Le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) est un produit d'épargne réglementée créé pour financer la transition écologique, le développement durable et l'économie sociale et solidaire (ESS). Régi par les articles L221-27 à L221-33 du Code monétaire et financier, il constitue le seul livret réglementé grand public à combiner défiscalisation totale, capital garanti par l'État et affectation des fonds à des usages à impact positif. Avec 26,3 millions de comptes ouverts et un encours de 165,6 milliards d'euros à fin 2025 (source : Banque de France, janvier 2026), il constitue le deuxième placement d'épargne préféré des Français après le Livret A. Son taux de 1,5 % net depuis le 1er février 2026 est fixé par arrêté ministériel et s'applique uniformément dans tous les établissements bancaires français, sans exception.
Le LDDS repose sur trois piliers fondamentaux. La sécurité absolue : le capital est garanti par l'État français, sans risque de perte en capital quelle que soit la conjoncture économique ou la situation de la banque collectrice. Contrairement aux comptes à terme ou aux fonds en unités de compte, votre solde ne peut jamais baisser. La défiscalisation totale : les revenus produits sont entièrement exonérés d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (CSG, CRDS), en vertu de l'article 157 du Code général des impôts. Le taux brut et le taux net sont rigoureusement identiques : aucune retenue à la source, aucune déclaration fiscale spécifique, aucun formulaire 2561. La disponibilité immédiate : les fonds sont accessibles à tout moment par simple virement, sans délai de préavis, sans frais ni pénalité de retrait. Cette liquidité totale fait du LDDS le véhicule idéal pour l'épargne de précaution, disponible en 24 heures ouvrées en cas de besoin urgent.
Sa particularité fondamentale par rapport au Livret A réside dans sa dimension solidaire et écologique réglementée. Les banques collectrices sont tenues d'affecter les dépôts à hauteur de 80 % vers le financement des PME, 10 % vers la transition écologique et 5 % vers l'économie sociale et solidaire (source : réglementation Banque de France). Depuis le 1er octobre 2020, chaque banque a l'obligation légale de proposer annuellement à ses clients un don à des structures de l'ESS, avec des réductions d'impôt de 66 % à 75 % pour les épargnants qui y participent. Cette couche solidaire, entièrement facultative, transforme un acte d'épargne individuelle en levier de financement collectif de la transition écologique et sociale.
Avec un plafond de versements de 12 000 € et un plafond cumulé Livret A et LDDS de 34 950 € par personne (69 900 € par foyer de deux adultes), le LDDS constitue le second étage incontournable de l'épargne défiscalisée et liquide. En 2025, les revenus versés sur l'ensemble des comptes LDDS ont atteint 3,39 milliards d'euros pour un gain moyen de 128,90 € par compte (source : Caisse des Dépôts, janvier 2026). Ces chiffres témoignent de la maturité et de la robustesse du produit dans le paysage de l'épargne réglementée française, qui représentait au total 612,2 milliards d'euros d'encours à fin février 2026 (source : Banque de France).
Pour aller plus loin et intégrer le LDDS dans une stratégie patrimoniale globale cohérente, les conseillers France Épargne proposent un bilan patrimonial gratuit et sans engagement. Ce bilan analyse votre situation complète : épargne de précaution (LDDS, Livret A, LEP), épargne moyen terme (assurance vie, PEL), préparation retraite (PER, épargne salariale), investissement immobilier (SCPI, immobilier direct) et protection de la famille (assurance décès, prévoyance). Vous repartez avec un plan d'action clair et priorisé, adapté à votre profil fiscal, votre horizon de placement et vos objectifs personnels.

Le LDDS bénéficie de la garantie souveraine de l'État français. Votre capital ne peut pas baisser, quelle que soit la conjoncture économique ou la situation de votre banque.
La rémunération du LDDS est totalement exonérée d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (CSG, CRDS). Le taux brut et le taux net sont identiques : 1,5 % actuellement.
Les fonds sont disponibles à tout moment, sans délai de préavis ni pénalité de retrait. Un virement suffit pour récupérer votre épargne en 24 heures ouvrées.
Les banques collectrices affectent les fonds : 80 % vers les PME, 10 % vers la transition écologique et 5 % vers l'économie sociale et solidaire (réglementation Banque de France).
