Test d'éligibilité Jeanbrun

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FAQ

Questions fréquentes sur l'éligibilité

Les réponses aux questions les plus posées sur les conditions du dispositif Jeanbrun

Le dispositif Jeanbrun est réservé aux appartements, neufs ou existants faisant l’objet d’une rénovation représentant au moins 30 % du coût total d’acquisition. Les maisons individuelles, les locaux commerciaux et les biens à usage mixte sont exclus du périmètre du dispositif.

Le cumul avec d’autres dispositifs de défiscalisation immobilière sur le même bien est exclu. Il n’est pas possible de bénéficier simultanément du statut LMNP et du dispositif Jeanbrun sur un même logement, car le Jeanbrun impose une location nue. En revanche, un contribuable peut détenir un bien sous Jeanbrun et un autre sous LMNP.

Oui, l’investissement Jeanbrun est compatible avec une détention via une SCI soumise à l’impôt sur le revenu (SCI translucide). Chaque associé bénéficie de l’amortissement au prorata de ses parts. En revanche, une SCI soumise à l’impôt sur les sociétés (IS) ne peut pas bénéficier du dispositif.

Oui, la location à un ascendant ou descendant est autorisée, sous réserve que le locataire ne fasse pas partie du foyer fiscal de l’investisseur et qu’il respecte les conditions de ressources applicables à la zone et à la catégorie locative choisie.

Oui, l’acquisition en VEFA (Vente en l’État Futur d’Achèvement) est éligible au dispositif Jeanbrun dans le cadre d’un bien neuf. L’amortissement commence à courir à compter de la date de livraison du bien et de sa mise en location effective.

Le dispositif Jeanbrun est conçu pour la location nue en résidence principale du locataire. La location meublée relève du régime BIC (LMNP/LMP) et non des revenus fonciers. L’amortissement Jeanbrun s’appliquant aux revenus fonciers, seule la location nue permet d’en bénéficier.

Le seuil de 30 % du coût total d’acquisition pour les travaux de rénovation garantit que le bien subit une réhabilitation significative, améliorant la qualité du parc locatif existant. Ce seuil justifie l’accès au plafond de déficit foncier majoré de 21 400 EUR (au lieu de 10 700 EUR pour le neuf).

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Guide complet

Conditions d'éligibilité au dispositif Jeanbrun : le guide complet

5 catégories de conditions à réunir pour bénéficier de l'amortissement fiscal

Le dispositif Jeanbrun, créé par la loi de finances 2026 (article 31 du CGI modifié), ouvre droit à un amortissement fiscal déductible des revenus fonciers pour tout investisseur acquérant un appartement neuf ou rénové, situé en zone tendue (A bis, A, B1 ou B2), et conventionné auprès de l'ANAH pour une durée minimale de 9 ans. Concrètement, 5 grandes catégories de conditions doivent être réunies simultanément : la nature du bien (appartement collectif, neuf ou rénovation lourde), sa localisation géographique (zones A bis à B2, soit environ 1 150 communes éligibles), la signature d'une convention ANAH fixant la catégorie locative (intermédiaire, social ou très social), le respect des plafonds de loyer et de ressources du locataire, et enfin la mise en location nue en résidence principale du locataire dans les 12 mois suivant l'achèvement ou la livraison. Le taux d'amortissement varie de 3 % à 5,5 % selon la catégorie choisie et le type de bien, avec un plafond annuel de déduction compris entre 8 000 EUR et 12 000 EUR. Ce guide détaille chaque condition, les types de biens acceptés, les obligations relatives au locataire, les spécificités de la VEFA et de la rénovation, ainsi que les règles de cumul avec d'autres dispositifs fiscaux.

Types de biens

Types de biens éligibles au dispositif Jeanbrun

Appartement neuf, VEFA et rénovation lourde dans l'immobilier collectif

Le périmètre du Jeanbrun couvre deux grandes familles de biens : l'appartement neuf (ou acquis en VEFA) et l'appartement ancien faisant l'objet d'une rénovation lourde. Selon le PLF 2026, seuls les logements situés dans un immeuble collectif sont éligibles, ce qui exclut de facto toute construction individuelle. Le texte précise que le bien doit respecter les normes énergétiques en vigueur à la date du permis de construire (RE2020 pour le neuf depuis janvier 2022) ou atteindre un DPE minimal après travaux (classe C pour la rénovation).

