Calculateur d'amortissement

Calculez votre base amortissable et votre économie fiscale détaillée

Calculez précisément votre amortissement Jeanbrun, votre déficit foncier et votre économie d'impôt année par année sur 9 ans.

Paramètres de votre investissement

EUR
50k600k
EUR
3.0k24.0k

Soit 750 € par mois

EUR
0.0k15.0k

Intérêts, taxe foncière, gestion, assurance, copropriété

Résultat de votre calcul

Base amortissable

200 000 €

80 % de la valeur d'acquisition

Taux d'amortissement

3.5 %

Plafond : 8 000 € / an

Amortissement annuel

7 000 €

Sous le plafond annuel

Revenu foncier net

4 000 €

Loyer annuel moins charges

Déficit imputable

3 000 €

Plafond : 10 700 € / an

Économie fiscale annuelle

900 €

TMI 30 % appliquée au déficit

Économie fiscale totale sur 9 ans

8 100 €

900 € par an
75 € par mois

Tableau d'amortissement sur 9 ans

Détail année par année de l'amortissement, du déficit foncier et de l'économie fiscale

AnnéeAmortissementRevenu foncierRésultatDéficit imputableÉconomie fiscaleCumul
1
7 000 €4 000 €-3 000 €3 000 €900 €900 €
2
7 000 €4 000 €-3 000 €3 000 €900 €1 800 €
3
7 000 €4 000 €-3 000 €3 000 €900 €2 700 €
4
7 000 €4 000 €-3 000 €3 000 €900 €3 600 €
5
7 000 €4 000 €-3 000 €3 000 €900 €4 500 €
6
7 000 €4 000 €-3 000 €3 000 €900 €5 400 €
7
7 000 €4 000 €-3 000 €3 000 €900 €6 300 €
8
7 000 €4 000 €-3 000 €3 000 €900 €7 200 €
9
7 000 €4 000 €-3 000 €3 000 €900 €8 100 €
Total 9 ans63 000 €36 000 €-27 000 €27 000 €8 100 €8 100 €

Économie fiscale annuelle

Visualisation de votre économie d'impôt année par année

900 €
An 1
900 €
An 2
900 €
An 3
900 €
An 4
900 €
An 5
900 €
An 6
900 €
An 7
900 €
An 8
900 €
An 9

Cumul de l'économie fiscale

8 100 €

An 1
900 €
An 2
1 800 €
An 3
2 700 €
An 4
3 600 €
An 5
4 500 €
An 6
5 400 €
An 7
6 300 €
An 8
7 200 €
An 9
8 100 €

Questions fréquentes sur l'amortissement Jeanbrun

L’amortissement Jeanbrun se calcule sur 80 % de la valeur d’acquisition (hors frais de notaire). Le taux dépend de la catégorie locative : 3,5 % (intermédiaire), 4,5 % (social) ou 5,5 % (très social) pour le neuf. Chaque année, l’amortissement est plafonné à 8 000, 10 000 ou 12 000 EUR selon la catégorie.

Le déficit foncier créé par l’amortissement Jeanbrun est imputable sur le revenu global dans la limite de 10 700 EUR par an pour un bien neuf, ou 21 400 EUR par an pour un bien en rénovation (travaux représentant au moins 30 % du coût total). L’excédent est reportable sur les revenus fonciers des 10 années suivantes.

Les charges déductibles comprennent : les intérêts d’emprunt, les frais de gestion locative, la taxe foncière (hors ordures ménagères), les charges de copropriété non récupérables, l’assurance propriétaire non occupant (PNO), les travaux d’entretien et de réparation, et les primes d’assurance loyers impayés.

Lorsque le déficit foncier excède le plafond annuel (10 700 ou 21 400 EUR), l’excédent est reportable sur les revenus fonciers des 10 années suivantes. Ce déficit reportable vient réduire les revenus fonciers imposables des années ultérieures, prolongeant l’effet fiscal au delà de la période de 9 ans.

