à la majoration spécifique TNS.

Extension du report de plafond de 3 à 5 ans

La loi de finances 2026 allonge la durée de report des plafonds non utilisés, qui passe de 3 ans à 5 ans pour les droits nés à compter du 1er janvier 2026. Concrètement, un épargnant qui n'a pas utilisé ses plafonds des cinq dernières années peut désormais cumuler ces reliquats avec son plafond de l'année en cours, permettant un versement déductible massif lors d'une année à revenus exceptionnels.

Exemple chiffré : un cadre supérieur ayant cumulé 5 années de reliquats à hauteur de 20 000 € chacune dispose, en 2026, d'un plafond total de 138 448 € (100 000 € de reliquats + 38 448 € de plafond annuel). À une tranche marginale d'imposition de 45 %, l'économie d'impôt potentielle atteint 62 302 € sur un versement unique.

Cette extension constitue le levier le plus puissant pour les contribuables à revenus variables : professions libérales en pic d'activité, cadres percevant une prime exceptionnelle, dirigeants vendant une participation.

Suppression de la déductibilité après 70 ans

C'est la réforme la plus restrictive. Depuis le 1er janvier 2026, les versements effectués sur un PER après 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable, selon une mesure adoptée dans la loi de finances 2026. L'objectif affiché par le législateur est de recentrer le PER sur sa vocation initiale, à savoir la préparation de la retraite, et non son utilisation comme outil de transmission successorale par des contribuables fortunés.

Conséquences pratiques :

  • Les seniors encore actifs (professions libérales, dirigeants poursuivant leur activité) perdent l'effet de levier fiscal sur leurs derniers versements.
  • L'arbitrage PER versus assurance vie redevient favorable à l'assurance vie pour les versements tardifs, cette dernière conservant son abattement de transmission de 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans.
  • Les PER déjà alimentés avant 70 ans conservent leur régime fiscal d'origine, seuls les versements postérieurs perdent la déductibilité.

Hausse des prélèvements sociaux à 18,6 %

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 relève la CSG de 1,4 point (de 9,2 % à 10,6 %) sur certains revenus du capital, dont les gains des PER. Le taux global de prélèvements sociaux passe ainsi de 17,2 % à 18,6 %, applicable depuis le 1er janvier 2026.

Composante Taux 2025 Taux 2026
CSG 9,2 % 10,6 %
CRDS 0,5 % 0,5 %
Prélèvement de solidarité 7,5 % 7,5 %
Total prélèvements sociaux 17,2 % 18,6 %

La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a confirmé que tous les PER sont concernés, qu'ils soient bancaires ou assurantiels, individuels ou collectifs. Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) appliqué à la sortie en capital sur les gains passe ainsi de 30 % à 31,4 % (18,6 % + 12,8 % d'impôt sur le revenu). À noter : l'assurance vie a été explicitement exclue de cette hausse et reste taxée à 17,2 %, ce qui rééquilibre légèrement l'arbitrage entre les deux enveloppes.

Tendances structurelles du marché

Une croissance soutenue depuis cinq ans

Le taux de croissance annuel moyen de la collecte PER atteint environ +35 % par an sur la période 2020-2025, un rythme exceptionnel pour un produit d'épargne longue. Quatre facteurs alimentent cette dynamique :

  1. Défiscalisation puissante, avec des plafonds parmi les plus élevés du paysage français de l'épargne fiscale.
  2. Flexibilité de sortie héritée de la loi PACTE : capital, rente, ou panaché, contrairement au PERP qui imposait largement la rente.
  3. Inquiétude retraite alimentée par la réforme de 2023 et la baisse anticipée des taux de remplacement.
  4. Transferts massifs depuis les anciens dispositifs (PERP, Madelin, article 83, PERCO), permis par la portabilité instituée par la loi PACTE.

Montée en puissance du PER d'entreprise

Le segment PER d'entreprise (PERECO collectif et PERO obligatoire) progresse encore plus vite que le PER individuel. Son encours atteint environ 35 milliards d'euros fin 2025, avec une croissance estimée à +40 % par an.

Trois moteurs expliquent cette accélération :

  • L'abondement employeur, exonéré de cotisations sociales jusqu'à 16 % du PASS, soit 7 689,60 € en 2026. Pour le salarié, cela représente un rendement instantané pouvant atteindre 100 % sur les sommes abondées.
  • L'obligation légale pour certaines entreprises de proposer un dispositif d'épargne retraite collectif.
  • L'attractivité salariale : le PERECO devient un argument de recrutement et de fidélisation, particulièrement chez les ETI et grandes entreprises.