Appartement neuf : la voie standard du Jeanbrun

L'investissement en appartement neuf constitue la voie privilégiée du dispositif Jeanbrun. Le bien doit être un logement situé dans un immeuble d'habitation collectif, ce qui signifie qu'il comporte au minimum 2 logements distincts superposés et desservis par des parties communes. Les studios, T2, T3 et T4 sont tous éligibles, à condition de respecter les surfaces minimales imposées par la convention ANAH (14 m² pour un studio, 16 m² pour un T2, etc.).

Depuis le 1er janvier 2022, tout logement neuf doit être conforme à la réglementation environnementale RE2020, qui impose des seuils stricts en matière de consommation énergétique (objectif inférieur à 70 kWh/m²/an en énergie primaire) et d'émissions carbone sur l'ensemble du cycle de vie du bâtiment. Le DPE du bien livré doit afficher au minimum une classe B, voire classe A selon les programmes. Les places de stationnement (parking en sous-sol ou garage) peuvent être rattachées au logement en tant qu'annexe et incluses dans le prix d'acquisition retenu pour le calcul de l'amortissement, dans la limite de 8 m² par emplacement.

Appartement en rénovation : le Jeanbrun dans l'ancien

Le volet rénovation du dispositif Jeanbrun cible les appartements anciens nécessitant des travaux significatifs. La condition centrale est le seuil de 30 % : le montant des travaux doit représenter au moins 30 % du coût total de l'opération (prix d'acquisition + travaux). Ce seuil, directement inscrit dans le texte de loi, vise à garantir que la rénovation est substantielle et non cosmétique.

Les travaux concernés relèvent du gros œuvre (toiture, façade, fondations, structure porteuse), de l'isolation thermique (murs, combles, planchers bas, remplacement des fenêtres), des installations techniques (plomberie complète, réseau électrique, système de chauffage) et, sous conditions, des aménagements intérieurs (cuisine, salle de bain) lorsqu'ils participent à l'amélioration du logement. À l'issue des travaux, le DPE doit atteindre au minimum la classe C, ou démontrer un saut d'au moins une classe (par exemple de D à C). Le plafond de déficit foncier déductible est porté à 21 400 EUR par an pour les biens rénovés, contre 10 700 EUR pour les biens neufs, selon l'article 31 du CGI.

Biens exclus du périmètre Jeanbrun

Plusieurs catégories de biens sont explicitement exclues du dispositif Jeanbrun. Les maisons individuelles ne sont pas éligibles, y compris les maisons jumelées ou en bande qui ne relèvent pas de l'habitat collectif au sens de l'article R. 111-18 du Code de la construction. Les locaux commerciaux, les bureaux et les entrepôts sont également exclus, tout comme les résidences gérées (étudiantes, seniors, tourisme) exploitées sous le régime LMNP ou para-hôtelier. Les biens à usage mixte combinant habitation et activité commerciale ne sont pas éligibles, sauf si la partie habitation représente plus de 75 % de la surface totale et fait l'objet d'une convention ANAH distincte. Les terrains nus, les locaux en copropriété horizontale et les logements classés F ou G au DPE (passoires thermiques) sans programme de rénovation complet sont aussi hors périmètre.

Achat sur plan

L'achat en VEFA : investir en Jeanbrun sur plan

Calendrier, appels de fonds et conséquences fiscales d'un achat en VEFA

La vente en l'état futur d'achèvement (VEFA) représente le mode d'acquisition le plus courant pour un investissement Jeanbrun dans le neuf. En 2025, environ 68 % des programmes neufs éligibles aux dispositifs de défiscalisation étaient commercialisés en VEFA, selon la Fédération des Promoteurs Immobiliers (FPI). Le délai moyen entre la réservation et la livraison se situe entre 18 et 30 mois.

Le calendrier d'un achat VEFA Jeanbrun

L'acquisition en VEFA suit un calendrier précis encadré par le Code de la construction et de l'habitation. La première étape est la signature du contrat de réservation, accompagnée d'un dépôt de garantie plafonné à 5 % du prix de vente si la livraison intervient sous 2 ans, ou 2 % si le délai dépasse 2 ans. L'acquéreur dispose ensuite d'un délai de rétractation de 10 jours calendaires, pendant lequel il peut se désister sans motif et récupérer l'intégralité de son dépôt.

