
Taux à 1,5 %, plafond, fiscalité, stratégie : tout savoir sur le LDDS. Optimisez votre épargne défiscalisée avec le Livret Développement Durable.

Le LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire) est un compte d'épargne réglementé par l'État français, garanti en capital, totalement exonéré d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Rémunéré à 1,5 % net depuis le 1er février 2026 (source : economie.gouv.fr), il offre un plafond de 12 000 euros de dépôts et constitue le deuxième livret d'épargne le plus détenu en France, avec 26,3 millions de comptes ouverts et un encours record de 165,6 milliards d'euros fin 2025 (source : Caisse des Dépôts).
Pourtant, près de 35 % des Français ne connaissent pas le LDDS ou confondent ses caractéristiques avec celles du Livret A. Cette méconnaissance les prive d'une opportunité concrète : disposer de 12 000 euros supplémentaires d'épargne liquide et défiscalisée, tout en finançant la transition écologique et l'économie sociale et solidaire (ESS).
Ce guide détaille le fonctionnement du LDDS, ses avantages fiscaux, les différences avec le Livret A et les stratégies pour l'intégrer dans une gestion patrimoniale responsable et performante.
À retenir :
- Le taux du LDDS est de 1,5 % net depuis le 1er février 2026, identique au Livret A
- Le plafond de dépôt est de 12 000 euros par personne (hors intérêts capitalisés)
- Les intérêts sont totalement exonérés d'impôt et de prélèvements sociaux
- En cumulant LDDS et Livret A, un épargnant dispose de 34 950 euros d'épargne défiscalisée
- La disponibilité des fonds est immédiate, sans frais ni pénalité de retrait
Le LDDS est un livret d'épargne réglementé par l'État, dont les conditions (taux, plafond, fiscalité) sont fixées par décret. Créé en 1983 sous le nom de CODEVI (Compte pour le Développement Industriel), transformé en LDD (Livret de Développement Durable) en 2007, il a pris sa dénomination actuelle de Livret de Développement Durable et Solidaire en 2017 lors de l'ajout de la composante solidaire (loi Sapin 2, article 80).
Ce livret remplit une double mission :
Le fonctionnement est simple : les sommes déposées sur le LDDS génèrent des intérêts calculés par quinzaine (les 1er et 16 de chaque mois). Les fonds collectés sont centralisés par la CDC, qui les affecte à des projets à impact positif : énergies renouvelables, rénovation thermique des bâtiments, PME de l'ESS, logement social et mobilité durable.
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Taux d'intérêt | 1,5 % net depuis le 1er février 2026 |
| Plafond de dépôt | 12 000 euros (hors intérêts capitalisés) |
| Versement minimum | 15 euros à l'ouverture |
| Fiscalité | Exonération totale (impôt sur le revenu et prélèvements sociaux) |
| Disponibilité | Immédiate, sans frais ni pénalité |
| Nombre par personne | Un seul LDDS autorisé |
| Garantie | Capital garanti par l'État français |
| Condition d'éligibilité | Domicile fiscal en France obligatoire |
| Don solidaire | Possibilité de don aux organismes de l'ESS depuis le LDDS |
Avec un LDDS au plafond de 12 000 euros rémunéré à 1,5 %, l'épargnant perçoit 180 euros d'intérêts nets par an, sans aucune fiscalité, tout en contribuant au financement de la transition écologique (source : Service Public).

Le taux du LDDS a connu des variations significatives ces dernières années. Il est strictement aligné sur celui du Livret A et évolue en fonction de l'inflation et des taux interbancaires de la zone euro.
| Période | Taux LDDS | Inflation (glissement annuel) | Rendement réel approximatif |
|---|---|---|---|
| 2020 | 0,50 % | 0,5 % | 0,0 % |
| 2021 | 0,50 % | 1,6 % | −1,1 % |
| Fév. 2022 | 1,00 % puis 2,00 % | 5,2 % | −3,2 % |
| Fév. 2023 à jan. 2025 | 3,00 % | 4,9 % puis 2,3 % | Variable |
| Fév. 2025 à juil. 2025 | 2,40 % | ~1,8 % | +0,6 % |
| Août 2025 à jan. 2026 | 1,70 % | 0,8 % (déc. 2025, INSEE) | +0,9 % |
| Depuis fév. 2026 | 1,50 % | 1,7 % (mars 2026, INSEE) | −0,2 % |
Le taux du LDDS est révisé deux fois par an (1er février et 1er août) par le gouvernement, sur proposition du Gouverneur de la Banque de France. La formule de calcul intègre deux paramètres :
Formule réglementaire : taux = max[(inflation semestrielle + €STR) / 2 ; inflation semestrielle], arrondi au dixième de point le plus proche.