Domination de l'assurance sur le bancaire

Le PER assurantiel capte 75 % de l'encours total, contre 25 % pour le PER bancaire. Trois raisons structurelles expliquent cette domination.

D'abord, la fiscalité successorale : en cas de décès du titulaire avant 70 ans, le PER assurantiel bénéficie de l'abattement de 152 500 € par bénéficiaire issu de l'article 990 I du Code général des impôts, hors succession. Le PER bancaire, lui, intègre l'actif successoral avec les droits classiques. Cette différence est décisive pour les contribuables soucieux de transmission.

Ensuite, la diversité des supports : un PER assurantiel donne accès à un fonds en euros sécurisé, à des unités de compte (actions, obligations, immobilier via SCPI), à des ETF et à des supports thématiques (ISR, climat). Le PER bancaire propose essentiellement des OPCVM et des ETF.

Enfin, la gestion pilotée à horizon, devenue le mode de gestion par défaut depuis la loi PACTE, est mieux outillée chez les assureurs grâce à la sécurisation progressive automatique via le fonds en euros.

Le PER bancaire conserve un atout : des frais souvent plus contenus, particulièrement attractif pour les investisseurs avertis recherchant des ETF actions à frais minimaux.

Essor des PER ESG et ISR

La montée en puissance des critères Environnement, Social, Gouvernance (ESG) et de l'Investissement Socialement Responsable (ISR) se confirme. La part des encours fléchés ESG/ISR est estimée entre 15 % et 20 % de l'encours PER total, selon les estimations sectorielles 2025.

Trois facteurs soutiennent cette tendance :

  • La sensibilité croissante des épargnants aux enjeux climatiques et sociaux, particulièrement chez les moins de 40 ans.
  • La réglementation européenne (SFDR, taxonomie verte) qui impose une transparence accrue sur les choix d'investissement.
  • Des performances comparables à celles des fonds traditionnels sur la dernière décennie, levant l'objection historique du compromis rendement / responsabilité.

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Perspectives de croissance du marché

Trajectoire des encours

Selon l'analyse Xerfi publiée en mars 2025, si la croissance se maintient à un rythme de +25 à 30 % par an, les encours PER pourraient atteindre :

  • Fin 2026 : 130 milliards d'euros
  • Fin 2027 : 165 milliards d'euros
  • Fin 2028 : 200 milliards d'euros

À horizon 2030, le PER pourrait représenter 15 à 20 % de l'encours total de l'épargne longue (assurance vie + PER), contre environ 5 % aujourd'hui.

Facteurs de soutien

Quatre dynamiques portent la croissance :

  1. Démographie : la génération du baby-boom continue d'arriver à la retraite, avec un besoin massif de compléments de revenus.
  2. Réforme des retraites : la baisse anticipée des taux de remplacement (autour de 50 % pour un cadre supérieur en 2040, selon les projections du Conseil d'orientation des retraites) renforce l'incitation à constituer une épargne privée.
  3. Hausse mécanique du PASS : chaque revalorisation du PASS accroît automatiquement les plafonds de déduction, élargissant la capacité d'absorption des versements déductibles.
  4. Extension du report à 5 ans : la nouvelle règle débloque des versements exceptionnels qui auraient été perdus sous l'ancien régime à 3 ans.

Facteurs de risque

Trois éléments peuvent freiner la trajectoire :

  1. Suppression de la déduction après 70 ans : la perte d'attractivité pour les seniors fortunés réduira la collecte tardive, historiquement importante en montant.
  2. Hausse des prélèvements sociaux à 18,6 % : la fiscalité de sortie devient moins favorable et pourrait inciter certains épargnants à privilégier l'assurance vie (restée à 17,2 %).
  3. Concurrence de l'assurance vie : avec plus de 1 900 milliards d'euros d'encours, l'assurance vie conserve une liquidité totale là où le PER reste bloqué jusqu'à la retraite (sauf cas de déblocage anticipé).

Marché du PER versus marché de l'assurance vie

Enveloppe Encours total (2025-2026) Collecte annuelle
Assurance vie ~1 990 milliards € +50 milliards €/an
PER (tous types) ~130 milliards € +15 milliards €/an

L'assurance vie reste largement dominante (environ 15 fois l'encours du PER), mais le PER affiche une croissance proportionnelle nettement plus rapide (+35 %/an contre quelques pourcents pour l'assurance vie). Les deux produits ne se cannibalisent qu'à la marge : ils répondent à des besoins complémentaires, l'assurance vie privilégiant la liquidité et la transmission, le PER l'optimisation fiscale en phase d'épargne et la retraite.

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FAQ : Marché du PER

Quel est l'encours total du marché du PER en 2026 ?