L'acte authentique est signé chez le notaire une fois le financement confirmé. Les appels de fonds suivent un échéancier réglementaire : 35 % à l'achèvement des fondations, 70 % à la mise hors d'eau, 95 % à l'achèvement des travaux et les 5 % restants à la remise des clés (sous réserve de l'absence de réserves majeures). Le total des versements avant achèvement ne peut excéder 95 % du prix. Pour le dispositif Jeanbrun, l'amortissement fiscal commence à la date de livraison effective du bien et de sa mise en location, pas à la date de signature du contrat de réservation.

Retard de chantier et conséquences fiscales

Un retard de livraison ne remet pas en cause l'éligibilité au dispositif Jeanbrun. L'administration fiscale considère que l'investisseur ne peut être pénalisé pour un retard imputable au promoteur. L'amortissement commence à la date effective de mise en location du bien, ce qui décale mécaniquement le début de l'avantage fiscal sans le supprimer. La durée d'engagement de 9 ans court à partir de cette date de mise en location effective, et non à partir de la signature.

Le promoteur est tenu de fournir une garantie financière d'achèvement (GFA) délivrée par un établissement bancaire ou une compagnie d'assurance. Cette garantie couvre le risque de défaillance du promoteur et assure que le programme sera mené à terme. Les pénalités de retard contractuelles, généralement fixées entre 1/3 000e et 1/1 000e du prix par jour de retard, sont négociées dans le contrat de réservation.

Choisir son promoteur immobilier Jeanbrun

Le choix du promoteur conditionne directement la réussite de l'investissement Jeanbrun. Les critères de sélection prioritaires sont la solidité financière de l'entreprise (chiffre d'affaires, capitaux propres, notation bancaire), son historique de livraisons dans les délais annoncés et la qualité des garanties fournies (GFA, assurance dommages ouvrage, garantie décennale). Il convient de vérifier que le programme respecte la norme RE2020 et, si possible, qu'il vise des labels complémentaires comme le label E+C- ou la certification NF Habitat HQE.

Avant de s'engager, l'investisseur doit confirmer que le programme est bien situé dans une zone éligible (A bis, A, B1 ou B2). Le zonage peut être vérifié via le simulateur officiel du service public (service-public.fr) ou directement auprès de la mairie de la commune concernée. Un programme neuf situé en zone C, quelle que soit sa qualité, ne sera jamais éligible au Jeanbrun.

Rénovation

Les travaux de rénovation éligibles au Jeanbrun

Seuil de 30 %, travaux déductibles et performance énergétique requise

Le volet rénovation du dispositif Jeanbrun permet d'investir dans un appartement ancien en bénéficiant d'un déficit foncier majoré à 21 400 EUR par an (contre 10 700 EUR dans le droit commun). Cette majoration est conditionnée au respect du seuil de 30 % de travaux et à l'atteinte d'un DPE classe C minimum après rénovation.

Le seuil de 30 % du coût total : comment le calculer

Le calcul du seuil de 30 % repose sur une formule simple : le montant total des travaux divisé par le coût global de l'opération (prix d'acquisition + montant des travaux). Le résultat doit être supérieur ou égal à 0,30. Par exemple, pour un appartement acquis 120 000 EUR avec un programme de travaux de 55 000 EUR, le coût total s'élève à 175 000 EUR. Le ratio travaux / coût total est de 55 000 / 175 000 = 31,4 %, ce qui dépasse le seuil et rend l'opération éligible.

Les devis détaillés doivent être établis avant la signature de l'acte d'acquisition et, selon les cas, validés par l'ANAH ou son délégataire territorial. Le montant retenu est celui des devis acceptés, hors honoraires d'architecte et frais de maîtrise d'œuvre (qui restent déductibles au titre des charges foncières mais ne comptent pas dans le seuil de 30 %). Les travaux réalisés par le propriétaire lui-même (auto-construction) ne sont pas pris en compte dans le calcul.

Nature des travaux déductibles

Les travaux éligibles au dispositif Jeanbrun se répartissent en quatre catégories principales. Les travaux de gros œuvre comprennent la reprise de toiture (couverture, charpente, étanchéité), le ravalement de façade, la consolidation des fondations et le renforcement de la structure porteuse. L'isolation thermique couvre les murs par l'intérieur ou l'extérieur, l'isolation des combles et planchers bas, ainsi que le remplacement des fenêtres et portes-fenêtres par des menuiseries à double ou triple vitrage (coefficient Uw inférieur à 1,3 W/m².K).