Les prélèvements sociaux de 17,2 % s’appliquent sur le revenu foncier imposable positif. Grâce à l’amortissement Jeanbrun, le revenu foncier imposable est souvent nul ou très faible pendant la période d’engagement, ce qui réduit considérablement les prélèvements sociaux par rapport à un investissement locatif classique.

L’amortissement comptable (utilisé en LMNP) réduit la valeur comptable du bien et s’impute uniquement sur les revenus BIC. L’amortissement fiscal Jeanbrun est une déduction spécifique sur les revenus fonciers qui crée un déficit imputable sur le revenu global. Le Jeanbrun a donc un effet fiscal plus large que l’amortissement LMNP.

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Amortissement

Comprendre l'amortissement fiscal Jeanbrun

Base amortissable, taux par catégorie et durée d'engagement de 9 ans

Le dispositif Jeanbrun, instauré par la loi de finances 2026, introduit un mécanisme d'amortissement fiscal inédit pour les bailleurs privés investissant dans l'immobilier locatif. Contrairement à l'ancien dispositif Pinel qui offrait une réduction d'impôt directe, l'amortissement Jeanbrun consiste en une déduction annuelle appliquée sur les revenus fonciers du propriétaire. Ce mécanisme réduit la base imposable et peut générer un déficit foncier imputable sur le revenu global, ce qui en fait un levier fiscal particulièrement puissant pour les contribuables dont la tranche marginale d'imposition est élevée. Pour comprendre l'ensemble du fonctionnement du dispositif, consultez notre guide complet du dispositif Jeanbrun.

La base amortissable : 80 % du prix d'acquisition

La base amortissable correspond à 80 % de la valeur d'acquisition du bien immobilier, hors frais de notaire et frais d'agence. Cette règle s'applique tant aux logements collectifs neufs qu'aux biens anciens faisant l'objet d'une rénovation lourde. Concrètement, pour un appartement acquis à 300 000 EUR, la base amortissable Jeanbrun s'établit à 240 000 EUR. Pour les biens en rénovation, le coût des travaux éligibles (représentant au minimum 30 % du prix total de l'opération) est intégré au prix d'acquisition avant le calcul de cette base. Ainsi, un bien acheté 180 000 EUR avec 70 000 EUR de travaux représente un prix total de 250 000 EUR, soit une base amortissable de 200 000 EUR. Ce calcul constitue la première étape essentielle pour déterminer votre avantage fiscal annuel.

Taux d'amortissement par catégorie (neuf)

3,5 %

Intermédiaire

Plafond : 8 000 EUR/an

4,5 %

Social

Plafond : 10 000 EUR/an

5,5 %

Très social

Plafond : 12 000 EUR/an

Taux d'amortissement par catégorie locative

Le taux d'amortissement Jeanbrun varie selon la catégorie locative choisie par l'investisseur. Le principe est simple : plus le loyer pratiqué est modéré (et donc socialement orienté), plus le taux de déduction est avantageux. Pour un bien neuf, les taux sont les suivants :

  • Catégorie intermédiaire : amortissement de 3,5 % de la base amortissable, plafonné à 8 000 EUR par an et par foyer fiscal.
  • Catégorie sociale : amortissement de 4,5 % de la base amortissable, plafonné à 10 000 EUR par an et par foyer fiscal.
  • Catégorie très sociale : amortissement de 5,5 % de la base amortissable, plafonné à 12 000 EUR par an et par foyer fiscal.

Pour un bien en rénovation, les taux sont ajustés à la baisse : 3 % en catégorie intermédiaire, 3,5 % en catégorie sociale et 4 % en catégorie très sociale. En contrepartie, le plafond de déficit foncier imputable sur le revenu global est relevé à 21 400 EUR par an, contre 10 700 EUR pour le neuf. Ces plafonds d'amortissement constituent un garde fou qui empêche les très gros investissements de bénéficier d'une déduction disproportionnée, tout en préservant un avantage conséquent pour la majorité des projets immobiliers.

