
Assurance vie : fonctionnement, fiscalité, succession et stratégies. Le guide complet pour comprendre et investir intelligemment.
Avec 2 107 milliards d'euros d'encours fin 2025, l'assurance vie reste le placement financier numéro un des Français, loin devant le Livret A et ses 415 milliards d'euros (source : France Assureurs, janvier 2026). Près de 54 millions de contrats sont en cours dans l'Hexagone, détenus par 18 millions de ménages (soit environ 40 % des foyers français). En 2025, la collecte nette a atteint un record de 50,6 milliards d'euros, confirmant l'attractivité retrouvée de cette enveloppe après les turbulences liées à la remontée des taux.
Pourtant, malgré sa popularité, l'assurance vie reste souvent mal comprise. Beaucoup confondent encore ce placement avec une assurance décès, ignorent les mécanismes fiscaux qui en font un outil patrimonial puissant, ou négligent l'impact considérable des frais sur leur épargne à long terme.
Ce guide a été conçu pour vous donner toutes les clés de compréhension. Que vous envisagiez d'ouvrir votre premier contrat d'assurance vie ou que vous cherchiez à optimiser une épargne existante, vous trouverez ici des explications claires, des chiffres concrets et des stratégies actionables pour faire de votre assurance vie un véritable levier patrimonial.
La première idée reçue à déconstruire est la suivante : l'assurance vie n'est pas une assurance décès. Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, il ne s'agit pas d'un contrat qui verse un capital uniquement en cas de décès du souscripteur. L'assurance vie est avant tout une enveloppe d'épargne : un cadre juridique et fiscal qui permet de placer son argent, de le faire fructifier et d'en disposer librement de son vivant.
Concrètement, lorsque vous ouvrez un contrat d'assurance vie, vous concluez un accord avec un assureur. Vous effectuez des versements (ponctuels ou réguliers) et cet argent est investi sur des supports financiers que vous choisissez. Votre épargne évolue dans le temps en fonction de la performance de ces supports, et vous pouvez la récupérer quand vous le souhaitez par le biais d'un rachat partiel ou total.
Tout contrat d'assurance vie fait intervenir trois parties :
Une fois votre contrat ouvert, vous disposez généralement de deux grandes familles de supports d'investissement :
Le fonds en euros : votre capital est garanti par l'assureur (hors frais de gestion). Le rendement est fixé chaque année. En 2024, le rendement moyen des fonds en euros s'établissait à 2,50 % net de frais de gestion (source : France Assureurs). C'est le support privilégié par les épargnants qui recherchent la sécurité.
Les unités de compte (UC) : ce sont des supports investis sur les marchés financiers (actions, obligations, immobilier via SCPI, ETF...). Le capital n'est pas garanti mais le potentiel de rendement est supérieur. En 2024, les UC représentaient environ 40 % des nouvelles cotisations, signe que les Français acceptent de plus en plus une part de risque pour viser une meilleure performance.
Pour aller plus loin sur le fonctionnement de ces deux types de supports, consultez nos guides dédiés sur les fonds euros et les unités de compte.
La grande force de l'assurance vie réside dans sa souplesse. Vous pouvez à tout moment modifier votre allocation entre fonds en euros et unités de compte (on parle d'arbitrage), effectuer des versements complémentaires ou retirer une partie de votre épargne. Contrairement à une idée reçue tenace, votre argent n'est jamais bloqué : le délai légal de restitution est de deux mois maximum, et en pratique, les fonds sont disponibles en une à trois semaines.
Si l'assurance vie est devenue le placement préféré des Français, ce n'est pas un hasard. Elle cumule des avantages que peu d'autres produits financiers peuvent réunir en un seul contrat.
L'assurance vie bénéficie d'un régime fiscal spécifique, particulièrement avantageux après huit ans de détention. Pendant toute la phase d'épargne, vous ne payez aucun impôt sur les plus-values réalisées au sein du contrat. L'imposition n'intervient qu'au moment où vous effectuez un retrait (appelé rachat), et uniquement sur la part de plus-value contenue dans ce retrait, jamais sur le capital versé.