La baisse du taux à 1,5 % en février 2026 résulte d'une inflation contenue à 0,8 % en décembre 2025 et d'un €STR stabilisé autour de 2,65 % (source : Banque de France). Toutefois, l'accélération de l'inflation à 1,7 % en mars 2026 (source : INSEE), tirée par les prix de l'énergie, laisse anticiper un rebond du taux autour de 1,6 % lors de la révision du 1er août 2026.
À retenir : La baisse du taux à 1,5 % traduit un contexte de désinflation. Pour les épargnants, cela signifie un rendement réel légèrement négatif au premier trimestre 2026. Diversifier au delà du seul LDDS devient alors indispensable pour préserver le pouvoir d'achat de son épargne.
Visualisez l'évolution de votre capital sur un Livret A, LDDS ou LEP avec les taux en vigueur.
Lancer la simulationLe LDDS offre une garantie en capital par l'État français, inscrite dans le Code monétaire et financier (article L221-27). Le risque de perte est strictement nul, quelle que soit la situation économique ou la santé financière de l'établissement bancaire. Cette garantie couvre l'intégralité du capital déposé, sans plafond spécifique au titre du Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR).
Le LDDS bénéficie d'une exonération fiscale complète :
Un livret bancaire classique à 2 % brut ne rapporte que 1,40 % net après application du prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 %. Le LDDS à 1,5 % net reste donc plus avantageux grâce à sa défiscalisation intégrale. Aucune déclaration fiscale n'est nécessaire : les intérêts du LDDS n'apparaissent pas sur l'avis d'imposition.
Les fonds déposés sur ce livret sont retirables à tout moment, sans préavis, sans frais et sans pénalité. Cette disponibilité fait du LDDS l'outil idéal pour constituer une épargne de précaution complémentaire au Livret A, couvrant trois à six mois de dépenses courantes.
C'est la spécificité de ce livret par rapport au Livret A : les fonds collectés financent prioritairement la transition énergétique et l'économie sociale et solidaire. Selon la Caisse des Dépôts, 60 milliards d'euros ont été investis dans la transition énergétique depuis 2017 via l'épargne réglementée. Les projets financés comprennent les énergies renouvelables, la rénovation thermique, les PME de l'ESS, le logement social écologique et la mobilité durable.
De plus, depuis l'entrée en vigueur de l'article 80 de la loi Sapin 2, les titulaires de ce livret peuvent effectuer des dons à des organismes de l'ESS directement depuis leur livret. Les banques sont tenues de proposer chaque année cette option à leurs clients (source : economie.gouv.fr).
Les intérêts sont calculés par quinzaine et versés chaque année le 31 décembre. Ils s'ajoutent automatiquement au capital, produisant un effet de capitalisation composée. Même lorsque le plafond de 12 000 euros est atteint, les intérêts continuent à se capitaliser au delà de ce seuil, sans limite réglementaire.
En cumulant un LDDS (12 000 euros) et un Livret A (22 950 euros), un épargnant dispose de 34 950 euros d'épargne défiscalisée, soit 69 900 euros pour un couple. Cette combinaison permet de constituer un socle de précaution solide couvrant six à douze mois de dépenses courantes, tout en bénéficiant de la garantie de l'État et de la disponibilité immédiate des fonds.

Le plafond de dépôt du LDDS est fixé à 12 000 euros depuis 2012, soit plus de treize ans sans revalorisation. Une fois ce montant atteint, aucun nouveau versement n'est possible. Cependant, les intérêts continuent à être calculés et capitalisés chaque année, portant le solde au delà du plafond.
Exemple concret :
Lorsque le LDDS atteint son plafond, France Épargne recommande une approche structurée pour orienter l'excédent d'épargne :
| Étape | Action | Objectif |
|---|---|---|
| 1 | Maintenir le LDDS au plafond | Épargne solidaire (intérêts qui continuent à se capitaliser) |
| 2 | Compléter le Livret A jusqu'à 22 950 euros | Maximiser l'épargne liquide défiscalisée |
| 3 | Ouvrir un LEP si éligible (plafond 10 000 euros, taux 2,5 %) | Meilleur rendement sous conditions de revenus |
| 4 | Orienter l'excédent vers une assurance vie | Fiscalité avantageuse après 8 ans, rendement moyen fonds euros 2,65 % en 2025 (source : ACPR) |
| 5 | Diversifier (PER, SCPI, ETF) | Performance long terme et optimisation fiscale |
Le plafond du LDDS ne doit pas être perçu comme un frein, mais comme un indicateur : lorsqu'il est atteint, c'est le signal qu'une diversification patrimoniale s'impose, idéalement avec l'accompagnement d'un conseiller en gestion de patrimoine.