Durée de l'amortissement : un engagement de 9 ans

L'amortissement Jeanbrun s'applique sur une période de 9 ans à compter de la mise en location du bien. Pendant toute cette durée, le propriétaire s'engage à louer le logement nu à un locataire qui en fait sa résidence principale, en respectant les plafonds de loyer et de ressources correspondant à la catégorie choisie. La déduction est constante d'une année sur l'autre : un même montant d'amortissement est appliqué chaque année (sous réserve qu'il ne dépasse pas le plafond annuel). Pour vérifier que votre situation répond à toutes les conditions requises, utilisez notre test d'éligibilité Jeanbrun.

Exemple concret de calcul d'amortissement

Prenons l'exemple d'un investisseur qui acquiert un appartement neuf de 280 000 EUR en catégorie sociale (taux de 4,5 %). La base amortissable s'élève à 224 000 EUR (280 000 x 80 %). L'amortissement annuel brut est de 10 080 EUR (224 000 x 4,5 %). Ce montant dépasse légèrement le plafond d'amortissement de 10 000 EUR applicable en catégorie sociale ; l'amortissement effectivement déduit sera donc plafonné à 10 000 EUR par an. L'excédent de 80 EUR non déduit constitue un stock d'amortissement non déduit qui ne peut être reporté. Sur 9 ans, le total des déductions atteindra 90 000 EUR, réduisant considérablement l'assiette imposable des revenus fonciers et générant un déficit foncier significatif chaque année. Pour affiner ce calcul avec vos propres chiffres, notre simulateur Jeanbrun complet intègre le financement et le cashflow sur toute la durée de l'engagement.

Déficit foncier

Le déficit foncier Jeanbrun en détail

Imputation sur le revenu global, report et optimisation du mécanisme

Le déficit foncier est le coeur du mécanisme fiscal Jeanbrun. Il se produit lorsque les charges déductibles (amortissement inclus) excèdent les revenus fonciers bruts perçus par le propriétaire. Ce déficit n'est pas perdu : il vient directement diminuer le revenu global du contribuable, ce qui réduit l'impôt sur le revenu proportionnellement à la tranche marginale d'imposition. Comprendre le fonctionnement précis du déficit foncier Jeanbrun est essentiel pour mesurer la véritable économie d'impôt et optimiser votre stratégie patrimoniale.

10 700 EUR

Plafond bien neuf

Imputable sur le revenu global par an

21 400 EUR

Plafond rénovation

Plafond relevé pour les travaux lourds

Imputation sur le revenu global : plafond de 10 700 EUR

Le déficit foncier généré par l'amortissement Jeanbrun est imputable sur le revenu global du contribuable dans la limite de 10 700 EUR par an pour un bien neuf. Pour un bien en rénovation, ce plafond est porté à 21 400 EUR par an. Cette imputation du déficit foncier sur le revenu global constitue un avantage considérable : elle réduit non seulement l'impôt sur le revenu, mais aussi indirectement les prélèvements sociaux calculés sur les revenus fonciers positifs. Par exemple, un contribuable situé dans la tranche à 30 % qui impute 10 700 EUR de déficit foncier sur son revenu global réalise une économie directe de 3 210 EUR d'impôt sur le revenu. Pour un contribuable à TMI 41 %, cette même imputation génère une économie de 4 387 EUR. L'efficacité du mécanisme est donc directement proportionnelle au niveau d'imposition du foyer fiscal.