Après huit ans, vous bénéficiez d'un abattement annuel de 4 600 euros sur les gains pour une personne seule (9 200 euros pour un couple marié ou pacsé). Au-delà de cet abattement, le taux d'imposition est réduit à 7,5 % (plus 17,2 % de prélèvements sociaux) pour les versements inférieurs à 150 000 euros. Nous détaillons l'ensemble des mécanismes dans notre guide sur la fiscalité de l'assurance vie.
L'assurance vie est considérée comme "hors succession" : les capitaux transmis aux bénéficiaires désignés ne passent pas par la succession classique. Pour les versements effectués avant 70 ans, chaque bénéficiaire profite d'un abattement de 152 500 euros avant taxation, quel que soit le lien de parenté. C'est un levier considérable pour transmettre un patrimoine dans des conditions fiscales très favorables, comme nous l'expliquons dans notre guide complet sur l'assurance vie et la succession.
Un contrat multisupport donne accès à des centaines de supports d'investissement : fonds en euros sécurisés, fonds actions, fonds obligataires, ETF à frais réduits, SCPI pour l'immobilier, fonds ISR pour l'investissement responsable. Cette diversification permet de construire un portefeuille adapté à votre profil de risque et à vos objectifs, le tout au sein d'une seule enveloppe bénéficiant d'un cadre fiscal unique.
Contrairement au PER (Plan d'Épargne Retraite) dont les fonds sont bloqués jusqu'à la retraite (sauf cas exceptionnels), l'assurance vie offre une liquidité permanente. Vous pouvez effectuer des rachats partiels, mettre en place des rachats programmés pour créer un complément de revenus, ou même obtenir une avance sur votre contrat (un prêt de l'assureur adossé à votre épargne) sans déclenchement fiscal.
En cas de décès, le conjoint survivant ou le partenaire de PACS désigné comme bénéficiaire reçoit le capital en totale exonération de droits de succession, quel que soit le montant. C'est un avantage que peu de placements peuvent offrir.
Répondez à quelques questions sur vos objectifs et découvrez quel type de contrat correspond à votre profil.
Faire le quizLe choix entre fonds en euros et unités de compte est la décision la plus structurante que vous aurez à prendre avec votre contrat d'assurance vie. Comprendre les caractéristiques de chaque support est essentiel pour définir une allocation cohérente avec votre profil.
| Critère | Fonds Euros | Unités de Compte |
|---|---|---|
| Garantie du capital | Oui (hors frais de gestion) | Non |
| Rendement moyen 2024 | 2,50 % net de frais de gestion | 8 % à 12 % selon allocation |
| Risque | Très faible | Modéré à élevé |
| Liquidité | Immédiate | Immédiate (sauf SCPI : délai possible) |
| Frais de gestion annuels | 0,50 % à 1,00 % (déduits du rendement annoncé) | 0,50 % à 1,00 % + frais propres des supports |
| Horizon recommandé | Court à moyen terme | Moyen à long terme (5 ans minimum) |
| Adapté pour | Sécuriser un capital, épargne de précaution | Faire croître un patrimoine, préparer la retraite |
| Part dans les cotisations 2025 | ~60 % | ~40 % |
Le fonds en euros est le pilier historique de l'assurance vie. L'assureur garantit votre capital investi (net de frais de gestion) et sert chaque année un rendement qui vient s'ajouter définitivement à votre épargne : c'est l'effet cliquet. En 2024, le rendement moyen du marché s'est établi à 2,50 %, mais les meilleurs fonds en euros ont distribué entre 3,50 % et 4,50 % grâce à des bonus liés à la part d'unités de compte détenue (source : ACPR / Good Value for Money).
Le fonds en euros reste pertinent pour la part sécurisée de votre patrimoine : épargne de précaution, projets à court terme, ou fraction défensive d'un portefeuille diversifié. Pour approfondir, consultez notre guide sur les fonds euros.
Les unités de compte permettent d'investir sur les marchés financiers au travers de votre contrat d'assurance vie. Elles recouvrent une grande variété de supports : fonds actions, fonds obligataires, ETF (trackers indiciels), SCPI (immobilier papier), ou encore fonds thématiques (technologie, santé, ESG).
Le capital n'est pas garanti, mais le potentiel de rendement est nettement supérieur. À titre d'illustration, un ETF répliquant l'indice MSCI World a généré environ 19 % de performance en 2024, tandis que les SCPI en assurance vie ont affiché un rendement moyen de 4,52 % (source : France Assureurs). Pour en savoir plus, consultez notre guide sur les unités de compte.