Depuis octobre 2020, chaque banque est obligée de vous proposer annuellement de faire un don à des structures de l'ESS. Les dons ouvrent droit à une réduction d'impôt de 66 % ou 75 %.
Contrairement au LEP, le LDDS est ouvert à tout adulte résidant fiscalement en France, sans condition de revenus. Un seul livret par personne, deux au maximum par foyer fiscal.
Le taux du LDDS est fixé par arrêté ministériel sur recommandation du Gouverneur de la Banque de France, après consultation du Comité consultatif du secteur financier. Cette architecture décisionnelle garantit un équilibre entre les intérêts des épargnants (rendement attractif) et ceux des emprunteurs finaux (PME, projets écologiques, structures ESS) qui bénéficient des ressources collectées à un coût de refinancement maîtrisé. Il est révisé deux fois par an, au 1er février et au 1er août. Depuis le 1er février 2026, il s'établit à 1,5 % net par an, strictement aligné sur le taux du Livret A par disposition légale inscrite dans le Code monétaire et financier. La prochaine révision est prévue au 1er août 2026 : les projections des économistes de la Banque de France tablent sur une possible nouvelle baisse vers 1,4 % si l'inflation poursuit sa décrue vers la cible de 2 % de la BCE. Toutefois, le Gouverneur conserve la faculté de recommander un maintien au-dessus de la formule théorique pour protéger le pouvoir d'achat des épargnants, comme il l'a fait en janvier 2026 (formule : 1,4 %, décision : 1,5 %). En pratique, les baisses sont souvent modérées pour éviter un choc trop brutal sur l'ensemble de l'épargne réglementée française, dont le total dépasse 600 milliards d'euros.
L'évolution du taux sur les dernières années est particulièrement instructive pour calibrer ses anticipations. Le taux a atteint un pic de 3 % de février 2023 à janvier 2025, conséquence directe de la poussée inflationniste post-pandémie qui a vu l'inflation française culminer à 5,2 % en 2022 (source : INSEE). Il a ensuite décru progressivement : 2,4 % de février à juillet 2025, puis 1,7 % d'août 2025 à janvier 2026, et enfin 1,5 % depuis le 1er février 2026. Cette trajectoire baissière reflète la normalisation monétaire européenne. L'inflation française s'établissait à 0,9 % en glissement annuel en début 2026 (source : INSEE), plaçant le rendement réel du LDDS légèrement en territoire positif, autour de 0,6 % net d'inflation réelle.
Le plafond de versements est fixé à 12 000 € depuis 2012, inchangé depuis lors malgré l'inflation cumulée de plus de 20 % sur la période. Le solde peut toutefois dépasser ce plafond par capitalisation des revenus annuels : environ 28 % des titulaires ont un solde supérieur à 12 000 € pour cette raison. Le dépôt initial minimum est de 10 €, tout comme le montant minimum par opération de versement ou retrait. La règle de calcul des revenus par quinzaines civiles s'applique : les sommes déposées entre le 1er et le 15 du mois commencent à produire des revenus à partir du 16 ; celles déposées entre le 16 et la fin du mois commencent à partir du 1er du mois suivant. Cette règle implique qu'un dépôt effectué le 14 du mois produit des revenus dès le lendemain, tandis qu'un dépôt le 17 doit attendre le 1er du mois suivant.
Trois conditions cumulatives régissent l'ouverture d'un LDDS : avoir 18 ans ou plus (les mineurs sont exclus), avoir son domicile fiscal en France au sens de l'article 4B du Code général des impôts (les non-résidents fiscaux ne sont pas éligibles, contrairement au Livret A qui n'impose aucune condition de résidence), et ne pas déjà détenir un LDDS dans un autre établissement (un seul par personne, deux au maximum par foyer fiscal). Aucune condition de revenus n'est exigée, ce qui distingue fondamentalement le LDDS du LEP réservé aux ménages modestes. Tout adulte résidant fiscalement en France peut donc cumuler un Livret A et un LDDS pour maximiser son capital défiscalisé et liquide jusqu'à 34 950 € par personne.