Report du surplus sur les revenus fonciers pendant 10 ans

Lorsque le déficit foncier dépasse le plafond de 10 700 EUR (ou 21 400 EUR en rénovation), l'excédent n'est pas perdu. Il est automatiquement reporté sur les revenus fonciers des 10 années suivantes. Ce report du déficit foncier prolonge l'effet fiscal bien au delà de la simple année de constatation. Prenons un exemple : si votre déficit foncier total s'élève à 15 000 EUR pour l'année, 10 700 EUR seront imputés sur votre revenu global immédiatement, et les 4 300 EUR restants seront reportables. Ces 4 300 EUR viendront réduire vos revenus fonciers imposables l'année suivante (ou les années suivantes, dans la limite de 10 ans). La partie du déficit provenant des intérêts d'emprunt est, quant à elle, uniquement reportable sur les revenus fonciers (et non imputable sur le revenu global). C'est une distinction technique importante que le calculateur ci dessus prend en compte automatiquement.

Stock d'amortissement non déduit

Il arrive que l'amortissement Jeanbrun calculé dépasse le plafond d'amortissement annuel applicable (8 000, 10 000 ou 12 000 EUR selon la catégorie). Dans ce cas, la fraction d'amortissement excédentaire est définitivement perdue : elle ne peut être ni reportée ni déduite ultérieurement. C'est ce que l'on appelle le stock d'amortissement non déduit. Pour les investissements dont la base amortissable est très élevée, il est pertinent de vérifier si le plafond annuel ne limite pas excessivement la déduction. C'est pourquoi le choix de la catégorie locative mérite une analyse approfondie : passer en catégorie sociale ou très sociale peut relever le plafond et permettre de déduire un montant plus élevé chaque année, même si les loyers perçus seront plus modérés.

Optimiser le mécanisme de report

Pour optimiser le report du déficit foncier Jeanbrun, il est recommandé d'anticiper l'évolution de vos revenus fonciers sur l'ensemble de la durée d'engagement, en tenant compte de l'évolution probable des loyers et de la diminution progressive des intérêts d'emprunt. Les premières années d'un investissement Jeanbrun (lorsque les intérêts d'emprunt sont élevés et que l'amortissement s'ajoute aux charges classiques) génèrent souvent un déficit foncier supérieur aux revenus et au plafond d'imputation. Le stock de déficit reportable constitue alors une réserve fiscale qui continuera de produire des économies même après la fin de la période d'amortissement de 9 ans. Si vous détenez d'autres biens locatifs générant des revenus fonciers positifs, le report viendra neutraliser ces revenus les années suivantes, amplifiant l'effet de levier fiscal sur l'ensemble de votre patrimoine immobilier.

Déficit foncier supérieur aux revenus : que se passe t il ?

Lorsque le déficit foncier est supérieur à l'ensemble des revenus fonciers du contribuable et que le plafond d'imputation sur le revenu global est atteint, la mécanique de report entre en jeu. Le surplus non imputé est conservé et viendra s'imputer sur les revenus fonciers positifs des exercices futurs, dans la limite de 10 ans. En pratique, un investisseur qui ne possède qu'un seul bien locatif en Jeanbrun verra la totalité de ses revenus fonciers absorbée par le déficit, et une partie de ce déficit réduira son revenu global (jusqu'au plafond). Le solde sera soigneusement reporté et consommé progressivement au fil des années, notamment après la fin de la période d'amortissement lorsque les revenus fonciers redeviendront positifs.

Revenus fonciers

Revenus fonciers et fiscalité complète de l'investissement Jeanbrun

Régime réel, calcul des revenus fonciers et taux effectif d'imposition

Pour mesurer précisément l'avantage fiscal du dispositif Jeanbrun, il est indispensable de maîtriser la fiscalité des revenus fonciers dans sa globalité. Les loyers perçus dans le cadre d'une location nue sont imposés au titre des revenus fonciers, selon l'un des deux régimes possibles : le micro foncier ou le régime réel. Le choix du régime conditionne directement le montant de l'impôt et la possibilité de bénéficier de l'amortissement Jeanbrun.