Les installations techniques regroupent la réfection complète de la plomberie, la mise aux normes du réseau électrique (norme NF C 15-100), l'installation ou le remplacement du système de chauffage (chaudière à condensation, pompe à chaleur, raccordement au réseau de chaleur urbain) et la ventilation mécanique (VMC simple ou double flux). Les aménagements intérieurs (cuisine, salle de bain) sont éligibles uniquement s'ils participent à l'amélioration globale du logement et sont intégrés au programme de rénovation validé.

Certains postes ne sont pas éligibles : les travaux de décoration (peinture seule, papier peint, revêtements de sol sans isolation), l'achat de mobilier, les travaux d'agrandissement ou d'extension qui modifient la surface habitable, et les aménagements extérieurs (jardin, terrasse privative). La frontière entre travaux d'amélioration (éligibles) et travaux d'embellissement (non éligibles) est parfois ténue ; un devis détaillé et un accompagnement par un professionnel certifié permettent de sécuriser la qualification.

Performance énergétique et DPE après travaux

L'objectif du volet rénovation Jeanbrun est d'atteindre un DPE de classe C minimum après la réalisation des travaux. Un audit énergétique préalable à l'achat est vivement recommandé pour identifier les postes de déperdition thermique et calibrer le programme de travaux. Cet audit, réalisé par un diagnostiqueur certifié, coûte entre 500 EUR et 1 500 EUR selon la taille du logement et constitue une charge déductible des revenus fonciers.

Le recours à des entreprises certifiées RGE (Reconnu Garant de l'Environnement) est privilégié, car il conditionne l'accès à certaines aides complémentaires (MaPrimeRénov', éco-PTZ). Le taux d'amortissement Jeanbrun pour un bien rénové est de 3 % en catégorie intermédiaire (contre 3,5 % en neuf), 4 % en catégorie social (contre 4,5 % en neuf) et 4 % en catégorie très social (contre 5,5 % en neuf). Le plafond annuel de déficit foncier majoré à 21 400 EUR (contre 10 700 EUR en droit commun) compense partiellement cette différence de taux, les travaux de rénovation générant un volume de charges déductibles plus important que dans le neuf.

Locataire

Conditions relatives au locataire Jeanbrun

Plafonds de ressources, bail nu et règles pour la location familiale

Le dispositif Jeanbrun impose des conditions strictes sur le profil du locataire. Les plafonds de ressources, définis par arrêté chaque année, varient selon la zone géographique et la composition du foyer du locataire. Le bail doit être un contrat de location nue d'une durée minimale de 3 ans, le bien constituant la résidence principale du locataire.

Plafonds de ressources du locataire par zone

Les plafonds de ressources sont fixés par l'arrêté accompagnant le PLF 2026. Ils correspondent au revenu fiscal de référence (RFR) du locataire pour l'année N-2. Le tableau ci-dessous présente les valeurs indicatives pour la catégorie intermédiaire :

Composition du foyerZone A bisZone AZone B1Zone B2
Personne seule41 855 EUR41 855 EUR34 115 EUR30 704 EUR
Couple62 555 EUR62 555 EUR45 558 EUR40 955 EUR
Couple + 1 enfant81 966 EUR75 194 EUR54 785 EUR49 335 EUR
Couple + 2 enfants97 904 EUR90 070 EUR66 139 EUR59 526 EUR
Couple + 3 enfants116 487 EUR106 627 EUR77 805 EUR70 025 EUR

Source : valeurs indicatives selon le PLF 2026 (arrêté en cours de publication). Plafonds pour la catégorie intermédiaire. Les catégories social et très social appliquent des plafonds inférieurs de 10 % à 20 %.

Résidence principale et bail nu obligatoire

Le logement conventionné Jeanbrun doit constituer la résidence principale du locataire, c'est à dire le lieu où il réside au moins 8 mois par an (sauf obligation professionnelle, raison de santé ou cas de force majeure). Le bail doit être un contrat de location nue (non meublée), d'une durée minimale de 3 ans renouvelable par tacite reconduction. La location meublée est incompatible avec le Jeanbrun car elle relève du régime des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), alors que le dispositif repose sur les revenus fonciers (régime réel).