Source: Banque de France, INSEE, arrêtés ministériels
| Caractéristique | Valeur | Source |
|---|---|---|
| Taux net annuel actuel | 1,5 % depuis le 1er février 2026 | Arrêté du 28 janvier 2026 |
| Plafond de versements | 12 000 € | Code monétaire et financier, art. L221-27 |
| Dépôt minimum d'ouverture | 10 € | Réglementation bancaire |
| Fiscalité sur les revenus | 0 % impôt et prélèvements sociaux | Art. 157 CGI |
| Encours total | 165,6 milliards d'euros (fin 2025) | Banque de France, jan. 2026 |
| Nombre de comptes | 26,3 millions | Banque de France, fin 2024 |
| Revenus versés en 2025 | 3,39 milliards d'euros | Caisse des Dépôts, jan. 2026 |
| Gain moyen par compte en 2025 | 128,90 € | Caisse des Dépôts, jan. 2026 |
| Âge minimum | 18 ans | Code monétaire et financier |
| Condition de revenus | Aucune | Accessible à tous les résidents fiscaux |
| Nombre maximum par personne | 1 LDDS | Code monétaire et financier |
| Nombre maximum par foyer | 2 LDDS | Code monétaire et financier |
Le LDDS ne s'utilise pas de manière isolée : il s'inscrit dans une stratégie d'épargne liquide structurée en couches successives, chaque enveloppe remplissant un rôle précis dans l'allocation patrimoniale globale. La première couche consiste à maximiser le Livret A (plafond 22 950 €) pour constituer une réserve de précaution couvrant trois à six mois de dépenses courantes. La deuxième couche mobilise le LDDS (plafond 12 000 €) pour prolonger cette réserve sécurisée, portant le total défiscalisé et liquide à 34 950 € par personne, soit l'équivalent de 10 à 15 mois de dépenses pour un ménage moyen dont les dépenses mensuelles s'élèvent à environ 2 500 € (source : INSEE, enquête Budget des familles 2024).
Pour les ménages éligibles au LEP, ce placement reste prioritaire sur le LDDS en raison de son rendement supérieur d'un point entier (2,5 % contre 1,5 % au 1er février 2026). L'écart de rendement représente 100 € supplémentaires par an sur un plafond de 10 000 €, soit un gain de 1 000 € sur dix ans en capitalisation. La stratégie optimale pour un foyer de deux adultes éligibles au LEP combine : Livret A (45 900 €) et LDDS (24 000 €) et 2 LEP (20 000 €), soit 89 900 € d'épargne entièrement défiscalisée et liquide. Pour les ménages dont le revenu fiscal de référence dépasse le plafond LEP (23 028 € pour un célibataire, 41 479 € pour un couple avec un enfant en 2026), Livret A et LDDS suffisent à constituer un socle solide de 69 900 € par foyer.
Au-delà de ce seuil d'épargne liquide sécurisée, d'autres enveloppes prennent le relais selon les objectifs et l'horizon de placement. L'assurance vie est adaptée pour l'épargne moyen terme avec un avantage fiscal croissant après 8 ans : abattement annuel de 4 600 € sur les gains pour un célibataire, 9 200 € pour un couple. Les fonds euros des contrats d'assurance vie ont délivré un rendement moyen de 2,5 % net en 2025 (source : FFA, janvier 2026), supérieur au LDDS sur cette période. Le Plan d'Épargne Retraite (PER) permet de préparer la retraite tout en déduisant les versements du revenu imposable, avec un gain fiscal proportionnel au taux marginal d'imposition : 30 %, 41 % ou 45 % selon la tranche. Les SCPI offrent une exposition immobilière diversifiée accessible à partir de quelques centaines d'euros, avec un taux de distribution moyen de 4,72 % en 2025 (source : ASPIM).
France Épargne accompagne ses clients dans la construction de cette stratégie multicouche. Nos conseillers en gestion de patrimoine réalisent un bilan patrimonial complet et gratuit, identifient les enveloppes les plus adaptées à votre situation fiscale spécifique, et assurent un suivi régulier à chaque étape de votre vie. L'objectif est de calibrer la répartition optimale entre épargne de précaution liquide et sécurisée (LDDS, Livret A, LEP), épargne moyen terme (assurance vie), préparation retraite (PER) et investissement immobilier (SCPI), selon votre horizon temporel, votre niveau d'imposition et vos projets à court, moyen et long terme.