Régime réel obligatoire pour le dispositif Jeanbrun

Le régime micro foncier s'applique automatiquement lorsque les revenus fonciers bruts annuels ne dépassent pas 15 000 EUR. Il accorde un abattement forfaitaire de 30 % pour frais et charges, sans possibilité de déduire les charges réelles ni l'amortissement. Le régime réel des revenus fonciers, en revanche, permet de déduire l'ensemble des charges supportées pour leur montant effectif : intérêts d'emprunt, taxe foncière, frais de gestion locative, primes d'assurance propriétaire non occupant, charges de copropriété, travaux d'entretien et, bien sûr, l'amortissement Jeanbrun. Puisque le bénéfice du dispositif Jeanbrun nécessite la déduction de l'amortissement, le régime réel est de facto obligatoire. L'option pour le régime réel est irrévocable pendant une durée minimale de 3 ans. Pour un investisseur Jeanbrun engagé sur 9 ans, cette contrainte n'a aucun impact pratique.

Calcul des revenus fonciers imposables

Au régime réel, le revenu foncier imposable se calcule de la manière suivante : on part des loyers bruts encaissés dans l'année, puis on soustrait l'ensemble des charges déductibles. Ces charges comprennent les intérêts d'emprunt (y compris l'assurance emprunteur), la taxe foncière (hors ordures ménagères), les frais de gestion locative (honoraires d'agence, frais de comptabilité), l'assurance propriétaire non occupant, les charges de copropriété non récupérables, les travaux d'entretien et de réparation, et enfin l'amortissement Jeanbrun. Si le total des charges dépasse les loyers, le résultat est négatif : c'est le déficit foncier. La déclaration s'effectue via le formulaire 2044 (ou 2044 spéciale), qui détaille ligne par ligne chaque poste de charge. Pour les investisseurs détenant plusieurs biens, les revenus et charges de l'ensemble des locations nues sont agrégés sur une même déclaration, ce qui signifie qu'un déficit Jeanbrun peut venir compenser des revenus fonciers positifs générés par d'autres biens.

Taux effectif d'imposition des revenus fonciers

TMI 30 %

47,2 %

IR + PS

TMI 41 %

58,2 %

IR + PS

TMI 45 %

62,2 %

IR + PS

Imposition : tranche marginale et taux effectif

Les revenus fonciers positifs (lorsqu'il n'y a pas de déficit) sont soumis à l'impôt sur le revenu selon le barème progressif, au taux de la tranche marginale d'imposition (TMI) du contribuable. À cela s'ajoutent les prélèvements sociaux de 17,2 %. Le taux effectif d'imposition totale sur les revenus fonciers est donc de 47,2 % pour un contribuable à TMI 30 %, de 58,2 % pour une TMI à 41 % et de 62,2 % pour une TMI à 45 %. Ces niveaux d'imposition très élevés expliquent pourquoi le dispositif Jeanbrun est si attractif : en créant un déficit foncier, il permet de neutraliser une partie ou la totalité de ces revenus fonciers imposables, lourdement taxés. Pour analyser l'impact selon votre propre TMI, notre page profils investisseur Jeanbrun détaille les scénarios pour chaque tranche.

Prélèvements sociaux

Prélèvements sociaux sur les revenus fonciers Jeanbrun

CSG, CRDS, prélèvement de solidarité et impact du déficit foncier

En complément de l'impôt sur le revenu, les revenus fonciers sont soumis aux prélèvements sociaux au taux global de 17,2 %. Ce taux se décompose en trois contributions distinctes : la CSG (contribution sociale généralisée) à 9,2 %, la CRDS (contribution pour le remboursement de la dette sociale) à 0,5 % et le prélèvement de solidarité à 7,5 %. Ces prélèvements s'appliquent sur le revenu foncier net, c'est à dire après déduction de l'ensemble des charges (y compris l'amortissement Jeanbrun). Comprendre leur fonctionnement est essentiel pour estimer le rendement net réel de votre investissement.