Le propriétaire investisseur ne peut pas occuper le bien pendant la période d'engagement de 9 ans, y compris à titre de résidence secondaire. Le locataire n'a pas le droit de sous-louer le logement, sauf dans le cadre d'une convention ANAH spécifique autorisant la sous-location encadrée (cas rare, réservé aux logements conventionnés très sociaux gérés par un organisme agréé).

Location à un ascendant ou descendant

Le dispositif Jeanbrun autorise la location du bien à un membre de la famille du propriétaire (ascendant ou descendant), sous réserve de conditions strictes. Le locataire ne doit pas appartenir au foyer fiscal de l'investisseur : un enfant majeur rattaché au foyer fiscal de ses parents ne peut pas être locataire du bien Jeanbrun. Le locataire familial doit respecter les mêmes plafonds de ressources que tout autre locataire, vérifiés sur la base de son revenu fiscal de référence N-2.

La convention ANAH reste obligatoire et les conditions de loyer identiques. L'administration fiscale porte une attention particulière à ces montages familiaux : toute sous-évaluation du loyer par rapport au plafond conventionné, ou toute complaisance dans la vérification des ressources, peut entraîner une remise en cause de l'avantage fiscal sur l'ensemble de la période, avec application de pénalités de 40 % pour manquement délibéré (article 1729 du CGI).

Que faire en cas de vacance locative ?

Une période de vacance locative temporaire entre deux locataires est tolérée par l'administration fiscale, à condition que le propriétaire puisse prouver qu'il a accompli des démarches sérieuses pour relouer le bien. Les preuves acceptées incluent la publication d'annonces sur les plateformes de location (avec captures datées), la signature d'un mandat de gestion ou de recherche locative auprès d'une agence, et les comptes rendus de visites.

Durant la vacance, les charges déductibles (intérêts d'emprunt, charges de copropriété, taxe foncière, assurance PNO) restent imputables sur les revenus fonciers. Une vacance prolongée au-delà de 6 à 12 mois sans justification peut conduire l'administration à remettre en question le caractère locatif du bien. Pour se prémunir, la souscription à la garantie Visale (gratuite, proposée par Action Logement) ou à une assurance loyers impayés (GLI, environ 2,5 % à 3,5 % du loyer annuel) est recommandée. Le simulateur France Epargne permet de tester l'impact de 1 à 3 mois de vacance sur la rentabilité nette de l'investissement.

Convention ANAH

La convention ANAH : obligation centrale du dispositif Jeanbrun

Rôle de l'ANAH, catégories locatives et démarches de conventionnement

La signature d'une convention avec l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) est la condition sine qua non du dispositif Jeanbrun. Cette convention, d'une durée minimale de 9 ans, fixe la catégorie locative du bien, le plafond de loyer applicable et les plafonds de ressources du locataire. Sans convention ANAH en vigueur, aucun amortissement Jeanbrun ne peut être déduit, et ce dès le premier euro.

Le rôle de l'Agence nationale de l'habitat

L'ANAH, établissement public administratif créé en 1971, est l'organisme chargé de la politique nationale d'amélioration du parc de logements privés. Dans le cadre du dispositif Jeanbrun, son rôle est triple : valider l'éligibilité du bien et du projet locatif, délivrer la convention qui ouvre droit à l'amortissement fiscal, et contrôler le respect des engagements pendant les 9 années de convention. La convention peut être signée directement auprès de l'ANAH ou via un délégataire territorial (certaines métropoles, départements ou EPCI disposent de la délégation des aides à la pierre).

La convention fixe précisément les obligations du propriétaire : catégorie locative retenue, montant maximal du loyer (en EUR/m² de surface habitable), profil du locataire (plafonds de ressources), et durée d'engagement. En cas de non-respect, l'ANAH peut résilier la convention, ce qui entraîne la reprise intégrale de l'avantage fiscal par l'administration. La gestion locative peut être assurée par le propriétaire lui-même ou confiée à un organisme agréé (gestion locative sociale), ce qui est obligatoire pour la catégorie très social dans certains départements.

Les trois niveaux de convention

Le dispositif Jeanbrun propose trois catégories locatives, chacune définissant un niveau de loyer, un profil de locataire et un taux d'amortissement différents. La catégorie intermédiaire applique des loyers proches du marché libre (décote de 5 % à 10 % selon la zone) et offre un taux d'amortissement de 3,5 % pour le neuf ou 3 % pour la rénovation, avec un plafond annuel de 8 000 EUR. La catégorie social impose des loyers modérés (environ 15 % sous le marché) avec un taux de 4,5 % en neuf ou 4 % en rénovation, plafonnés à 10 000 EUR par an.