Vous devez avoir 18 ans ou plus et résider fiscalement en France. Vérifiez que vous ne détenez pas déjà un LDDS dans un autre établissement (un seul par personne autorisé par la loi).
Le LDDS est proposé par toutes les banques françaises agréées. Le taux est identique quel que soit l'établissement (fixé par l'État). Privilégiez la banque où votre compte courant est domicilié pour faciliter les virements.
Le versement initial minimum est de 10 €. Vous pouvez alimenter votre LDDS librement jusqu'au plafond de 12 000 €. Les revenus s'accumulent automatiquement et peuvent porter le solde au-delà du plafond.
Votre banque doit vous proposer annuellement de faire un don à des structures de l'ESS. Cette option est facultative mais amplifie l'impact solidaire de votre épargne tout en ouvrant droit à une réduction d'impôt de 66 % à 75 %.
Une fois le LDDS saturé, consultez un conseiller France Épargne pour identifier les placements complémentaires adaptés à vos objectifs : assurance vie, PER, SCPI ou autres enveloppes défiscalisées.

Le LDDS tire sa singularité de son affectation réglementée des fonds collectés, un mécanisme sans équivalent parmi les livrets d'épargne grand public. Cette affectation réglementée transforme chaque épargnant en acteur indirect du financement de l'économie réelle française, sans que cela ne coûte quoi que ce soit ni en rendement ni en liquidité. Le LDDS est ainsi l'un des rares instruments financiers au monde qui conjugue performance, sécurité, fiscalité zéro et impact mesurable sur l'économie réelle. Les établissements bancaires sont tenus par la loi d'orienter les sommes déposées selon trois catégories prioritaires définies par la réglementation de la Banque de France : 80 % vers les PME (financement de trésorerie, d'investissement et de développement des petites et moyennes entreprises françaises), 10 % vers la transition écologique (rénovation énergétique des bâtiments, énergies renouvelables, mobilité propre, économie circulaire) et 5 % vers l'économie sociale et solidaire (associations, coopératives, mutuelles et sociétés commerciales agréées ESS par les préfectures). Cette affectation réglementaire distingue fondamentalement le LDDS du Livret A, dont les fonds sont principalement orientés vers le financement du logement social géré par la Caisse des Dépôts et Consignations via le Fonds d'Épargne.
Concrètement, l'impact des 165,6 milliards d'euros d'encours LDDS est considérable. Sur la base de la répartition réglementaire, 132 milliards d'euros financent les PME françaises, 16,5 milliards sont alloués à des projets de transition énergétique, et 8,3 milliards soutiennent des structures de l'économie sociale et solidaire. Ces flux alimentent en permanence le tissu économique local, contribuant directement à la création et au maintien d'emplois, à la réduction des émissions de CO2 et au financement de services d'utilité sociale. Le LDDS est ainsi l'un des plus grands instruments de finance durable au monde, paradoxalement méconnu sous cet angle par ses propres titulaires.
Depuis le 1er octobre 2020, le dispositif de don a été considérablement renforcé dans le cadre des obligations de la loi PACTE. Les banques ont désormais l'obligation légale de proposer annuellement à leurs clients titulaires d'un LDDS d'effectuer un ou plusieurs dons à des structures de l'ESS éligibles. Chaque établissement doit présenter une liste d'au moins dix bénéficiaires : associations d'intérêt général, fondations reconnues d'utilité publique, mutuelles, coopératives ou sociétés commerciales disposant de l'agrément ESS délivré par le préfet de région. Le don est entièrement facultatif pour l'épargnant et de montant totalement libre. Sur le plan fiscal, le don ouvre droit à une réduction d'impôt de 66 % du montant versé pour les associations d'intérêt général (dans la limite de 20 % du revenu imposable), et de 75 % pour les organismes d'aide aux personnes en difficulté matérielle ou médicale, dans la limite annuelle de 1 000 € (loi de finances 2020, reconduite depuis lors). En 2026, de nombreuses banques ont intégré ce dispositif directement dans leurs applications mobiles, facilitant considérablement l'accès au don ESS et augmentant significativement les taux de participation de leurs clients.