CSG déductible : un avantage supplémentaire

Une fraction de la CSG versée sur les revenus fonciers est déductible du revenu global de l'année suivante, à hauteur de 6,8 %. Concrètement, si vous payez 1 000 EUR de CSG sur vos revenus fonciers, vous pourrez déduire 680 EUR de votre revenu imposable l'année suivante. Cette CSG déductible vient atténuer le poids réel des prélèvements sociaux et améliore légèrement la rentabilité nette après impôt. Le taux effectif des prélèvements sociaux, compte tenu de cette déductibilité partielle, est donc inférieur au taux facial de 17,2 %. Ce mécanisme est automatique et ne nécessite aucune démarche particulière de la part du contribuable.

Impact du déficit foncier sur les prélèvements sociaux

Le déficit foncier Jeanbrun réduit directement la base de calcul des prélèvements sociaux. Lorsque le résultat foncier est négatif (déficit), aucun prélèvement social n'est dû sur les revenus fonciers. C'est un avantage supplémentaire du dispositif : en créant un déficit foncier année après année pendant les 9 ans d'engagement, l'investisseur évite non seulement l'impôt sur le revenu sur ses loyers, mais aussi les 17,2 % de prélèvements sociaux. Pour un investisseur à TMI 41 %, l'économie totale représente donc 58,2 % des revenus fonciers qui auraient été imposés sans le dispositif. Si l'investisseur détient par ailleurs d'autres biens locatifs dont les revenus sont compensés par le déficit reporté, les prélèvements sociaux sur ces revenus sont également réduits ou annulés.

Non résidents : règles spécifiques

Les contribuables non résidents qui perçoivent des revenus fonciers de source française sont soumis à des règles particulières en matière de prélèvements sociaux. Depuis une jurisprudence européenne importante (arrêt de Ruyter, 2015), les non résidents affiliés à un régime de sécurité sociale d'un autre État membre de l'UE ou de l'EEE sont exonérés de CSG et de CRDS. Ils restent toutefois redevables du prélèvement de solidarité de 7,5 %. Cette distinction peut influencer significativement le calcul de la rentabilité nette Jeanbrun pour les expatriés ou les investisseurs résidant à l'étranger. Les non résidents hors UE/EEE restent soumis à l'intégralité des prélèvements sociaux au taux de 17,2 %, en plus du taux minimum d'imposition sur le revenu applicable aux non résidents (20 % jusqu'à 27 795 EUR de revenu net imposable, puis 30 % au delà).

Rendement

Rendement et rentabilité d'un investissement Jeanbrun

Rendement brut, rendement net et analyse du cashflow

Au delà de l'avantage fiscal, un investissement Jeanbrun doit être évalué sous l'angle de sa rentabilité globale, qui intègre le rendement locatif, l'économie fiscale et l'éventuelle plus value à la revente. La distinction entre rendement brut et rendement net est fondamentale pour comparer les opportunités et prendre une décision éclairée.

Rendement brut et rendement net : méthode de calcul

Le rendement brut se calcule en divisant les loyers annuels par le prix d'acquisition total (frais de notaire inclus), multiplié par 100. Exemple : pour un loyer mensuel de 750 EUR (9 000 EUR/an) et un prix tout compris de 270 000 EUR, le rendement brut est de 3,33 %. Le rendement net déduit l'ensemble des charges (taxe foncière, charges de copropriété, gestion locative, assurance, vacance locative) avant de diviser par le prix total. Avec 3 500 EUR de charges annuelles, le revenu net est de 5 500 EUR, soit un rendement net de 2,04 %. Le rendement net après impôt intègre en plus la fiscalité (IR et prélèvements sociaux) et l'avantage fiscal Jeanbrun. C'est ce dernier indicateur qui reflète véritablement ce que rapporte l'investissement et qui doit guider votre décision.