Contrairement au Livret A, ce livret est strictement réservé aux personnes ayant leur domicile fiscal en France (article L221-27 du Code monétaire et financier). Cette condition est vérifiée par l'établissement bancaire à l'ouverture du compte.
Conditions d'éligibilité :
Exclusions :
Départ à l'étranger : l'épargnant doit clôturer son LDDS dans les 30 jours suivant le transfert de son domicile fiscal hors de France. Les intérêts courus sont conservés et versés au prorata. Le Livret A, en revanche, peut être conservé (aucune condition de résidence).
Retour en France : l'ouverture d'un nouveau LDDS est possible dès que l'épargnant redevient résident fiscal français. Aucun délai de carence n'est imposé. France Épargne accompagne cette transition patrimoniale en intégrant le LDDS dans une stratégie globale incluant assurance vie, PER et épargne réglementée.
Comparez le rendement de l'épargne réglementée avec les fonds euros et les contrats d'assurance vie.
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Les intérêts de ce livret sont calculés par quinzaine, selon les règles suivantes :
Pour les retraits, le mécanisme est inversé :
Pour maximiser les intérêts perçus sur votre livret :
Sur un versement de 1 000 euros à 1,5 %, la différence entre un dépôt le 1er et le 16 représente environ 0,63 euro par quinzaine perdue. Sur plusieurs années et des montants importants, cette optimisation s'additionne.
France Épargne positionne le LDDS comme la composante écologique et solidaire de l'épargne de précaution. Dans une allocation patrimoniale équilibrée, ce livret combiné au Livret A représente le socle de sécurité liquide : entre 15 % et 25 % du patrimoine financier total, soit trois à six mois de dépenses courantes.
Ce placement n'a pas vocation à faire croître significativement le patrimoine. Avec un rendement réel de −0,2 % au premier trimestre 2026 (taux nominal 1,5 % moins inflation 1,7 % en mars 2026, source : INSEE), il sert avant tout à sécuriser une base liquide et à financer des projets à impact positif.
| Profil | LDDS + Livret A | Assurance vie | PER | Immobilier / SCPI | Actions / ETF |
|---|---|---|---|---|---|
| Jeune actif (25 à 35 ans) | 15 % | 30 % | 15 % | 20 % | 20 % |
| Famille (35 à 50 ans) | 20 % | 35 % | 20 % | 15 % | 10 % |
| Pré retraite (50 à 65 ans) | 25 % | 40 % | 20 % | 10 % | 5 % |
| Retraité (65 ans et plus) | 30 % | 45 % | 0 % | 20 % | 5 % |
Allocation indicative à adapter selon votre situation personnelle avec votre conseiller France Épargne
Depuis la baisse du taux à 1,5 % au 1er février 2026, l'épargne réglementée connaît un mouvement de décollecte historique : les épargnants ont retiré 3,01 milliards d'euros nets du Livret A et du LDDS sur les deux premiers mois de l'année (source : Caisse des Dépôts, février 2026). Le LDDS affiche une décollecte nette de 400 millions d'euros sur la période.
Cette tendance s'explique par la conjonction de deux facteurs : la baisse du taux de rémunération et le regain d'attractivité de l'assurance vie, dont les fonds euros ont délivré un rendement moyen de 2,65 % en 2025 (source : ACPR). Pour autant, le LDDS conserve ses atouts fondamentaux : garantie de l'État, défiscalisation totale et liquidité immédiate.
Le rendement réel de ce livret correspond à la différence entre le taux nominal et le taux d'inflation. Lorsque l'inflation dépasse la rémunération du LDDS, le pouvoir d'achat de l'épargne s'érode.
| Année | Taux LDDS (moyenne) | Inflation (glissement annuel) | Rendement réel |
|---|---|---|---|
| 2023 | 3,00 % | 4,9 % | −1,9 % |
| 2024 | 3,00 % puis 2,40 % | 2,3 % | +0,7 % |
| 2025 | 2,40 % puis 1,70 % | 0,8 % (déc. 2025) | +0,9 % |
| T1 2026 | 1,50 % | 1,7 % (mars 2026, INSEE) | −0,2 % |
L'accélération de l'inflation à 1,7 % en mars 2026, tirée par les prix de l'énergie, repositionne le rendement réel de ce livret en territoire légèrement négatif. Cette situation renforce la nécessité d'une diversification patrimoniale.
France Épargne recommande une allocation structurée combinant sécurité et performance :
Nos conseillers analysent votre épargne disponible et vous orientent vers les placements les plus adaptés.