En 2026, des discussions gouvernementales sont en cours pour orienter une partie de l'encours du LDDS vers le financement du programme EPR2 (construction de nouveaux réacteurs nucléaires). Le nucléaire est désormais classifié comme énergie verte dans la taxonomie européenne depuis le règlement délégué du 9 mars 2022. Cette évolution potentielle ferait du LDDS un instrument encore plus central dans la politique énergétique française. Aucune décision formelle n'a encore été prise et les caractéristiques du produit (taux, plafond, fiscalité) restent inchangées dans l'attente de ces développements réglementaires.
"Le LDDS est souvent négligé car son taux est identique au Livret A. C'est une erreur d'analyse. Sa dimension solidaire, son option don ESS et sa complémentarité dans une architecture d'épargne multicouche en font un outil patrimonial à part entière. Un foyer de deux adultes peut détenir jusqu'à 69 900 € d'épargne entièrement défiscalisée et liquide rien qu'avec Livret A et LDDS : c'est le socle sur lequel construire toute stratégie patrimoniale sérieuse.
En 2025, le LDDS a réalisé une performance remarquable au sein des livrets réglementés : il est le seul produit d'épargne réglementée à afficher une collecte nette positive, avec +1,65 milliard d'euros collectés sur l'ensemble de l'année. Le Livret A enregistrait dans le même temps une décollecte de 2,12 milliards d'euros, la première depuis 2015, tandis que le LEP subissait une décollecte de 840 millions d'euros (source : Banque de France, janvier 2026). L'encours total du LDDS a ainsi atteint un record historique de 165,6 milliards d'euros à fin 2025, une progression de 30 milliards depuis les 135,6 milliards de 2020. Ce résultat confirme que la dimension solidaire et responsable du produit crée une fidélité comportementale distincte chez les épargnants français, même en période de concurrence accrue des livrets bancaires promotionnels.
En termes de revenus produits, l'année 2025 a été particulièrement favorable. Les 3,39 milliards d'euros de revenus versés sur les comptes LDDS représentent un gain moyen de 128,90 € par compte (source : Caisse des Dépôts, janvier 2026). À titre de comparaison, le Livret A a versé 9,24 milliards d'euros sur 58 millions de comptes (soit 159,31 € par compte en moyenne), un montant supérieur qui s'explique par le plafond plus de deux fois plus élevé (22 950 € contre 12 000 €). Le LEP, avec son taux supérieur de 2,7 % en 2025, a versé en moyenne 209,24 € par compte sur ses 11,9 millions de détenteurs éligibles. Ces chiffres illustrent l'efficacité relative de chaque enveloppe en fonction du niveau de plafond et du taux servi.
La baisse du taux au 1er février 2026 a déclenché une légère décollecte sur l'ensemble des livrets réglementés. Sur les deux premiers mois de 2026, Livret A et LDDS ont ensemble subi une décollecte cumulée de 3,01 milliards d'euros (source : Banque de France, mars 2026). Le LDDS a enregistré une décollecte d'environ 400 millions d'euros en janvier 2026 et une quasi-neutralité en février, soit une résistance nettement supérieure à celle du Livret A (2,61 milliards de décollecte sur les deux mois). L'encours LDDS s'établit à 165,2 milliards d'euros à fin février 2026. Cette résilience relative confirme l'attachement structurel des titulaires LDDS à leur produit, au-delà de la seule logique de rendement.
Le principal bénéficiaire de la décollecte des livrets réglementés début 2026 est l'assurance vie, qui bat des records de collecte en parallèle : les épargnants arbitrent progressivement vers des placements à potentiel de rendement supérieur une fois leur socle de précaution constitué. Ce mouvement d'arbitrage illustre la complémentarité naturelle entre les enveloppes d'épargne plutôt qu'une concurrence directe. Pour un ménage qui a saturé son Livret A et son LDDS, le prochain arbitrage logique est vers l'assurance vie ou le PER, selon l'horizon et les objectifs. France Épargne accompagne cette transition en proposant une vision globale et cohérente de l'allocation patrimoniale entre sécurité immédiate, constitution de capital à moyen terme et préparation de la retraite à long terme.