La répartition idéale entre fonds en euros et unités de compte dépend de trois facteurs : votre horizon de placement, votre tolérance au risque et vos objectifs patrimoniaux. Un épargnant de 30 ans qui investit pour sa retraite aura tout intérêt à privilégier les unités de compte (70 à 80 % de son allocation), tandis qu'un épargnant de 60 ans en phase de désépargne conservera une proportion plus importante de fonds en euros (60 à 70 %).
Si vous ne souhaitez pas gérer cette allocation vous-même, la gestion pilotée permet de déléguer ces choix à un professionnel qui ajustera votre portefeuille en fonction de votre profil et de l'évolution des marchés.
La fiscalité est l'un des atouts majeurs de l'assurance vie, mais aussi l'un des aspects les plus mal compris. Voici les règles essentielles à connaître.
Tant que votre argent reste investi dans votre contrat d'assurance vie, aucune imposition ne s'applique. Vous pouvez arbitrer entre fonds en euros et unités de compte, engranger des plus-values et des intérêts sans déclenchement fiscal. L'impôt n'intervient qu'au moment d'un rachat (retrait), et il ne porte que sur la part de gains contenue dans le retrait, jamais sur le capital versé.
Si vous effectuez un rachat avant la huitième année de votre contrat, les gains sont soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), aussi appelé "flat tax" :
Vous pouvez toutefois opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu si votre tranche marginale d'imposition (TMI) est inférieure à 12,8 %, ce qui peut être avantageux pour les contribuables faiblement imposés.
C'est après huit ans de détention que l'assurance vie révèle tout son potentiel fiscal. Vous bénéficiez alors de deux avantages cumulatifs :
1. Un abattement annuel sur les gains :
2. Un taux d'imposition réduit au-delà de l'abattement :
| Situation | Versements < 150 000 euros | Versements > 150 000 euros |
|---|---|---|
| Impôt sur les gains (après abattement) | 7,5 % | 12,8 % |
| Prélèvements sociaux | 17,2 % | 17,2 % |
| Taxation totale | 24,7 % | 30 % |
Le seuil de 150 000 euros s'apprécie sur l'ensemble des versements nets effectués sur tous vos contrats d'assurance vie, tous assureurs confondus.
L'abattement de 4 600 / 9 200 euros se renouvelle chaque année. Une stratégie efficace consiste à calibrer vos rachats pour rester dans les limites de l'abattement annuel, ce qui permet de retirer des gains en franchise totale d'impôt sur le revenu (seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus sur les fonds en euros, car ils sont prélevés annuellement).
Pour déterminer si le PFU ou le barème progressif est plus avantageux dans votre cas, notre comparateur fiscal vous permet de simuler les deux options en fonction de votre situation.
Pour un guide détaillé sur tous les cas de figure fiscaux, consultez notre article dédié à la fiscalité de l'assurance vie.
L'assurance vie est l'un des rares placements français qui échappe en grande partie aux règles classiques de la succession. Ce mécanisme, inscrit dans l'article 990 I du Code général des impôts, en fait un outil de transmission patrimoniale sans équivalent.
Au décès du souscripteur, le capital de l'assurance vie est versé directement aux bénéficiaires désignés dans la clause bénéficiaire. Ce capital ne transite pas par la succession : il n'est pas soumis aux règles de partage successoral, ne donne pas lieu à rapport, et bénéficie d'un régime fiscal spécifique. Seule exception : les primes manifestement exagérées, qui peuvent être réintégrées dans la succession par les héritiers réservataires.
Pour les primes versées avant les 70 ans du souscripteur, chaque bénéficiaire désigné profite d'un abattement de 152 500 euros, quel que soit le lien de parenté. Au-delà de cet abattement, le taux de taxation est de 20 % jusqu'à 700 000 euros, puis de 31,25 %.
Prenons un exemple concret. Un souscripteur a alimenté son contrat de 500 000 euros avant ses 70 ans et désigne ses deux enfants comme bénéficiaires à parts égales. Au décès :
Pour le conjoint ou partenaire de PACS : l'exonération est totale, quel que soit le montant. Aucun plafond, aucune taxation.