L'encours des PER assurantiels atteint 114,8 milliards d'euros à fin mars 2026, pour 8,1 millions d'assurés (source : France Assureurs). En intégrant les PER bancaires, l'encours global du marché PER dépasse 130 milliards d'euros, répartis entre 12 millions de détenteurs.

Quel est le profil-type d'un souscripteur de PER ?

Le souscripteur moyen est un cadre ou un TNS âgé de 40 à 60 ans, recherchant à la fois une défiscalisation immédiate (déduction des versements du revenu imposable) et un complément de revenus pour la retraite. Les cadres et les TNS représentent ensemble 60 % des souscripteurs et 70 % de l'encours.

Combien peut-on déduire de son revenu imposable avec un PER en 2026 ?

Un salarié peut déduire jusqu'à 38 448 € par an. Un TNS peut déduire jusqu'à 88 911 € par an. Une personne sans revenu d'activité conserve un plancher de 4 806 €. Ces plafonds sont indexés sur le PASS, fixé à 48 060 € en 2026.

Qu'est-ce qui change pour le PER au 1er janvier 2026 ?

Trois changements majeurs s'appliquent : extension du report de plafond à 5 ans (au lieu de 3), suppression de la déductibilité des versements effectués après 70 ans, et hausse des prélèvements sociaux sur les gains de 17,2 % à 18,6 %.

Le PER va-t-il dépasser l'assurance vie ?

Pas à court terme. L'assurance vie pèse environ 1 990 milliards d'euros contre 130 milliards pour le PER, soit un rapport de 15 pour 1. Toutefois, le PER croît à un rythme bien plus rapide. À horizon 2030, il pourrait représenter 15 à 20 % de l'encours total de l'épargne longue.

PER assurantiel ou PER bancaire : lequel choisir ?

Le PER assurantiel convient à la majorité des épargnants, grâce à son fonds en euros sécurisé, son large choix d'unités de compte (dont SCPI et fonds thématiques), et son régime de transmission avantageux (abattement de 152 500 € par bénéficiaire avant 70 ans). Le PER bancaire est intéressant pour les investisseurs avertis recherchant des ETF à frais réduits, à condition d'accepter une fiscalité successorale moins favorable.

Quelles sont les perspectives du marché PER à horizon 2028 ?

Selon les projections Xerfi, l'encours total du PER pourrait atteindre 200 milliards d'euros fin 2028, soutenu par la démographie, la réforme des retraites, l'extension du report de plafond à 5 ans, et la hausse mécanique du PASS.

Comment France Épargne vous accompagne

Le marché du PER évolue rapidement avec de nouvelles réglementations (suppression de la déduction après 70 ans, hausse des prélèvements sociaux, extension du report à 5 ans), une concurrence accrue entre acteurs, et une diversification croissante des supports (ESG, ETF, immobilier). En tant que gestionnaires de patrimoine et courtiers en assurance, nous accompagnons les épargnants pour :

  • Choisir le PER adapté (assurantiel, bancaire, individuel ou collectif) en fonction du profil fiscal, de l'horizon de placement et des objectifs successoraux.
  • Optimiser les versements en mobilisant les plafonds 2026 et les reports cumulés sur 5 ans.
  • Anticiper l'impact des réformes 2026 sur la stratégie de versement et de sortie.
  • Construire une allocation cohérente entre PER, assurance vie, SCPI et autres enveloppes patrimoniales.
  • Modéliser des scénarios chiffrés grâce à nos simulateurs d'épargne retraite et de défiscalisation.

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Conclusion

Le marché du PER confirme son statut de placement retraite privilégié avec 114,8 milliards d'euros d'encours et 8,1 millions d'assurés à fin mars 2026, et une projection à 200 milliards d'euros d'ici fin 2028. Cette trajectoire est soutenue par une fiscalité attractive (38 448 € à 88 911 € de déduction annuelle), une flexibilité de sortie héritée de la loi PACTE, et la prise de conscience accélérée des Français face à la baisse des pensions.

Les trois réformes appliquées au 1er janvier 2026 (extension du report à 5 ans, suppression de la déduction après 70 ans, hausse des prélèvements sociaux à 18,6 %) redessinent l'équilibre du produit : plus puissant pour les actifs en phase d'épargne, moins favorable pour les seniors fortunés cherchant à optimiser la transmission.

Pour les épargnants, la priorité est claire : mobiliser le report cumulé de 5 ans, verser avant 70 ans, et arbitrer entre PER et assurance vie en intégrant le nouveau différentiel de prélèvements sociaux. Un accompagnement patrimonial structuré devient indispensable pour tirer parti du nouveau cadre.


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