Une tendance de fond mérite d'être soulignée : le taux de détention combinée Livret A et LDDS par les ménages français dépasse 40 % selon les estimations de la Banque de France pour 2024. Cela signifie que plus de deux ménages sur cinq disposent déjà des deux enveloppes en parallèle, maximisant ainsi leur capital défiscalisé liquide. Pour les 60 % restants qui ne détiennent pas encore les deux livrets simultanément, l'optimisation est immédiate et sans frais. Nos conseillers France Épargne analysent votre profil complet pour vous guider vers les enveloppes les plus adaptées, du LDDS jusqu'aux placements à long terme les plus performants pour votre situation spécifique.
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Prendre rendez-vousLa défiscalisation totale du LDDS représente un avantage concret que peu d'épargnants mesurent précisément dans toutes ses implications. En France, les revenus de la plupart des placements financiers sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 %, communément appelé flat tax, qui comprend 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux (CSG 9,2 %, CRDS 0,5 %, prélèvement de solidarité 7,5 %). Sur un livret bancaire classique affichant un taux brut de 2 %, le taux net après flat tax tombe à 1,4 % seulement. Sur un livret à 3 % brut, le rendement net n'est que de 2,1 %. Le LDDS, à 1,5 % brut, délivre donc 1,5 % net intégral, ce qui le rend compétitif face à de nombreux livrets bancaires promotionnels affichant des taux bruts supérieurs.
Le calcul est encore plus favorable pour les contribuables dont le taux marginal d'imposition (TMI) est élevé. Un contribuable imposé à 41 % qui place sur un livret bancaire à 2 % brut ne perçoit que 1,4 % net (avec la flat tax à 30 %). Sur le LDDS à 1,5 % net, il conserve l'intégralité du rendement. L'équivalent brut du LDDS pour un contribuable à 41 % serait un livret bancaire à 2,14 % brut. Pour un contribuable à 45 %, il faudrait un livret à 2,73 % brut pour égaler le LDDS net d'impôt. Ces équivalences illustrent l'avantage réel de la défiscalisation pour les tranches d'imposition élevées et justifient de prioritariser le remplissage du LDDS avant d'ouvrir tout autre livret bancaire soumis à la flat tax.
Sur le long terme, la capitalisation défiscalisée produit des effets significatifs. Un épargnant qui place 12 000 € sur un LDDS à 1,5 % net accumulera 13 926 € au bout de 10 ans, soit 1 926 € de gain entièrement nets d'impôt. Sur un livret bancaire à 2 % brut soumis à la flat tax (soit 1,4 % net effectif), le même capital atteint seulement 13 793 € après 10 ans, soit 133 € de moins. L'écart se creuse avec le niveau d'imposition et la durée de placement. Sur 20 ans, la différence entre LDDS à 1,5 % net et livret à 2 % brut soumis à flat tax atteint plus de 300 € sur 12 000 € de capital initial, ce qui fait du LDDS un instrument particulièrement avantageux pour constituer une réserve de précaution durable sans optimisation fiscale complexe.
La transparence fiscale du LDDS est également un atout pratique considérable. Les revenus du LDDS ne figurent pas dans la déclaration annuelle de revenus. La banque ne produit aucun imprimé fiscal unique (IFU) pour ces revenus. Cette simplicité administrative contraste avec la gestion déclarative des livrets bancaires ordinaires, des comptes-titres ou des assurances vie en phase de rachat, qui génèrent des formulaires 2561 et nécessitent une attention particulière lors de la déclaration d'impôts annuelle. Pour les contribuables qui souhaitent simplifier leur gestion fiscale tout en préservant une épargne de précaution optimisée, le LDDS représente donc une solution idéale.
France Épargne conseille à ses clients d'analyser leur situation fiscale globale avant tout arbitrage. Pour les ménages non imposables ou à TMI de 11 %, l'avantage fiscal du LDDS par rapport à un livret bancaire bien rémunéré est moins déterminant. Pour les TMI de 30 %, 41 % et 45 %, l'avantage est au contraire très significatif et justifie de saturer le LDDS en priorité. Nos conseillers réalisent cette analyse fiscale personnalisée dans le cadre du bilan patrimonial gratuit offert à chaque nouveau client France Épargne.