Pour les primes versées après 70 ans, le régime est moins avantageux mais reste intéressant. L'abattement est de 30 500 euros, commun à l'ensemble des bénéficiaires (et non par bénéficiaire). Au-delà, les versements sont soumis aux droits de succession classiques. En revanche, toutes les plus-values et intérêts générés restent exonérés, ce qui représente un avantage significatif sur les contrats à fort rendement.
Pour une analyse complète des stratégies de transmission, consultez notre guide sur l'assurance vie et la succession.
La rédaction de la clause bénéficiaire est un acte patrimonial majeur. La clause standard ("mon conjoint, à défaut mes enfants, nés ou à naître, vivants ou représentés, par parts égales, à défaut mes héritiers") convient dans la majorité des cas, mais des situations particulières (famille recomposée, concubinage, volonté de protéger un tiers) peuvent justifier une rédaction sur mesure. Des options avancées existent, comme la clause démembrée (usufruit au conjoint, nue-propriété aux enfants) ou la clause à options.
Rendements, frais, supports : visualisez les différences entre les meilleurs contrats du marché.
Voir le comparatifAujourd'hui, plus de 95 % des nouveaux contrats d'assurance vie souscrits sont des contrats multisupport, qui permettent de combiner fonds en euros et unités de compte. Les contrats monosupport (100 % fonds euros) sont en voie de disparition et ne représentent plus que moins de 5 % des souscriptions.
Le choix du contrat doit s'appuyer sur plusieurs critères :
Étape 1 : Définir votre profil et vos objectifs. Avant toute souscription, le distributeur est tenu de réaliser un questionnaire d'adéquation : horizon de placement, objectifs (épargne, retraite, transmission), tolérance au risque, situation patrimoniale. C'est une obligation réglementaire (Directive DDA) qui protège l'épargnant.
Étape 2 : Choisir votre contrat et vos supports. En fonction de votre profil, vous sélectionnez un contrat et définissez votre allocation initiale entre fonds en euros et unités de compte. Prenez le temps de comparer plusieurs offres : les écarts de frais et de qualité de supports entre les contrats du marché sont significatifs.
Étape 3 : Rassembler les documents nécessaires. La souscription requiert une pièce d'identité en cours de validité, un justificatif de domicile de moins de 3 mois, un RIB pour les prélèvements et versements, et dans certains cas un avis d'imposition. La plupart des contrats permettent désormais une souscription 100 % en ligne avec signature électronique.
Étape 4 : Effectuer votre premier versement. Le versement initial minimum varie selon les contrats (de 100 euros à plusieurs milliers d'euros). Vous pouvez ensuite mettre en place des versements programmés (mensuels, trimestriels) pour lisser votre investissement dans le temps et bénéficier de l'effet de lissage (aussi appelé DCA, pour Dollar Cost Averaging) qui réduit l'impact de la volatilité des marchés.
Étape 5 : Rédiger la clause bénéficiaire. Ne négligez pas cette étape : la clause bénéficiaire détermine qui recevra votre capital en cas de décès, et dans quelles conditions fiscales. Prenez le temps de la personnaliser plutôt que de conserver la clause par défaut.
Deux grands modes de gestion s'offrent à vous :
Gestion libre : vous choisissez vous-même vos supports et effectuez les arbitrages. Ce mode convient aux investisseurs expérimentés qui souhaitent garder la main sur leur allocation. Les frais de gestion sont généralement plus bas.
Gestion pilotée : un professionnel (société de gestion ou gestionnaire de patrimoine) gère votre allocation en fonction d'un profil de risque défini (prudent, équilibré, dynamique, offensif). Ce mode est adapté aux épargnants qui manquent de temps ou de connaissances pour gérer eux-mêmes leur contrat. Un supplément de frais de 0,20 % à 0,70 % par an est généralement appliqué. La performance moyenne des gestions pilotées ETF s'est établie autour de 5 % à 8 % net par an sur les 5 dernières années (source : ACPR).
Il existe également une troisième voie : la gestion sous mandat, proposée par les gestionnaires de patrimoine comme France Épargne. Contrairement à la gestion pilotée standardisée qui repose sur des profils types, la gestion sous mandat définit une allocation entièrement personnalisée en fonction de votre situation patrimoniale globale (immobilier, épargne, revenus, fiscalité). Ce mode est généralement accessible à partir de 50 000 à 100 000 euros.