Taux de rendement moyen selon les zones et catégories

Le rendement locatif Jeanbrun varie sensiblement selon la zone géographique et la catégorie locative. En zone A bis (Paris et couronne), les prix au mètre carré élevés limitent le rendement brut à environ 2,5 à 3,5 %. En zone B1 (grandes métropoles), le rendement brut se situe généralement entre 3,5 et 4,5 %. Les zones B2 et C, où les prix sont plus accessibles, peuvent offrir des rendements bruts de 4 à 6 %, mais avec un risque de vacance locative potentiellement plus élevé. La catégorie locative influence également le rendement : les loyers très sociaux sont plus bas, ce qui réduit le rendement brut, mais l'amortissement plus élevé (5,5 % contre 3,5 %) compense partiellement cette décote par une économie d'impôt supérieure. Le taux de rendement moyen Jeanbrun, toutes catégories confondues et en tenant compte du gain fiscal, se situe typiquement entre 4 et 7 % nets pour les profils à TMI 30 % et au delà. Notre comparateur de dispositifs vous permet de visualiser ces arbitrages selon votre profil.

Analyse du cashflow et revenus complémentaires

Le cashflow mesure la trésorerie nette dégagée chaque mois par l'investissement, après encaissement du loyer et paiement de toutes les charges, mensualités de crédit incluses. Un cashflow positif signifie que l'investissement s'autofinance et dégage un excédent mensuel. En pratique, les investissements Jeanbrun en catégorie intermédiaire, financés sur 20 ans avec un apport de 10 à 15 %, affichent souvent un cashflow légèrement négatif pendant la phase de remboursement du crédit (effort d'épargne mensuel de 100 à 300 EUR selon les cas). Cet effort est largement compensé par l'économie fiscale annuelle. À l'issue du remboursement, le bien génère des revenus complémentaires pour la retraite sans aucune dette, constituant un patrimoine immobilier transmissible. La rentabilité de l'opération sur le long terme prend en compte la totalité de la période : les années de constitution (effort d'épargne compensé par le gain fiscal) et les années de perception de loyers nets sans crédit. C'est cette vision globale que notre simulateur Jeanbrun restitue année par année.

Niches fiscales

Le dispositif Jeanbrun et le plafonnement des niches fiscales

Hors plafonnement, cumul libre avec d'autres dispositifs

Le plafonnement des niches fiscales limite à 10 000 EUR par an et par foyer fiscal le cumul des avantages fiscaux issus de la plupart des dispositifs de défiscalisation (emploi à domicile, investissements outre mer, Pinel, etc.). La question du positionnement du dispositif Jeanbrun par rapport à ce plafond des niches fiscales est cruciale pour les investisseurs qui combinent plusieurs leviers fiscaux.

Atout majeur du Jeanbrun

L'amortissement Jeanbrun et le déficit foncier qui en résulte sont hors plafonnement des niches fiscales de 10 000 EUR. L'avantage fiscal se cumule librement avec d'autres dispositifs plafonnés.

Amortissement Jeanbrun : hors plafonnement des niches fiscales

C'est l'un des atouts majeurs du dispositif : l'amortissement Jeanbrun est hors plafonnement des niches fiscales. La raison est d'ordre technique. Le plafonnement global de 10 000 EUR s'applique aux réductions et crédits d'impôt, c'est à dire aux avantages qui viennent diminuer directement le montant de l'impôt dû. Or, l'amortissement Jeanbrun n'est pas une réduction d'impôt : c'est une déduction du revenu imposable, qui réduit la base de calcul de l'impôt. Cette distinction est fondamentale. L'amortissement diminue le revenu foncier (et potentiellement le revenu global via le déficit foncier), ce qui produit mécaniquement une baisse d'impôt, mais sans jamais entrer dans le calcul du plafonnement de 10 000 EUR. Le gain fiscal Jeanbrun se cumule donc librement avec les autres avantages plafonnés.