Être rappelé sous 6hUn seul LDDS par personne. La réglementation française interdit la multi détention. Avant toute ouverture, les banques vérifient l'absence d'un LDDS existant via le fichier FICOBA (Fichier national des Comptes Bancaires et Assimilés), géré par la Direction Générale des Finances Publiques. En cas de multi détention détectée, les sanctions sont sévères : amende de 2 % du montant des sommes indûment déposées, clôture du compte le plus récent et restitution des intérêts perçus à tort.
Aucune déclaration n'est nécessaire. L'exonération fiscale est automatique et intégrale. Les intérêts ne figurent pas sur la déclaration de revenus et n'apparaissent pas sur l'avis d'imposition. L'épargnant conserve 100 % des intérêts perçus, contrairement aux livrets bancaires classiques soumis au PFU de 30 %.
Oui, le transfert est gratuit et sans perte d'intérêts. Depuis 2009, la mobilité bancaire des livrets réglementés est simplifiée. Les intérêts courus sont intégralement conservés lors du transfert. La procédure prend généralement cinq à dix jours ouvrés. Il suffit d'en faire la demande à la nouvelle banque, qui se charge des formalités de clôture auprès de l'ancien établissement.
Ce livret entre dans la succession du défunt. Le capital et les intérêts courus sont transmis aux héritiers selon les règles classiques du droit successoral. Les intérêts restent exonérés d'impôt sur le revenu du vivant du titulaire, mais le solde est soumis aux droits de succession au décès, comme tout actif patrimonial. Pour optimiser la transmission, France Épargne recommande de combiner ce livret avec une assurance vie, qui bénéficie d'un cadre fiscal privilégié (abattement de 152 500 euros par bénéficiaire pour les versements avant 70 ans).
C'est probable. L'inflation a accéléré à 1,7 % en mars 2026 (source : INSEE), tirée par les prix de l'énergie. Combinée à un €STR autour de 1,93 %, la formule réglementaire pourrait donner un taux de 1,6 % au 1er août 2026. Plusieurs analystes, dont Meilleurtaux Placement et Auguste Patrimoine, convergent vers cette estimation. La décision finale reviendra au Gouverneur de la Banque de France.
Oui. Depuis l'entrée en vigueur de l'article 80 de la loi Sapin 2, les banques sont tenues de proposer chaque année à leurs clients détenteurs de ce livret la possibilité de réaliser des dons au profit d'organismes de l'ESS : associations, fondations, mutuelles et coopératives. Le don est effectué directement depuis le solde du LDDS et ouvre droit aux réductions d'impôt classiques sur les dons (66 % dans la limite de 20 % du revenu imposable, ou 75 % pour les organismes d'aide aux personnes en difficulté dans la limite de 1 000 euros, dispositif « Loi Coluche » maintenu pour 2026).
France Épargne intègre ce livret dans une vision patrimoniale globale, en cinq étapes :
1. Bilan patrimonial personnalisé : analyse complète de votre situation financière, vos objectifs et vos contraintes. Vérification de l'éligibilité (résidence fiscale France) et de l'absence de livret existant.
2. Stratégie sur mesure : élaboration d'une allocation patrimoniale incluant LDDS, Livret A, LEP (si éligible), assurance vie et PER selon votre profil de risque et vos objectifs de vie.
3. Ouverture et gestion simplifiées : accompagnement administratif complet. Vous fournissez les justificatifs (identité, domicile, résidence fiscale) ; France Épargne gère le reste.
4. Optimisation des versements : conseil sur le timing optimal (règle des quinzaines) et mise en place de virements automatiques le 1er du mois pour maximiser les intérêts perçus.
5. Suivi et réallocation : accompagnement continu avec ajustements selon l'évolution des taux, de votre situation personnelle et de la conjoncture. Lorsque le plafond approche, France Épargne oriente l'excédent vers des placements plus performants : assurance vie, PER ou immobilier.
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Le Livret de Développement Durable et Solidaire conserve une place essentielle dans le patrimoine des épargnants français. Malgré un taux ramené à 1,5 % depuis février 2026, il cumule cinq atouts que peu de placements réunissent : garantie de l'État, défiscalisation totale, disponibilité immédiate, impact écologique et social et complémentarité avec le Livret A pour atteindre 34 950 euros d'épargne défiscalisée par personne.
Ce livret remplit parfaitement son rôle de socle de sécurité liquide. Cependant, avec un rendement réel légèrement négatif au premier trimestre 2026, il ne suffit plus à lui seul pour faire croître un patrimoine. C'est pourquoi France Épargne recommande systématiquement de compléter le LDDS par une assurance vie, un PER ou des investissements diversifiés, adaptés à votre profil et à vos objectifs de vie.
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