Pour comprendre les différences en détail, consultez notre guide sur la gestion pilotée.
Pour illustrer concrètement le fonctionnement et l'intérêt de l'assurance vie, prenons l'exemple de deux profils bien différents.
Marie est cadre dans une entreprise technologique. Elle gagne 3 200 euros nets par mois et n'a encore aucune épargne structurée. Elle décide d'ouvrir une assurance vie avec un versement initial de 5 000 euros et des versements programmés de 300 euros par mois.
Son profil est dynamique : elle choisit une allocation 30 % fonds euros / 70 % unités de compte (ETF diversifiés et SCPI). Avec une hypothèse de rendement moyen de 5 % net de frais de gestion sur 25 ans :
Si Marie effectue un rachat après les 8 ans de son contrat, elle bénéficiera de l'abattement de 4 600 euros par an sur les gains. En calibrant ses retraits, elle pourra récupérer une partie significative de ses gains chaque année sans payer d'impôt sur le revenu.
En matière de transmission, si Marie désigne ses futurs enfants comme bénéficiaires, les 185 000 euros seront transmis avec un abattement de 152 500 euros par bénéficiaire, soit une transmission quasi exonérée pour un ou deux enfants.
Ce qu'il faut retenir du cas de Marie : en commençant à 28 ans, elle prend date fiscalement très tôt. Même si elle n'utilise pas son assurance vie avant de nombreuses années, elle bénéficiera du régime fiscal après 8 ans dès ses 36 ans. Ses versements programmés de 300 euros par mois, grâce à l'effet des intérêts composés, auront plus que doublé son capital investi en 25 ans.
Thomas est chef d'entreprise. Il dispose d'un capital de 200 000 euros qu'il souhaite placer en prévision de sa retraite dans 13 ans, tout en optimisant la transmission à ses trois enfants.
Il choisit un contrat avec une allocation 50 % fonds euros / 50 % unités de compte, avec un rendement moyen hypothétique de 4 % net de frais de gestion. Il ne prévoit pas de versements complémentaires.
À la retraite, Thomas peut mettre en place des rachats partiels programmés pour se verser un complément de revenus. Avec l'abattement de 9 200 euros (couple), il peut retirer environ 20 000 euros par an en ne payant que les prélèvements sociaux sur la fraction de gains, soit une fiscalité très contenue.
L'impact des frais est crucial dans ce scénario. Avec des frais de gestion de 0,60 % (contrat compétitif), Thomas obtiendrait environ 196 543 euros au bout de 20 ans sur une base de 100 000 euros à 4 % brut. Avec des frais de 1,50 % (contrat bancaire classique), il n'obtiendrait que 163 862 euros, soit 32 681 euros de moins, une différence de 17 %. Sur un placement de 200 000 euros, l'écart atteindrait près de 65 000 euros. Choisir un contrat aux frais réduits est un choix qui se traduit directement en dizaines de milliers d'euros sur le capital final.
Ce qu'il faut retenir du cas de Thomas : en plaçant un capital important avant ses 65 ans (donc avant 70 ans), il maximise l'avantage successoral pour ses trois enfants. Chacun bénéficiera d'un abattement de 152 500 euros, soit une capacité de transmission de 457 500 euros en franchise de droits. Parallèlement, la stratégie de rachats programmés à la retraite, couplée à l'abattement annuel de 9 200 euros (couple), lui permettra de compléter ses revenus de façon fiscalement optimisée.
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Être rappelé sous 6hL'assurance vie est un placement performant, mais certaines erreurs récurrentes peuvent en réduire significativement les bénéfices. Voici les pièges les plus fréquents.
L'un des regrets les plus courants est d'avoir attendu trop longtemps pour ouvrir un contrat. L'antériorité fiscale (les huit ans de détention nécessaires pour bénéficier du régime fiscal privilégié) court à partir de la date d'ouverture du contrat, pas à partir des versements. En ouvrant un contrat dès que possible, même avec un versement minimal, vous prenez date et lancez le compteur fiscal. C'est un réflexe patrimonial que partagent les gestionnaires de patrimoine : "ouvrir tôt, alimenter après".