Déficit foncier : également hors plafonnement

Le déficit foncier lui même, qu'il provienne de l'amortissement Jeanbrun ou de charges classiques (intérêts d'emprunt, travaux), est également hors plafonnement. L'imputation du déficit foncier sur le revenu global (dans la limite de 10 700 EUR ou 21 400 EUR) n'est pas comptabilisée dans le plafond de 10 000 EUR des niches fiscales. Cette double exclusion confère au dispositif Jeanbrun un avantage stratégique considérable pour les contribuables qui utilisent déjà d'autres niches fiscales : ils peuvent cumuler l'amortissement Jeanbrun avec d'autres dispositifs sans risque de dépassement du plafond global. L'intégralité de l'avantage fiscal Jeanbrun est préservée, quelle que soit la situation fiscale par ailleurs.

Différence avec le Pinel et implications stratégiques

L'ancien dispositif Pinel fonctionnait sur le principe d'une réduction d'impôt directe (un pourcentage du prix d'acquisition venait réduire l'impôt dû). Cette réduction était intégralement soumise au plafonnement des niches fiscales. Un investisseur qui bénéficiait déjà de réductions pour emploi à domicile ou garde d'enfants voyait l'avantage Pinel amputé par le plafond. Avec le Jeanbrun, ce problème disparaît entièrement. Un investisseur peut bénéficier de 10 000 EUR de niches fiscales via d'autres dispositifs et simultanément déduire l'intégralité de son amortissement Jeanbrun. Pour les contribuables fortement imposés qui exploitent déjà le plafond des niches, le Jeanbrun représente un levier supplémentaire sans aucune limitation croisée.

Cumul avec d'autres dispositifs fiscaux

La position du Jeanbrun hors du champ du plafonnement permet des stratégies de cumul particulièrement efficaces. Un investisseur peut, par exemple, combiner un investissement Jeanbrun (générant un déficit foncier hors plafonnement) avec un investissement en SCPI fiscale (soumis au plafonnement), des versements sur un PER (déductibles du revenu global, hors plafonnement), ou encore des dons à des associations (réduction d'impôt, soumis au plafonnement). Chaque brique fiscale se cumule sans interférence, offrant une optimisation fiscale globale supérieure à celle de n'importe quel dispositif utilisé seul. Pour les investisseurs qui souhaitent maximiser l'ensemble de leurs leviers, la stratégie fiscale Jeanbrun combinée à d'autres niches permet d'atteindre des niveaux d'économie d'impôt inaccessibles avec les dispositifs précédents. Notre comparateur de dispositifs détaille ces combinaisons possibles.

Optimisation

Optimiser sa fiscalité avec le calculateur Jeanbrun

Utilisez le calculateur pour simuler votre économie fiscale sur 9 ans

Le calculateur d'amortissement présenté en haut de cette page vous permet de simuler précisément votre amortissement Jeanbrun, votre déficit foncier annuel et votre économie d'impôt sur l'ensemble de la période d'engagement de 9 ans. Avant de l'utiliser, rassemblez les informations suivantes : le prix d'acquisition du bien (ou le budget envisagé), la catégorie locative souhaitée (intermédiaire, sociale ou très sociale), votre tranche marginale d'imposition, et le montant estimé des charges annuelles (taxe foncière, charges de copropriété, frais de gestion, assurance).

Le calculateur affiche un tableau année par année qui détaille l'amortissement déduit, le déficit foncier généré, l'imputation sur le revenu global et le stock de déficit reporté. Vous pouvez ainsi visualiser l'évolution de votre avantage fiscal sur 9 ans et identifier la catégorie la plus adaptée à votre situation. Pour une simulation encore plus complète intégrant le financement, le cashflow mensuel et la rentabilité globale, accédez à notre simulateur Jeanbrun complet.

Si vous souhaitez comparer l'amortissement Jeanbrun avec d'autres stratégies de défiscalisation (LMNP, Denormandie, ancien Pinel), notre comparateur de dispositifs calcule l'économie fiscale de chaque option en fonction de vos paramètres personnels. Et pour un accompagnement sur mesure, les conseillers France Épargne analysent gratuitement votre situation et vous recommandent la stratégie optimale. Réponse sous 6h.

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