| Capital investi | Revenus annuels nets | Capital après 1 an | Capital après 5 ans | Capital après 10 ans |
|---|---|---|---|---|
| 1 000 € | 15,00 € | 1 015,00 € | 1 077,38 € | 1 160,54 € |
| 3 000 € | 45,00 € | 3 045,00 € | 3 232,14 € | 3 481,62 € |
| 6 000 € | 90,00 € | 6 090,00 € | 6 464,28 € | 6 963,24 € |
| 10 000 € | 150,00 € | 10 150,00 € | 10 773,80 € | 11 605,41 € |
| 12 000 € | 180,00 € | 12 180,00 € | 12 928,56 € | 13 926,49 € |
Le LDDS ne naît pas de rien. Il s'inscrit dans une longue histoire de l'épargne réglementée française qui remonte à quatre décennies. Créé en 1983 sous le nom de CODEVI (Compte pour le Développement Industriel), ce placement visait à mobiliser l'épargne des ménages pour financer le tissu industriel français en période de reconversion économique. Son taux était alors fixé à 6,5 %, les taux d'intérêt nominaux étant très élevés en raison de la politique monétaire restrictive menée par la Banque de France pour lutter contre une inflation atteignant 9,6 % en 1983. Le plafond initial de dépôt était fixé à 15 300 francs, soit environ 2 300 euros, et a été progressivement relevé au fil des années.
Le produit a connu une première transformation majeure en 2007 pour devenir le LDD (Livret de Développement Durable), avec une réorientation de son objet de financement vers la transition énergétique et les économies d'énergie dans les bâtiments résidentiels. Le plafond a alors été relevé à 6 000 €, doublant la capacité d'épargne défiscalisée des titulaires. Cette réforme reflétait l'émergence des préoccupations climatiques dans les politiques publiques françaises, en amont de la loi Grenelle de 2009.
La dénomination actuelle, LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire), date de la loi PACTE du 22 mai 2019, qui a ajouté la composante solidaire et porté le plafond à son niveau actuel de 12 000 €. Cette loi a formalisé l'obligation pour les banques de proposer annuellement à leurs clients un don ESS, matérialisant l'engagement solidaire du produit au-delà du simple affichage marketing. Depuis cette réforme, le LDDS est légalement défini par les articles L221-27 à L221-33 du Code monétaire et financier. La mise en oeuvre opérationnelle de l'obligation de proposition de don a pris effet au 1er octobre 2020.
Sur le plan des encours, la progression est spectaculaire sur deux décennies. L'encours était de 80 milliards d'euros en 2010, de 110 milliards en 2015, de 135,6 milliards en 2020, et a atteint le record de 165,6 milliards à fin 2025 (source : Banque de France). Cette croissance de 107 % en quinze ans reflète la progression du nombre de comptes ouverts et le niveau des taux servis, notamment le pic à 3 % en 2023 qui a généré d'importants afflux de collecte. Le nombre de comptes est passé de 20 millions en 2015 à 26,3 millions en 2024, soit une croissance de 31 % du parc en neuf ans.
L'avenir du LDDS s'annonce riche en évolutions potentielles. Les discussions portent sur trois axes : l'orientation d'une partie des fonds vers le programme EPR2 (nucléaire classé énergie verte par la taxonomie européenne), la révision éventuelle du plafond inchangé depuis 2012 malgré une inflation cumulée de plus de 20 %, et le renforcement des critères d'impact des projets de transition écologique éligibles. Ces évolutions renforcent la pertinence d'un suivi régulier du cadre réglementaire, que les conseillers France Épargne assurent en permanence pour leurs clients.
Pour les épargnants qui s'interrogent sur la pérennité du LDDS, l'histoire est rassurante. Le produit n'a jamais été supprimé depuis sa création en 1983, il a systématiquement été renforcé et élargi par les réformes successives. Sa popularité (26,3 millions de comptes), son utilité macroéconomique (financement des PME et de la transition écologique) et son ancrage dans la culture d'épargne française en font un pilier durable du système financier national, dont aucun gouvernement n'a intérêt à remettre en cause les fondements.
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Prendre rendez-vousOuvrir un LDDS est simple, mais construire une stratégie d'épargne cohérente demande une vision globale. Nos conseillers en gestion de patrimoine analysent votre situation pour vous recommander la bonne répartition entre livrets réglementés, assurance vie, PER et autres placements.
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