Les frais sont le premier ennemi silencieux de l'épargnant. Les frais d'entrée (de 0 % pour les contrats en ligne à 5 % pour certains contrats bancaires), les frais de gestion annuels (de 0,50 % à 1,00 %), les frais propres des supports UC et les frais d'arbitrage s'accumulent et érodent la performance année après année. Comme nous l'avons illustré, un écart de 0,90 point de frais annuels représente 32 681 euros de manque à gagner sur 100 000 euros placés pendant 20 ans.
Placer la totalité de son épargne sur le fonds en euros protège le capital, mais expose à un risque réel : l'érosion par l'inflation. Avec un rendement de 2,50 % brut de prélèvements sociaux, le rendement réel (après inflation et prélèvements) peut être proche de zéro, voire négatif en période d'inflation élevée. Pour un horizon long (plus de 8 ans), intégrer une proportion d'unités de compte est une décision rationnelle qui permet d'aller chercher un rendement significativement supérieur tout en maîtrisant le risque par la diversification.
Trop d'épargnants conservent la clause bénéficiaire par défaut sans jamais la mettre à jour. En cas de divorce, de remariage, de naissance d'un enfant ou de changement de situation familiale, une clause obsolète peut entraîner des conséquences patrimoniales désastreuses : capital versé à un ex-conjoint, oubli d'un enfant, ambiguïté juridique entraînant des délais et des contentieux. Prenez le temps de vérifier et mettre à jour votre clause bénéficiaire au moins une fois par an.
Clôturer un contrat ancien pour en ouvrir un nouveau revient à perdre toute l'antériorité fiscale accumulée. Si votre ancien contrat ne vous satisfait plus, la loi PACTE de 2019 autorise le transfert d'un contrat vers un autre au sein du même assureur en conservant l'antériorité fiscale. Si cela n'est pas possible, mieux vaut conserver l'ancien contrat (même avec un encours réduit) et ouvrir un nouveau contrat en parallèle.
Beaucoup d'épargnants effectuent des rachats sans se préoccuper de l'optimisation fiscale. Calibrer le montant de ses retraits pour utiliser pleinement l'abattement annuel (4 600 ou 9 200 euros de gains en franchise d'impôt) permet de retirer progressivement des sommes significatives en limitant la note fiscale.
L'assurance vie est un placement riche en possibilités, mais sa complexité peut rendre les choix difficiles à appréhender seul. C'est précisément pour cela que l'accompagnement d'un professionnel indépendant fait la différence.
France Épargne est un gestionnaire de patrimoine et courtier en assurance indépendant. Notre indépendance nous permet de sélectionner les contrats les plus adaptés à votre situation parmi l'ensemble du marché, sans conflit d'intérêt.
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L'assurance vie n'est pas simplement un placement : c'est une véritable boîte à outils patrimoniale qui répond à des objectifs aussi divers que la constitution d'un capital, la préparation de la retraite, l'optimisation fiscale et la transmission de patrimoine. Avec 2 107 milliards d'euros d'encours et 54 millions de contrats en France, elle a fait la preuve de sa pertinence auprès de toutes les catégories d'épargnants.
Les clés d'une assurance vie réussie sont désormais entre vos mains : ouvrir tôt pour prendre date, choisir un contrat aux frais maîtrisés, définir une allocation cohérente avec votre horizon et votre profil de risque, rédiger soigneusement votre clause bénéficiaire, et optimiser vos rachats pour tirer le meilleur parti du cadre fiscal.
L'important est de passer à l'action. Un contrat ouvert aujourd'hui avec un versement de quelques centaines d'euros commence déjà à compter pour l'antériorité fiscale. Plus votre horizon de placement est long, plus les intérêts composés travaillent en votre faveur.
Si vous souhaitez être accompagné dans cette démarche, nos conseillers en gestion de patrimoine sont disponibles pour vous aider à construire une stratégie sur mesure, adaptée à votre situation et à vos ambitions.
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À lire également :
Sources : France Assureurs (Bilan annuel assurance vie 2025, janvier 2026), ACPR / Banque de France (Situation des assureurs S1 2025), Good Value for Money (Rendements fonds euros 2024), Code général des impôts (articles 990 I et 757 B)
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