La catégorie très social cible les ménages aux revenus les plus modestes, avec des loyers inférieurs de 30 % au marché. Le taux d'amortissement atteint 5,5 % en neuf ou 4 % en rénovation, pour un plafond de 12 000 EUR par an. Le principe directeur est clair : plus la catégorie est sociale, plus l'investisseur consent un effort sur le loyer perçu, mais plus l'avantage fiscal est élevé. Le choix de la catégorie dépend de la stratégie patrimoniale de l'investisseur : la catégorie intermédiaire maximise les revenus locatifs tandis que la catégorie très social maximise la déduction fiscale.

Cumul fiscal

Cumul et compatibilité avec d'autres dispositifs

Règles de cumul, SCI et stratégies patrimoniales multi-dispositifs

La question du cumul est fréquente chez les investisseurs qui détiennent déjà des biens immobiliers ou qui diversifient leur patrimoine. Le dispositif Jeanbrun, fondé sur les revenus fonciers et l'amortissement conventionné, obéit à des règles de cumul précises qui varient selon que l'on raisonne sur un même bien ou sur des biens distincts.

Cumul sur un même bien

Le cumul de plusieurs dispositifs fiscaux sur un même bien est interdit dans le cadre du Jeanbrun. Un logement conventionné ANAH ne peut pas bénéficier simultanément du statut LMNP (loueur meublé non professionnel), du dispositif Denormandie, du régime Malraux ou de tout autre mécanisme de défiscalisation immobilière. La raison est structurelle : le Jeanbrun repose sur les revenus fonciers (location nue, régime réel), ce qui exclut mécaniquement le régime BIC (applicable au LMNP et LMP). De même, les dispositifs Denormandie et Malraux disposent de leurs propres conventions et conditions qui ne peuvent coexister avec la convention ANAH Jeanbrun.

Cumul sur des biens différents

Sur des biens différents, le cumul est autorisé et constitue souvent une stratégie patrimoniale optimale. Un contribuable peut parfaitement détenir un appartement sous convention Jeanbrun (générant des revenus fonciers et un amortissement déductible) et un autre bien exploité en LMNP (générant des BIC avec amortissement comptable). Le cumul avec des produits d'épargne est également possible : PER (plan d'épargne retraite, déductible des revenus d'activité), assurance vie (capitalisation sans plafonnement), SCPI (revenus fonciers complémentaires).

Un avantage majeur du Jeanbrun réside dans le traitement du déficit foncier : le déficit généré par l'amortissement Jeanbrun est hors plafonnement global des niches fiscales (fixé à 10 000 EUR par an). Cela signifie que l'avantage Jeanbrun (jusqu'à 12 000 EUR/an) ne vient pas concurrencer d'autres réductions d'impôt (emploi à domicile, dons, PER) dans le cadre du plafond de 10 000 EUR. La stratégie optimale pour un foyer fortement imposé combine le Jeanbrun (réduction des revenus fonciers), le PER (réduction des revenus d'activité) et l'assurance vie (capitalisation à long terme avec fiscalité allégée après 8 ans).

SCI et structures de détention

L'investissement Jeanbrun est compatible avec certaines structures de détention, à condition que celles-ci relèvent du régime des revenus fonciers. La SCI soumise à l'impôt sur le revenu (SCI translucide ou « à l'IR ») est pleinement compatible : l'amortissement Jeanbrun est réparti entre les associés au prorata de leurs parts, chacun déduisant sa quote-part sur sa propre déclaration de revenus fonciers (formulaire 2044). Une SCI détenue à 50/50 par deux associés répartit ainsi l'amortissement en deux parts égales.

La SCI soumise à l'impôt sur les sociétés (SCI à l'IS) est incompatible avec le dispositif, car elle relève du régime BIC et non des revenus fonciers. L'indivision est compatible : chaque indivisaire déduit sa quote-part d'amortissement proportionnellement à ses droits dans l'indivision. La SARL de famille ayant opté pour l'IR est également compatible, à condition que l'ensemble des associés soient membres d'une même famille (conjoints, ascendants, descendants, frères et sœurs) et que l'option pour l'IR ait été exercée dans les 5 premières années de la création de la société.

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